Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 00:00

 

03 NOVEMBRE

 

I.

S Quartus, cité par s. Paul (Ro 16,23), qu'on dit avoir été évêque à Beyrouth.

II.

S Libertinus, évêque à Agrigente et martyr.

III.

S Papoul, disciple présumé de s. Pierre ; il aurait remplacé s. Saturnin à Toulouse pendant que ce dernier évangélisait l'Espagne ; on l'a fait mourir décapité.

SS Germanos, Theophilos et Cyrillos, martyrs à Césarée de Cappadoce.

IV.

SS Valentinus et Hilarius, respectivement prêtre et diacre à Viterbe, martyrs.

V.

S Valentinien, évêque à Salerno.

S Acepsimas, moine en Syrie, ordonné prêtre juste avant sa mort, qu'il venait d'annoncer.

VI.

S Gaudiosus, évêque à Tarazona.

S Gwenaël, abbé en Bretagne, successeur de s. Guénolé ; une fois élu, il aurait passé trente-quatre ans à se former en Irlande.

Ste Silvia, romaine, mère de s. Grégoire le Grand.

VII.

S Bomer, ermite aux sources de la Braye.

VIII.

S Marianus, missionnaire martyr près de Bardowiek.

S Pirmin, venu de l'Espagne, fondateur d'un monastère à Hornbach, invoqué contre les serpents ; en son honneur on bénit une huile et une eau pour les yeux malades.

Ste Odrade, vierge flamande, thaumaturge, invoquée contre les maux d'yeux, la rage, et pour (ou contre) la pluie.

IX.

S Ioannikios, dit le Grand ou le Thaumaturge , ex-iconoclaste, soldat puis moine en Bithynie ; il répétait : "Le Père est mon espoir, le Fils mon refuge, le Saint-Esprit ma protection".

X.

SS Achéric et Guillaume, moines à Escherich.

XI.

S Amicus, bénédictin ermite sur le Monte Torano dell'Aquila : il convainquit toute sa famille de se donner à Dieu, rentra au monastère, puis se fit ermite ; mort à cent vingt ans et invoqué pour les hernies. 

S Ermengol, évêque à La Seo de Urgel, invoqué contre la sécheresse.

XII.

S Berardo, cardinal et évêque des Marses, adversaire de la simonie et de l'incontinence des clercs. 

XIII.

Bse Alpais, humble paysanne et grande mystique à Cudot ; sa seule nourriture était l'Eucharistie.

Ste Ida, peut-être comtesse accusée par son mari, puis recluse près de Fischingen.

XIV.

B Simone Balacchi de Sant'Arcangelo, convers dominicain à Rimini, rendu aveugle par ses larmes.

XVI.

S Carlo Borromeo, neveu du pape Pie IV, qu'il aidera à achever le concile de Trente, cardinal à vingt-deux ans, évêque à Milan ; travailleur inlassable, prêchant d'exemple, il visita plusieurs fois toutes ses paroisses ; fêté le 4 novembre. 

XVII.

S Martino de Porrés, fils d'un noble qui ne le reconnut que dans son testament, laïc dominicain péruvien, infirmier, mystique et thaumaturge ; il s'occupait autant des hommes que des bêtes. 

XIX.

S Pierre-François Néron, prêtre jurassien, martyr au Tonkin, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre. 

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2007 : 

Lasalliens : José Llorach Bretó (Crisóstomo, *1881), Francisco Colom González (Leonides, *1887), José Ruiz de la Torre (Cándido Alberto, *1906), Cecilio Manrique Arnáiz (Cirilo Pedro, *1909), à Barcelone ;

- béatifiés en 2013    : 

Mercédaires : Lorenzo Moreno Nicolás (*1899), prêtre, près de Murcia ;

Frères Maristes : Aniceto Pablos Carvajal (Ángel Hipólito, *1903) et Marcelino Rebollar Campo (Julián Marcelino, *1914), près de Madrid.

B Manuel Lozano Garrido (1920-1971), laïc espagnol, béatifié en 2010.

Libertinus d’Agrigente
2. siècle

Libertinus d’Agrigente aurait été le premier évêque d’Agrigente (Sicile).
Il y aurait construit une première église dédiée à la Sainte Vierge, peut-être la première cathédrale.
Sa prédication dans la région aurait remporté tant de succès, que les autorités païennes cherchèrent à empêcher l’évêque de parler, d’abord par des compliments, puis par des menaces.
Libertinus aurait reçu la palme du martyre avec s.Pellegrinus (?), avant d’être brûlé ; ou bien, selon une autre version, aurait été lapidé, ou tué d’un coup d’épée à la poitrine ou sur la tête.
En 1625, les habitants invoquèrent s.Libertinus contre l’épidémie de la peste.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Libertinus d’Agrigente au 3 novembre.


Papoul de Toulouse
?

Officiellement, on ne sait rien de Papulus (Papoul).
Il fut écrit qu’il était fils du préfet d’Antioche, qu’il avait été envoyé par s.Pierre comme compagnon de s.Saturnin à Toulouse.
Saturnin étant allé évangéliser l’Espagne septentrionale, Papoul le remplaça à Toulouse et aurait été décapité.
Le Martyr aurait aussi ramassé sa tête : l’endroit où il la déposa vit jaillir une source.
Il y a une ville de Saint-Papoul, qui se développa autour d’un ancien monastère et qui fut le siège d’un évêché, et le tombeau de Papoul fut découvert en 1265 parmi ceux des premiers évêques de Toulouse, mais personne ne croit à l’épiscopat de s.Papoul.
On admet qu’il fut martyrisé au troisième siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Papoul au 3 novembre.


Germanos, Theophilos et Cyrillos de Césarée
?

Trois Martyrs totalement inconnus.
On a parfois supposé qu’ils furent martyrisés au troisième siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Germanos, Theophilos et Cyrillos de Césarée de Cappadoce au 3 novembre.


Valentinus et Hilarius de Viterbe
4. siècle

Valentinus aurait été un prêtre, Hilarius un diacre.
Le proconsul de Viterbe, Demetrius, les aurait sommés de sacrifier à Hercule et, sur leur refus, les aurait fait torturer. Mais ce fut le temple païen qui s’écroula.
On les jeta dans le Tibre, qui passe à une vingtaine de kilomètres de Viterbe, avant de descendre sur Rome ; ils en furent sauvés par un ange, tandis qu’un ours aurait tué huit des bourreaux, et blessé les autres : ces derniers auraient demandé le baptême chrétien trois jours après à un prêtre nommé Euticius.
Valentinus et Hilarius seraient alors revenus se présenter à Demetrius, qui les aurait soumis à de nouvelles tortures, avant de les faire décapiter.
Ceci aurait eu lieu sous Maximien Hercule, donc avant 310.
On prétend de nos jours que cette histoire fut inventée tardivement, puisqu’on ne dispose d’aucun document ancien, ce qui explique tous les verbes au conditionnel qu’on a utilisés plus haut ; mais l’histoire nous fait poser aussi quelques questions : pourquoi Demetrius se serait acharné plutôt sur Valentinus que sur l’autre prêtre Euticius ? Et pourquoi seulement sur Valentinus et Hilarius, s’il y avait à Viterbe toute une communauté chrétienne ? Ou alors, si les Chrétiens se savaient persécutés, comment les bourreaux survivants auraient-ils trouvé si rapidement le prêtre Euticius pour se faire baptiser ? Et pourquoi n’ont-ils pas demandé le baptême à Valentinus ou Hilarius, qui étaient sur place, au bord du Tibre ?
Le Martyrologe Romain mentionne saints Valentinus et Hilarius de Viterbe au 3 novembre.


