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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 00:00

 

09 NOVEMBRE

     

III.    

S Ursinus, premier évêque à Bourges ; peut-être un des soixante-douze disciples du Seigneur.

S Agrippinus, évêque à Naples.

IV.    

Dédicace de la basilique romaine du Latran.

V.    

S Benen, évêque à Armagh, disciple et successeur de s. Patrick.

S Aurélius, évêque à Riditio, venu mourir à Milan.

VI.    

S Vanne, évêque à Verdun.

VII.    

Stes Eustolia et Sopatra, vierges à Constantinople ; Eustolia était romaine et voulut se retirer ; Sopatra, fille de l'empereur Maurice, voulut se mettre à son écoute, obtenant de son père un lieu pour y construire église et monastère.

IX.    

S Georges, évêque à Lodève, peut-être bénédictin à Conques et à Vabres.

X.    

Ste Thomaïs, épouse aussi pieuse que son mari était brutal, à Constantinople.

XIV.    

Bse Giovanna, solitaire à Signa.

XV.    

B Gabriele Ferretti, franciscain à Ancone, d'une grande humilité. 

B Luigi Morbioli, pénitent à Bologne ; de mari infidèle, il devint solitaire avec d'extraordinaires pénitences.

XVI.    

B Grazia, un pêcheur dalmate, convers augustin à Monte Ortone puis Venise.

XVII.    

B George Napper, prêtre martyr à Oxford ; il avait déjà fait neuf années de prison avant son sacerdoce.

XIX.    

Bse Carmen González Ramos García Prieto, veuve espagnole, fondatrice des Sœurs Franciscaines des Sacrés-Cœurs, béatifiée en 2007.

XX.    

Bse Elisabeth Catez (de la Trinité, 1880-1906), carmélite à Dijon ; elle avait obtenu le 1er prix de piano ; béatifiée en 1984, canonisée en 2016. 

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2007 :

Salésiens : Francisco José Marín López de Arroyave (*1910), profès, près de Madrid.

- béatifiée en 2015 :

Sœurs de Saint-Joseph : María de la Salud Baldoví Trull (María Micaela, *1869), près de Valencia.

B Henryk Hlebowicz (1904-1941), prêtre bélarus fusillé, béatifié en 1999.

B Luigi Beltrame Quattrocchi (1880-1951), père de famille romain, béatifié en 2001 en même temps que son épouse (Maria Corsini, cf. 26 août) ; de leurs quatre enfants, l’aîné fut prêtre à Rome, la seconde bénédictine à Milan († 1993), le troisième bénédictin puis trappiste, la quatrième fut laïque consacrée (elle était née en bonne santé, en 1914, alors que le corps médical préconisait un avortement par crainte pour la vie de la mère et du bébé).

Ursinus de Bourges
3e siècle

Saint Ursinus (Ursin) passe habituellement pour être le premier évêque de Bourges, au troisième siècle. C’est ce qu’affirme le Martyrologe Romain au 9 novembre. 
Mais une autre tradition fait remonter saint Ursin à la période apostolique, Ursin étant un des soixante-douze disciples du Seigneur, présent à la Dernière Cène, à l’Ascension et à la Pentecôte, devenu ensuite compagnon inséparable de saint Pierre. Il aurait été ensuite envoyé en Gaule par le successeur de Pierre, saint Clément, et Ursinus aurait ainsi fondé l‘Eglise de Bourges, obtenant du sénateur Leocadius un palais suffisamment grand pour devenir la cathédrale de Bourges, où Ursinus déposa des reliques de saint Etienne, protomartyr.
Il semble que l’on ait enjolivé certains détails historiques pour aboutir à cette tradition. Il est vrai que Leocadius donna une maison pour y organiser le culte chrétien, mais celui-ci vivait au 3e siècle, ayant eu un aïeul martyr à Lyon en 177.
La tombe de saint Ursin fut retrouvée sur révélation de celui-ci au 6e siècle.
Il se pourrait que le véritable dies natalis de saint Ursin soit le 29 décembre, mais la date du 9 novembre fut préférée comme étant l’anniversaire de l’invention de ses reliques.


Agrippinus de Naples
† 233

Sixième évêque de Naples, Agrippinus fut qualifié d’Amoureux de la patrie, défenseur de la cité.
Et encore : Il accrut beaucoup la troupe de ceux qui croient au Seigneur et les réunit dans le sein de la Sainte Mère l’Eglise.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Agrippinus de Naples au 9 novembre.


