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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 00:00

 

14 NOVEMBRE

 

III.

S Theodotos, martyr à Héraclée de Thrace.

IV.

S Hypatios, évêque à Gangres, martyr.

S Rufus, premier évêque en Avignon ou tout au moins responsable de cette première communauté.

VI.

S Jocundus, évêque à Bologne.

S Dubricius, évêque à Llandaff.

IX.

Ste Adeltrude, mère de s. Géraud ; elle et son mari connurent par des prodiges la sainteté du fils qui allait leur naître ; elle se retira à Aurillac.

S Mathan (Machar), écossais, évêque à Saintes, retourné mourir dans son pays.

XII.

S Ivan, évêque à Trogir, qui était moine bénédictin ou camaldule.

S Giovanni de Tufara, ermite puis fondateur d'un monastère à Gualdo Mazocca ; lui qui aimait la solitude, il fut abbé pendant un demi-siècle.

S Laurent O'Toole (Lorcán Uí Tuatail), abbé, évêque à Dublin ; lors de la conquête de l'Irlande, il n'hésita pas à plaider la cause de ses compatriotes maltraités. 

XIII.

S Siard, abbé prémontré à Mariëngaarde.

S Serapion, anglais, devenu en Espagne religieux de l'Ordre de la Merci ; prisonnier en Alger, il fut martyrisé, attaché à deux poteaux, la main gauche sur le pied droit et la main droite sur le pied gauche, les membres brisés, le corps tailladé, les intestins enroulés sur un treuil et le cou presque coupé pour laisser pendre la tête.

XIV.

Bx Nikola Tavelić (serbe), Déodat Aribert de Rodez, Stefano de Cuneo et Pierre de Narbonne, franciscains martyrs en Terre Sainte. 

XVI.

B Giovanni Liccio (1400-1511), dominicain sicilien ; adolescent, il jeûnait les mercredis et vendredis ; fondateur et prieur à Caccamo.

XVII.

Bx Gaspar Nishi Genka, sa femme Ursula, leur fils Joannes, laïcs japonais martyrs, béatifiés en 2008.

XIX.

Bx Yu Mun-seok Ioannes et Yu Jung-cheol Ioannes, laïcs coréens martyrs, par pendaison, béatifiés en 2014.

S Etienne-Théodore Cuenot, aîné d'une famille franc-comtoise de onze enfants, évêque-coadjuteur en Cochinchine, organisateur, missionnaire infatigable, mort dans une cage, victime des mauvais traitements, reconnu martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

Bse Maria Scrilli (Maria Teresa de Jésus), fondatrice italienne des Sœurs de Notre-Dame du Carmel, pour la petite enfance (qui fleurit malgré d'énormes difficultés au début), béatifiée en 2006.

 

 

Rufus d’Avignon
? 1. siècle

Rufus a été identifié par certains comme le fils de s.Simon de Cyrène (cf. Mc 15:21), disciple de s.Paul à Rome (cf. Ro 16:13), établi par ce dernier évêque en Avignon.
Cette pieuse tradition n’est pas invraisemblable, mais il n’y a pas de documents sûrs à ce propos. Toutefois le Martyrologe distingue deux personnages : le disciple du Seigneur que nomme s.Paul en Ro 16:13 (v. 21 novembre), et le nôtre.
La liste épiscopale officielle d’Avignon ne comporte pas le nom de Rufus et les premiers évêques de cette ville sont, semble-t-il, du troisième siècle.
Dans le Martyrologe, on retient que Rufus fut le premier responsable de cette communauté avignonnaise.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Rufus d’Avignon au 14 novembre.


Theodotos d’Héraclée
3. siècle

Theodotos fut martyrisé à Héraclée (Thrace, auj. Heraclea Sintique, Bulgarie), peut-être avec d’autres Compagnons, peut-être vers le troisième siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Theodotos d’Héraclée au 14 novembre.


Hypatios de Gangres
4. siècle

Gangres se trouve en Paphlagonie (Asie Mineure N, auj. Çankırı, Turquie). 
Hypatios y fut évêque.
Il assista au grand concile de Nicée (325), et peut-être aussi à celui de Gangres (340).
Très soucieux de toutes ses ouailles, ce Pasteur ne ménagea pas sa peine pour enseigner la Foi, pour construire des églises, des hospices. Il se déplaçait en toute simplicité sur un âne, accompagné de deux moines seulement.
Il aimait se retirer, méditer dans quelque solitude ou dans quelque grotte, et fut inspiré d’écrire des commentaires sur l’Ecriture, en particulier un commentaire sur le livre des Proverbes.
Ce commentaire était adressé à une certaine Gaïenne qui, l’ayant lu, se dépouilla de tous ses biens et les distribua aux pauvres.
Hypatios eut le don des miracles ; un de ceux-là fut de débarrasser la région des taupes.
Même l’empereur Constance, qui persécuta les Chrétiens, recourut à l’Evêque pour affronter un dragon qui bloquait l’entrée du trésor impérial de Constantinople. Hypatios lui enfonça dans la gueule son bâton pastoral et, invoquant le Nom de Jésus, traîna la bête jusque sur un bûcher. Si Constance refusa la grâce de la Foi, il remercia quand même Hypatios en dégrevant la ville de Gangres.
Au retour, Hypatios fut pris dans une embuscade que lui tendaient des hérétiques novatiens. Ils le frappèrent à coups de pierres, de bâtons et d’épées. Hypatios murmura encore, comme s.Etienne (v. 26 décembre) : Seigneur, ne leur impute pas ce péché (Ac 7:60). Alors une femme le frappa à la tempe avec une pierre et il rendit l’esprit ; cette femme devint alors possédée. Les sicaires cachèrent le corps dans un tas de paille, que le paysan du lieu retrouva tout illuminé. 
Quand on eut inhumé dignement le Martyr, la femme qui l’avait frappé fut guérie. Par la suite, bien d’autres miracles eurent lieu à l’endroit du tombeau.
D’après certains textes, ce martyre aurait eu lieu au retour du concile de Nicée (325), mais la chronique reprise ci-dessus semble beaucoup plus cohérente.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Hypatios de Gangres au 14 novembre.