Gwenaël
† 590

Celui qui s’appela à l’origine Uuinhael, vit plus tard évoluer son nom en Guinhael, aujourd’hui Gwenaël. Il y a d’autres variantes encore : Guénault, Guinal ou Guénal…
Ce joli nom signifierait bienheureux (gwenn = blanc, pur ; hael = noble).
On le fait naître généralement au 6e siècle, peut-être à Ergué-Gabéric (Quimper, Finistère).
Il avait onze ans lorsque s.Guennolé (v. 3 mars) le rencontra dans une rue de Quimper et demanda à ses parents de le lui confier. C’est ainsi que Gwenaël se forma dans l’abbaye de Landevennec. La ressemblance des deux prénoms les a parfois fait confondre et même assimiler.
Gwenaël succéda au Fondateur de l’abbaye.
On ne connaît rien de particulier sur cet abbatiat. En revanche, la tradition raconte que, pour mieux se former à l’idéal monastique, il s’en alla fréquenter diverses abbayes d’Irlande, dans un périple qui dura… trente-quatre ans (peut-être trois ou quatre ans, ce qui est déjà beaucoup pour un abbé responsable de tout un monastère). 
On lui attribue la restauration de plusieurs monastères en Irlande même, et en aurait fondé un à Caudan (act. Lanester).
C’est dans cette dernière localité qu’il serait mort, vers 590.
Saint Gwenaël est commémoré le 3 novembre dans le Martyrologe Romain.


Silvia de Rome
515-592

Cette Romaine, née vers 515, eut la grâce de donner naissance à deux fils, un dont on n’a pas retenu le nom, l’autre que l’on connaît en revanche très bien : Gregorius, futur pape Grégoire Ier dit le Grand (v. 12 mars).
On rappellera que les Latins ne connaissaient pas la lettre y, sauf dans des mots d’origine grecque. Silvia désigne en latin une personne liée à la silva, la forêt.
Silvia épousa un sénateur romain, nommé Gordianus, qui avait trois sœurs, Trasilla (ou Tarsilla), Emiliana et Gordiana, dont les deux premières sont également mentionnées au Martyrologe (v. 24 décembre et 5 janvier).
Gordianus avait lui-même un ancêtre, Felix, qui devint le pape saint Felix III (483-492, v. 1er mars).
Silvia, donc, était une femme de grande piété et procura à ses deux fils une excellente éducation.
Devenue veuve, elle se consacra entièrement à une vie de piété, et se retira au nouveau monastère près de la porte du bienheureux Paul, écrit son fils Gregorius, donc du côté de l’actuelle basilique Saint-Paul-hors-les-murs. Dans cette maison, Silvia fit arranger une chapelle.
Grégoire Ier parle d’un portrait qu’il avait de ses chers parents, une mosaïque qui fut exécutée dans le monastère bénédictin de Saint-André, et dont Jean Diacre parle avec d’amples détails : Silvia y est décrite avec ses traits trahissant un peu son âge, mais reflétant la beauté de son visage, avec de beaux grands yeux bleus.
Silvia restait la mère attentive de son fils et lui faisait porter des légumes frais, dit encore Jean Diacre. Et Gregorius raconte comment elle assista pieusement à la mort de sa sœur Tarsilla.
Elle-même mourut, dit-on, un 3 novembre, vers 592. Cette année-là, Gregorius était pape depuis deux ans.
En 645, des moines de la laure de Saint-Sabas (Palestine) vinrent s’installer dans l’habitation de Silvia, qui devint leur monastère, dédié à saint Sabas (v. 5 décembre).
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Silvia de Rome au 3 novembre.


Odrade de Brabant
8e siècle

Odrade serait née à Scheps (Baelen, Moll, Liège, Belgique), fille de parents nobles.
Refusant énergiquement les partis qu’on lui présentait, elle préféra rester l’épouse du Christ.
Devenu veuf, son père se remaria et la belle-mère fut plutôt dure envers Odrade.
Odrade accomplit des merveilles. Un jour qu’on pensait lui jouer un vilain tour en lui donnant un jeune cheval indompté, elle le ramena parfaitement docile à la maison. Elle fit jaillir une source d’eau guérisseuse.
On ne connaît aucune date précise concernant cette Vierge. On a proposé le 11e et même le 13e siècles. Mais ce qui reste reconnu, c’est l’intercession d’Odrade pour guérir les maux d’yeux, la rage, les maladies en général, et aussi pour obtenir - ou faire cesser la pluie, selon la nécessité.
Elle mourut et fut enterrée au village d’Alern.
Sainte Odrade de Brabant est commémorée le 3 novembre dans le Martyrologe Romain.


Pirmin de Reichenau
670-753

Le nom de Primenius a été traduit de maintes façons, jusqu’à se fixer en Pirmin.
Il naquit dans la région narbonnaise ou dans l’Espagne du Nord, alors occupées par les Wisigoths.
En 717-718, il s’enfuit devant l’invasion des Sarrasins et gagna Anvers.
Successivement, il fonda une dizaine de monastères, fédérés entre eux, où l’on vivait selon la Règle bénédictine : Reichenau (724), Gengenbach (725), Murbach (728), Amorbach (734) ; Wissemburg, Marmoutier, Neuweiler, Niederaltaich, Herbitzheim (740), enfin Hornbach (742).
On reste étonné devant une activité si féconde, de la part d’un homme qui ne connaissait probablement ni la langue ni les habitudes de ces régions nordiques. Il est étonnant aussi qu’il n’ait apparemment pas collaboré avec s.Boniface (v. 5 juin), qui travaillait activement dans toute l’Allemagne exactement à la même époque, et ce, d’autant plus que tous ces monastères étaient des foyers d’évangélisation et que les moines ne pouvaient pas ne pas rencontrer d’autres moines envoyés par Boniface. 
Il est aussi question, à l’occasion, d’un épiscopat de Pirmin, mais il n’est nulle part question de son ordination épiscopale, de l’évêque consécrateur, de son siège.
Pirmin mourut à Hornbach le 3 novembre 753 et y fut enterré.
Lors de la Réforme, les reliques de s.Pirmin furent transférées à Innsbruck (1587). 
Au dix-huitième siècle, il fut canonisé.
En 1953, ses reliques revinrent en partie aux églises de Hornbach, Spire et Pirmasens. Le monastère de Hornbach est devenu un hôtel. 
Pirmin est le patron céleste de l’évêché de Spire, de l’Alsace, de Reichenau, d’Innsbruck. En Alsace, à Holzheim, une huile bénite par l’intercession de s.Pirmin, est appliquée sur les yeux malades.
Saint Pirmin de Reichenau est commémoré le 3 novembre dans le Martyrologe Romain.