Eustolia et Sopatra de Constantinople
6e siècle

Les deux vierges Eustolia et Sopatra ont sans doute bien existé et vécu à Constantinople.
Eustolia, une Romaine, pieuse, voulut gagner Constantinople dans l’espoir d’y mener une vie plus sainte. Arrivée à destination, elle commença à visiter les églises.
C’est durant ce saint pèlerinage qu’elle rencontra une certaine Sopatra, qu’on dit être fille de l’empereur Maurice († 602). Le maigre document sur lequel s’appuie cette affirmation est le seul document historique qui parle de cette fille de l’empereur. Maurice eut, certes, quatre filles, Anastasia, Theoktista, Cleopatra, Miriam ; faudrait-il entendre Sopatra sous le nom de Cleopatra ? ou Sopatra fut-il le deuxième prénom de l’une d’elles ?
Sopatra, donc, choisit Eustolia pour être sa mère spirituelle ; elle abandonna, dit-on, le palais impérial et demanda à son père un terrain pour y construire un monastère avec une église.
D’autres jeunes filles se joignirent aux deux premières, apportant leur fortune personnelle, pour construire les bâtiments et secourir les pauvres qui frappaient à la porte.
Eustolia dirigea tout son monde pendant de longues années, et Sopatra lui succéda.
On ne sait où se trouvait au juste le monastère, sans doute sur le flanc de la cinquième colline, au-dessus du Phanar.
Les saintes Eustolia et Sopatra sont commémorées le 9 novembre dans le Martyrologe Romain.


Vanne de Verdun
† 529

Le nom latin de Vanne est Vito ou Vitonus.
Que s.Mesmin (v. 15 décembre ?) ait été son frère, reste un point d’interrogation.
Dans la liste épiscopale de Verdun, il occupe le huitième rang ; il aurait été évêque de ce diocèse entre 502 et 529 (ou entre 498 et 525, quatre ans plus tôt).
Du temps de son prédécesseur, Freminus, il y eut une révolte des habitants de Verdun, que Clovis vint assiéger. L’évêque mourut alors et un bon prêtre, Euspice, rencontra Clovis pour lui exprimer les excuses des Verdunois ; Clovis, touché, voulut faire d’Euspice le nouvel évêque de Verdun, mais celui-ci lui recommanda Vanne, son neveu. 
Les nombreux miracles de Vanne ont peut-être été amplifiés par quelques exagérations, mais le culte de s.Vanne est fort ancien. 
Saint Vanne de Verdun est commémoré le 9 novembre dans le Martyrologe Romain.


Georges de Lodève
† 884

Georges aurait été originaire de la région de Rodez.
Il aurait été moine bénédictin à l’abbaye de Conques, puis à Vabres. Pour cette dernière fondation, il fut un élément de premier plan auprès de Raymond 1er , comte de Toulouse et de Rouergue. La fondation eut lieu en 861.
En 863, Georges (s’il s’agit bien du même personnage) fut appelé à occuper le siège épiscopal de Lodève ; il en était le dixième titulaire (connu). Son épiscopat dura vingt-et-un ans.
Il s’éteignit en 884.
A part le premier évêque de Lodève (Saint Flour, v. 1er juin), Georges est le seul évêque canonisé de tout le premier millénaire ; il y aura ensuite saint Fulcran († 1006, v. 13 février).
Le territoire du diocèse de Lodève a été absorbé par celui de Montpellier.
Saint Georges de Lodève est commémoré le 9 novembre dans le Martyrologe Romain.

Ursinus

3e siècle

 

Saint Ursinus (Ursin) passe habituellement pour être le premier évêque de Bourges, au troisième siècle. C’est ce qu’affirme le Martyrologe Romain au 9 novembre. 

Mais une autre tradition fait remonter saint Ursin à la période apostolique, Ursin étant un des soixante-douze disciples du Seigneur, présent à la Dernière Cène, à l’Ascension et à la Pentecôte, devenu ensuite compagnon inséparable de saint Pierre. Il aurait été ensuite envoyé en Gaule par le successeur de Pierre, saint Clément, et Ursinus aurait ainsi fondé l‘Eglise de Bourges, obtenant du sénateur Leocadius un palais suffisamment grand pour devenir la cathédrale de Bourges, où Ursinus déposa des reliques de saint Etienne, protomartyr.

Il semble que l’on ait enjolivé certains détails historiques pour aboutir à cette tradition. Il est vrai que Leocadius donna une maison pour y organiser le culte chrétien, mais celui-ci vivait au 3e siècle, ayant eu un aïeul martyr à Lyon en 177.

La tombe de saint Ursin fut retrouvée sur révélation de celui-ci au 6e siècle.

Il se pourrait que le véritable dies natalis de saint Ursin soit le 29 décembre, mais la date du 9 novembre fut préférée comme étant l’anniversaire de l’invention de ses reliques.

 

 

Eustolia et Sopatra de Constantinople

6e siècle

 

Les deux vierges Eustolia et Sopatra ont sans doute bien existé et vécu à Constantinople.