Dubricius de Llandaff
465-550

Les évêques du diocèse de Glamorgan et Gwent (Pays de Galles) siégèrent au début à Ergyng ou Teilo.
Dubricius (Dyfrig) naquit vers 465 à Madley (Herefordshire, Angleterre), d’une union illégitime. 
Sa mère, Efrddyl, était la fille du roi Peibio Clafrog d’Ergyng. Quand le grand-père s’aperçut qu’Efrddyl était enceinte, il voulut la noyer dans la Wye, sans y réussir. Peibio fut atteint de la lèpre ; guéri par Dubricius, il se réconcilia alors avec Efrddyl.
Dubricius était très intelligent et très doué. On parlait de lui dans toute l’Angleterre.
Il fonda un monastère à Hentland, un autre à Moccas.
Parmi ses disciples, il eut les saints Teilo et Samson (v. 9 février et 28 juillet).
Si l’on attribue traditionnellement à Dubricius le titre de premier évêque du diocèse de Glamorgan et Gwent, certains manuscrits en font remonter la fondation au deuxième siècle.
L’épiscopat de Dubricius commença en 522, et s’acheva en 545.
En 545, il participa au Synode de Llanddewi Brefi et, croit-on, donna sa démission en faveur de s.David (v. 1er mars).
Dubricius se retira alors sur l’île Bardsey (Ynys Enlli), la fameuse Ile aux vingt-mille Saints, où il mourut vers 550.
Saint Dubricius de Llandaff est commémoré le 14 novembre dans le Martyrologe Romain.

Ivan de Trogir

? - 1111

 

Ivan était un moine bénédictin (ou camaldule) à Saint-Pierre d’Osor, une île de Croatie.

Il fut consacré évêque de Trogir et, en 1105, intervint auprès du roi de Hongrie pour éviter la destruction de Trogir.

On a dit qu’au moment de sa consécration, une colombe vint se poser sur sa tête, signe qu’Ivan était un messager de paix.

On a dit aussi qu’après la destruction des vignobles à cause de la guerre, il introduisit les quelques grappes de raisins restantes dans le pressoir et qu’il en fit sortir une grande quantité de vin.

Avec l’évêque de Split, Ivan développa une importante action de restauration spirituelle du diocèse, dans l’esprit de la réforme grégorienne.

Il fit construire le monastère bénédictin de Trogir.

Ivan mourut vers (mais certainement avant) 1111.

On raconte que, lors d’un naufrage, on vit le saint évêque marcher sur les vagues et mettre en sûreté les marins, les passagers et leurs affaires.

Sa fête est mentionnée le 14 novembre au Martyrologe Romain.

Le diocèse de Trogir n’est plus «résidentiel» depuis le 19e siècle. Il est rattaché à celui de Split.

L’actuelle ville de Trogir a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

 

 

Giovanni de Tufara

1084-1179

 

Giovanni (Jean) naquit à Tufara (province de Campobasso, Molise, Italie) en 1084, de Mainardo et Maria.

Ce n’étaient pas des parents particulièrement ouverts à la religion, bien au contraire, de sorte qu’ils n’aidèrent pas leur garçon lorsque celui-ci montra, dès l’enfance, une nette inclination pour le christianisme.

Giovanni aimait faire le sacristain à la paroisse, suscitant le courroux de ses parents, et aussi des bruits divers dans le pays. On lui reprocha ouvertement de porter des vivres et des aumônes aux pauvres. Ses parents voulurent le suivre et furent stupéfaits de voir que le panier de Giovanni étaient rempli de fleurs. Ce signe divin s’est souvent répété dans la vie d’autres Saints et Saintes.

Comprenant qu’il n’était pas persona grata dans son village natal, et pour ne pas être à charge de ses parents, Giovanni s’enfuit, à l’âge de dix-huit ans, pour rejoindre Paris, où il voulait faire des études de philosophie et de théologie.

Un témoignage confirmé rapporte qu’en passant à San Firmiano, Giovanni rencontra un de ses compagnons d’enfance, le futur Stefano Corumano de Riccia (ce dernier a été béatifié par la tradition populaire ; les actes de son procès furent perdus lors d’un incendie au 17e siècle. On le célèbre localement le 5 janvier).