Ioannikios de Bithynie
750-846

La date de 750 indiquée pour la naissance de Ioannikios, reste hypothétique. Ioannikios naquit dans la région de Bythinie (Asie Mineure, act. Turquie NO).
A sept ans, il gardait le troupeau de porcs de son père, «garder» devant être explicité ainsi : l’enfant faisait sur les bêtes un signe de croix puis les laissait à elles-mêmes sans plus y faire attention…
Pendant un certain temps, il adhéra à l’iconoclasme, sans doute par erreur involontaire, mais il comprit son erreur et l’abandonna.
Il servit dans l’armée pendant vingt ans, puis voulut être moine. Il dut passer par divers monastères de sa région, et construisit bon nombre de sanctuaires, à Notre-Dame, aux Apôtres.
Il accomplissait beaucoup de miracles, au point qu’on l’a surnommé le Grand et aussi Thaumaturge. De grands Saints comme Theodore Studite (v. 11 nov.) et Méthode (v. 14 juin) vinrent lui rendre visite.
C’est peu après cette dernière rencontre que Ioannikios s’éteignit au monastère d’Antidium (toujours en Bythinie, mais mal localisé exactement), le 3 novembre 846.
Saint Ioannikios de Bithynie est commémoré le 3 novembre dans le Martyrologe Romain.

Ermengol de La Seo de Urgel

 † 1035

 

Ermengol provenait de la première famille noble d’Urgel et naquit dans la deuxième moitié du 10e siècle à Ayguatébia (Espagne, act. Pyrénées Orientales en France).

Dès ses études dans les belles lettres, il montra sa piété, sa sagesse, sa bonté.

Son oncle Sala, évêque de La Seo de Urgel, le prit comme archidiacre, puis comme coadjuteur avec droit de succession.

En 1010, Ermengol devint ainsi le trente-septième évêque de La Seo de Urgel.

La même année de son installation, se vérifia un miracle eucharistique : un curé, qui doutait de la Transsubstantiation, vit le vin se transformer en Sang durant la Messe. Ermengol reconnut le miracle et en fit part au pape. Un sanctuaire sera construit au 17e siècle pour abriter ce calice privilégié.

Ermengol commença par réformer le Chapitre de la cathédrale, en lui donnant des territoires de sa propriété, et en donnant aux vénérables Chanoines la Règle de s.Augustin (v. 28 août).

Il fit un voyage à Rome et rencontra le pape. Dans son diocèse, il n’hésitait pas à s’opposer à certaines décisions injustes des tribunaux.

Il fit construire des ponts, notamment le Pont de Bar Viejo, où il allait travailler de ses mains. Assis sur une poutre, il fit alors une chute et mourut d’une fracture du crâne.

Certaines versions affirment qu’il se noya et que son corps fut conduit par les vagues jusqu’à La Seo de Urgel.

Saint Ermengol de La Seo de Urgel est commémoré le 3 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Berardo des Marses

1079-1130

 

Berardo vit le jour en 1079 à Colli di Monte Bove (Carsoli, Italie C), du comte des Marses Berardo et de Teodosia. Il eut (au moins) un frère, Teodino, ancêtre de santa Rosalia (v. 4 septembre).

Dès l’enfance il fut confié aux chanoines de la cathédrale et l’évêque lui conféra les ordres mineurs.

De 1095 à 1102, il séjourna au Mont-Cassin et le pape lui-même l’ordonna sous-diacre, en le chargeant de gouverner la région de la campagne romaine. L’entreprise n’était pas vraiment une promotion ; Berardo dut affronter les turbulences de l’aristocratie locale, et fut même mis en prison à Palestrina, et enfermé dans une citerne, à l’instar du prophète Jérémie (cf. Je 38,6).

Après ces événements, en 1099, le pape créa Berardo cardinal et l’emmena avec lui dans son voyage en France.

En 1109, Berardo fut nommé évêque des Marses, sa terre natale, où il travailla énergiquement pendant vingt ans contre la simonie, contre le concubinage des prêtres, sans oublier le soin des pauvres, auxquels il faisait porter du pain, de la viande, des légumes, du froment. Il savait soigner les malades de ses propres mains.

Là aussi il rencontra des oppositions, d’abord à cause d’un intrus qui avait été nommé par un antipape, puis par l’aristocratie, au point qu’il dut se retirer plusieurs fois. Le pape le recevait au Latran, lui confiait l’administration de quelque diocèse voisin, l’envoyait en mission en Sardaigne.

Il mourut à Marsia le 3 novembre 1130. Dès ce jour, la population le vénéra et le «canonisa» en vertu des miracles qui se vérifièrent, tant avant qu’après la mort du prélat.

Ce culte fut approuvé en 1802. Au 3 novembre, le Martyrologe mentionne saint Berardo.

 

 

Alpais de Cudot

1150-1211

 

C’est vers 1150 qu’Alpais naquit à Cudot (Yonne), de parents agriculteurs. D’aucuns prétendraient que la famille habitait d’abord Triguères, avant de s’établir à Cudot. Alpais avait des frères.

Dès qu’elle le put, elle aida aux travaux des champs. Trop fatiguée, elle tomba malade et fut atteinte d’une horrible dermatose qui la rendait tellement repoussante que même sa mère lui jetait de loin un morceau de pain ; ce fut au point que ses frères suggérèrent à leur mère de ne plus lui donner à manger et de la laisser mourir. Alpais ne mourut pas, mais s’habitua à ce jeûne continu et resta allongée sur sa couche, toute occupée à la prière. 

Elle eut une apparition de la Vierge Marie, qui lui promit la guérison, ainsi que le don des miracles, et lui annonça d’autres visions encore.

Le Jeudi saint, elle eut une vision du Christ ; le jour de Pâques, les siens, pris de remords, la visitèrent et furent surpris de la voir guérie, exhalant un parfum extraordinaire.

Le cas d’Alpais fut connu au loin ; on vint la voir, lui demander conseil. Elle ne se nourrissait que de l’Eucharistie. L’évêque fit construire une église à l’intention des visiteurs nombreux, comprenant une cellule d’où Alpais pouvait voir l’autel; quand elle reposait, elle était en général favorisée de visions célestes, de la Trinité, du Christ, de la Sainte Vierge, des Saints, etc. Dans une de ses visions, elle vit la terre comme une boule suspendue au milieu d’une mer d’azur, ce qui, paraît-il, a fait d’Alpais la patronne des astronautes.

En 1180 la reine de France lui fit avoir une rente à vie.

Alpais mourut le 3 novembre 1211. Son culte n’a pas cessé jusqu’à aujourd’hui.

Son culte fut reconnu en 1874 et le Martyrologe la mentionne comme bienheureuse au 3 novembre.

 

 

Ida de Fischingen

(1156-1226)

 

Ida pose un vrai problème aux historiens.