Eustolia, une Romaine, pieuse, voulut gagner Constantinople dans l’espoir d’y mener une vie plus sainte. Arrivée à destination, elle commença à visiter les églises.

C’est durant ce saint pèlerinage qu’elle rencontra une certaine Sopatra, qu’on dit être fille de l’empereur Maurice († 602). Le maigre document sur lequel s’appuie cette affirmation est le seul document historique qui parle de cette fille de l’empereur. Maurice eut, certes, quatre filles, Anastasia, Theoktista, Cleopatra, Miriam ; faudrait-il entendre Sopatra sous le nom de Cleopatra ? ou Sopatra fut-il le deuxième prénom de l’une d’elles ?

Sopatra, donc, choisit Eustolia pour être sa mère spirituelle ; elle abandonna, dit-on, le palais impérial et demanda à son père un terrain pour y construire un monastère avec une église.

D’autres jeunes filles se joignirent aux deux premières, apportant leur fortune personnelle, pour construire les bâtiments et secourir les pauvres qui frappaient à la porte.

Eustolia dirigea tout son monde pendant de longues années, et Sopatra lui succéda.

On ne sait où se trouvait au juste le monastère, sans doute sur le flanc de la cinquième colline, au-dessus du Phanar.

Les saintes Eustolia et Sopatra sont commémorées le 9 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Vanne de Verdun

† 529

 

Le nom latin de Vanne est Vito ou Vitonus.

Que s.Mesmin (v. 15 décembre ?) ait été son frère, reste un point d’interrogation.

Dans la liste épiscopale de Verdun, il occupe le huitième rang ; il aurait été évêque de ce diocèse entre 502 et 529 (ou entre 498 et 525, quatre ans plus tôt).

Du temps de son prédécesseur, Freminus, il y eut une révolte des habitants de Verdun, que Clovis vint assiéger. L’évêque mourut alors et un bon prêtre, Euspice, rencontra Clovis pour lui exprimer les excuses des Verdunois ; Clovis, touché, voulut faire d’Euspice le nouvel évêque de Verdun, mais celui-ci lui recommanda Vanne, son neveu. 

Les nombreux miracles de Vanne ont peut-être été amplifiés par quelques exagérations, mais le culte de s.Vanne est fort ancien. 

Saint Vanne de Verdun est commémoré le 9 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Georges de Lodève

† 884

 

Georges aurait été originaire de la région de Rodez.

Il aurait été moine bénédictin à l’abbaye de Conques, puis à Vabres. Pour cette dernière fondation, il fut un élément de premier plan auprès de Raymond 1er , comte de Toulouse et de Rouergue. La fondation eut lieu en 861.

En 863, Georges (s’il s’agit bien du même personnage) fut appelé à occuper le siège épiscopal de Lodève ; il en était le dixième titulaire (connu). Son épiscopat dura vingt-et-un ans.

Il s’éteignit en 884.

A part le premier évêque de Lodève (Saint Flour, v. 1er juin), Georges est le seul évêque canonisé de tout le premier millénaire ; il y aura ensuite saint Fulcran († 1006, v. 13 février).

Le territoire du diocèse de Lodève a été absorbé par celui de Montpellier.

Saint Georges de Lodève est commémoré le 9 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Giovanna de Signa

1266-1307

 

Giovanna naquit en 1266 à Castello di Signa (Florence, Toscane, Italie C), de parents chrétiens et paysans.

Petite, elle garda les troupeaux. A douze ans déjà, plus mûre d’esprit que pour son âge, elle décida de se retirer dans une vie érémitique et de prière. Elle se fabriqua un ermitage proche de Castello di Signa, fit murer la porte et vécut là jusqu’à la fin de sa vie.

Mais elle n’était pas pour autant inconnue encore moins invisible : la sainteté de sa vie attisa la curiosité, mais aussi la piété des gens, qui vinrent lui demander conseil, sa prière d’intercession pour les malades, les pauvres, les malheureux. On signala six miracles accomplis durant sa vie, et vingt-sept autres après sa mort.

Son premier miracle advint au tout début de sa vie érémitique, ou juste avant. Giovanna se trouvait avec d’autres petits bergers en rase campagne, quand un violent orage se déchaîna. Elle traça à terre un grand cercle, à l’intérieur duquel tous se réfugièrent et furent totalement épargnés de la pluie et de la grêle. Une autre version avance qu’elle planta son bâton en terre et qu’il fut immédiatement aussi grand qu’un chêne, qui abrita et protégea de la pluie tous ceux, enfants et bêtes, qui se trouvaient là.

Un autre miracle fut que Giovanna, toujours à douze ans, put traverser l’Arno à pieds secs, «voguant» sur son manteau.