Mais la vie parisienne lui déplut : il voulait le recueillement, la solitude, le silence. Aussi retourna-t-il à Tufara. Peut-être n’y retrouva-t-il plus ses parents et put «hériter» de ce qu’ils avaient laissé : il vendit tout cela, donna l’argent aux pauvres, dit adieu à tout ce qui le liait encore là, et partit. 

A la porte de Tufara, un pauvre tout nu lui tendait les mains en l’implorant ; il lui laissa la mince tunique qu’il avait sur le dos. Nu à son tour, il se rendit vers la montagne proche où il vécut une vie toute solitaire, austère, s’imposant des jeûnes rigoureux, priant, méditant, contemplant, lisant l’Ecriture.

Il passa ainsi beaucoup de temps dans ces grottes de Baselice, près de Bénévent. On vint le trouver ; des hommes avides de partager sa vie de pénitence lui demandèrent de rester près de lui, l’incitant à construire avec eux en 1156 un petit monastère à Gualdo Mazzocca (Foiano, Benevento), à l’origine d’une véritable abbaye, qui vint en aide aux marginaux, opprimés par la société féodale de l’époque, et leur donnant la possibilité, outre celle de trouver une assistance spirituelle, de se réfugier et de recevoir une aide matérielle concrète.

Giovanni mourut le 14 novembre 1179, vaincu par une forte fièvre. Il avait alors quatre-vingt-quinze ans.

Les religieux l’ensevelirent discrètement quelque part dans le bois, de façon qu’on ne puisse pas venir enlever son saint corps.

De nombreux miracles furent attribués à l’intercession de cet ermite fou de Dieu : des morts ressuscités, des malades guéris, et surtout des conversions profondes.

Dès 1218, le pape demandait qu’on fît les recherches nécessaires pour le procès de canonisation.

Le corps fut examiné, les miracles certifiés. Dès 1221 le culte était autorisé localement.

Des reliques furent distribuées dans les localités environnantes, le reste du corps fut placé sous l’autel de l’église paroissiale, et plus tard à San Bartolomeo in Galdo, proche de Tufara.

On a retrouvé un document de 1625 où l’évêque relatait le culte et la vénération dont on entourait le bienheureux Giovanni de Tufara ; la Congrégation pour le Culte Divin autorisait le culte officiel du Bienheureux.

Le bienheureux Giovanni de Tufara est commémoré le 14 novembre.

 

 

Laurent O’Toole

1128-1180

 

Laurent O’Toole (en gaélique Lorcán Uí Tuathail) était né en 1128 à Castledermot (Kildare, Irlande), benjamin des cinq enfants de Muiredach Uí Tuathail, qui était roi des Uí Muirdeaigh et descendant du roi de Leinster. Cette famille était donc un des principaux clans du Leinster.

A la suite d’une guerre, l’enfant fut donné en otage au roi d’Irlande, Dermoth, qui l’envoya ou plutôt l’abandonna dans un endroit morne, où l’enfant, mal nourri, mal vêtu, devint malade. L’apprenant, son père menaça le roi d’Irlande d’exécuter douze de ses prisonniers si l’enfant n’était pas mieux traité. Le roi remit Laurent à l’évêque de Glendalough (vers 1135).

Reconnaissant, Muiredach laissa volontiers Laurent choisir de rester au monastère de Glendalough. En 1140, donc, Laurent fut à l’école de cette abbaye qui remontait à saint Kevin (v. 3 juin).

En 1153, il fut élu abbé. Il le resta dix ans, pendant lesquels il souffrit beaucoup de faux-frères, mais aussi de brigands qui s’en prenaient aux moines en déplacement. Un de ces voleurs fut d’ailleurs arrêté et pendu.

En 1162, Laurent fut nommé archevêque de Dublin. Quand Henry II Plantagenêt étendit sa domination sur l’Irlande, et que les papes lui confirmèrent son pouvoir, Laurent, irlandais, s’inclina par fidélité à Rome.

Dans son diocèse, il travailla à améliorer son clergé, adopta les habitudes des chanoines réguliers augustins réformés, dont la congrégation s’étendit de l’Ecosse à la Pologne. Lui-même vécut avec eux comme l’un d’entre eux.

Laurent vivait d’ailleurs de façon très ascétique. Son linge de corps était fait de crins durs, qu’on découvrit remplis de vermine ; il se faisait donner la discipline trois fois par jour ; il mangeait frugalement et buvait fort peu de vin ; il se plaisait à nourrir beaucoup de pauvres, et spécialement les jeunes mamans. Pour venir en aide aux enfants malheureux, il leur remit une petite croix de bois comme signe distinctif, pour inviter les gens à leur donner quelque aumône.

Laurent était dans une situation difficile par rapport à l’Angleterre ; le roi anglais aurait bien appuyé la réforme religieuse en Irlande, mais le conflit qui avait abouti au martyre de Thomas Becket (1170, v. 29 décembre) fut unanimement condamné. Henry II Plantagenêt chercha la réconciliation et des négociations finirent par aboutir (1171) : Laurent excommuniait les brigands qui s’attaquaient aux Anglais ; Henry fit reconstruire en pierres la cathédrale de Dublin.