D’abord son prénom peut varier : Idda, Ita, Itha, Itta, Ydda, Judith, Gutta… Ensuite les dates sont fort conjecturales, la naissance pouvant varier entre 1140 et 1156. Cerise sur le gâteau, l’histoire elle-même qu’on va tâcher de résumer est peut-être un pieux embellissement autour d’une figure d’humble recluse.

Sainte Ida semble avoir été une recluse qui vécut près du monastère de Fischingen (Suisse) aux 12e-13e siècles.

Elle est honorée dans cette localité, où l’on conserve son corps et son chef. Un précieux reliquaire contenant ce chef fut détruit dans un incendie en 1410, mais on retrouva la relique au milieu des décombres.

A partir de là, plusieurs récits naquirent par la suite.

On a parlé d’une pieuse comtesse qui, après que son mari se soit retiré dans un monastère, mena une vie édifiante. 

On a aussi trouvé cette horrible histoire : Ida aurait déposé un instant au soleil son alliance, mais un corbeau la ravit immédiatement et, plus tard, un chasseur la retrouva dans le nid de l’animal. Trop content, il se passa l’anneau au doigt. Mais le mari d’Ida, Heinrich de Toggenburg, rencontra le chasseur, reconnut l’anneau et soupçonna alors son épouse d’adultère. Il fit exécuter l’homme et jeter sa femme dans un haut ravin. Dieu fit qu’elle survécût (ou qu’elle ressuscitât). Le seigneur comprit bientôt son erreur et voulut reprendre la vie commune, mais Ida refusa.

Cette Ida mourut en 1226.

Le culte de sainte Ida, la recluse, fut confirmé en 1724 et le Martyrologe la mentionne au 3 novembre.

 

 

Simone Balacchi de Sant’Arcangelo

1250-1319

 

Ce Simone pourrait avoir appartenu à la grande famille des Balacchi (Sant’Arcangelo, Rimini, Italie E) ou d’une humble famille du peuple, les documents n’étant pas clairs là-dessus. La date de sa naissance reste conjecturale aussi. Son père s’appelait Rodolfo.

Quoique orienté d’abord vers la carrière des armes, il entra à vingt-sept ans chez les Dominicains comme convers. 

Il se mit ainsi au service des Frères, dans les besognes les plus humbles. Sa préférée, était le travail de la terre. Mais le couvent fut désormais reluisant et les sanitaires propres…

Son zèle pour le travail et pour la prière était tel, et ses jeûnes si marqués (pain et eau seulement, durant tout le Carême !), que le supérieur craignit pour sa santé et l’invita à la modération. Mais dans sa cellule, il se flagellait jusqu’au sang, il dormait sur deux planches (quand il dormait…).

En outre, Simone s’occupa de la catéchèse auprès des enfants. Il eut le don de la prophétie et des miracles, qui le rendirent extrêmement populaire. Il sut ainsi par sainte Catherine (v. 25 novembre) qu’une église construite à Rimini serait desservie par les Servites de Marie, ce qui arriva en effet quelques années plus tard.

Il offrait continuellement ses larmes et ses pénitences pour la conversion des pécheurs ; il allait jusqu’à s’agenouiller devant eux pour les supplier de se convertir avant de les mener à l’église en procession.

Simone passa aussi des moments difficiles et douloureux, quand le Démon lui suggérait de douter de sa foi jusqu’au désespoir ; mais Simone savait d’où venaient ces tentations, et les dominait par sa confiance en Dieu. Il eut la grâce de recevoir des apparitions, particulièrement de l’Evangéliste Jean, qui le rassura. Ces moments furent marqués par un parfum extraordinaire qui emplissait la chapelle.

Pour le soulager de la fatigue, le supérieur le déchargea du jardin et le nomma deuxième sacristain, charge que Simone accepta avec empressement, nettoyant et astiquant le sanctuaire, qui brilla comme jamais auparavant. En outre, il pouvait ainsi assister avec joie à plusieurs Messes chaque jour. 

Trente années de larmes le conduisirent à la cécité et il passa les dernières années de sa vie sur un lit.

Il mourut à Rimini le 3 novembre 1319.

Son culte fut confirmé en 1820 et le Martyrologe Romain le mentionne au 3 novembre.

 

 

Carlo Borromeo

1538-1584

 

Carlo (Charles) Borromeo était né le 2 octobre 1538 au château Borromeo d’Arona (Lac Majeur, Italie nord), deuxième fils de Giberto et de Margherita de’ Medici et neveu du futur pape Pie IV. Il avait aussi des sœurs.

Dès 1550, à douze ans, il reçut l’habit clérical et les revenus de l’abbaye locale de San Gratiniano.

Il étudia sérieusement à Pavie, et fut reçu docteur en droit civil et canonique, en 1559.

Il n’était pas encore prêtre (il n’avait que vingt-deux ans), quand le nouveau pape Pie IV l’appela à Rome, le créa cardinal et lui confia diverses missions, dont la première était d’administrer le diocèse de Milan tout en demeurant à Rome. 

Ce n’était pas la meilleure décision à prendre, mais pour l’époque, elle se révéla excellente. Carlo était mondain, recevait, fondait une académie domestique culturelle, mais ce bourreau de travail fut d’une totale fidélité à la cause du pape et de l’Eglise.

Il seconda très efficacement le pape pour l’achèvement du concile de Trente, qui n’en finissait pas depuis 1545.

En 1563, il fut ordonné prêtre, et consacré évêque. A partir de ce moment, il restreignit considérablement son train de vie, augmentant en revanche ses veilles et ses austérités et surtout, en 1565, rentra dans son diocèse pour l’administrer personnellement sur place. Sauf à la mort de Pie IV et lors du conclave (d’où devait sortir Pie V), il ne quitta plus son vaste diocèse.

Il vendit ses meubles précieux, se débarrassa de ses pompeux ornements, employa tout ce qu'il avait de revenus à l'entretien des séminaires, des hôpitaux, des écoles, et au soulagement des pauvres et des mendiants. Son personnel était soumis à une règle sévère ; les heures de prières étaient marquées, et personne ne s'absentait alors sans permission. 

Il s’employa à réformer son clergé, ignorant et paresseux. Les prêtres de son entourage, soumis à une discipline encore plus stricte, formaient une véritable communauté, qui donna à l'Église un cardinal et plus de vingt évêques.

Il éleva un mur contre les prétentions laïques, menaça d’excommunication ceux qui participeraient au carnaval… Sa sévérité ne fut pas toujours admise, et il échappa de justesse à un attentat, quand un religieux indiscipliné de Milan tenta de l’atteindre presque à bout portant d’une flèche d’arquebuse (1569).

Il créa des séminaires, des collèges, un refuge pour repenties. Il lutta contre la fraude, organisa des confraternités (du Rosaire, du Saint-Sacrement). Il organisa onze synodes diocésains et six conciles provinciaux.

Le cardinal Borromeo, qui portait une petite barbiche, donna l’exemple de la tailler lorsqu’il exigea de son clergé d’être imberbe et propre.