Beaucoup d’autres miracles encore confirmèrent la sainteté de la jeune vierge, qui mourut à trente-et-un ans, peut-être de la peste.

Le jour de sa mort, on entendit les cloches sonner comme pour un jour de fête ; les gens accoururent et trouvèrent Giovanna à genoux, comme en prière, le regard tourné vers le ciel.

C’était le 9 novembre 1307, qui fut alors le dies natalis de la Bienheureuse, dont le culte fut reconnu en 1798.

 

 

Gabriele Ferretti

1385-1456

 

Gabriele était fils du comte Liberotto et de Alvisa Sacchetti. Il naquit vers 1385 à Ancone (Italie).

Il devait sans doute être promis à une vie brillante, succédant à son père, mais contre la volonté de ce dernier, Gabriele décida à dix-huit ans de prendre l’habit franciscain, dans le couvent de Saint-François ad Alto (près d’Ancone).

Très studieux, profondément religieux, il reçut le sacerdoce et se consacra à l’apostolat auprès des pauvres et des malades, au point qu’on l’appela le Père d’Ancone.

En 1425, il fut nommé gardien (c’est-à-dire supérieur) du couvent, qu’il agrandit et où il recueillit des pestiférés durant l’épidémie de 1425-1427.

En 1434, il devient Ministre provincial, et fonde plusieurs couvents dans la région, à San Severino Marcas, Ascoli Piceno, Osimo.

En 1438 on l’appelle pour prêcher en Bosnie, en compagnie de saint Giacomo de la Marche (v. 28 novembre), mais il est vite rappelé à Ancone, où le conseil municipal a «besoin» de lui.

Gabriele revient, et reprend son apostolat local. Il répand la dévotion franciscaine des «Sept Joies de Marie», zèle que la Sainte Vierge récompensa par des apparitions.

Gabriele eut aussi le don de la prophétie et des miracles ; il guérit entre autres une de ses nièces, infirme, qui ne pouvait se déplacer.

Il mourut assisté de saint Giacomo de la Marche, le 9 (ou le 12) novembre 1456. Son culte a été approuvé en 1753.

(Il y eut un autre Gabriele Ferretti, au 19e siècle, évêque et cardinal italien).

 

 

Luigi Morbioli

1433-1485

 

Luigi naquit à Bologne en 1433, dans une famille qui comptait six enfants. Son père mourut vers 1465, sa mère beaucoup plus tard.

L’enfance, l’adolescence, sa vie jusqu’à la trentaine, ne furent qu’une suite de malheurs moraux. Ce beau garçon se montrait plus que mondain, séducteur, gourmand, buveur, colérique (avec son épouse en particulier), se ruinant au jeu.

Cette vie déplorable le conduisit un jour pour ses «affaires» à Venise, où la grâce divine l’attendait. Une grave maladie le cloua au lit, et il fut hospitalisé chez les Chanoines réguliers du Saint-Sauveur. Leur douceur, leur parole, firent que Luigi rentra profondément en lui-même, et revint chez lui guéri, de corps et d’âme.

Il se mit un vulgaire habit marron (puis blanc), et alla quêter dans les rues de Bologne en faveur des pauvres. Il ne se souciait plus ni de ses cheveux ni de sa barbe, il était vagabond, dormant un peu n’importe où, hiver comme été. S’il devait voyager, il montait une vieille bête, armé d’un simple crucifix.

Les quinze dernières années de sa vie, il ne mangeait plus que du pain, des fruits et des  légumes crus.

Là où il passait, il suscitait la curiosité, bien sûr, mais aussi sa parole convaincante fit des conversions. Chez lui, on ne le reconnaissait plus ; ailleurs, c’était un apôtre. Il sculptait sur bois de pieuses images.

Il annonça le jour prochain de sa mort, en novembre 1485. Il refusa l’assistance du médecin pour éviter tout adoucissement à ses douleurs, et mourut effectivement le 9 novembre.

Il fut inhumé dans la cathédrale d’Ancone, mais on ne retrouva plus son cercueil, à la suite de divers travaux de restauration.

Le culte de Luigi Morbioli fut officiellement reconnu en 1842.

 

 

Grazia de Cattaro

1438-1508

 

Grazia (peut-être Grazià, pour Graziano) naquit le 27 novembre 1438 à Mulla (Cattaro, auj. Kotor, Montenegro), qui dépendait alors de Venise.

Notre jeune homme fut marin et pêcheur.

A trente ans, il entendit prêcher à Venise un père augustinien, dont la parole convaincante le décida à entrer dans l’Ordre de Saint-Augustin, comme frère convers.

Il vécut au couvent de Monte Ortone, où était établie l’Observance primitive. 

