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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 00:00

 

08 NOVEMBRE

 

IV.

Quatre SS Couronnés : Claudius, Nicostratus, Simpronianus, Castorius avec Simplicius, leur compagnon converti ; sculpteurs en Pannonie, martyrisés pour avoir refusé de sculpter un Esculape. 

S Clair, disciple de s. Martin ; il eut d'autres disciples à Tours.

S Maur, évêque à Verdun (V.?).

V.

Ste Matrone, moniale à Constantinople ; elle se serait cachée longtemps de son mari pour se consacrer, finissant par être supérieure de son monastère et mourir centenaire.

VI.

S Tysilio, moine en Pays de Galles.

VII.

S Deusdedit Ier, pape (615-618) : il guérit un lépreux en l'embrassant.

VIII.

S Wiomad, évêque à Trèves.

S Willehad, anglais, premier évêque à Brême, apôtre de la Frise et de la Saxe.

X.

B Grégoire, abbé à Einsiedeln ; il avait laissé en Angleterre son épouse et contribua beaucoup au développement de son monastère.

Ste Euphrosyne la Jeune, vierge ; pour échapper au mariage, elle avait fui, déguisée en homme ; devenue moine, elle fuit de nouveau pour être moniale près de Constantinople.

XII.

S Geoffroy, abbé à Nogent-sous-Coucy, évêque à Amiens, insensible à la simonie ; il soutint la commune des Bourgeois contre leurs seigneurs, mais s'en lassa et voulut même abdiquer. 

XIV.

B John Duns Scott, franciscain écossais, théologien "subtil et admirable", "ménestrel du Verbe incarné", "héraut de la bienheureuse Vierge Marie", dont le culte fut confirmé en 1993.

XVIII.

Bse Elisabetta (Maria Crocefissa) Satellico, abbesse clarisse à Ostra Vetere, mystique, béatifiée en 1993.

XIX.

SS Giuse Nguyễn Ɖình Nghi, Phaolô Nguyễn Ngân, Mactinô Tạ Ɖức Thịnh, prêtres, et deux paysans : Mactinô Thọ, Gioan Baotixita Cỏn, tonkinois martyrs, décapités ; le prêtre Mactinô était octogénaire ; canonisés en 1988, fêtés le 24 novembre.

XX.    

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifié en 2013 :

Lasalliens : Maximino Serrano Sáiz (José Alfonso, *1887), près de Madrid ;

- béatifié en 2017 :
Lazaristes : le prêtre Laureano Pérez Carrascal (*1902), près de Madrid ;

- béatifiées en 2019 :

Conceptionnistes : Juana Josefa Ochotorena Arniz (María Juana de Saint-Michel), Petra Manuela Pairós Benito (Marie Pilar des Abandonnés), Eustaquia Monedero de la Calle (María Eustaquia de l’Assomption), Isabel Lacaba Andía (María del Carmen), Manuela Balbina Rodríguez Higuera (María de Saint-Joseph),  Manuela Prensa Cano (María du Très-Saint-Sacrement), Basilia Díez Recio (Basilia Díez Recio), María de las Nieves Rodríguez Higuera (Maria Guadalupe de l’Ascension), Clotilde Campos Urdiales (María du Pilar),  Narcisa García Villa (María Beatrice de Sainte-Thérèse) (*1860, 1863, 1864, 1882, 1886, 1887, 1889, 1892, 1897, 1909), à Madrid.

Les Quatre Saints Couronnés
† 306

L’empereur Dioclétien vint en Pannonie inférieure non loin de Sirmium (act. Sremska Mitrovica, Serbie) pour y visiter les carrières de marbre des montagnes et y remarqua quatre ouvriers particulièrement habiles dans l’art de la sculpture : Claudius, Castorius, Simpronianus et Nicostratus.
Chrétiens en secret, ils travaillaient en offrant à Dieu leur travail de tout leur cœur. Pour tout ce qu’on leur demandait de sculpter, ils s’exécutaient avec joie, et toujours au nom de Jésus Christ, et avec le signe de la Croix.
Un de leurs collègues, nommé Simplicius, cassait toujours son outil en travaillant. Claudius et Simpronianus lui expliquèrent comment ils mettaient toute leur confiance en Jésus-Christ, et le gagnèrent à la Foi. C’est à partir de ce moment que les Quatre devinrent en réalité Cinq, et que Simplicius ne cassa plus son outil.
Simplicius fut alors baptisé par l’évêque Cyrille d’Antioche, qui avait été déporté là depuis trois années (v. 22 juillet).
Le travail continua. Dioclétien était de plus en plus émerveillé par les belles choses que faisaient ces sculpteurs chrétiens. Dioclétien leur demanda de sculpter une statue du Soleil avec son quadrige, tout, y compris le char et les chevaux, devant être pris dans un seul bloc de marbre de Thasos. Les Cinq firent tout ce qu’on leur demanda, car il s’agissait là d’un simple «monument» décoratif ; en revanche, ils refusèrent franchement de sculpter ensuite une statue du dieu Esculape, qui devait servir d’idole pour le temple. C’est là que les ennemis du Christ s’acharnèrent contre eux.
Les autres ouvriers furent d’abord pris de jalousie, et accusèrent les Cinq de magie. Puis ils les accusèrent ouvertement de désobéir à l’ordre de l’empereur. Dioclétien ordonna une enquête.
Le tribun Lampadius commença de les interroger, puis les mit en prison pendant neuf jours ; on les dénonça encore à Dioclétien comme fauteurs de troubles, capables de renverser le culte des dieux païens. Dioclétien commençait à se fâcher et à les menacer de tortures.
Nouvel interrogatoire, nouvelles menaces : on les battrait avec des verges de fer, s’ils n’obtempéraient pas. Après cinq jours de prison, on leur présenta les instruments de torture, et l’on commença de les frapper. Lampadius alors fut pris de spasmes violents et mourut à l’instant. Alors Dioclétien se fâcha pour de bon : il ordonna d’enfermer les Cinq dans des cercueils de plomb et de les jeter dans le Danube.
C’était le 8 novembre 306.
Peu après, on put repêcher les cinq cercueils. Les corps furent rapportés à Rome. Mais la tradition s’implanta de nommer ces Martyrs Les Quatre Couronnés : soit on considéra que la conversion de Simplicius était l’œuvre des quatre Compagnons, protagonistes principaux de l’histoire, soit on ne rapporta que quatre corps à Rome. La basilique des Quatre Saints Couronnés se trouve sur le mont Cælius.
Le Martyrologe Romain mentionne ces cinq Martyrs de Sirmium au 8 novembre.