Un jour que Laurent traversait la campagne, un brave paysan l’interpella un peu vertement : Sir, c’est bien beau d’avoir tant de cavaliers, mais c’est mieux de secourir les malades. Ici, nous avons une folle. Laurent s’approcha de la femme, la fit lier, traça le signe de la croix sur sa poitrine et lui fit boire de l’eau bénite ; trois jours après, elle était délivrée.

En 1175, Laurent intervint à Windsor dans les négociations entre le roi de Connaught et Henry II, qui aboutirent au traité du 6 octobre 1175. A cette occasion, Laurent voulut aller célébrer une messe solennelle à Cantorbury ; sur son chemin, un individu enragé lui assena un violent coup à la tête, espérant fabriquer ainsi un nouveau martyr ; Laurent se releva, très meurtri, et garda une cicatrice bien visible sur le crâne ; le fou, lui, devait être pendu, mais obtint sa grâce sur intervention de Laurent.

En 1179, l’évêque participa au troisième concile de Latran, dont il revint avec le titre de légat papal pour l’Irlande. Laurent usa de son pouvoir pour tenter une vraie réforme du clergé : il envoya à Rome cent quarante clercs anglais pour se faire relever de censures qu’ils avaient encourues. Mais le roi anglais n’appréciait pas sa conduite ; en 1180, quand Laurent vint solliciter une audience à Dorchester, puis en Normandie, où se trouvait le roi, ce dernier refusa de le faire introduire.

A Eu (Seine-Maritime), l’évêque demanda l’hospitalité chez les chanoines réguliers. La fièvre le prit. Il fit envoyer des délégués au roi, qui se montra enfin bienveillant. Ce fut la dernière consolation de Laurent. Le messager qui la lui apporta reçut son dernier soupir, le 14 novembre 1180.

Laurent O’Toole fut canonisé dès 1227.

 

 

Siard de Mariëngaarde

? - 1230

 

Siard vint au monde vers la moitié du 12e siècle, d’une famille de la Frise (actuelle Hollande).

Après avoir fréquenté l’école des Prémontrés de Mariëngaarde, il entra à l’abbaye comme novice.

En 1194, il en devint le cinquième abbé. Il le resta trente-six ans.

Ce saint abbé conduisit son troupeau dans les voies de la sanctification, donnant l’exemple de la simplicité et de l’austérité ; par exemple, il dormait par terre. Il travaillait de ses mains au milieu des moines, cousant, récoltant les fruits, participant à la construction des digues. Il se montra aussi très ami des pauvres.

En 1230, il échappa à un assassinat : un chanoine faillit le frapper au couteau pendant qu’il dormait, mais ses cris alertèrent les moines, qui vinrent le protéger.

Il mourut cependant cette même année, rempli de mérites, toujours à Mariëngaarde, le 13 novembre 1230.

De nombreux miracles se produisirent sur sa tombe, mais l’abbaye fut détruite par les luthériens et les reliques de Siard furent transférées d’abord à Tongerloo (1617), puis à Windberg (Bavière).

En 1728, le culte en fut approuvé et Siard fut canonisé.

Le Martyrologe Romain le mentionne au 14 novembre.

 

 

Serapion d’Alger

1179-1240

 

Serapion naquit en 1179 à Londres, mais certains le disent irlandais.

Il semble étrange qu’on puisse dire qu’il se soit enrôlé dans les troupes de Richard-Cœur-de-Lion pour participer à la troisième croisade, entre 1189 et 1192, alors qu’il n’avait que dix ans.

En revanche, il put être dans l’armée de Leopold d’Autriche pour soutenir le combat de Reconquista d’Alphonse VIII de Castille sur les Maures. Ceux-ci seront défaits en 1212. Mais Serapion ne retourna pas en Autriche : il voulait saisir la première occasion de se battre encore en Espagne.

C’est alors qu’il connut l’Ordre de Notre-Dame de la Merci pour le Rachat des Captifs, dont il rencontra le fondateur, Pedro Nolasco (v. 25 décembre).

Il en reçut l’habit en 1222.

Pedro Nolasco lui confia une première mission : délivrer quatre-vingt-dix-huit captifs à Murcia (Espagne). Il eut sans doute d’autres missions, dont on ne connaît pas les détails.

En 1240, Serapion fut envoyé avec un Confrère en Alger, pour racheter quatre-vingt-sept prisonniers. Mais il n’avait pas suffisamment d’argent pour solder la rançon exigée, de sorte qu’il se constitua prisonnier pendant que l’autre confrère repartait avec les otages à Barcelone chercher l’argent nécessaire. Prévenu de cette situation, Pedro Nolasco écrivit de toute urgence à un ami pour hâter la réunion de la somme. 

En attendant, Serapion ne perdait pas son temps : il prêcha l’Evangile, raffermit certains chrétiens à la foi chancelante et surtout - comble d’audace ! - gagna au Christ quelques Musulmans. C’en était trop.

Le tyran fit mettre en prison Serapion et le fit fouetter ; il chercha à le faire apostasier et embrasser l’Islam. Et comme, malheureusement, l’argent enfin réuni en Espagne, n’était toujours pas arrivé en Alger, il condamna à mort Serapion, mais à un supplice horrible : on l’attacha sur une croix en x, la main gauche clouée sur le pied droit, et la main droite clouée sur le pied gauche ; on lui brisa les membres, on le taillada sur tout le corps, on l’éviscéra en enroulant ses intestins autour d’un treuil, enfin on le décapita à moitié, pour laisser pendre lamentablement la tête.

Il est vrai qu’il existe des versions un peu différentes sur ce martyre, mais elles coïncident quant à la cruauté. Le tableau de Zurbarán, si célèbre et que l’on dit «saisissant», ne laisse rien supposer de ce qui a été dit plus haut.

Serapion devint ainsi, le 14 novembre 1240, le premier martyr de l’Ordre des Mercédaires. Son culte fut reconnu en 1728 et il fut canonisé en 1743.

 

 

Nikola Tavelić

1340-1391

 

Né en 1340 à Šibenik (Croatie), Nikola serait d’une importante famille noble.

Il entra dans l’Ordre des Frères Mineurs à Bribir, étudia la philosophie et la théologie à Zadar (ou Split) et fut ordonné prêtre vers 1365.

En 1372, il fit partie de soixante Franciscains qui, à l’initiative du Pape, furent envoyés en Bosnie pour contrer la secte bogomile. Après douze années d’intense prédication, on dénombra quelque cinquante mille conversions.

Puis les Supérieurs envoyèrent Nikola en Terre Sainte, où il apprit l’arabe, visita les Lieux Saints et se prépara ainsi à affronter ce nouveau terrain d’apostolat. Dans cette région, les Chrétiens étaient depuis plusieurs siècles sous la coupe des envahisseurs musulmans, qui s’étaient établis en Palestine sans aucun respect pour les Lieux où avait vécu le Christ.

Rappelons ici que saint François d’Assise fut le premier à imaginer la représentation de la crèche de Noël, et qu’ensuite les Franciscains furent les premiers à être envoyés en Terre Sainte, où ils étaient les seuls à s’occuper des malades, des pauvres, des pèlerins.

Nikola participa à cet apostolat, mais chercha surtout à amener les Musulmans à la foi chrétienne. Son zèle le poussa à obtenir la permission de son Supérieur d’aller trouver le Cadi lui-même, pour lui parler du Christ, pour tenter d’obtenir un allègement de la condition des Chrétiens. Il voulait lui lire une Défense et illustration de la Foi catholique.

Il y alla le 11 novembre 1391, accompagné de trois autres prêtres franciscains : Déodat de Rodez, Stefano de Côme et Pierre de Narbonne.

Leur démarche cependant alluma la colère du Cadi et de son entourage. Ayant refusé de se rétracter, les quatre prêtres furent immédiatement condamnés à mort : durement flagellés, jetés au cachot, ils furent déchiquetés devant les portes de Jérusalem et brûlés, le 14 novembre 1391 (on trouve parfois la date du 13).

La béatification de Nikola advint en 1889 par la reconnaissance du culte qu’on lui rendait ; la même reconnaissance se fit pour ses trois Compagnons en 1966. 

Ils furent tous les quatre canonisés en 1970.

 

 

Déodat Aribert de Rodez

? -1391

 

Né à Rodez (Aveyron), Déodat entra dans l’Ordre des Frères Mineurs et fut ordonné prêtre. 

Il fut d’abord actif en Croatie et ensuite envoyé en Terre Sainte.

Voir ici la notice de Nikola Tavelić.

 

Déodat fut martyrisé le 14 (ou le 13) novembre 1391.

La béatification de Nikola advint en 1889 par la reconnaissance du culte qu’on lui rendait ; la même reconnaissance se fit pour ses trois Compagnons, Déodat, Stefano et Pierre, en 1966. 

Ils furent tous les quatre canonisés en 1970.

 

 

Pierre de Narbonne

? -1391

 

Né à Narbonne (Aude), Pierre entra dans l’Ordre des Frères Mineurs et fut ordonné prêtre.

Il fut envoyé en Terre Sainte, où il subit le martyre le 14 (ou le 13) novembre 1391.

Voir ici la notice de Nikola Tavelić.

 

La béatification de Nikola advint en 1889 par la reconnaissance du culte qu’on lui rendait ; la même reconnaissance se fit pour ses trois Compagnons, Déodat, Stefano et Pierre, en 1966. 

Ils furent tous les quatre canonisés en 1970.

 

 

Stefano de Cuneo

1340 -1391

 

Né vers 1340 à Cuneo (Italie nord), Stefano entra dans l’Ordre des Frères Mineurs à Gênes et fut ordonné prêtre.

Il fut d’abord actif en Corse, dans la région de Prunelli di Fiumorbo, et ensuite envoyé en Terre Sainte.

Voir ici la notice de Nikola Tavelić.

 

Le martyre eut lieu le 14 (ou le 13) novembre 1391.

La béatification de Nikola advint en 1889 par la reconnaissance du culte qu’on lui rendait ; la même reconnaissance se fit pour ses trois Compagnons, Déodat, Stefano et Pierre, en 1966. 

Ils furent tous les quatre canonisés en 1970.