On lui confia le jardin : l’ancien marin s’acquitta à merveille de son travail et fut très apprécié de la communauté.

En 1474, il fut transféré à Venise, où l’on put observer une mystérieuse lumière au-dessus de sa cellule, sans oublier les nombreux miracles qui se vérifièrent par sa prière d’intercession.

Un été particulièrement chaud, alors qu’on travaillait à la réfection de l’église, Grazia, par sa prière, fit se remplir  d’eau douce une grande citerne, dont l’eau resta potable même quand il s’y mêla de l’eau marine.

Grazia mourut le 9 (ou le 8 ?) novembre 1508, après une grave maladie et son culte fut reconnu en 1889.

 

 

George Napper

1550-1610

 

George (il n’y a pas d’s en anglais) était né au manoir de Holywell (Oxford, Angleterre) en 1550.

Son père, Edward Napper (ou Napier), qui mourut en 1558, était Membre du Collège All Souls d’Oxford ; sa mère (en second mariage) fut Anne, fille de John Peto de Chesterton (Warwickshire) et nièce du Cardinal William Peto.

A seize ans, George entra au Collège Corpus Christi d’Oxford, mais en fut renvoyé deux ans après, comme catholique. Ce n’était qu’un début.

Il visita le Collège anglais de Reims en 1579.

Fin 1580, George fut emprisonné, pendant neuf ans ; il fut libéré quand il accepta de dire qu’il reconnaissait la suprématie du roi d’Angleterre en matière religieuse. 

Mais il se repentit bien vite de cette erreur et partit pour Douai se former au sacerdoce, qu’il reçut en 1596.

En 1603, il retourna dans son pays. Le roi James 1er semblait être tolérant, mais le complot des Poudres en 1605 fit éclater la persécution. George, lui, continua son apostolat pendant sept ans encore dans le comté d’Oxford, vivant probablement chez son frère William ; on a dit de lui qu’il était remarquablement laborieux pour gagner des âmes à Dieu.

On l’arrêta à Kirtlington, non loin de Woodstock, très tôt le 19 juillet 1610, alors qu’il portait le Saint Sacrement dans une pyxide, probablement pour aller assister quelque moribond. La fouille se borna à lui confisquer son bréviaire et les saintes huiles. Il fut mis en prison au château d’Oxford, mais Jésus-Hostie n’est pas prisonnier : il tenait compagnie au prêtre.

En prison, d’après le témoignage d’un autre prisonnier, George donnait tout ce qu’il pouvait pour subvenir à quelque autre prisonnier moins nanti que lui : nourriture, vêtements. Il préférait souffrir que de laisser souffrir un autre.

Il fut condamné, comme prêtre, mais ses amis lui obtinrent un sursis. Ce sursis fut abrégé parce que George commit le «scandale» de convertir un détenu qui mourut en se proclamant catholique ! George ne s’arrêta pas à ce premier scandale, il en ajouta un autre : interrogé sur le cas, il reconnut avoir obtenu la conversion de l’autre prisonnier, et s’offrit «d’en faire autant avec leurs seigneuries».

Le 2 novembre, refusant le serment d’allégeance au roi, il fut décidément condamné à mort.

Le 9 novembre, il célébra encore le Saint Sacrifice le matin ; on le sommait de prêter le serment, ce qu’il refusa nettement, continuant plutôt de prier pour le roi James 1er.

Entre treize et quatorze heures il fut décapité, puis écartelé. Sa tête et ses membres furent exposés aux quatre portes de la ville d’Oxford. Une pieuse main alla décrocher ces restes précieux pour les ensevelir dignement.

George Napper fut béatifié en 1929.

 

 

María Carmen González Ramos García Prieto

1834-1899

 

Elle naquit le 30 juin 1834 à Antequera (Málaga, Espagne), sixième des neuf enfants de Salvador et Juana, un foyer fort chrétien, et fut baptisée le lendemain de sa naissance.

María Carmela (ou María Carmen) grandit en âge et en sagesse dans une bonne atmosphère, ouverte et serviable. Sa vie spirituelle était déjà intense, elle aimait prier mais aussi elle aimait aider les pauvres. Son père disait d’elle : Ma fille est une sainte.

Mais cette sainte reçut bien des contradictions : son père s’opposa à une première demande en mariage, puis à son entrée chez les Carmélites Déchaussées.

Elle communiait chaque jour, faisait partie de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul et s’occupait activement des malades, à domicile ou à l’hôpital.

Tout en maintenant cette activité caritative, à vingt-deux ans, elle épousa un certain Joaquím Muñoz del Caño, qu’elle aima de tout son cœur, mais surtout qui la fit souffrir énormément par sa vie dissolue ; cette épreuve dura vingt années jusqu’à ce que, vaincu et touché par la patience de son épouse fidèle, Joaquím enfin se convertit, sincèrement, et mourut quatre ans plus tard très pieusement, laissant une épouse veuve à quarante-sept ans, sans enfants.

C’est cette absence d’enfants à la maison qui lui fit remarquer les enfants sans éducation, sans formation, auxquels elle ouvrit sa maison pour leur faire l’école.

Quelques femmes se joignirent bientôt à elle, et elles décidèrent de fonder la congrégation des Sœurs du Tiers-Ordre franciscain des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, communément appelées aujourd’hui Sœurs Franciscaines des Sacrés-Cœurs, dont la «nourriture spirituelle» se fondait sur les mystères de Bethléem, du Calvaire et de l’Eucharistie.

María Carmen prit désormais le nom de María Carmen de l’Enfant-Jésus.

Comme dans toutes les fondations, il y eut des joies et des peines, des hauts et des bas, des encouragements et des calomnies, des combats douloureux et des victoires. La Mère Carmen, comme on l’appelait communément, put ouvrir de son vivant onze maisons en Espagne (Andalousie, Castille, Catalogne), des maisons non seulement d’éducation scolaire, mais de formation pour les jeunes filles, les jeunes mamans, les ouvrières, les malades.

Le mot d’ordre de María Carmen était d’enseigner les âmes à connaître et à aimer Dieu.

Elle quitta ce monde là où elle était née, à Antequera, le 9 novembre 1899 et fut béatifiée en 2007.

Le miracle qui servit cette cause fut la guérison totale, sans aucun traitement médical, d’une grosse tumeur dont souffrait une Religieuse.

Elisabeth Catez

1880-1906

 

Elisabeth était la première fille de parents chrétiens qui habitaient à Farges-en-Septaine (Bourges), et qui déménageront à Auxonne puis Dijon. Là naîtra leur deuxième fille, Marguerite.

Elisabeth, née à Farges-en-Septaine, avait un caractère naturel très marqué, colérique et volontaire.

Dans son enfance, elle vit mourir successivement chez elle la grand-mère (1882), le grand-père (1887) et son père aussi (octobre 1887), subitement. Elle avait alors sept ans.

Avant sa Première Communion, elle se confessa plusieurs fois. Dès 1888 elle parla de sa vocation religieuse.

Elisabeth grandit, étudia, prit des leçons particulières pour l’orthographe qu’elle ne dominait pas bien, et apprit le piano. Coquette, elle aimait les gants et les bijoux.

En 1891, lors de sa Première Communion, elle sentit que Notre-Seigneur avait pris possession de son cœur. Elle comprit qu’elle devrait désormais lutter contre son tempérament. 

Très sensible et très musicale, elle obtint son premier prix de piano au conservatoire de Dijon (1893). Ses auteurs préférés étaient Chopin, Liszt, Schumann.

Le Carmel l’attirait, elle fit intérieurement le vœu de chasteté en 1894. Elle participait aux œuvres paroissiales, fit le catéchisme, monta à la chorale, convainquit des jeunes de fréquenter l’église pendant le Mois de Marie (mai).

Durant ses vacances, elle voyageait ; avec ses amis, elle dansait, jouait, partait en montagne. Dans son journal, elle notait ses victoires et ses défaites ; elle combattait ses faiblesses.

Tandis que sa mère lui proposait un bon parti en vue d’un mariage, Elisabeth répondit fermement qu’elle désirait entrer au Carmel, ce qu’elle ne pourra faire qu’à sa majorité, vingt-et-un ans à l’époque.

Dès 1899, elle imitait les carmélites dans leurs mortifications, mais elle fit des excès. La supérieure du Carmel l’invita à se modérer, car la mortification ne consiste pas seulement en privations physiques, mais aussi en l’acceptation intérieure des épreuves que Dieu nous donne.

Elle faillit être envoyée parmi les fondatrices d’un nouveau Carmel à Paray-le-Monial, mais sa mère s’y opposa. Elle entra donc au Carmel de Dijon en 1901. Elle portera le nom religieux de Elisabeth de la Trinité et prendra le voile en 1903.

Son ascension spirituelle ne se fera pas d’un jet. Elisabeth goûtera des périodes de réelles aridités intérieures, de doutes même, qui se dissiperont par ses élévations dans le silence, dans la méditation des épîtres de saint Paul ; elle goûtera bien sûr les Auteurs du Carmel, Thérèse d’Avila et Jean de la Croix (v. 15 octobre et 14 décembre), mais aussi le flamand mystique Ruisbroek et la franciscaine italienne Angela de Foligno (v. 2 décembre et 4 janvier), et tout près d’elle, Thérèse de Lisieux qui venait de mourir (1897, v. 30 septembre).

Sa dévotion mariale s’intensifia dans la contemplation de l’Incarnation du Verbe divin dans le sein de Marie, au jour de l’Annonciation : de l’Annonciation à Noël, le sein de Marie est la demeure de la Trinité, et ainsi le modèle des âmes intérieures, en qui Dieu habite. Elle invoquait Marie comme la Janua cæli, la Porte du Ciel.

Elle écrira beaucoup de lettres, à sa sœur et à ses amis, mais aussi des poèmes et des opuscules spirituels, notamment sur la Sainte Trinité, ce mystère fondamental du christianisme dans lequel elle s’abîmait de plus en plus profondément. Sa prière Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, est maintenant extrêmement connue. Reprenant l’expression de saint Paul, elle désirait devenir Louange de Gloire (Eph 1:12).

En 1906 apparurent les symptômes de la maladie d’Addison, pour laquelle il n’y avait pas de remèdes à l’époque, et Elisabeth sentit sa mort prochaine. Elle écrivit : Avant de mourir je rêve d’être transformée en Jésus crucifié.

La maladie empira beaucoup en octobre. Elisabeth reçut l’Eucharistie le jour de la Toussaint, agonisa encore pendant neuf jours et mourut le 9 novembre 1906.

Très vite les éditions des écrits d’Elisabeth s’épuiseront ; la vie et le message d’Elisabeth passionnent un grand nombre d’âmes.

Sœur Elisabeth (Catez) de la Trinité fut béatifiée en 1984 et canonisée en 2016.

 

Voici le texte de la très belle prière dont il a été question plus haut.

 

O mon Dieu, Trinité que j'adore, aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre Action créatrice.

O mon Christ aimé crucifié par amour, je voudrais être une épouse pour votre Cœur, je voudrais vous couvrir de gloire, je voudrais vous aimer... jusqu'à en mourir ! Mais je sens mon impuissance et je vous demande de me «revêtir de vous même», d'identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme, de me submerger, de m’envahir, de vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu'un rayonnement de votre Vie. Venez en moi comme Adorateur, comme Réparateur et comme Sauveur.

O Verbe éternel, Parole de mon Dieu, je veux passer ma vie à vous écouter, je veux me faire tout enseignable, afin d'apprendre tout de vous. Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides, toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et demeurer sous votre grande lumière ; ô mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse plus sortir de votre rayonnement.

O Feu consumant, Esprit d'amour, «survenez en moi» afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère. Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature, «couvrez-la de votre ombre», ne voyez en elle que le «Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances».

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude, Solitude infinie, Immensité où je me perds, je me livre à vous comme une proie. Ensevelissez-vous en moi pour que je m'ensevelisse en vous, en attendant d'aller contempler en votre lumière l'abîme de vos grandeurs.

María de la Salud Baldoví Trull

1869-1936

 

Née le 28 avril 1869 à Algemesí (Valencia, Espagne), elle entra chez les moniales Cisterciennes de Císter de La Zaydía, et prit le nom de María Micaela.

Elle fut élue abbesse entre 1917 et 1921.

En 1927, ella alla fonder à Algemesí un nouveau monastère, Fons Salutis, dont elle fut la Supérieure. 

En juillet 1936, les Religieuses furent expulsées de leur maison, et la Mère Baldoví trouva refuge chez sa sœur, Encarnación ; trois mois plus tard, on l’arrêta pour la mettre en prison… dans le monastère lui-même, converti en prison.

Elle fut assassinée le soir du 9 novembre 1936, au croisement de Benifayó, sur la route de Valencia.

Elle fut béatifiée en 2015.

 

 

Francisco José Martín López de Arroyave

1910-1936

 

Francisco vit le jour le 24 septembre 1910 à Vitoria (Pays basque espagnol).

Il commença le noviciat chez les Salésiens à Mohernando et fit la profession en 1933.

C’était un Frère plein de zèle et prometteur. 

Il se trouvait à Madrid au moment de l’explosion de la guerre civile.

Arrêté le dès 19 juillet 1936, il fut plusieurs mois prisonnier, maintenant autant qu’il le pouvait ses dévotions habituelles. Il demanda plusieurs fois à se confesser, et s’efforçait de redonner courage aux plus faibles.

Le 9 novembre 1936, il fut fusillé à Paracuellos de Jarama (Madrid).

Francisco a été béatifié en 2007.

 

 

Henryk Hlebowicz

1904-1941

 

M. Hlebowicz (il faut prononcer «Glebovitch») travaillait à Orienbourg, près de l’Oural. Henryk était né à Grodno sur le Niémen, le 1er juin 1904. Grodno, qui se trouvait en Russie blanche, est actuellement en Biélorussie, et est habitée par une importante minorité de Polonais.