L'archevêque transforma le service du culte dans sa cathédrale et y mit à la fois la régularité et la magnificence. Toutes les œuvres nécessaires furent fondées, et l'on vit apparaître partout un renouveau de vie chrétienne.

On sait le dévouement qu'il montra pendant la peste de Milan (1576-1577). Il visitait toutes les maisons et les hôpitaux, et sauva la vie, dit-on, à soixante-dix mille malheureux. Les pieds nus et la corde au cou, le crucifix à la main, il s'offrit en holocauste. 

Il mourut sur la cendre à quarante-six ans, le 3 novembre 1584, et fut canonisé dès 1610.

Il influença beaucoup Monsieur Ollier, le cardinal de Bérulle, le bienheureux Alain de Solminihac et bien d’autres saints évêques qui voulurent appliquer les décrets du concile de Trente.

 

La fête liturgique de saint Carlo Borromeo est célébrée le 4 novembre.​​​​​​​

 

 

Martino de Porrés

1569-1639

    

Martino naquit à Lima, au Pérou, le 9 décembre 1579. Il fut baptisé à Lima aux mêmes Fonts baptismaux que sainte Rose de Lima (voir au 24 août).

Son père, Don Juan de Porrés, était un conquérant espagnol, et sa mère, Anna Velasquez, une esclave noire d’origine africaine, devenue libre. Comme Martino ressemblait beaucoup à sa mère par sa couleur, son père l'abandonna à son sort et ne s’occupa guère de lui ; sa mère chercha à lui faire donner un minimum d’instruction. 

Le gamin s’évertua très tôt à gagner quelques sous en se faisant embaucher chez un barbier, puis il eut l’occasion d’apprendre quelques notions de «chirurgie», jusqu’à devenir plus tard un excellent infirmier.

Sa pureté de mœurs, sa modestie, son humilité et sa charité pour les pauvres furent les vertus caractéristiques de son enfance et de toute sa vie.

À quinze ans, Martino entra dans le Tiers-Ordre de saint Dominique. Il déploya son dévouement dans l'office d'infirmier dont il fut chargé.

Il était très dévot envers le Saint Sacrement et Dieu favorisa son serviteur en le gratifiant de façon extraordinaire.

Martino connaissait les secrets des cœurs, prédisait l'avenir, dévoilait les ruses des démons et repoussait leurs assauts avec autorité. Pendant une épidémie qui sévit au couvent du Rosaire, on garda toutes les portes closes : les malades furent ébahis de constater la présence subite du Saint près de leur lit. On a vu et entendu saint Martino de Porrés en Europe, en Chine, en Algérie, au Japon, alors qu'il n'a jamais quitté l'Amérique.

Quoiqu'il n'eût point fait d'études religieuses, l'humble infirmier résolvait les plus graves questions de la théologie avec tant de sûreté que les hommes les plus doctes proclamaient avec émerveillement que sa science ne pouvait lui venir que du ciel.

Il mourut à Lima le 3 novembre 1639.

Martino de Porrés fut béatifié en 1836, et canonisé en 1963.

Au Pérou, il est le Patron céleste de la Justice sociale, et il est commémoré au 3 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Pierre-François Néron

1818-1860

 

Pierre-François naît à Bornay (Jura) le 21 septembre 1818, cinquième des huit enfants de cette belle famille chrétienne (un neuvième enfant ne vivra pas). Sa jeunesse se passe dans l’insouciance. 

A dix-neuf ans, il désire un soir aller danser, mais son père le lui interdit. Il passe alors sa nuit à lire un livre pieux qui va l’amener à la vocation. Le titre de l’ouvrage est significatif : Pensez-y bien !

Pierre-François change du tout au tout, du jour au lendemain ; un ami dit de lui qu’il n’avait jamais connu un tel changement radical. Le jeune homme veut devenir prêtre. Mais à dix-huit ans, sans autres études que l’école primaire (et encore…), et si pauvre…

Avec son curé, il se met à l’étude du latin.

A vingt-et-un ans, avec quelle humilité il entre en cinquième au petit séminaire de Nozeroy !Rien ne l’arrête : ensuite c’est la philosophie à celui de Vaux sur Poligny, puis la théologie au grand séminaire de Lons-le-Saunier.

En 1846, il va au Séminaire des Missions Etrangères de Paris, où Mgr Affre l’ordonne prêtre la même année : il a trente ans.

Deux mois plus tard, il doit s’embarquer pour le Tonkin ; avant le départ, il va prier à Notre-Dame des Victoires pour demander la grâce du martyre. Son bateau est contraint par les vents contraires, à faire un «crochet» par Rio de Janeiro, avant de repartir pour l’Indochine par le Cap de Bonne Espérance.

A Hong Kong, Pierre-François doit apprendre la langue tonkinoise ; il n’y met que cinq mois, avant d’être envoyé à Kim Son, où on l’accueille assez bien, car le mandarin est encore tolérant. Mais bientôt Pierre-François doit rejoindre Ké-Vinh (ou Vinh-Tri), car la persécution se fait sentir.

Pierre-François enseigne les mathématiques, les sciences, la philosophie, et devient supérieur du collège. Puis il s’installe à Ta Xa pour s’occuper des seize mille chrétiens : à cause de la persécution, on doit se déplacer de nuit seulement. Peu à peu, même la population prend peur et les prêtres ne sont plus en sécurité.

Début août 1860, Pierre-François est arrêté par le maire de Ta-Xa, un de ses amis, qui «s’excuse» de devoir «faire son devoir». Pierre-François lui répond gentiment : C’est bien, je vous pardonne tout ! 

Livré au mandarin, il attend sa sentence, enfermé dans une cage où il ne peut que rester accroupi. Interrogatoires et bastonnades de rotin se succèdent.

Le 3 novembre arrive de Hué la confirmation de la sentence de mort. Pierre-François est décapité dans la journée à Son-Tay.

Selon le «rite» annamite, la tête du supplicié reste exposée trois jours avant d’être jetée dans le fleuve ; le corps de Pierre-François, toutefois, a pu être enseveli par un chrétien.

Pierre-François Néron, prêtre jurassien et missionnaire, martyr, fait partie des nombreux Martyrs du Vietnam canonisés en 1988, et fêtés ensemble le 24 novembre.

Son dies natalis est au 3 novembre dans le Martyrologe Romain.

José Llorach Bretó

1881-1936

 

José vit le jour le 9 février 1881 à Benicarló (Castellón, Espagne).

Après avoir fréquenté l’école de Benicarló tenue par les Frères des Ecoles Chrétiennes, et commencé le Petit séminaire de Tortosa à douze ans, il s’orienta décidément pour l’Institut Lasallien à dix-sept ans.

Il entra donc au noviciat de Bujedo (Burgos) en 1898, chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, y reçut l’habit, avec le nom de Crisóstomo. 

De lui on disait qu’il était à la fois sérieux, généreux et obéissant. Sa charité et sa disponibilité ne connaissaient pas d’excuse devant le moindre service à rendre. On n’avait jamais vu plus humble et plus aimable que lui.