Clarus de Tours
† 397

Clarus (Clair) était un jeune homme de grande noblesse, qui vint se mettre à l’école de s.Martin de Tours (v. 11 novembre).
Les grands progrès qu’il fit dans la perfection le conduisirent bientôt au sacerdoce.
Il s’établit dans un petit bâtiment non loin de celui de s.Martin, et put recevoir là d’autres jeunes gens qui voulaient vivre avec lui et profiter de ses conseils.
Un de ceux-là prétendit avoir reçu des grâces du Ciel, entre autres un vêtement blanc ; sceptique, Clarus voulut mener son disciple à s.Martin pour lui montrer ce vêtement… qui disparut en chemin !
Clarus mourut peu de temps après s.Martin. Si ce dernier est traditionnellement fêté le 11 novembre, il a été précisé qu’il mourut le 8 novembre 397 ; Clarus a donc pu mourir ce même mois, ou en décembre, on ne sait.
Le Martyrologe Romain mentionne Clarus de Tours au 8 novembre.


Deusdedit 1er
615-618

Entre le pape Boniface IV et le pape Boniface V, le siège de Saint-Pierre fut occupé par Deusdedit 1er.
Deusdedit signifie «Dieu a donné», et est remplacé parfois par l’équivalent latin Adeodatus, «donné par Dieu» ; en français on dit Adéodat ou, plus fréquemment, Dieudonné.
Durant les trois années de ce pontificat, il y eut en Italie de forts tremblements de terre, et par la suite, des épidémies de lèpre.
C’est peut-être à cette époque que remonte la création des premiers «lazarets» ou hôpitaux pour lépreux. Le pape Deusdedit y fut présent pour participer aux soins des pauvres malades.
L’ancien Martyrologe disait qu’en embrassant un de ces lépreux, le pape le guérit.
Deusdedit eut de bons rapports avec les Lombards et avec la monarchie franque.
On conserve de lui le premier specimen de sceau pontifical, consistant en une bulle de plomb, marquée par le Bon Pasteur entouré de ses brebis, avec les deux lettres grecques A et Ω.
Deusdedit 1er fut le soixante-huitième pape.
Il est mentionné le 8 novembre au Martyrologe.


Willehad de Brême
740-789

Cet Anglais naquit en Norhumbrie vers 740-745.
Prêtre, il demanda au roi et aux évêques de l’envoyer prêcher l’Evangile en Frise.
Il marcha d’abord sur les pas de s.Boniface (v. 5 juin), au nord de l’actuelle Hollande, franchit la Lauwers et passa dans l’Humsterland.
Il fut arrêté et aurait pu y subir déjà le martyre, mais un conseil délibéra ; on avança qu’il n’avait commis aucun crime passible de mort et qu’on devait s’en remettre au sort : le sort fut heureux et on laissa Willehad libre, en le priant tout de même de s’éloigner.
Willehad marcha plus au Sud. Peu de conversions dans cette population attachée à ses rites païens. Mais un néophyte rempli d’un zèle excessif, commença à détruire des temples et la population s’alarma contre lui en le rossant d’importance, puis contre son maître, Willehad, sur lequel s’abattit une épée. Mais l’épée ne fit que tailler la courroie épaisse à laquelle était suspendu un reliquaire que portait toujours Willehad. Les païens, fort étonnés du prodige, n’osèrent plus lever la main contre lui, mais Willehad comprit qu’il valait mieux, pour l’heure, quitter cette dangereuse Frise.
Or Charlemagne cherchait à pacifier définitivement les Saxons : s’ils pouvaient se convertir au christianisme, ils deviendraient moins belliqueux. Aussi l’empereur fit-il appel à Willehad pour entreprendre l’évangélisation de la Saxe, entre la Weser et l’Elbe.
Un début de succès fut en réalité contredit par une attaque soudaine des Saxons contre l’armée franque. C’est tout juste si Willehad eut le temps de repasser la Weser, tandis que ceux de ses compagnons qui avaient voulu rester sur place, furent massacrés.
Willehad prit alors d’autres armes : il se rendit en pèlerinage à Rome et fut reçu par le pape Adrien 1er, qui l’encouragea. Il revint en France et s’arrêta au monastère d’Echternach, qu’avait fondé s.Willibrord (v. 7 novembre). Avec ses compagnons survivants, il y resta deux années, priant, méditant, copiant des manuscrits.
Entretemps, Charlemagne infligea une cruelle défaite aux Saxons et pria Willehad de reprendre son travail évangélique. D’autorité, en 787, il fit sacrer évêque Willehad en lui assignant pour diocèse tout le territoire qu’il avait déjà parcouru.
Cette fois-ci, la moisson fut meilleure. Willehad installa son siège à Brême et y fit construire une belle cathédrale en bois, qui fut consacrée le 1er novembre 789.
Il faut rapporter ici certains détails concernant l’austérité de Willehad. Il priait beaucoup, parfois deux ou trois fois le psautier dans la journée ; il ne mangeait que du pain, du miel, des légumes et des fruits ; il prit du poisson seulement pour obéir au pape. 
Sans se reposer, il repartit en mission. Arrivé à l’embouchure de la Weser, il fut prit de fièvre. Son disciple Egisrik le suppliait de ne pas abandonner si tôt son troupeau, mais Willehad ne voulait rien d’autre que recevoir la couronne de tant de fatigues. Il mourut là, le 8 novembre 789, au lendemain du jour anniversaire de la mort de s.Willibrord ; il n’avait pas cinquante ans, mais beaucoup de mérites. 
Son corps fut ramené à Brême, et enseveli dans la toute nouvelle cathédrale.
Saint Willehad de Brême est commémoré le 8 novembre dans le Martyrologe Romain.