 

 

Giovanni Liccio

1426-1511

 

On prétend en plusieurs endroits que Giovanni vécut «plus de cent ans», mais les dates officielles qu’on lui donne le font mourir tout au plus à quatre-vingt-cinq ans, ce qui est certes déjà un grand âge pour le 16e siècle.

Il naquit en avril 1426 à Caccamo (Palerme, Sicile) : sa mère, Teresa Faso, mourut peu après l’accouchement. Le papa, Giorgio, eut l’idée étrange de le nourrir de jus de grenade, mais une voisine put l’allaiter à temps.

Or le mari de cette femme était lépreux et alité ; ayant caressé le petit enfant, il fut guéri de sa lèpre.

Giovanni grandit dans la prière et la pratique de la mortification ; les mercredis et les vendredis, il jeûnait au pain et à l’eau ; si sa tante le perdait de vue, elle savait qu’elle le retrouvait à l’église en train de prier.

A quinze ans, il rencontra à Palerme le dominicain Pietro di Geremia (v. 3 mars), qui découvrit sa vocation et l’invita à entrer dans l’Ordre.

Giovanni étudia avec ardeur, enseigna la théologie avant même d’être prêtre, et reçut le sacerdoce ; à la Messe, lors de l’élévation, on le vit lui aussi s’élever de terre.

Il fut un excellent prédicateur. Des cœurs endurcis s’attendrirent en l’entendant et des conversions notables se produisirent. On l’appela dans toute la Sicile. En outre, Giovanni répandit ardemment la dévotion mariale du Chapelet.

En 1466, on le vit prêcher à Vicenza, où il rencontra le bienheureux Matteo Carreri (v. 5 octobre) ; en 1479-1481, ce fut à Naples.

Il fonda à Caccamo un couvent dominicain, qui fut placé sous le patronage de Notre-Dame des Anges et dont il fut le premier prieur en 1494.

On dit de lui qu’il accomplissait les miracles les plus extraordinaires avec la plus grande simplicité. En voici quelques-uns, qui se produisirent durant la construction du monastère de Caccamo :

Il pénétra tranquillement dans un four allumé pour en redresser les pierres de ses mains et en ressortit absolument sain et sauf ; les maçons s’étaient cachés pour l’observer.

Les mêmes maçons abattirent et rôtirent un petit agneau qu’on avait offert au couvent ; et pour tout effacer, brûlèrent ce qui restait. Giovanni arrivait ; il appela l’agneau, qui sortit tout vivant du feu et vint lui lécher les mains ; les maçons tombèrent à genoux pour demander pardon.

Un petit garçon eut la tête mortellement frappée par l’outil d’un tailleur de pierre ; Giovanni le pansa avec son mouchoir, le fit coucher sur son lit et un moment après vint lui défaire le mouchoir : l’enfant n’avait plus rien.

Il mélangea de la salive au sable et en frotta la blessure que s’était faite un ouvrier au pied : la blessure disparut à l’instant (cf. Mc 7:31-37).

A la fin de la construction, il fit jaillir l’eau dans le puits.

Etc… !

Quand il mourut, à Caccamo, le 14 novembre 1511, les vingt-quatre cierges qui brûlaient autour de son cercueil ne se consummèrent pas. Inutile d’ajouter que bien d’autres miracles se produisirent par la suite.

Le culte de Giovanni fut approuvé en 1753. Il fut le premier dominicain sicilien proclamé Bienheureux.

Gaspar Nishi Genka

1555-1609

 

Quand la persécution se déchaîna à Ikitsuki (1609), les chrétiens «firent semblant» d’exhiber des autels et des figures bouddhistes dans leurs demeures, tout en maintenant cachés leur «vrai» autel ; ils peignaient des images du Christ et de la Sainte Vierge de telle façon qu’on ne pouvait les reconnaître comme telles. Ce mouvement des «kakure» a persisté jusqu’à aujourd’hui, avec de notables différences de sensibilité, devenant presque une sorte de secte, qui n’a plus rien à voir avec les chrétiens persécutés du 17e siècle.

Gaspar était un samouraï, né en 1555 à Ikitsuki (Nagasaki). Il avait reçu au baptême, à deux ans, le même nom que le prêtre qui le baptisait, Gaspar Vilela ; ce Chrétien était le protecteur et le père des pauvres et des paysans. Son épouse, Ursula, était aussi née en 1555, et leur fils aîné Joannes (Juan) naquit en 1585, toujours à Ikitsuki.

Chef du clan Koteda, Gaspar perdit sa fonction quand cette famille fut exterminée et dispersée. Il continua néanmoins à animer l’esprit chrétien à Ikitsuki. Il semble même qu’il ait joui d’une certaine protection, du fait que sa fille Maria avait épousé le fils de Kondo Kisan, ce dernier étant une autorité dans le monde bouddhiste.

Mais à partir du moment où il vint habiter à Yamada, il tombait sous la juridiction d’Inoue Hachirobei, à qui il fut dénoncé. Celui qui fut à l’origine de cette dénonciation était un bonze de Hirado, appartenant à une secte bouddhiste ; les membres en étaient moitié bonzes moitié sodats, et cette secte fut plus tard interdite. Or ce bonze était un ami du «daimyó», le gouverneur local, qui en référa à Inoue Hachirobei. Gaspar devait être exécuté en exemple et en avertissement pour la communauté chrétienne.

Il fut arrêté en novembre 1609, en même temps que sa femme Ursula et leur fils aîné Juan. Ce dernier se soumit humblement. L’autre fils, Thomas, qui n’avait que neuf ans, se saisit d’un poignard et blessa un des soldats ; mais, trop jeune, il ne fut pas emmené avec eux : il devint plus tard prêtre dans l’ordre dominicain (avec le nom de Thomas de Saint-Hyacinthe), devait être martyrisé en 1634 et a été canonisé en 1987 (voir au 17 novembre) ; l’autre, Michael, serait à son tour martyrisé avec sa femme et son fils, «pour avoir logé chez lui son frère Thomas».

Le valeureux samouraï Gaspar demanda à mourir comme Jésus, sur une croix, mais on ne connaissait pas ce supplice à Ikitsuki et on lui concéda d’être «seulement» décapité, au même endroit où moururent le père Torres et d’autres Martyrs au siècle précédent.

En signe d’honneur de la part d’un samuraï envers un autre, le coup porté à Gaspar fut donné par Inoue Hachirobei lui-même, tandis que d’autres portèrent des coups d’épées sur le cadavre.

Ursula et son fils Juan, qui étaient séparés de Gaspar, devaient soi-disant aller le voir dans sa cellule, mais furent à leur tour décapités en chemin ; agenouillés à terre, ils moururent en prononçant les noms de Jésus et Marie.

Sur leurs têtes, on avait écrit le motif de cette mort : «Ils sont Chrétiens».

Leurs dépouilles furent portées d’abord à Nagasaki, puis à Macao en 1614.

Le lieu du martyre de Gaspar, Ursula et Juan est actuellement marqué par une grande croix depuis 1992, et s’appelle «Gasuparu-sama».

Le dies natalis des trois Martyrs Gaspar, Ursula et Juan, est le 14 novembre. Ils furent béatifiés en 2008.

 

 

Ursula (Nishi Genka)

1555-1609

 

Voir la notice de Gaspar Nishi Genka (ci-dessus).

 

 

Ioannes Mataichi Nishi

1585-1609

 

Voir la notice de Gaspar Nishi Genka (ci-dessus).

 

 

Yu Jung-cheol Ioannes

1779-1801

 

Yu Jung-cheol Ioannes est un laïc coréen né en 1779 à Jeonju (Jeolla-do, Corée du Sud).

Il fut pendu à Jeonju le 14 novembre 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Yu Mun-seok Ioannes

1784-1801

 

Yu Mun-seok Ioannes est un laïc coréen né en 1784 à Jeonju (Jeolla-do, Corée du Sud).

Il fut pendu à Jeonju le 14 novembre 1801 et béatifié en 2014.

 

 

Etienne-Théodore Cuenot

1802-1861

 

Etienne-Théodore naquit au Bélieu (Morteau, Doubs) le 8 février 1802, aîné des onze enfants d’une famille de paysans très pauvres. Quand il voulut aller au séminaire, sa mère n’avait rien d’autre que sa robe de mariée, qu’elle tailla pour lui confectionner un habit correct.

Le garçon en eut toujours une vive reconnaissance. Quand il sera ordonné prêtre, il offrira à son tour une belle robe à sa mère.

Il passa par les petits séminaires de Ouvans, Cerneux-Monnot, Ornans, puis les grands séminaires de Luxeuil et Besançon.

Voici une anecdote assez significative du personnage et de l’état d’esprit des ecclésiastiques de l’époque. Etienne-Théodore était assez passionné d’horlogerie, comme cela est traditionnel en Franche-Comté. Ayant besoin de certaines pièces introuvables dans son village, il voulut aller en Suisse les y trouver : du Bélieu à la frontière suisse, il n’y a qu’un pas. Mais en Suisse, la soutane n’était pas admise, et Etienne-Théodore jugea opportun de mettre un habit laïque pour s’y rendre. Nous n’aurions rien à y redire, mais à l’époque cela fut jugé «inadmissible», et les Supérieurs émirent alors des «réserves» sur la vocation authentique de leur séminariste.

Etienne-Théodore rejoignit alors le séminaire d’Aix-en-Provence, géré par les Religieux de la Retraite Chrétienne (une fondation comtoise), où il fut ordonné prêtre en 1825. Puis il demanda à être admis aux Missions Etrangères de Paris (MEP) en 1827.

De là, il fut envoyé au Tonkin en 1828, où il exerça un apostolat intense, malheureusement entravé par la maladie, jusqu’en 1833. 

Ayant repris ses activités, il fut contraint par la persécution de se réfugier au Siam, où il administra la communauté de Chantaboun pendant un an.

En 1834, il se retira à Singapour : c’est là que Mgr Tabert le sacra évêque coadjuteur en 1835, et il repassa clandestinement en Cochinchine.

Nommé Vicaire apostolique pour la Cochinchine et le Cambodge, en vingt-six ans d’épiscopat, il rouvrit deux séminaires, ordonna plus de cinquante prêtres vietnamiens. Il put aussi traduire en vietnamien l’Imitation de Jésus-Christ et quelques parties de la Bible.

