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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 00:00

 

04 NOVEMBRE

 

III.

SS Vital et Agricola, martyrs à Bologne ; Vital était le serviteur d'Agricola (IV.?).

IV.

SS Nicandre, évêque à Myre, et son prêtre Hermès, martyrs. 

S Piérius, prêtre érudit en Alexandrie, directeur de l'école théologique.

V.

S Amans (Amand), premier évêque connu à Rodez.

VI.

S Jean Zedaznéli, syrien, retiré en Géorgie avec d'autres pour y implanter le monachisme : Chio, David, Lucien, Antoine, Joseph, Etienne, Zénon, Thaddée, Pyrrhus, Michel, Isidore et Elie ; deux autres, Jessé et Habib, furent évêques . 

VII.

S Perpetuus, évêque à Tongres-Maastricht.

Ste Modesta, première abbesse à Trèves ; elle eut une apparition de ste Gertrude de Nivelles.

X.

S Birnstan, évêque à Winchester.

S Grégoire, abbé à Cerchiara, persécuté par les Arabes, invoqué pour les enfants débiles ; l'empereur Othon III lui confia l'abbaye de Burtscheid. 

XI.

S Emeric, fils du roi hongrois s. Etienne ; il garda la chasteté avec son épouse ; des Hongrois émigrés se disent "Emericani".

XII.

S Girard, illustre bénédictin à Saint-Aubin d'Angers ; excellent administrateur autant que grand mystique.

XIII.

Bse Elena Enselmini, clarisse à Padoue ; malade et gênée pour parler, elle s'exprimait par signes ; mystique.

B Heinrich, bénédictin à Ochsenhausen ; c'est au cours d'un bal qu'il décida de se retirer ; thaumaturge (en particulier au sujet de la délivrance des âmes du purgatoire).

?

S Félix de Valois, hypothétique ami de s. Jehan de Mata et co-fondateur de l'ordre de la Très-Sainte-Trinité pour le rachat des Captifs, mais qui n'aurait jamais existé.

XV.

Bse Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne, elle avait quatre ans lors du contrat de mariage, et quatorze quand elle se maria ; calomniée malgré sa grande vertu, maltraitée par son mari (qui s'en repentit bientôt), elle fonda un monastère de clarisses à Nantes, un de carmélites à Vannes, où elle se retira lors de son veuvage, et dont elle devint prieure.

XIX.    

Bse Maria Luisa Manganiello (Teresa), laïque italienne, tertiaire franciscaine, béatifiée en 2010.

Perpetuus de Maastricht

† 589

 

Perpetuus semble avoir été le treizième évêque de Maastricht, vers 586-589.

Au 4e siècle, s.Servais (v. 13 mai) aurait transféré son siège de Tongres à Maastricht, ce qui fait que Perpetuus serait le vingt-troisième évêque du diocèse de Tongres-Maastricht. 

D’après la tradition, Perpetuus aurait établi sa résidence personnelle à Dinant, ce qui explique qu’il est particulièrement honoré dans cette localité.

Le siège de Maastricht fut par la suite transféré à Liège au 8e siècle. 

Saint Perpetuus de Maestricht est commémoré le 4 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Modesta de Oeren

600-660

 

Modesta naquit vers 600, dans une famille noble d’Austrasie.

Elle fut sans doute éduquée dans le monastère de sainte Gertrude de Nivelles (v. 17 mars), avec laquelle elle conserva des liens de profonde amitié.

Quand s.Modoald (v. 12 mai) érigea un monastère de Bénédictines à Oeren, Modesta en fut la première abbesse. Oeren dérive du latin horrea (grange).

Elle reçut une vision de sainte Gertrude aussitôt après la mort de celle-ci (659), et en référa à l’évêque de Metz.

Modesta mourut vers 660. 

Si des reliques se trouvent à la basilique Saint-Matthias de Trèves, le tombeau même de Modesta disparut en 1770 lors de travaux de reconstruction.

Sainte Modesta de Oeren (ou de Trèves) est commémorée le 4 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Girard de Saint-Aubin

† 1123

 

Château-Gontier (Mayenne) fut le berceau de Girard.

Il reçut une éducation exclusivement cléricale ; il était pieux, aimait l’office divin, entretenait l’église, fuyait les poètes païens.

Ordonné prêtre, il préféra alors demander son admission à l’abbaye Saint-Aubin d’Angers, où sa soif de pénitence ne semblait jamais satisfaite.

Assailli par des tentations, il les fit disparaître en les révélant en plein chapitre, ce dont l’abbé le félicita.

Ce même abbé lui confia l’administration d’un domaine nouvellement acquis ; il y construisit une église dédiée à Sainte-Magdeleine, qui donna son nom au bourg ; Girard se fit aider par quelques paysans pour défricher et cultiver. Il partageait avec eux le fruit de leur travail, mais ne prenait ni vin ni viande.

L’extrême modestie de Girard dans le vivre et le manger lui valurent des grâces célestes ; il sut que deux moines défunts étaient au Ciel ; il fit disparaître un serpent d’un signe de croix ; il gronda un renard qui ne revint jamais au poulailler… 

Après dix années de cette vie, Girard fut au centre d’une polémique entre les deux seigneurs de l’endroit, et fut in extremis envoyé dans un autre prieuré. Là encore, ses austérités effrayèrent un de ses compagnons, qui alla dire à l’abbé que Girard se laissait mourir de faim. Il fut rappelé à Saint-Aubin, mais on lui construisit une cellule tout près de l’église, car son régime habituel ne cadrait plus avec la vie commune de l’abbaye.

On disait qu’il était resté sept années sans se nourrir d’autre chose que de l’Eucharistie ; la Vierge Marie lui était apparue et lui avait promis de l’emmener au ciel ; il savait dire quelle récompense les âmes de défunts recevaient ; il connut des faits éloignés : la mort du pape Gélase à Cluny, l’incendie de la basilique de Vézelay (1120), le naufrage d’un navire (1120), une émeute à Saumur (1121)… Quand un abcès au pied l’obligea à intégrer l’infirmerie, il refusa le médecin et guérit au bout de trois semaines.

En 1123, le prieuré Sainte-Madeleine allait de nouveau être endommagé par une guerre locale ; Girard y alla sur son âne, mais en revint exténué, grippé et agonisa trois semaines.

Il s’éteignit le 4 novembre 1123, en appelant la Vierge Marie.

Dans les trente années qui suivirent sa mort, on recensa plus de quatre-vingts miracles.

La Révolution se chargea de faire disparaître abbaye et prieuré ; on avait mis les reliques de Girard en sûreté, mais on ne les retrouva pas.

Girard fut «canonisé» par l’abbé commendataire Pierre de Laval, en 1468, mais n’est pas au Martyrologe.

 

 

Félix de Valois

1127-1212

 

Il faudrait peut-être écrire toute cette notice au conditionnel, tant la controverse est forte et vive, car pour certains historiens récents, Félix de Valois ne serait qu’une pure fiction.

Félix (ou plutôt Hugues, de son nom de baptême) serait né le 9 avril 1127, parent présumé de Louis VII et donc appartenant à la branche royale des Valois.

Il fut élevé près de l’abbaye de Clairvaux, après quoi il partit pour l’Italie (ou la croisade), mais se retira dans la solitude des Alpes et finit par recevoir le sacerdoce : on ne nous dit pas où il se forma ni quand il reçut cet auguste Sacrement.

Revenu en France et prenant le nom de Félix, il se fixa à Gandelu-en-Brie (Meaux). L’endroit devint ensuite Cerfroid (car Félix et Jean de Matha y auraient vu un cerf se rafraîchir en buvant dans le torrent : Cerf-froid).

C’est là que Jean de Matha (v. 17 décembre) le rencontra et lui expliqua son projet de fonder un Ordre de la Très Sainte Trinité pour le Rachat des Captifs. L’ordre devait s’engager à réunir des fonds pour racheter les nombreux Chrétiens prisonniers des Maures, notamment en Afrique du Nord et en Espagne.

Les deux «fondateurs» obtinrent en 1198 une approbation de Rome ; tandis que Jean se chargeait de gagner à son idéal d’autres vocations et de fonder des maisons, Félix s’occupait à Cerfroid de la formation des novices. En 1212, la Sainte Vierge et des Anges vint avec eux psalmodier l’office, vêtus de cet habit que portèrent les Trinitaires : blanc avec une croix rouge et bleu sur la poitrine.