Geoffroy d’Amiens

1065-1115

 

Geoffroy, né vers 1065 dans le Soissonnais comme son frère Odon, étaient les fils de Frodon et Elisabeth, de bons propriétaires terriens, et chrétiens. Sur le tard, Frodon alla finir ses jours dans une abbaye, tandis qu’Elisabeth se vouait aux bonnes œuvres.

Geoffroy, donc, reçut au baptême le nom de l’abbé qui officiait, Geoffroy, abbé du Mont-Saint-Quentin, qui reçut l’enfant dans son abbaye dès qu’il eut cinq ans.

Le petit garçon grandit sagement, fut infirmier, hôtelier (assisté par Odon), cellérier. Il se montra très bon administrateur et fort ingénieux.

Il reçut le sacerdoce vers 1090, puis fut nommé abbé à Nogent-sous-Coucy, une abbaye encore jeune, qu’il administra fort intelligemment et même, parfois, un peu énergiquement, d’après les moines.

En 1104, il fut élu évêque d’Amiens. On a conservé un grand nombre d’actes où apparaît le nom de Geoffroy. On se rend compte qu’il fut un grand partisan de la nécessaire réforme de l’Eglise, et il brilla par son intégrité et sa totale aversion envers la simonie.

Ses relations avec les seigneurs locaux furent tumultueuses. Peut-être Geoffroy manquait-il un peu de diplomatie, mes les seigneurs manquaient certainement de respect pour l’Eglise, et Geoffroy pouvait manier l’excommunication sans trop de scrupules. Il était trop préoccupé de la liberté de l’Eglise pour se laisser humilier par le pouvoir temporel.

En 1113, il soutint sincèrement la commune qu’organisèrent les bourgeois d’Amiens contre l’oppression des seigneurs ; mais cette guerre civile dans sa propre ville affligeait Geoffroy : il se retira, secrètement, après avoir expédié son anneau pastoral à l’archevêque de Reims. Il s’arrêta à Cluny, puis logea à la Grande Chartreuse. Mais un concile réuni à Soissons prescrivait à Geoffroy de rentrer dans son diocèse. Après avoir assisté au concile de Reims, il arriva à Amiens pour les Rameaux, 11 avril 1115.

Le 16 juin, il réunit un synode à Amiens ; début juillet, il fut au concile de Châlons. En octobre, il dut aller à Reims et au retour s’arrêta à Saint-Crépin de Soissons, où la fièvre le prit, le 25 octobre. Reparti le lendemain matin, il était trop malade et fut reconduit à l’abbaye. C’est là qu’il mourut, le 8 novembre 1115.

Sur la base de la tradition, le nom de saint Geoffroy fut introduit plus tard au Martyrologe.

 

 

John Duns Scotus

1266-1308

 

John naquit en 1266 (ou à la fin de 1265). 

On le nomme en général Duns Scot, à la française, oubliant que son prénom était celui de l’Apôtre Jean, qu’il était natif de Duns, en Ecosse, d’où son surnom de Scotus, écossais. 

Il entra dans l’Ordre franciscain et enseigna à Oxford et Paris.

Sa doctrine philosophique procédait selon une démarche très différente de celle de l’autre maître de l’époque, saint Thomas d’Aquin. Mais ils défendaient tous deux la même foi catholique, soutenant tous deux le primat de Pierre et la papauté.

John Duns Scott eut ainsi l’occasion de défendre ouvertement le pape Boniface VIII contre le roi Philippe le Bel, ce qui lui valut l’exil pendant quelque temps.

Les deux écoles, franciscaines et dominicaines, continuèrent pendant longtemps de s’opposer l’une à l’autre avec des arguments intellectuels savants qu’on ne reprendra pas ici.

John Duns Scott lui-même avait une pensée telle, qu’il reçut le surnom de Doctor subtilis, Docteur subtil, tandis que son «rival», Tommaso d’Aquin, reçut celui de Doctor angelicus, Docteur angélique. 

Il a été considéré comme subtil, d’abord pour la profondeur de ses thèses ; plus tard, on chercha à le déconsidérer pour ses subtilités qu’on n’appréciait pas.

Il reste un des grands défenseurs du dogme de l’Immaculée Conception, de celui de l’Infaillibilité Pontificale.

En-dehors de ces controverses, on sait d’ailleurs peu de choses précises sur la vie de notre Docteur.

Il s’éteignit à Cologne (Allemagne), le 8 novembre 1308.

Longtemps considéré comme Bienheureux par les Franciscains, il l’est maintenant «officiellement», depuis que son culte a été confirmé en 1993. 