Il enseigna à Arenys de Mar pendant six années et fut nommé directeur, pendant quatre ans.

Gravement malade, il guérit mais conserva des séquelles pendant toute sa vie. Après sa convalescence, il fut sous-directeur à Cambrils en 1910.

En 1911, il fut envoyé à Manlleu, huit ans, puis fut directeur à Santa Madrona.

Professeur à Voltregá, il fut nommé directeur de Manlleu en 1920, trois années.

Après avoir encore enseigné à Bonanova, il fut nommé procurateur de la région en 1926.

Le 19 juillet 1936, éclata la révolution. Il fallait prendre des décisions graves : les Frères devaient se séparer et trouver refuge provisoire çà et là, en attendant peut-être que la situation devînt plus calme. Le Frère Crisóstomo se trouvait à Condal (Barcelone) avec le directeur.

Le 23 juillet, des miliciens voulurent fouiller la maison, au moment où tout le monde était au réfectoire, mais la police intervint à temps pour éviter la tragédie. Les miliciens revinrent à la charge le 26 en fin d’après-midi, et emmenèrent cinq Frères.

On prit leur déclaration puis, grâce, semble-t-il, à l’intervention d’un ancien élève, on les laissa libres.

Le Frère Crisóstomo fit en sorte que tous les Frères pussent être en sécurité, grâce aux excellentes relations qu’il avait constamment avec le Consulat français. 

Mais lui resta dans une famille amie : sachant que le Frère visiteur était mort (Leonardo José, voir au 8 août), il tenait à rester sur place pour soutenir les Frères dans toute la ville ; il leur donnait rendez-vous à certains endroits, leur passait de l’argent quand il en avait. Il finit par s’installer dans une pension, pour éviter des ennuis à la famille où il se trouvait.

Il s’exposa beaucoup, cachant des prêtres, leur donnant ce qu’il avait et allant mendier quand il n’avait plus rien.

Mais à force, il fut suivit, ainsi que le Frère Cándido et leur employé, Juan López.

Le 2 novembre, il se mettait à table dans sa pension, lorsque des miliciens vinrent l’arrêter. Déjà se trouvait à la tchéka le Frère Leónides, directeur de Farnés ; à la porte se trouvaient le Frère Cándido et l’employé Juan, ainsi que le concierge de Condal, avec les menottes.

Du 2 au 6 novembre, on ne sut plus rien de ces cinq personnes. Le 6 novembre, les six corps furent reconnus à la morgue avec cette note : Cadavres retrouvés à Vallvidriera. Cette colline se trouve aux environs proches de Barcelone. L’autopsie permit de faire remonter leur assassinat au 3 novembre.

C’est le Consulat français qui pourvut aux obsèques, que présida en personne le Secrétaire du Consulat, sous le drapeau français à travers toute la ville.

Le Frère Crisóstomo fut béatifié en 2007.

 

 

Francisco Colom González

1887-1936

 

Francisco était né le 12 juillet 1887 à Santa Magdalena de Pulpis (Castellón, Espagne) et fut baptisé quatre jours après.

Après avoir fréquenté le collège de Benicarló tenu par les Frères des Ecoles Chrétiennes, il entra au noviciat de Bujedo en 1903, avec le nom de Leónides.

Il fut en poste successivement à Calonge (Gerona), Tortosa (1906), Manlleu (1908), Cassá de la Selva (1911), San Feliu de Guixols (1912), Barcelone-Condal (1917).

A partir de 1919, il fut directeur à Voltregá, puis à Cassá de la Selva (1925), Las Corts (1930), enfin Santa Colomá de Farnés (1933).

Le 7 août 1936, des miliciens vinrent réquisitionner la maison «au nom du peuple». Les Frères durent s’éparpiller. Leónides, avec le plus jeune de la communauté, rejoignirent Gerona, avec l’idée de passer en France ; mais ils durent plutôt se diriger sur Barcelone, où ils trouvèrent à se loger dans un hôtel.

Ils furent arrêtés le 2 novembre.

Quatre jours après, on retrouva à la morgue le cadavre du Frère Leónides, avec ceux des Frères Crisóstomo et Cándido, avec cette indication : Cadavres trouvés à Vallvidriera (voir par ailleurs les notices José Llorach Breto et José Ruiz de la Torre).

D’après l’autopsie ou d’autres recoupements, on a établi le jour de leur assassinat au 3 novembre 1936.

C’est le consulat de France qui s’occupa de la sépulture, car une pieuse personne qui y travaillait, était en relations avec le Frère José-Crisóstomo. Cette personne acheta les cercueils et le Secrétaire du Consulat présida l’enterrement, traversant les rues de Barcelone sous le drapeau français. Les Martyrs furent inhumés au cimetière le 8 novembre.

Le Frère Francisco-Leónides a été béatifié en 2007.

 

 

Lorenzo Morero Nicolás

1899-1936

 

Il semble qu’il soit bien question de Moreret non de Moreno.

Lorenzo vit le jour le 24 mai 1899 à Lorca (Murcia, Espagne), de Hilario et Teresa, qui le firent baptiser le 28. Il reçut les noms de Lorenzo, Manuel, Ángel, Torquato du Sacré-Cœur de Jésus. Il avait probablement (au moins) un grand frère.

Angélique, il le fut effectivement. Doux, humble, généreux, pieux : sa chambre était une petite chapelle où le soir, au son de la cloche, il appelait ses «fidèles» à la prière, aux processions ; la famille était là, mais aussi des voisines ; et si l’une ou l’autre manquait, il leur en faisait quelque gentil reproche.

Inutile de dire qu’il désirait entrer dans un monastère.

A douze ans, il dut cesser de fréquenter l’école pour travailler et aider sa mère, devenue veuve. Il fut d’abord dans un commerce, puis dans un dépôt de tramway. Il lui arrivait bien d’arriver en retard, parce qu’il ne pouvait s’empêcher de s’arrêter dans une église en allant travailler, mais on l’estimait beaucoup. Il finit par se trouver sacristain chez les Religieuses mercédaires.

Lorenzo était désormais devenu un jeune homme, toujours aussi pieux, toujours aussi délicat, toujours ignorant le monde. 

Son frère lui donna un jour cinquante pesetas pour aller aux courses de taureaux, mais il s’acheta une belle image de la Sainte Vierge. L’autre se fâcha et fit mine de déchirer l’image ; Lorenzo cria : Ma Sainte Vierge !

Les bonnes Religieuses firent en sorte de le présenter aux Pères mercédaires, qui l’invitèrent à venir à Poyo (Pontevedra) : la lettre parvint le 15 octobre 1917, et le jour-même Lorenzo partit pour Poyo.

Sa mère, qui s’attendait bien à cette séparation, le priait de rester à la maison, mais Lorenzo répondit que, comme Dieu l’appelait, il ne pouvait faire autrement que de Le suivre. Pour la consoler, il lui écrivit ensuite une lettre signée avec son sang, lui décrivant sa joie d’être religieux.