Félix serait mort à Cerfroid le 4 novembre 1212 et aurait été canonisé dès 1262 ; mais les actes de cette procédure ayant été égarés, une nouvelle approbation de culte se fit en 1666 et la fête fut fixée au 20 novembre en 1679.

Le nom de saint Félix de Valois fut introduit au Martyrologe en 1671 ; la fête en fut supprimée du calendrier lors de la réforme de 1970. Actuellement, le Martyrologe Romain annonce prudemment que Félix de Valois passe pour avoir été le compagnon de saint Jean de Matha dans la fondation de l’Ordre des Trinitaires.

 

 

Elena Enselmini

1207-1231

 

Elena naquit en 1207, d’une famille alliée aux seigneurs de Caselle de’ Ruffi (Padoue, Italie NE), mais désormais privés de tout pouvoir économique.

De la première jeunesse d’Elena, on ne sait rien. Elle a pu être gagnée par la prédication du tout nouvel Ordre franciscain ; saint François d’Assise, de retour d’Orient, fonda à Arcella un petit couvent de Clarisses, où Elena demanda à entrer alors qu’elle n’avait que treize ans. On a même dit qu’elle reçut l’habit des mains de François lui-même, mais on peut conjecturer qu’Elena l’ait reçut quelques années plus tard, à un âge plus mature et pour éviter les violences que connut Claire d’Assise (v. 11 août) quand sa famille voulut la faire sortir du couvent.

Elena vécut une dizaine d’années dans ce couvent, dont la règle austère comportait le travail manuel, la prière, le silence, des jeûnes ; de santé fragile, elle fut souvent malade, mais particulièrement en 1230, quand une paralysie lui interdit tout mouvement. Elle restait consciente, suivait l’office, mais ne pouvait s’exprimer qu’en épelant les mots qu’elle voulait prononcer.

C’est ainsi qu’elle expliqua les visions dont elle était favorisée.

Il est possible aussi qu’elle ait été dirigée par saint Antoine de Padoue (v. 13 juin).

Elena mourut le 4 novembre 1231 à vingt-quatre ans. Après sa mort, ses cheveux et ses ongles continuèrent de pousser, et les miracles de se vérifier. Son corps est resté sans corruption.

Elle fut béatifiée en 1695. Le Martyrologe la mentionne au 4 novembre.

 

 

Heinrich von Zwiefalten

13e siècle

 

Heinrich naquit d’une famille noble de Souabe, à Zwiefalten (Allemagne S) ; il avait une sœur.

Sa formation achevée, il participa à la vie mondaine, sortit, dansa… En plein bal - nous dirions aujourd’hui : en pleine discothèque - il quitta amis et affaires et annonça qu’il partait dans un monastère. On souriait de la plaisanterie, mais le jeune homme n’avait pas plaisanté.

Il alla se présenter au monastère bénédictin d’Ochsenhausen, où les moines y regardèrent à deux fois avant d’accueillir le jeune homme des salons. Mais Heinrich persévéra dans son dessein, et fit enfin la profession.

On sait qu’il lui arrivait de prier les sept psaumes de la pénitence en se flagellant. Heinrich fut surtout un modèle d’observance.

On le nomma prieur. Il était déjà auréolé d’un certain prestige, qui lui valut des visites - et des dons pour l’abbaye : c’est ainsi qu’il en fit profiter la bibliothèque et les peintures du monastère.

Les miracles furent au rendez-vous de cette sainteté. En prière les bras en croix devant l’autel Saint-Georges, il fit tomber une pluie salvatrice pour éteindre l’incendie qui s’était déclaré dans la toiture de l’église ; un enfant, paralysé des jambes, en retrouva l’usage…

Quand sa sœur fut sur le point de mourir, Heinrich alla l’assister ; avant de s’éteindre, elle énuméra le nom de toutes les personnes de la famille libérées du Purgatoire grâce aux prières de Heinrich.

Heinrich la suivit de peu dans la mort, qui survint un 4 novembre. C’est apparemment l’unique date précise qu’on connaisse de lui.

Toute la Souabe le vénérait comme un saint ; les Bénédictins l’ont béatifié, mais il ne se trouve pas dans le Martyrologe.