Elisabetta Maria Satellico

1706-1745

 

Née à Venise (Italie) le 9 janvier 1706 (et non le 31 décembre, semble-t-il), de Piero Satellico et Lucia Mander, Elisabetta vécut avec les parents chez son oncle prêtre.

Elle put recevoir l'Eucharistie à neuf ans.

De mauvaise santé, mais d'intelligence vive, douée pour la musique et le chant autant que pour la prière, très tôt elle exprima son désir d'entrer chez les Clarisses.

A quatorze ans, elle entra au monastère de Ostra Vetere (Montenovo, Ancona, Marches), comme aspirante : elle jouait de l'orgue et organisait le chant des moniales ; elle prit l'habit en 1725, avec le nom de Maria Crocifissa (Marie Crucifiée).

Après sa profession, elle chercha à ressembler toujours plus au Christ crucifié ; sa dévotion allait principalement à la Sainte Trinité, à la Très Sainte Vierge, à l'Eucharistie ; son amour enveloppait toutes les âmes rachetées par la Croix du Sauveur ; elle reçut des grâces mystiques extraordinaires qui montraient l'élévation de son âme et son union avec le Christ : on la voyait aller communier avec une couronne d'épines, on la trouvait les bras en croix...

Elue abbesse une première fois, elle fut réélue et renonça à sa charge sur la volonté de l'évêque.

Frappée de phtisie (tuberculose), elle mourut le 8 novembre 1745.

Elle a été béatifiée en 1993.

 

 

Mactinô Tạ Ɖức Thịnh

1760-1840

 

Mactinô (ou Martinô, Martin) naquit à Kẻ Sặt (Hà Nội, Tonkin), en 1760.

Prêtre, membre des Missions Etrangères de Paris (MEP), il travailla pendant des dizaines d’années comme pasteur de son peuple.

Désormais octogénaire, il fut arrêté avec deux autres prêtres, tonkinois eux aussi, et deux laïcs, dont son propre domestique, Mactinô Thọ, le 31 mai 1840, sur une dénonciation.

Après un mois de détention dans la capitale Nam-Ɖịnh, ils furent soumis à des interrogatoires, pour leur faire avouer l’identité et la cachette d’autres prêtres. Puis on les invita à apostasier, sous la torture. N’ayant rien obtenu de ces fidèles serviteurs du Christ, le gouverneur prononça la sentence de mort, qui devait être confirmée par le roi.

La confirmation arriva seulement le 6 novembre.

Il y eut une dernière sommation à apostasier. Mais les cinq «accusés» répondirent : 

Grand mandarin, nos résolutions sont immuables ; elles ne sauraient changer. 

Pour se rendre au lieu du supplice, on dut transporter le père Mactinô en filet, car il ne pouvait plus marcher, après cette longue détention de cinq mois.

Le père Mactinô fut exécuté à Bảy Mẫu (Tonkin), le 8 novembre 1840.

Béatifié en 1900, il fut canonisé en 1988.

On rappellera que tous les Martyrs vietnamiens sont fêtés liturgiquement ensemble, le 24 novembre.

 

 

Giuse Nguyễn Ɖình Nghi

1771-1840

 

Giuse (Joseph) naquit à Kẻ Vồi (Hà Nội, Tonkin), en 1771.

Il avait été ordonné prêtre vers 1820, et avait conquis l’estime unanime, même de la part des païens.

Il fut arrêté avec deux autres prêtres, tonkinois eux aussi, et deux laïcs, le 31 mai 1840, sur une dénonciation.

Après un mois de détention dans la capitale Nam-Ɖịnh, ils furent soumis à des interrogatoires, pour leur faire avouer l’identité et la cachette d’autres prêtres. Puis on les invita à apostasier, sous la torture. N’ayant rien obtenu de ces fidèles serviteurs du Christ, le gouverneur prononça la sentence de mort, qui devait être confirmée par le roi.

La confirmation arriva seulement le 6 novembre.

Il y eut une dernière sommation à apostasier. Mais les cinq «accusés» répondirent : 

Grand mandarin, nos résolutions sont immuables ; elles ne sauraient changer. 

Etant tonkinois, Giuse n’aurait pas dû être condamné à mort par décapitation, mais il le fut parce qu’il était proche, ou même membre des Missions Etrangères de Paris, donc un ami des étrangers européens, qui étaient poursuivis comme «ennemis du peuple vietnamien».

Giuse fut donc décapité à Bảy Mẫu (Tonkin), le 8 novembre 1840.

Béatifié en 1900, il fut canonisé en 1988.

 

 

Phaolô Nguyễn Ngân

1771-1840

 

Phaolô (Paul) naquit à Kẻ Bền (Thanh Hóa, Tonkin), en 1771.

Il fut arrêté avec deux autres prêtres, tonkinois eux aussi, et deux laïcs, le 31 mai 1840, sur une dénonciation.

Après un mois de détention dans la capitale Nam-Ɖịnh, ils furent soumis à des interrogatoires, pour leur faire avouer l’identité et la cachette d’autres prêtres. Puis on les invita à apostasier, sous la torture. N’ayant rien obtenu de ces fidèles serviteurs du Christ, le gouverneur prononça la sentence de mort, qui devait être confirmée par le roi.

La confirmation arriva seulement le 6 novembre.

Il y eut une dernière sommation à apostasier. Mais les cinq «accusés» répondirent : 

Grand mandarin, nos résolutions sont immuables ; elles ne sauraient changer. 

En se rendant au lieu du supplice, le père Phaolô récita les prières du Chemin de la Croix.

Phaolô fut exécuté à Bảy Mẫu (Tonkin), le 8 novembre 1840.

Béatifié en 1900, il fut canonisé en 1988.

 

 

Mactinô Thọ

1787-1840

 

Mactinô (Martin) était né à Kẻ Báng (Nam Ɖịnh, Hà Nội, Tonkin) en 1787.

Marié, collecteur d’impôts, Mactinô était président de conseil paroissial. Il était le domestique personnel du père Mactinô Thịnh (voir la notice), qui l’avait sans doute baptisé et dont il avait reçu le prénom.

Il fut arrêté avec trois prêtres, tonkinois eux aussi, dont le père Mactinô Thịnh, et un autre laïc, le 31 mai 1840, sur une dénonciation.

C’est grâce à sa fille qu’on a recueilli maints détails sur la captivité et le martyre de ces cinq héros du Christ.

Après un mois de détention dans la capitale Nam-Ɖịnh, tous furent soumis à des interrogatoires, pour leur faire avouer l’identité et la cachette d’autres prêtres. Puis on les invita à apostasier, sous la torture. 

Une de ses réponses au mandarin fut la suivante : 

La vie de ma femme et de mes enfants ne serait pas une raison suffisante d’apostasier, et je ne voudrais pas, même à ce prix, me priver du bonheur du ciel qui m’est promis.

Le ciel ! ah ! c’est pour en jouir que je reste fidèle à ma religion ; quand ma tête tombera sous le fer du bourreau, mon âme s’envolera vers cette patrie du chrétien.

Et à ses enfants qui avaient pu s’approcher de lui à l’insu du mandarin, il les exhortait encore à la fidélité et à l’espérance éternelle : 

Temporellement, je ne puis plus rien faire pour vous, je ne dois plus m’occuper qu’à bien souffrir.

N’ayant rien obtenu de ces fidèles serviteurs du Christ, le gouverneur prononça la sentence de mort, qui devait être confirmée par le roi.

La confirmation arriva seulement le 6 novembre.

Il y eut une dernière sommation à apostasier. Mais les cinq «accusés» répondirent : 

Grand mandarin, nos résolutions sont immuables ; elles ne sauraient changer. 

Martinô fut exécuté à Bảy Mẫu (Tonkin), le 8 novembre 1840.

Béatifié en 1900, il fut canonisé en 1988.

 

 

Gioan Baotixita Cỏn

1805-1840

 

Gioan Baotixita (Jean-Baptiste) était né à Kẻ Báng (Nam Ɖịnh, Hà Nội, Tonkin) en 1805.

Marié, Gioan Baotixita ne passait pas pour être, dans son village, parmi les «piliers de l’église»,  mais il était entièrement dévoué à la cause des missionnaires et les aidait de toutes ses forces. iIl était même devenu catéchiste.

Il fut arrêté avec trois prêtres, tonkinois eux aussi, et un autre laïc, le 31 mai 1840, sur une dénonciation.

Après un mois de détention dans la capitale Nam-Ɖịnh, tous furent soumis à des interrogatoires, pour leur faire avouer l’identité et la cachette d’autres prêtres. Puis on les invita à apostasier, sous la torture. 

Une de ses réponses au mandarin fut la suivante : 

Grand mandarin, nous ne sommes nullement repentants, c’est une bonne œuvre que nous avons faite. Le seul moyen de nous corriger, c’est de nous mettre à mort ; car si vous nous renvoyez, le premier prêtre que nous rencontrerons, fût-il Européen, nous le cacherons encore. Les prêtres nous enseignent le bien, ils sont nos pères, comment pourrions-nous les abandonner ?

N’ayant rien obtenu de ces fidèles serviteurs du Christ, le gouverneur prononça la sentence de mort, qui devait être confirmée par le roi.

La confirmation arriva seulement le 6 novembre.

Il y eut une dernière sommation à apostasier. Mais les cinq «accusés» répondirent : 

Grand mandarin, nos résolutions sont immuables ; elles ne sauraient changer. 

Apprenant qu’il allait être exécuté avec les prêtres, Gioan Baotixita s’exclama avec joie : Aujourd’hui nous retournerons chez nous (cf. Ps 121). Et à un ami qui venait en larmes lui rendre visite : Quoi ! Notre âme est dans la joie, et toi, au lieu de te réjouir, tu verses des larmes !

Gioan Baotixita fut exécuté à Bảy Mẫu (Tonkin), le 8 novembre 1840.

Béatifié en 1900, il fut canonisé en 1988.

 

Juana Josefa Ochotorena Arniz

1860-1936

 

Juana Josefa Ochotorena Arniz naquit le 27 décembre 1860 à Arraiza (Navarre, Espagne NW) de José et Isidora.

On lui donna au baptême le nom du Saint du jour, s.Jean l’Evangéliste.

Jeune encore, en 1879, elle entra au monastère Saint-Joseph de Madrid, chez les Conceptionnistes, prenant à sa profession le nom de María Juana de Saint-Michel.

Courageusement, elle supporta très longtemps et secrètement une douloureuse maladie, dont la Supérieure était seule au courant, jusqu’à ce qu’en 1931 la maladie ne pouvait plus être dissimulée. María Juana acceptait, résignée, mais toujours souriante.

Elle priait beaucoup, elle méditait, particulièrement les pages de l’Evangile relatant la Passion de Notre-Seigneur.

A ces souffrances s’ajouta la passion, lorsque les désordres de la guerre civile d’Espagne se déchaînèrent en juillet 1936. María Juana avait jusque-là souffert en silence ; elle allait verser son sang avec toutes ses Compagnes, dont elle était la doyenne d’âge : elle avait soixante-seize ans.

On trouvera un petit exposé de ces douloureux moments dans la notice d’Isabel Lacaba Andía, ce même jour.