Il reçut l’habit à Poyo en 1919, fit la première profession en 1920, la solennelle vers 1923 ou 1924 à El Puig, et fut ordonné prêtre en 1926 à Orihuela.

Il était arrivé à Poyo avec une élégante cape espagnole et un joli sombrero ; il fut un religieux exemplaire : tenace au travail pour vaincre les difficultés, artiste pour orner la chapelle, très dévot de Marie, poète plein d’imagination pour illustrer les fêtes et les anniversaires. 

Après son ordination, on lui confia l’internat du Puig, puis la Maison de Correction pour Mineurs de Godella, où il fit un excellent travail auprès des jeunes garçons. Mais la République chassa les Mercédaires de cette maison, et le père Lorenzo rejoignit Maiorque (1931).

Ce furent ensuite différents déplacements, à Barcelone et à Lorca, où il retrouva sa mère en 1935 et fut même vicaire de paroisse quelques mois, en même temps qu’aumônier à l’hôpital et chez les Sœurs de la Charité.

C’est donc à Lorca qu’il se trouvait en juillet 1936.

Le 18 juillet, il logea dans sa famille, d’abord sans problèmes. Lors d’une visite à un ancien camarade, ce dernier lui lança : Le mieux que tu as à faire, c’est d’entrer dans le parti et te mettre à travailler au lieu de traîner dans les rues. Et Lorenzo : Travailler, ça ne me dérange pas, mais entrer au parti, ça, jamais ; l’Eglise ne me le permet pas.

Désormais, ce pouvait être une question de jours, mais le temps passa ; le père Lorenzo restait très calme. Il priait comme d’habitude, récitant le chapelet avec les siens. Certes, il regrettait le danger qu’il leur faisait courir ; une pieuse dame, qui vivait seule, lui offrit de le prendre chez elle, mais il refusa pour ne pas occasionner on ne sait quelles suspicions. 

Au soir du 3 novembre, des miliciens vinrent ouvrir la porte violemment, le demandant. Il avait déjà mis un pied en-dehors de la fenêtre pour s’enfuir, mais se reprit et se présenta. On lui demanda : 

- Pourquoi tu ne t’es pas caché ?

- Parce que je ne crois pas avoir commis quelque chose de mal, et puis parce que le Comité me l’a permis.

Ils l’emmenèrent au quartier, l’interrogèrent et commencèrent de le ramener à la maison. En chemin, ils l’arrêtèrent, le firent monter dans une voiture, et partirent sur la route de Caravaca. Au Coto Minero, ils le firent descendre. Ne réussissant pas à le faire blasphémer, ils lui coupèrent les oreilles, lui arrachèrent des lambeaux de chair, lui assenèrent des coups de crosses sur la tête, le firent asseoir sur la margelle d’un puits de soufre, et lui déchargèrent plusieurs coups de fusil et de pistolet. 

Le père Lorenzo adressa quelques paroles de pardon et de bénédiction à ses bourreaux. Il respirait encore, et ils le poussèrent dans le puits, continuant de tirer. Ils partirent, le laissant encore gémir dans le puits. 

Son dernier mot fut : Vive le Christ Roi !

C’était au soir du 3 novembre (ou au petit matin du 4 novembre) 1936.

Son cousin partit à sa recherche ; il finit par être orienté vers le lieu du martyre. Il y trouva des traces du martyre, le béret du prêtre criblé de balles, la masse crânienne en sang, le bréviaire maculé de sang (qu’il n’eut pas l’idée de ramasser).

D’autres Religieux furent aussi martyrisés au même endroit. Après la guerre civile, on fit tout pour retrouver les corps, mais l’eau et le gaz qui emplissaient le puits rendirent le travail impossible.

Le père Lorenzo fut béatifié en 2013.

 

 

Aniceto Pablos Carvajal

1903-1936

 

Aniceto était né le 13 mai 1903, à El Burgo Ranero (León, Espagne), un des dix enfants de Pablo et Antolina, qui le firent baptiser le 17 mai ; il fut confirmé en 1911.

Le papa était assez sévère, mais il y était un peu contraint pour maintenir en ordre toute sa petite troupe ; la maman en revanche était surtout préoccupée par l’éducation chrétienne de chacun ; on tient d’Aniceto cette recommandation qu’elle faisait à ses enfants : Les enfants, levez-vous tôt, dites les prières et allez travailler ; à l’église, il faudra respecter le lieu sacré et rester recueillis.

Le garçon était pieux, gentil, un tantinet timide ; tôt, il voulut être Frère mariste, comme un de ses aînés ; la maman s’en réjouissait mais, quand il fallut prendre la décision pour de bon, Aniceto céda devant l’émotion de sa mère et remit son départ. Son grand frère intervint doucement : il l’emmena avec lui au séminaire de Tuy, de sorte que la séparation fut moins chargée d’émotion. 

Aniceto entra ainsi en 1916 dans la congrégation des Frères Maristes à Tuy et commença le noviciat à Pontós en 1917 ; en 1918 il reçut l’habit et le nom de Ángel Hipólito ; un an après il faisait les premiers vœux.

Ángel Hipólito fut envoyé à Vigo (1919), Ségovie (1921), Palencia (1922), Pontevedra (1925), Vigo (1926), La Coruña (1929), Lugo (1930), Palencia (1931), enfin Madrid (1933).

Ce fut un Religieux éminemment humble.

Le 15 août 1936, il fut arrêté avec deux autres Maristes et conduit à la prison de Ventas ; Le Frère méditait, souvent seul ; l’autre Frère lui demanda ce qu’il faisait et il répondit :  Je règle mes devoirs avec Dieu et je me prépare à ce qui pourrait arriver.

Ce qui arriva fut le martyre, le 3 novembre 1936, au cimetière de Aravaca (Madrid), quand le Frère Ángel Hipólito avait trente-trois ans, l’âge du Christ.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

José Ruiz de la Torre

1906-1936

 

José vit le jour le 26 mars 1906 à Fresno de Rodilla (Burgos, Espagne) et fut baptisé le 29.

En 1920, il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes et, en 1922, prit l’habit avec le nom de Cándido Alberto.

Il fut en poste successivement à Barcelone (1925), Tarragona (1933), comme professeur puis comme économe et, en raison de ses excellentes qualités, fut promu en 1935 à la Procure de Barcelone, auprès du Frère Crisóstomo (voir notice de José Llorach Bretó).

Il fut arrêté le 2 novembre 1936. Et voici pourquoi : 

Il était allé courageusement à la Procure (qui avait été évacuée), pour y récupérer de l’argent qu’il y avait caché en vue de le distribuer aux Frères ; là, un domestique prétendit recevoir un peu plus qu’on lui devait, et, sur le refus du Frère, alla tout droit le dénoncer.

Le même jour on arrêta aussi le Frère Crisóstomo (voir notice José Llorach Bretó), le Frère Leónides et leur employé.

Du 2 au 6 novembre, on ne sut plus rien de ces cinq personnes. Le 6 novembre, les six corps furent reconnus à la morgue avec cette note : Cadavres retrouvés à Vallvidriera. Cette colline se trouve aux environs proches de Barcelone. L’autopsie permit de faire remonter leur assassinat au 3 novembre.