Il eut la joie de recevoir en 1839 un Bref pontifical qui louait la conduite des Chrétiens de Cochinchine. La même année, il recevait l’autorisation de se choisir son propre coadjuteur.

C’était une mesure prudente. Mgr Tabert mourut en effet en 1840, et Mgr Cuenot lui succédait comme Vicaire apostolique.

Il convoqua un synode à Go-thi en 1841, et consacra Mgr Lefebvre comme coadjuteur.

Quoique réduit à un quasi immobilisme, il écrivait beaucoup pour stimuler le courage de ses prêtres et de ses fidèles. Il fit commencer l’évangélisation des territoires de l’ouest et rédigea scrupuleusement les actes des confesseurs et martyrs de Cochinchine.

En 1844, il demanda à séparer son immense territoire en deux régions, se réservant seulement la Cochinchine orientale.

En 1846, il ordonna Mgr Pellerin comme coadjuteur.

En 1854, c’est le dévouement des fidèles qui lui évita l’arrestation. On lui conseillait de s’éloigner, mais il ne voulait pas abandonner son troupeau. Une anémie cérébrale commença.

La persécution s’accentua. En 1861, il se réfugia à son tour chez une chrétienne de Go-boi. Il resta sans manger pendant un jour et demi dans une cachette très étroite, et se livra spontanément, le 28 octobre.

Il fut relégué à Bin Ɖịnh dans l’écurie des éléphants de guerre, enfermé dans une cage étroite, véritable instrument de supplice auquel il succomba le 14 novembre 1861. Le lendemain arrivait l’ordre de le décapiter.

Un édit ordonna ensuite de faire disparaître les corps des Occidentaux. On exhuma le corps du saint évêque martyr, qui n’avait pas été atteint par la corruption, malgré le temps passé en pleine terre, sans cercueil. Le corps fut jeté au fleuve et n’a jamais pu être retrouvé.

Mgr Etienne-Théodore Cuenot fut béatifié en 1909 et canonisé avec les Martyrs du Vietnam, en 1988.

 

 

Maria Scrilli

1825-1889

 

Maria naquit le 15 mai 1825 à Montevarchi (Arezzo, Toscane, Italie), deuxième fille des parents Scrilli-Checcucci, très déçus, qui désiraientt un fils et qui, pour cette raison, firent baptiser leur bébé presque en secret, quelques heures après sa naissance.

Elle devait porter le nom de Palmire, qui n’existait pas, mais la marraine en perdit le souvenir et, le moment venu, indiqua le nom de Maria.

Elle fut ainsi «rejetée» par ses parents, qui montraient toute leur préférence pour la fille aînée. Elle en prit nettement conscience vers quatre ans. Mais elle apprit en même temps à lutter contre la jalousie. Elle recourut à sa Mère céleste, Marie.

Adolescente, elle eut une mystérieuse maladie qui l’immobilisa pendant deux années. Elle vit en vision saint Fiorenzo, auquel elle attribua sa guérison non moins mystérieuse.

En 1846, elle tentera de vivre au Carmel de Florence, mais n’y trouva pas sa voie. Mais elle en conservera la formation et l’esprit. Elle écrivit : Tout est bon pour devenir saint.

A partir de 1849, alors que sévit un violent esprit anti-clérical, Maria remarque que la société souffre fondamentalement d’un manque de culture et d’une ignorance, spécialement parmi les femmes. Elle commença à recueillir chez elle des petites filles qu’elle trouvait dans la rue : une douzaine déjà. Ce n’était que le début. 

D’autres jeunes filles viennent l’aider, une autre maison s’ouvre à Foiano.

En 1854, naquit le Pieux Institut des Pauvres Sœurs du Cœur de Marie, qui fut approuvé par l’évêque de Fiesole. Maria, désormais Maria Teresa de Jésus, reçut la bénédiction du pape en 1857.

En 1859, les troupes piémontaises occupent le monastère, et suppriment l’Institut.

Ce n’est qu’en 1878 qu’elle eut la permission de le rouvrir, à Florence. En réalité il ne devrait rouvrir effectivement qu’en 1892. Toutes les compagnes de Maria l’abandonnèrent ou moururent.

Maria s’offrit alors pour cette Œuvre. Elle mourut le 14 novembre 1889, complètement isolée, seule, oubliée.

Mais le grain avait été semé : viendra une nouvelle «fondatrice» qui reprendra le flambeau, Clementina Mosca (Maria de Jésus) ; elle relancera l’effort de Maria Scrilli, ouvrira d’autres maisons et recevra de nombreuses vocations. L’Œuvre se destine surtout aux malades et à l’enseignement. L’Institut fut reconnu en 1919, et agrégé au Carmel avec le nom définitif de Institut de Notre-Dame du Mont-Carmel. L’approvation papale arriva en 1933.

Durant la Seconde guerre mondiale, on leur confia le soin des blessés, des prisonniers et des vieillards.

Les Religieuses sont quelques centaines, dans plusieurs pays (Italie, République tchèque, Pologne, Etats-Unis, Canada, Brésil, Inde, Philippines).

Maria Scrilli a été béatifiée en 2006.

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Published by samuelephrem - dans 11-novembre
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