Après ses études à Orienbourg, Henryk revint à Grodno, qui était repassée sous la nationalité polonaise. Sur ces entrefaites, il entra au séminaire de Wilno (qui est maintenant Vilnius, capitale de la Lituanie) et fut ordonné prêtre en 1927.

Après son doctorat de théologie, il vint à Rome pour obtenir celui de philosophie, à l’université dominicaine de l’«Angelicum». On remarquait son amour de l’étude et de l’Eglise.

Entre 1930 et 1936, il fut professeur à l’université Etienne Bathory de Wilno, et professeur de théologie au séminaire, en même temps que chapelain d’une pieuse union mariale en milieu étudiant et d’une autre association de jeunes laïcs, la Juventus Christiana.

Entre 1935 et 1938 il fut vicaire à Troki (Wilno), puis préfet des études au lycée de Rabka (Cracovie), et il revint à Wilno en 1939, juste au début de la guerre.

Il travailla beaucoup dans la région de Minsk comme curé de diverses paroisses, où il fallait reprendre l’évangélisation après le départ des troupes soviétiques.

Les autorités nazies voulurent imposer un programme d’athéisme destiné à la jeunesse, mais Henryk continua de prier avec ses jeunes et fit l’offrande de lui-même pour sauver leur foi.

En 1941, la police biélorusse dénonça ce prêtre zélé aux autorités allemandes qui occupaient le pays. On l’arrêta et il fut condamné comme patriote polonais et catholique.

Il fut fusillé dans les bois de Borysow près de Minsk, le 9 novembre 1941.

Il est un des nombreux Martyrs polonais qui furent béatifiés en 1999.

 

 

Luigi Beltrame Quattrochi

1880-1951

 

Né le 12 janvier 1880 à Catane (Sicile), Luigi était le fils de Carlo Beltrame et de Francesca Vita. Quelle belle destinée, celle de porter le nom de la Vie et de la donner à un tel fils !

Par la suite, Luigi assuma aussi le nom de Quattrocchi, porté par un oncle sans enfant.

La famille quitta la Sicile et s’installa à Rome, où Luigi reçut en 1902 le doctorat en Droit à la faculté La Sapienza, pour sa thèse L’erreur de fait dans le droit pénal.

Ayant réussi le concours national, il fut promu avocat.

En novembre 1905, il épousa Maria Corsini (voir la notice), avec laquelle il partagea une vie très chrétienne, avec l’Eucharistie et le chapelet quotidiens, et une communauté de sentiments dans une parfaite et continuelle harmonie.

Chaque mois, ils passaient quelques jours à l’abbaye Saint-Paul-hors-les-Murs, où ils rencontraient l’abbé : Alfredo Ildefonso Schuster, futur archevêque de Milan (voir au 30 août).

Ils eurent quatre enfants : l’aîné, Filippo, fut prêtre à Rome ; la seconde, Stefania, fut bénédictine et supérieure à Milan (elle mourut en 1993) ; le troisième, Cesare, fut bénédictin, puis trappiste ; la quatrième, Enrichetta, fut une laïque consacrée.

La naissance de cette dernière (1914) s’annonçait dramatique, et le corps médical préconisait un avortement, par crainte pour la vie et du bébé et de la maman. Les parents refusèrent, la petite fille naquit en bonne santé.

Luigi était un homme qui se donnait totalement aux autres. Avocat et père de famille, il voulut encore s’impliquer dans des activités chrétiennes au service de son Prochain.

C’est ainsi qu’en 1916 il collabora à la naissance du mouvement scout ASCI, dont il sera le président pour la section de Rome, et membre du Commissariat Central en 1918. En 1919, il fonda un nouveau groupe à Rome, qu’il dirigea jusqu’en 1923. De 1921 à 1927, il fut en outre conseiller général de l’ASCI.

Un chrétien engagé comme Luigi ne pouvait se laisser berner par des illusions politiques : il refusa d’adhérer au parti fasciste, ce qui lui vaudra la suspension de son avancement professionnel. Il préféra cette situation à tout compromis.

Vint la Seconde guerre mondiale. Luigi s’employa à cacher des Juifs ainsi que des Italiens poursuivis par le régime. Cette attitude courageuse et responsable fut hautement récompensée dès 1946 : il fut nommé vice-avocat général de l’Etat italien.

Luigi mourut d’un infarctus, le 9 novembre 1951.

Cas unique dans l’histoire de l’Eglise, Luigi et son épouse Maria furent béatifiés ensemble, en 2001 : leurs trois enfants vivants assistaient à la cérémonie.

Le miracle retenu pour cette béatification, fut la guérison imprévue, complète, durable et inexplicable scientifiquement, d’un Italien maintenant neurochirurgien, pour la guérison duquel on avait recouru à la commune intercession des deux époux.

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