 

 

Françoise d’Amboise

1427-1485

 

Françoise d'Amboise était la fille du riche seigneur Louis d'Amboise, prince de Talmont et vicomte de Thouars, et de Louise-Marie de Rieux. Elle naquit au château de Thouars le 29 mai 1427.

Pour échapper à la violence des grands seigneurs, elle s'enfuit avec sa mère, à la cour de Bretagne, qui réside à Vannes, puis à Nantes.

Dès l'âge de trois ans, elle est fiancée au second fils du duc de Bretagne, Pierre, qu'elle épouse à l'âge de quinze ans, en 1442. Après la mort inopinée de son frère en 1450, Pierre devient duc de Bretagne sous le nom de Pierre II.

Devenue duchesse, Françoise d'Amboise prend une part discrète mais active au gouvernement de Bretagne. Elle vient en aide aux petits, aux pauvres et aux malades. Elle s'occupe aussi des questions de justice. Son époux, le duc Pierre II, est emporté par la maladie en 1457. Elle entre alors en conflit avec le roi Louis XI de France qui voudrait la remarier.

Veuve et sans enfant, elle fonde en 1463, avec le frère Jean Soreth, prieur général des Carmes, le premier monastère de Carmélites en France : le couvent des Trois Marie de Vannes. Elle devient elle-même carmélite le 25 mars 1468, en entrant dans ce couvent.

En 1477, le duc François II, son neveu, l'appelle à Nantes pour redresser le monastère de bénédictines des Couëts (paroisse Saint-Pierre de Bouguenais), où la discipline serait un peu trop relâchée. La communauté des carmélites quitte alors Vannes et s'installe aux Couëts, qui devient un monastère carmélite. Le monastère des Couëts fonctionne jusqu'à la Révolution française.

Elle meurt dans son monastère des Couëts à Bouguenais. en 1485, le 4 novembre, jour où la commémore le Martyrologe Romain.

Quelques années plus tard, elle est proclamée Bienheureuse par Innocent VIII. Le culte immémorial qui lui était rendu fut confirmé en 1864.

 

A travers les Carmélites de Vannes, Françoise est liée à trois autres monastères qui se maintiendront aussi jusqu'à la Révolution Française : Nazareth, second couvent établi à Vannes en 1530 ; ainsi que 2 fondations : le Saint-Sépulcre à Rennes établi en 1622 et Bethléem à Ploërmel en 1627.

 

 

Teresa Manganiello

1849-1876

 

Teresa vit le jour le 1er janvier 1849 à Montefusaco (Avellino, Italie du Sud), avant-dernière de onze enfants d’une famille de la campagne.

Elle ne fréquenta jamais l’école, mais participait aux travaux agricoles. 

A dix-huit ans, elle exprima son désir d’être Religieuse et, en 1870, reçut l’habit du Tiers-Ordre franciscain. L’année suivante, elle faisait les vœux de religion et prenait le nom de Maria Luisa.

Cette demoiselle tout innocente avait une grande dévotion au Christ crucifié, s’offrait pour réparer les péchés, s’imposait des pénitences parce que le Seigneur le demande, et rendait tous les services possibles à qui lui en demandait. Elle ouvrit même une petite pharmacie, avec des herbes de ses cultures, pour soigner les petits maux des gens du pays. 

Tout le monde frappait à sa porte, elle recevait chacun avec un sourire, donnait un petit conseil, un vêtement, un remède. 

Il y eut aussi des critiques, des souffrances, qui n’altéraient pas la paix de cette innocence.

Eté comme hiver, par tous les temps, chaque jour elle fit à pied les trois kilomètres qui la séparaient de l’église pour aller y prier.

Ignorante, elle retenait tout ce qu’on lui apprenait et avait acquis une certaine science théologique, au point qu’on la surnomma la analfabeta sabia, la docte ignorante.

Elle fut atteinte de tuberculose et en mourut le 4 novembre 1876. 

Cinq ans plus tard, se fondaient les Sœurs Franciscaines de l’Immaculée, tant souhaitées par Maria Luisa qui, de ce fait, est considérée par ces Religieuses sinon comme leur Fondatrice, du moins comme leur Inspiratrice.

Elle a été béatifiée en 2010.

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Published by samuelephrem - dans 11-novembre
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