María Juana de Saint-Michel a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

 

 

Petra Manuela Pairós Benito

1863-1936

 

Petra Manuela Pairós Benito naquit le 29 avril 1863 à Pamplona (Navarre, Espagne N), de Pedro et Benita. Pedro était d’origine française.

Après avoir eu son diplôme de maîtresse d’école, Petra voulut entrer en religion chez les Conceptionnistes de Madrid, au monastère Saint-Joseph.

Elle prit le voile en 1887 et, lors de sa profession, assuma le nom de Marie Pilar des Abandonnés.

Marie Pilar était bien préparée pour l’enseignement : on lui confia la direction de l’école ouverte par les moniales. Sa délicatesse, sa présence, ses conseils lui valurent les appréciations élogieuses unanimes de tous ceux qui la connurent. Elle avait une affection spéciale pour les enfants de familles pauvres.

Elle avait aussi un certain talent pour l’écriture et laissa des poèmes, des petites pièces de théâtre.

Un accident lui fit perdre un œil, épreuve qu’elle supporta avec humour : Je pensais que le Bon Dieu m’avait oubliée, mais je vois que maintenant Il me demande davantage.

Elle priait ; la règle prévoit d’accorder deux heures à la prière, mais Marie Pilar restait bien davantage dans la conversation silencieuse avec l’Invisible.

La suite et la fin de sa vie seront les mêmes que pour Isabel Lacaba Andía, la Supérieure, à la notice de laquelle on peut se référer, ce même jour.

Marie Pilar des Abandonnés a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

 

 

Eustaquia Monedero de la Calle

1864-1936

 

Eustaquia Monedero de la Calle naquit le 20 septembre 1864 à Anaya (Ségovie, Espagne C), de Gaspar et Valentina.

Gaspar fut veuf deux fois ; du premier mariage, il eut un fils, Justo ; du second, quatre enfants ; du troisième, avec Valentina, il eut six enfants : Rogelio, Petra, notre Eustaquia, Dorotea, Miguel, Sinforiano. Il y avait seize ans de différence entre Justo et Eustaquia.

Celle-ci fut donc baptisée dès le 23 septembre 1864.

En 1887, elle entra chez les Conceptionnistes de Madrid, au monastère Saint-Joseph, où elle prit le nom de María Eustaquia de l’Assomption.

Au lendemain de sa profession, on lui confia l’infirmerie, où elle montra toute sa douceur et sa sollicitude fraternelles envers les malades.

Mais vers 1914, sa bonne nature se retourna contre elle et l’affligea d’un cruel rhumatisme qui la condamna au fauteuil pour le reste de ses jours.

On peut lire le résumé des événements de 1936 dans la notice concernant la Supérieure, Isabel Lacaba Andía, ce même jour.

C’est la sœur Eustaquia qui fut si malmenée par les miliciens, quand ils l’embarquèrent au soir du 7 novembe 1936 dans leur camion, sans aucun ménagement, sans aucun égard pour son grand âge et sa douloureuse infirmité.

María Eustaquia de l’Assomption a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

 

 

Isabel Lacaba Andía

1882-1936

 

Isabel Lacaba Andía naquit le 3 novembre 1882 à Borja (Saragosse, Espagne NE), de Juan et María, de bons parents chrétiens.

Outre les valeurs chrétiennes, elle apprit la musique.

La jeune Isabel fut plusieurs fois demandée en mariage, mais elle avait déjà choisi son époux : le Christ.

Elle s’unit à Lui en 1903, chez les Conceptionnistes du monastère Saint-Joseph de Madrid, où elle prit le nom de María del Carmen.

Elue maîtresse des novices, elle transmit ce qu’elle avait appris : l’amour de l’oraison, l’élévation de l’âme par la musique.

En 1935, elle fut élue abbesse.

Cette mère sut montrer en toutes choses l’exemple à tout le monastère, et ce, malgré la pneumonie dont elle souffrait. Elle se sentait responsable de chacune, et aimait s’inspirer de la maman des sept frères dont il est question dans l’Ecriture (2Mac 7), sans se douter qu’elle aurait à montrer à son tour ce courage viril.

Le 19 juillet 1936, l’enfer se déchaîna contre toutes les maisons religieuses du pays. Aux portes du monastère Saint-Joseph, toute une foule enragée hurlait des Les nonnes, f… le camp !

La Supérieure invita toutes les moniales à venirconsommer les Hosties du Tabernacle, pour éviter des profanations. L’aumônier leur demanda alors si elles étaient prêtes à offrir leur vie plutôt que de trahir leur consécration, et toutes répondirent Oui.

Elles s’habillèrent alors avec des vêtements laïques, s’équipèrent du strict nécessaire pour se débrouiller et sortirent du couvent. Huit trouvèrent à se réfugier chez des parents ou amis, dix autres, dont la Supérieure, se mirent dans l’appartement d’une amie, mais elles furent dénoncées par la concierge d’un immeuble voisin qui savait les observer.

Peu de temps avant que l’abbesse fut arrêtée, une amie la supplia de rester avec elle, pour éviter d’aller à la mort, mais l’abbesse répondit qu’en aucune manière elle laisserait la communauté, et surtout pas les moniales infirmes.

Les miliciens intervinrent plusieurs fois, d’abord pour fouiller l’appartement et emporter toute la nourriture et même parfois l’eau ; au soir du 7 novembre 1936, ils vinrent embarquer les Religieuses en trois groupes successifs dans un camion, sans aucun ménagement, même à l’égard de la Religieuse âgée et paralysée.

La suite des événements est malheureusement très simple : on ne revit jamais plus ces dix Religieuses. On a supposé avec assez de vraisemblance qu’elles furent toutes fusillées sur une place de Madrid, dans la nuit du 7 au 8 novembre, mais leurs corps n’ont pas pu être retrouvés.

En 1946, la rue de cet appartement prit le nom de Rue des Martyres Conceptionnistes.

María del Carmen a été béatifiée en 2019, avec ses Compagnes, et sera inscrite avec elles au Martyrologe le 8 novembre.

 

 

Manuela Balbina Rodríguez Higuera

1886-1936

 

Manuela Balbina Rodríguez Higuera naquit le 10 mars 1886 à Madrid (Espagne), d’Antonio et Josefa, qui eurent aussi une autre fille, María de las Nieves.

Manuela fit une première expérience religieuse chez les moniales Rédemptoristines de Ségovie, mais un problème de santé l’obligea à interrompre le noviciat. Fin 1919, guérie et âgée de trente-trois ans, Manuela se présenta alors au monastère des Conceptionnistes de Madrid, où elle trouva vraiment sa voie.

Avec son nouveau nom de religion, sœur María de Saint-Joseph émit les vœux perpétuels en 1923.

Elle qui affectionnait les moments de silence, de prière, de méditation, ne put retenir des expressions de douleur, d’angoisse, en apprenant comment les mouvements anarchistes, révolutionnaires, s’en prenaient aux prêtres et aux religieux, jetant tout le pays dans un climat de persécution et de haine contre l’Eglise.

On lira effectivement dans la notice sur Isabel Lacaba Andía comment le monastère Saint-Joseph de Madrid dut être évacué et fut profané dès le début de la guerre civile, en juillet 1936.

María de Saint-Joseph a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

 

 

Manuela Prensa Cano

1887-1936

 

Manuela Prensa Cano naquit le 25 avril 1887 à El Toboso (Tolède, Mancia, Espagne C).

Les informations sont particulièrement discrètes sur sa famille et son enfance.

La formation que reçut Manuela lui procura une grande culture, assez extraordinaire pour l’époque : son écriture était parfaitement soignée, et elle signait des pages merveilleusement calligraphiées ; à cela s’ajoutait sa très vaste culture musicale.

En 1905, elle entra chez les sœurs Conceptionnistes du monastère Saint-Joseph de Madrid, prenant le nom de María du Très-Saint-Sacrement.

Bien évidemment, elle fut nommée secrétaire de la supérieure et, en plus, fut chargée de la formation musicale des novices et de toute la maison, pour la bonne préparation des offices et des fêtes. Ce n’est pas toujours un travail facile.

En 1936, la sœur avait quarante-neuf ans. On pourra lire ici la notice de Isabel Lacaba Andía, la Supérieure, avec laquelle elle partagea les péripéties de l’été 1936 et les circonstances du martyre.

María du Très-Saint-Sacrement a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

 

 

Maximino Serrano Sáiz

1887-1936

 

Il était né le 29 mai 1887 à San Adrián de Juarros (Burgos, Espagne).

Son parcours fut un «travail».

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), il professa avec le nom de José Alfonso.

Il fut presque constamment à Madrid, dans les diverses communautés qui s’y trouvaient et qu’on ne va pas énumérer.

Pour des motifs qu’on n’a pas élucidés, le Frère sortit de la Congrégation entre 1909 et 1912 (maladie ? crise ? service militaire ?), mais la réintégra dès 1913, toujours à Madrid, sauf trois ans à Jerez de la Frontera (1924-1927).

Il fit la profession perpétuelle en 1920.

Il appartenait à la communauté San Rafael de Madrid et fut assassiné, comme des centaines d’autres victimes, à Paracuellos de Jarama (Madrid) le 8 novembre 1936.

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Basilia Diez Recio

1889-1936

 

Basilia Díez Recio naquit le 14 juin 1889 à Moradillo del Castillo (Burgos, Espagne N), de Pedro et Victoriana.

A l’époque, on fêtait le 14 juin saint Basile (v. 2 janvier), dont elle reçut le nom au baptême.

Petite, elle aimait déjà prier dans le secret, parler avec Notre-Seigneur. Elle voulait se consacrer entièrement à Dieu, se donner à l’Eglise, mais les circonstances familiales la retenaient à la maison.

En 1921, finalement, elle put accomplir son profond désir et entra chez les Conceptionnistes de Madrid, prenant le nom de María de Jésus.

Ce qu’on a retenu d’elle pendant ces années de vie religieuse et contemplative, est qu’elle ne cherchait jamais à imposer sa préférence, son goût personnel.

Cette heureuse période s’acheva, hélas ! de façon abrupte en 1936.

On trouvera un petit exposé de ces douloureux moments dans la notice d’Isabel Lacaba Andía, ce même jour.

María de Jésus a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

 

 

María de las Nieves Rodríguez Higuera

1892-1936

 

María de las Nieves Rodríguez Higuera naquit le 5 août 1892 à Madrid (Espagne), d’Antonio et Josefa ; sa sœur aînée s’appelait Manuela Balbina (v. Manuela Balbina Rodriguez Higuera, ce même jour).

En 1928, quelques années après son aînée elle entra au monastère Saint-Joseph des Conceptionnistes de Madrid, et prit le nom de Maria Guadalupe de l’Ascension.

Elle était plus grande que les autres, aussi lui confia-t-on le travail de repeindre les plafonds du monastère. C’était un travail assez fatiguant, et elle se reposait en étant aussi à l’accueil, au «tour» - ce moulin de bois qu’on actionnait sans se faire voir pour recevoir ce que les visiteurs apportaient - et à l’infirmerie.

En 1936, elle n’avait que quarante-quatre ans et pouvait vivre encore longtemps dans ce cher monastère, mais les événements se précipitèrent avec la guerre civile d’Espagne.

On trouvera un petit exposé de ces douloureux moments dans la notice d’Isabel Lacaba Andía, ce même jour.

Maria Guadalupe de l’Ascension a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

 

 

Clotilde Campos Urdiales

1897-1936

 

Clotilde Campos Urdiales naquit le 4 juin 1897 à Valdealcón (León, Espagne NW), de Felice et Mauricia, qui lui donnèrent au baptême le nom de sainte Clotilde, qu’on fête en effet le 4 (ou le 3) juin.

La famille tout entière ne sut jamais comprendre quelle vocation mûrissait dans le cœur de cette jeune fille pleine d’entrain, studieuse, bonne chrétienne - et manifesta une totale contrariété à l’entrée de Clotilde dans la vie religieuse. Elle attendit patiemment.

Quand les parents comprirent, enfin, que leur fille n’avait aucun autre désir dans la vie que d’appartenir à Jésus-Christ, ils lui accordèrent leur bénédiction. Clotilde fut alors reçue dans le monastère Saint-Joseph de Madrid, chez les Conceptionnistes.

C’était en 1923, Clotilde avait déjà vingt-six ans. Clotilde devint María du Pilar, sans doute par référence à Notre-Dame du Pilar (du Pilier), un pèlerinage marial fameux à Saragosse (Espagne).

Elle aimait rendre service aux autres moniales. On la savait dévote de la Sainte Vierge : elle décorait de fleurs la «grotte de Lourdes» qui se trouvait dans le jardin.

Elle dut subir une bien douloureuse opération chirurgicale, qu’elle supporta patiemment, exprimant toute sa reconnaissance au personnel médical.

A trente-neuf ans, en 1936, elle vécut avec ses Consœurs les tristes événements de la guerre civile.

On trouvera un petit exposé de ces douloureux moments dans la notice d’Isabel Lacaba Andía, ce même jour.

María du Pilar a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

 

 

Laureano Pérez Carrascal

1902-1936

 

Né le 4 juin 1876 à Valladolid, d’Inocencio et Petra, Laureano fut baptisé le 8 juin suivant. Très tôt, il fut orphelin et élevé par les Filles de la Charité et les Pères Lazaristes du quartier Chamberí de Madrid.

Il fit de très bonnes études et entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens) ; il fit la profession en 1896 et fut ordonné prêtre en 1903.

On l’envoya enseigner à Limpias (Santander), puis il fut directeur de l’école apostolique de Murguía (Álava), supérieur de Paredes de Nava et d’Andújar, et finalement aumônier du noviciat des Filles de la Charité à partir de 1935. Le p.Laureano était particulièrement fervent durant la célébration de la Messe.

A partir du 21 juillet 1936, il fut expulsé de la maison de la rue Lope de Vega, et chercha à trouver refuge chez des amis, comme tous les autres Confrères. Le 30 septembre, on l’arrêta et on le conduisit à la prison Modelo, où il resta jusqu’au 8 novembre.

Ce jour-là, à cinq heures du matin, on appela un certain nombre de prisonniers, dont le p.Laureano. On compta jusqu’à vingt autobus de Madrid réquisitionnés pour l’occasion, où l’on fit monter les condamnés, attachés deux à deux avec des cordes. Parvenus à Paracuellos de Jarama, aux environs de Madrid, on les fit descendre et on les fit marcher en file par groupes de dix à vingt-cinq, jusqu’au bord des fossés ; à ce moment-là, intervenait la décharge d’une trentaine ou quarantaine de miliciens qui abattaient les victimes. Parfois, on ne leur donnait même pas le coup de grâce et certains respiraient encore quand on les recouvrait de terre.

Martyrisé le 8 novembre 1936 et béatifié en 2017, Laureano Pérez Carrascal sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 8 novembre.

 

 

Narcisa García Villa

1909-1936

 

Narcisa García Villa naquit le 18 mars 1909 à Náva de los Caballeros (León, Espagne NW), d’Abundio et Ulpiana.

On a retenu de son enfance, qu’elle était une passionnée de lecture, qu’elle apprit les lettres de l’alphabet beaucoup plus facilement que ses camarades et qu’elle lut tous les livres de la bibliothèque de l’école et de la paroisse.

Elle désirait beaucoup devenir religieuse, mais elle songea que, si elle quittait le foyer familial, ses frères auraient trop de travail ; aussi attendit-elle quelque peu.

En réalité, elle n’attendit pas beaucoup car, en 1924 - elle n’avait que seize ans ! -, accompagnée en train par son père, elle rejoignit le couvent Saint-Joseph des Conceptionnistes de Madrid. C’est ainsi qu’elle devint María Beatrice de Sainte-Thérèse, reprenant le nom de la Fondatrice, Beatriz da Silva (v. 9 août).

Jeune, dynamique, elle avait toute l’énergie pour être efficace dans tous les domaines ; elle fut à la cuisine, à la sacristie, au secrétariat, au tour ; elle était aussi très musicienne. Mais surtout, on la voyait profondément ancrée dans la prière, dans le dialogue intime avec Dieu, une vie intérieure intense, qui se réfléchissait dans la vie fraternelle de chaque jour.

Humainement parlant, on pouvait penser que María Beatrice devait encore donner le meilleur d’elle-même dans les années futures, mais le meilleur fut l’année douloureuse de la guerre civile en Espagne, 1936, où elle versa son sang pour le Christ.

On trouvera un petit exposé de ces douloureux moments dans la notice d’Isabel Lacaba Andía, ce même jour.

María Beatrice de Sainte-Thérèse, la benjamine du groupe, n’avait que vingt-sept ans ; elle a été béatifiée en 2019, et sera inscrite au Martyrologe le 8 novembre.

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