C’est le Consulat français qui pourvut aux obsèques, que présida en personne le Secrétaire du Consulat, sous le drapeau français à travers toute la ville.

Le Frère José-Cándido Alberto a été béatifié en 2007.

Son jeune frère, Buenaventura, martyrisé à Tortosa, a été récemment béatifié (voir notice Pio Ruiz de la Torre).

 

 

Cecilio Manrique Arnáiz

1909-1936

 

Cecilio était né le 1er février 1909 à Monasterio de Rodilla (Burgos, Espagne) et fut baptisé le 8 février suivant.

D’abord au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils, il passa au noviciat de Fortianell en 1925, où il fit la première profession en 1926 avec le nom de Cirilo Pedro.

Après avoir complété sa formation à Cambrils, il fut professeur successivement à Benicarló, puis Cambrils (1930), Barcelone (1933), puis fut promu à la Procure de Barcelone, avec le Frère Cándido Alberto auprès du Frère Crisóstomo (voir notices de José Ruiz de la Torre et de José Llorach Bretó).

En 1935, malade du typhus, il fut soigné à Cambrils.

Au moment de la révolution, il se réfugia chez un parent, tout en restant en contact avec le Frère Crisóstomo.

Il fut arrêté le 3 novembre 1936 en pleine place publique par les miliciens, pour deux motifs «très graves» : d’abord, parce qu’il était religieux, et donc un contre-révolutionaire et ennemi du peuple ; ensuite parce qu’il était de Burgos, dans l’Espagne nationaliste, et donc un espion. 

Le Frère Cirilo Pedro a été béatifié en 2007.

 

 

Marcelino Rebollar Campo

1914-1936

 

Marcelino était né le 29 novembre 1914, à Tresviso (Santander, Espagne), de Maximino et Petra, qui le firent baptiser le lendemain ; il fut confirmé en 1922. Providentiellement il avait reçu le prénom du Fondateur des Frères Maristes, Marcellin Champagnat.

La maman mourut après avoir mis au monde huit enfants (dont Marcelino) ; le papa se remaria et eut encore neuf autres enfants. De cette immense famille, trois garçons furent Maristes, un prêtre, un autre séminariste, qui mourut lors de la défense d’Oviedo en 1937.

La «spécialité» du petit Marcelino était de garder les troupeaux.

Il entra en 1927 au collège des Frères Maristes de Venta de Baños (Palencia), d’où on l’envoya à Blancotte (Haute-Garonne, France) pour y apprendre le français.

En 1930 il commença le noviciat à Tuy ; en 1931 il reçut l’habit et le nom de Julián Marcelino ; un an après il faisait les premiers vœux.

Durant les cinq années de sa «carrière» d’enseignement, il fut à Sahagún (1932) et à Madrid (1934).

Il fut arrêté avec Ángel Hipólito et un autre Frère en la fête de l’Assomption de Marie, 15 août 1936, jour où commença un long calvaire. 

Après une nuit à la Direction Générale de Sécurité, il fut envoyé à la prison de Ventas, où il resta deux mois et demi, dans des conditions qu’il est superflu de décrire.

Le 3 novembre 1936, on voulait le transférer à la prison de Alcalá de Henares, mais on s’arrêta en chemin : le Frère Julián Marcelino fut assassiné à Paracuellos del Jarama ; il n’avait pas vingt-deux ans.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Manuel Lozano Garrido

1920-1971

 

Manuel naquit le 9 août 1920 à Linares (Jaén, Espagne). 

Dans les années 30, il s’était inscrit parmi les jeunes de l’Action Catholique. Vif, sportif, joyeux, il s’apprêtait à mordre la vie à pleines dents.

A l’âge de vingt-deux ans, il fut atteint d’une paralysie progressive qui le condamna à rester sur le fauteuil roulant pendant le reste de ses jours, trente-et-une années. En outre, les neuf dernières années, il fut aveugle.

Il apprit à connaître, à aimer, à vénérer la très Sainte Mère de Dieu, à qui il dédia des pages très belles, pleines d’amour filial.

Sa dévotion à l’Eucharistie était très profonde. Là aussi, il écrivit des pages sur la Fête-Dieu ou sur le Jeudi Saint, ou aussi sur le Sacerdoce du Christ. De son balcon, il aimait contempler l’église de son pays, «en face du sanctuaire». Durant la guerre civile, il s’offrit pour porter en cachette l’Eucharistie, un soir de Jeudi Saint : arrêté, il passa la nuit en prison, adorant l’Hostie qu’on lui avait remise cachée dans un bouquet de fleurs.

Quand la maladie le gagna, il dut renoncer à ses études, vivre dans le silence et la solitude. Il écrivit : Profession : invalide.

Quand il pouvait encore utiliser ses doigts, on lui offrit une machine à écrire. Voici ce qu’il y écrivit en tout premier lieu : Seigneur, merci. Le premier mot, c’est ton nom ; qu’il soit toujours la force et l’âme de cette machine. Que ta lumière et ta transparence soient toujours dans l’esprit et dans le cœur de tous ceux qui y travailleront, pour que ce qu’on en fera soit noble, pur et plein d’espérance. Et quand il eut la permission qu’on célébrât la Messe sur sa table, il fit mettre par-terre la machine en question pour que le bois de la Croix soit planté sur le clavier et y mette ses racines.

Quand sa main droite fut paralysée, il se mit à écrire de la gauche ; quand celle-ci aussi fut paralysée, il dicta sur magnétophone. Lui qui n’hésitait pas à prendre la parole même à la radio pour parler de Dieu, durant la persécution, le voilà immobile sur son fauteuil à roulettes, mais toujours actif et joyeux, infatigable.

Il voulut communiquer son élan et fonda un groupe de prière, le Sinaï, regroupant d’autres malades invalides, avec lesquels il reste en communication par un petit périodique qu’il rédige lui-même, et à travers lequel il encourage tous ses «compagnons», comme Moïse, à élever leurs prières pour le peuple. Par son périodique, il diffusait des articles sur la foi, la doctrine de l’Eglise, sur les mines et l’urbanisme, l’école et l’agriculture, les nouvelles de la ville… Il est devenu périodiste et écrivain.

Il écrivit neuf livres de spiritualité, des essais, un roman autobiographique, des centaines d’articles. Quand il reçoit quelque prix littéraire, il commente humblement : Je gagne mon pain à la sueur de mon front. C’est surtout un large apostolat qu’il exerce de son fauteuil roulant, sans bouger, transmettant sa foi et surtout sa dévotion eucharistique et mariale.

Désormais aveugle, il se faisait lire les articles sur le Concile Vatican II avec avidité et s’en imprégnait profondément.

Il vivait tellement chrétiennement sa maladie, qu’il semblait ne pas la sentir. Son médecin disait qu’il était, parmi les malades gravement atteints, celui qui était en meilleure santé.

Manuel, que tout le monde connaissait comme «Lolo», mourut le 3 novembre 1971.

Il a été béatifié en 2010.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens