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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 00:00

 

08 NOVEMBRE

 

IV.

Quatre SS Couronnés : Claudius, Nicostratus, Simpronianus, Castorius avec Simplicius, leur compagnon converti ; sculpteurs en Pannonie, martyrisés pour avoir refusé de sculpter un Esculape. 

S Clair, disciple de s. Martin ; il eut d'autres disciples à Tours.

S Maur, évêque à Verdun (V.?).

V.

Ste Matrone, moniale à Constantinople ; elle se serait cachée longtemps de son mari pour se consacrer, finissant par être supérieure de son monastère et mourir centenaire.

VI.

S Tysilio, moine en Pays de Galles.

VII.

S Deusdedit Ier, pape (615-618) : il guérit un lépreux en l'embrassant.

VIII.

S Wiomad, évêque à Trèves.

S Willehad, anglais, premier évêque à Brême, apôtre de la Frise et de la Saxe.

X.

B Grégoire, abbé à Einsiedeln ; il avait laissé en Angleterre son épouse et contribua beaucoup au développement de son monastère.

Ste Euphrosyne la Jeune, vierge ; pour échapper au mariage, elle avait fui, déguisée en homme ; devenue moine, elle fuit de nouveau pour être moniale près de Constantinople.

XII.

S Geoffroy, abbé à Nogent-sous-Coucy, évêque à Amiens, insensible à la simonie ; il soutint la commune des Bourgeois contre leurs seigneurs, mais s'en lassa et voulut même abdiquer. 

XIV.

B John Duns Scott, franciscain écossais, théologien "subtil et admirable", "ménestrel du Verbe incarné", "héraut de la bienheureuse Vierge Marie", dont le culte fut confirmé en 1993.

XVIII.

Bse Elisabetta (Maria Crocefissa) Satellico, abbesse clarisse à Ostra Vetere, mystique, béatifiée en 1993.

XIX.

SS Giuse Nguyễn Ɖình Nghi, Phaolô Nguyễn Ngân, Mactinô Tạ Ɖức Thịnh, prêtres, et deux paysans : Mactinô Thọ, Gioan Baotixita Cỏn, tonkinois martyrs, décapités ; le prêtre Mactinô était octogénaire ; canonisés en 1988, fêtés le 24 novembre.

XX.    

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

        - béatifié en 2013 :

Lasalliens : Maximino Serrano Sáiz (José Alfonso, *1887), près de Madrid.

Deusdedit 1er

615-618

 

Entre le pape Boniface IV et le pape Boniface V, le siège de Saint-Pierre fut occupé par Deusdedit 1er.

Deusdedit signifie «Dieu a donné», et est remplacé parfois par l’équivalent latin Adeodatus, «donné par Dieu» ; en français on dit Adéodat ou, plus fréquemment, Dieudonné.

Durant les trois années de ce pontificat, il y eut en Italie de forts tremblements de terre, et par la suite, des épidémies de lèpre.

C’est peut-être à cette époque que remonte la création des premiers «lazarets» ou hôpitaux pour lépreux. Le pape Deusdedit y fut présent pour participer aux soins des pauvres malades.

L’ancien Martyrologe disait qu’en embrassant un de ces lépreux, le pape le guérit.

Deusdedit eut de bons rapports avec les Lombards et avec la monarchie franque.

On conserve de lui le premier specimen de sceau pontifical, consistant en une bulle de plomb, marquée par le Bon Pasteur entouré de ses brebis, avec les deux lettres grecques A et Ω.

Deusdedit 1er fut le soixante-huitième pape.

Il est mentionné le 8 novembre au Martyrologe.

 

 

Willehad de Brême

740-789

 

Cet Anglais naquit en Norhumbrie vers 740-745.

Prêtre, il demanda au roi et aux évêques de l’envoyer prêcher l’Evangile en Frise.

Il marcha d’abord sur les pas de s.Boniface (v. 5 juin), au nord de l’actuelle Hollande, franchit la Lauwers et passa dans l’Humsterland.

Il fut arrêté et aurait pu y subir déjà le martyre, mais un conseil délibéra ; on avança qu’il n’avait commis aucun crime passible de mort et qu’on devait s’en remettre au sort : le sort fut heureux et on laissa Willehad libre, en le priant tout de même de s’éloigner.

Willehad marcha plus au Sud. Peu de conversions dans cette population attachée à ses rites païens. Mais un néophyte rempli d’un zèle excessif, commença à détruire des temples et la population s’alarma contre lui en le rossant d’importance, puis contre son maître, Willehad, sur lequel s’abattit une épée. Mais l’épée ne fit que tailler la courroie épaisse à laquelle était suspendu un reliquaire que portait toujours Willehad. Les païens, fort étonnés du prodige, n’osèrent plus lever la main contre lui, mais Willehad comprit qu’il valait mieux, pour l’heure, quitter cette dangereuse Frise.

Or Charlemagne cherchait à pacifier définitivement les Saxons : s’ils pouvaient se convertir au christianisme, ils deviendraient moins belliqueux. Aussi l’empereur fit-il appel à Willehad pour entreprendre l’évangélisation de la Saxe, entre la Weser et l’Elbe.

Un début de succès fut en réalité contredit par une attaque soudaine des Saxons contre l’armée franque. C’est tout juste si Willehad eut le temps de repasser la Weser, tandis que ceux de ses compagnons qui avaient voulu rester sur place, furent massacrés.

Willehad prit alors d’autres armes : il se rendit en pèlerinage à Rome et fut reçu par le pape Adrien 1er, qui l’encouragea. Il revint en France et s’arrêta au monastère d’Echternach, qu’avait fondé s.Willibrord (v. 7 novembre). Avec ses compagnons survivants, il y resta deux années, priant, méditant, copiant des manuscrits.

Entretemps, Charlemagne infligea une cruelle défaite aux Saxons et pria Willehad de reprendre son travail évangélique. D’autorité, en 787, il fit sacrer évêque Willehad en lui assignant pour diocèse tout le territoire qu’il avait déjà parcouru.

Cette fois-ci, la moisson fut meilleure. Willehad installa son siège à Brême et y fit construire une belle cathédrale en bois, qui fut consacrée le 1er novembre 789.

Il faut rapporter ici certains détails concernant l’austérité de Willehad. Il priait beaucoup, parfois deux ou trois fois le psautier dans la journée ; il ne mangeait que du pain, du miel, des légumes et des fruits ; il prit du poisson seulement pour obéir au pape. 

Sans se reposer, il repartit en mission. Arrivé à l’embouchure de la Weser, il fut prit de fièvre. Son disciple Egisrik le suppliait de ne pas abandonner si tôt son troupeau, mais Willehad ne voulait rien d’autre que recevoir la couronne de tant de fatigues. Il mourut là, le 8 novembre 789, au lendemain du jour anniversaire de la mort de s.Willibrord ; il n’avait pas cinquante ans, mais beaucoup de mérites. 

Son corps fut ramené à Brême, et enseveli dans la toute nouvelle cathédrale.

Saint Willehad de Brême est commémoré le 8 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Geoffroy d’Amiens

1065-1115

 

Geoffroy, né vers 1065 dans le Soissonnais comme son frère Odon, étaient les fils de Frodon et Elisabeth, de bons propriétaires terriens, et chrétiens. Sur le tard, Frodon alla finir ses jours dans une abbaye, tandis qu’Elisabeth se vouait aux bonnes œuvres.

Geoffroy, donc, reçut au baptême le nom de l’abbé qui officiait, Geoffroy, abbé du Mont-Saint-Quentin, qui reçut l’enfant dans son abbaye dès qu’il eut cinq ans.

Le petit garçon grandit sagement, fut infirmier, hôtelier (assisté par Odon), cellérier. Il se montra très bon administrateur et fort ingénieux.

Il reçut le sacerdoce vers 1090, puis fut nommé abbé à Nogent-sous-Coucy, une abbaye encore jeune, qu’il administra fort intelligemment et même, parfois, un peu énergiquement, d’après les moines.

En 1104, il fut élu évêque d’Amiens. On a conservé un grand nombre d’actes où apparaît le nom de Geoffroy. On se rend compte qu’il fut un grand partisan de la nécessaire réforme de l’Eglise, et il brilla par son intégrité et sa totale aversion envers la simonie.

Ses relations avec les seigneurs locaux furent tumultueuses. Peut-être Geoffroy manquait-il un peu de diplomatie, mes les seigneurs manquaient certainement de respect pour l’Eglise, et Geoffroy pouvait manier l’excommunication sans trop de scrupules. Il était trop préoccupé de la liberté de l’Eglise pour se laisser humilier par le pouvoir temporel.

En 1113, il soutint sincèrement la commune qu’organisèrent les bourgeois d’Amiens contre l’oppression des seigneurs ; mais cette guerre civile dans sa propre ville affligeait Geoffroy : il se retira, secrètement, après avoir expédié son anneau pastoral à l’archevêque de Reims. Il s’arrêta à Cluny, puis logea à la Grande Chartreuse. Mais un concile réuni à Soissons prescrivait à Geoffroy de rentrer dans son diocèse. Après avoir assisté au concile de Reims, il arriva à Amiens pour les Rameaux, 11 avril 1115.

Le 16 juin, il réunit un synode à Amiens ; début juillet, il fut au concile de Châlons. En octobre, il dut aller à Reims et au retour s’arrêta à Saint-Crépin de Soissons, où la fièvre le prit, le 25 octobre. Reparti le lendemain matin, il était trop malade et fut reconduit à l’abbaye. C’est là qu’il mourut, le 8 novembre 1115.

Sur la base de la tradition, le nom de saint Geoffroy fut introduit plus tard au Martyrologe.

 

 

John Duns Scotus

1266-1308

 

John naquit en 1266 (ou à la fin de 1265). 

On le nomme en général Duns Scot, à la française, oubliant que son prénom était celui de l’Apôtre Jean, qu’il était natif de Duns, en Ecosse, d’où son surnom de Scotus, écossais. 

Il entra dans l’Ordre franciscain et enseigna à Oxford et Paris.

Sa doctrine philosophique procédait selon une démarche très différente de celle de l’autre maître de l’époque, saint Thomas d’Aquin. Mais ils défendaient tous deux la même foi catholique, soutenant tous deux le primat de Pierre et la papauté.

John Duns Scott eut ainsi l’occasion de défendre ouvertement le pape Boniface VIII contre le roi Philippe le Bel, ce qui lui valut l’exil pendant quelque temps.

Les deux écoles, franciscaines et dominicaines, continuèrent pendant longtemps de s’opposer l’une à l’autre avec des arguments intellectuels savants qu’on ne reprendra pas ici.

John Duns Scott lui-même avait une pensée telle, qu’il reçut le surnom de Doctor subtilis, Docteur subtil, tandis que son «rival», Tommaso d’Aquin, reçut celui de Doctor angelicus, Docteur angélique. 

Il a été considéré comme subtil, d’abord pour la profondeur de ses thèses ; plus tard, on chercha à le déconsidérer pour ses subtilités qu’on n’appréciait pas.

Il reste un des grands défenseurs du dogme de l’Immaculée Conception, de celui de l’Infaillibilité Pontificale.

En-dehors de ces controverses, on sait d’ailleurs peu de choses précises sur la vie de notre Docteur.

Il s’éteignit à Cologne (Allemagne), le 8 novembre 1308.

Longtemps considéré comme Bienheureux par les Franciscains, il l’est maintenant «officiellement», depuis que son culte a été confirmé en 1993. 

Elisabetta Maria Satellico

1706-1745

 

Née à Venise (Italie) le 9 janvier 1706 (et non le 31 décembre, semble-t-il), de Piero Satellico et Lucia Mander, Elisabetta vécut avec les parents chez son oncle prêtre.

Elle put recevoir l'Eucharistie à neuf ans.

De mauvaise santé, mais d'intelligence vive, douée pour la musique et le chant autant que pour la prière, très tôt elle exprima son désir d'entrer chez les Clarisses.

A quatorze ans, elle entra au monastère de Ostra Vetere (Montenovo, Ancona, Marches), comme aspirante : elle jouait de l'orgue et organisait le chant des moniales ; elle prit l'habit en 1725, avec le nom de Maria Crocifissa (Marie Crucifiée).

Après sa profession, elle chercha à ressembler toujours plus au Christ crucifié ; sa dévotion allait principalement à la Sainte Trinité, à la Très Sainte Vierge, à l'Eucharistie ; son amour enveloppait toutes les âmes rachetées par la Croix du Sauveur ; elle reçut des grâces mystiques extraordinaires qui montraient l'élévation de son âme et son union avec le Christ : on la voyait aller communier avec une couronne d'épines, on la trouvait les bras en croix...

Elue abbesse une première fois, elle fut réélue et renonça à sa charge sur la volonté de l'évêque.

Frappée de phtisie (tuberculose), elle mourut le 8 novembre 1745.

Elle a été béatifiée en 1993.

 

 

Mactinô Tạ Ɖức Thịnh

1760-1840

 

Mactinô (ou Martinô, Martin) naquit à Kẻ Sặt (Hà Nội, Tonkin), en 1760.

Prêtre, membre des Missions Etrangères de Paris (MEP), il travailla pendant des dizaines d’années comme pasteur de son peuple.

Désormais octogénaire, il fut arrêté avec deux autres prêtres, tonkinois eux aussi, et deux laïcs, dont son propre domestique, Mactinô Thọ, le 31 mai 1840, sur une dénonciation.

Après un mois de détention dans la capitale Nam-Ɖịnh, ils furent soumis à des interrogatoires, pour leur faire avouer l’identité et la cachette d’autres prêtres. Puis on les invita à apostasier, sous la torture. N’ayant rien obtenu de ces fidèles serviteurs du Christ, le gouverneur prononça la sentence de mort, qui devait être confirmée par le roi.

La confirmation arriva seulement le 6 novembre.

Il y eut une dernière sommation à apostasier. Mais les cinq «accusés» répondirent : 

Grand mandarin, nos résolutions sont immuables ; elles ne sauraient changer. 

Pour se rendre au lieu du supplice, on dut transporter le père Mactinô en filet, car il ne pouvait plus marcher, après cette longue détention de cinq mois.

Le père Mactinô fut exécuté à Bảy Mẫu (Tonkin), le 8 novembre 1840.

Béatifié en 1900, il fut canonisé en 1988.

On rappellera que tous les Martyrs vietnamiens sont fêtés liturgiquement ensemble, le 24 novembre.

 

 

Giuse Nguyễn Ɖình Nghi

1771-1840

 

Giuse (Joseph) naquit à Kẻ Vồi (Hà Nội, Tonkin), en 1771.

Il avait été ordonné prêtre vers 1820, et avait conquis l’estime unanime, même de la part des païens.

Il fut arrêté avec deux autres prêtres, tonkinois eux aussi, et deux laïcs, le 31 mai 1840, sur une dénonciation.

Après un mois de détention dans la capitale Nam-Ɖịnh, ils furent soumis à des interrogatoires, pour leur faire avouer l’identité et la cachette d’autres prêtres. Puis on les invita à apostasier, sous la torture. N’ayant rien obtenu de ces fidèles serviteurs du Christ, le gouverneur prononça la sentence de mort, qui devait être confirmée par le roi.

La confirmation arriva seulement le 6 novembre.

Il y eut une dernière sommation à apostasier. Mais les cinq «accusés» répondirent : 

Grand mandarin, nos résolutions sont immuables ; elles ne sauraient changer. 

Etant tonkinois, Giuse n’aurait pas dû être condamné à mort par décapitation, mais il le fut parce qu’il était proche, ou même membre des Missions Etrangères de Paris, donc un ami des étrangers européens, qui étaient poursuivis comme «ennemis du peuple vietnamien».

Giuse fut donc décapité à Bảy Mẫu (Tonkin), le 8 novembre 1840.

Béatifié en 1900, il fut canonisé en 1988.

 

 

Phaolô Nguyễn Ngân

1771-1840

 

Phaolô (Paul) naquit à Kẻ Bền (Thanh Hóa, Tonkin), en 1771.

Il fut arrêté avec deux autres prêtres, tonkinois eux aussi, et deux laïcs, le 31 mai 1840, sur une dénonciation.

Après un mois de détention dans la capitale Nam-Ɖịnh, ils furent soumis à des interrogatoires, pour leur faire avouer l’identité et la cachette d’autres prêtres. Puis on les invita à apostasier, sous la torture. N’ayant rien obtenu de ces fidèles serviteurs du Christ, le gouverneur prononça la sentence de mort, qui devait être confirmée par le roi.

La confirmation arriva seulement le 6 novembre.

Il y eut une dernière sommation à apostasier. Mais les cinq «accusés» répondirent : 

Grand mandarin, nos résolutions sont immuables ; elles ne sauraient changer. 

En se rendant au lieu du supplice, le père Phaolô récita les prières du Chemin de la Croix.

Phaolô fut exécuté à Bảy Mẫu (Tonkin), le 8 novembre 1840.

Béatifié en 1900, il fut canonisé en 1988.

 

 

Mactinô Thọ

1787-1840

 

Mactinô (Martin) était né à Kẻ Báng (Nam Ɖịnh, Hà Nội, Tonkin) en 1787.

Marié, collecteur d’impôts, Mactinô était président de conseil paroissial. Il était le domestique personnel du père Mactinô Thịnh (voir la notice), qui l’avait sans doute baptisé et dont il avait reçu le prénom.

Il fut arrêté avec trois prêtres, tonkinois eux aussi, dont le père Mactinô Thịnh, et un autre laïc, le 31 mai 1840, sur une dénonciation.

C’est grâce à sa fille qu’on a recueilli maints détails sur la captivité et le martyre de ces cinq héros du Christ.

Après un mois de détention dans la capitale Nam-Ɖịnh, tous furent soumis à des interrogatoires, pour leur faire avouer l’identité et la cachette d’autres prêtres. Puis on les invita à apostasier, sous la torture. 

Une de ses réponses au mandarin fut la suivante : 

La vie de ma femme et de mes enfants ne serait pas une raison suffisante d’apostasier, et je ne voudrais pas, même à ce prix, me priver du bonheur du ciel qui m’est promis.

Le ciel ! ah ! c’est pour en jouir que je reste fidèle à ma religion ; quand ma tête tombera sous le fer du bourreau, mon âme s’envolera vers cette patrie du chrétien.

Et à ses enfants qui avaient pu s’approcher de lui à l’insu du mandarin, il les exhortait encore à la fidélité et à l’espérance éternelle : 

Temporellement, je ne puis plus rien faire pour vous, je ne dois plus m’occuper qu’à bien souffrir.

N’ayant rien obtenu de ces fidèles serviteurs du Christ, le gouverneur prononça la sentence de mort, qui devait être confirmée par le roi.

La confirmation arriva seulement le 6 novembre.

Il y eut une dernière sommation à apostasier. Mais les cinq «accusés» répondirent : 

Grand mandarin, nos résolutions sont immuables ; elles ne sauraient changer. 

Martinô fut exécuté à Bảy Mẫu (Tonkin), le 8 novembre 1840.

Béatifié en 1900, il fut canonisé en 1988.

 

 

Gioan Baotixita Cỏn

1805-1840

 

Gioan Baotixita (Jean-Baptiste) était né à Kẻ Báng (Nam Ɖịnh, Hà Nội, Tonkin) en 1805.

Marié, Gioan Baotixita ne passait pas pour être, dans son village, parmi les «piliers de l’église»,  mais il était entièrement dévoué à la cause des missionnaires et les aidait de toutes ses forces. iIl était même devenu catéchiste.

Il fut arrêté avec trois prêtres, tonkinois eux aussi, et un autre laïc, le 31 mai 1840, sur une dénonciation.

Après un mois de détention dans la capitale Nam-Ɖịnh, tous furent soumis à des interrogatoires, pour leur faire avouer l’identité et la cachette d’autres prêtres. Puis on les invita à apostasier, sous la torture. 

Une de ses réponses au mandarin fut la suivante : 

Grand mandarin, nous ne sommes nullement repentants, c’est une bonne œuvre que nous avons faite. Le seul moyen de nous corriger, c’est de nous mettre à mort ; car si vous nous renvoyez, le premier prêtre que nous rencontrerons, fût-il Européen, nous le cacherons encore. Les prêtres nous enseignent le bien, ils sont nos pères, comment pourrions-nous les abandonner ?

N’ayant rien obtenu de ces fidèles serviteurs du Christ, le gouverneur prononça la sentence de mort, qui devait être confirmée par le roi.

La confirmation arriva seulement le 6 novembre.

Il y eut une dernière sommation à apostasier. Mais les cinq «accusés» répondirent : 

Grand mandarin, nos résolutions sont immuables ; elles ne sauraient changer. 

Apprenant qu’il allait être exécuté avec les prêtres, Gioan Baotixita s’exclama avec joie : Aujourd’hui nous retournerons chez nous (cf. Ps 121). Et à un ami qui venait en larmes lui rendre visite : Quoi ! Notre âme est dans la joie, et toi, au lieu de te réjouir, tu verses des larmes !

Gioan Baotixita fut exécuté à Bảy Mẫu (Tonkin), le 8 novembre 1840.

Béatifié en 1900, il fut canonisé en 1988.

 

 

Maximino Serrano Sáiz

1887-1936

 

Il était né le 29 mai 1887 à San Adrián de Juarros (Burgos, Espagne).

Son parcours fut un «travail».

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens), il professa avec le nom de José Alfonso.

Il fut presque constamment à Madrid, dans les diverses communautés qui s’y trouvaient et qu’on ne va pas énumérer.

Pour des motifs qu’on n’a pas élucidés, le Frère sortit de la Congrégation entre 1909 et 1912 (maladie ? crise ? service militaire ?), mais la réintégra dès 1913, toujours à Madrid, sauf trois ans à Jerez de la Frontera (1924-1927).

Il fit la profession perpétuelle en 1920.

Il appartenait à la communauté San Rafael de Madrid et fut assassiné, comme des centaines d’autres victimes, à Paracuellos de Jarama (Madrid) le 8 novembre 1936.

Il fut béatifié en 2013.

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Published by samuelephrem - dans 11-novembre
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