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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 00:00

 

15 NOVEMBRE

 

-VI.

S Baruch, prophète, disciple du prophète Jérémie.

I.

S Eugène, évêque à Tolède, consacré évêque par son ami Denis l'Aréopagite, qui était venu à Paris, martyr ; on ne croit pas à l'existence de ce Saint.

S Félix, évêque à Nola.

 

IV.

SS Fidentianus (évêque), Valeriana, Victoria et quelques autres, martyrs à Hippone. 

SS Gurias, Samonas et Habib, martyrs près de (ou à) Edesse ; Gurias était un ascète âgé, Samonas fut horriblement torturé ; Habib, diacre, fut brûlé vif.S Malo, gallois, évêque à Aleth, plus tard Saint-Malo.

V.

Ste Céronne, une vierge mal connue, morte aveugle à Mortagne.

VII.

S Didier, évêque à Cahors après son frère Rusticus, assassiné ; ex-fonctionnaire à la cour de Clotaire II, ami de Dagobert, il put procurer un grand essor à son diocèse.

S Saen (Sidonius)), irlandais, moine à Jumièges et Noirmoutier, fondateur d'un autre monastère près de Rouen, à l'origine de la ville de Saint-Saëns.

SS Marin (évêque) et Anian (diacre), missionnaires irlandais en Bavière. Marin fut martyrisé.

VIII.

S Pavin, abbé au Mans.

S Cessateur, saint homme et peut-être aussi évêque à Limoges.

IX.

S Fintan, irlandais, reclus à Rheinau, dont il est co-patron. 

XII.

S Leopold III, margrave en Autriche, père de dix-huit enfants, dont les évêques Conrad et Otto, fondateur d'une abbaye à Mariazell, surnommé le Père des pauvres, patron de l'Autriche.

XIII.

S Albert le Grand, dominicain allemand, évêque à Ratisbonne et Docteur de l'Eglise ; illustre savant, il eut s. Thomas d'Aquin comme élève à Paris ; à son arrivée dans son diocèse, il avait des chaussures si usées qu'on le surnomma "Godasse".

XVI.

Bx Hugues Faringdon (Cook) et Richard Whiting (abbés), John Thorne, Roger James (tous quatre bénédictins), John Eynon, John Rugg (prêtres), martyrs anglais.

Bse Lucia Broccadelli de Narni, aînée de onze enfants, dominicaine à Ferrare, étonnante mystique à Viterbe et Ferrare.

XVII.

B Caius, coréen martyr à Nagasaki ; il vivait en ermite dès avant sa conversion ; au service des Jésuites, il catéchisait et s'occupait des lépreux : on l'appelait "petit Apôtre" ; la nouvelle de son admission parmi les Jésuites ne put lui parvenir : il était en prison et fut bientôt exécuté.

SS Roque González de Santa Cruz, paraguayen, et Alonso Rodríguez, espagnol, prêtres jésuites martyrs au Paraguay, canonisés en 1988.

XIX.

S José Pignatelli Moncayo, jésuite espagnol au moment du bannissement de l'ordre et artisan de son rétablissement.

Bx Pak Gyeong-hwa Paulus et Gim Se-bak Ambrosius, laïcs coréens martyrs, morts en prison, béatifiés en 2014. 

S Yosefu Mukasa Balikuddembé, premier martyr en Ouganda.

XX.

Bse Hélène-Marie-Philippine de Chappotin de Neuville (Marie de la Passion, 1839-1904), française, fondatrice en Ligurie des Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie, béatifiée en 2002.

S Józef Kalinowski (Rafal de Saint-Joseph, 1835-1907), militaire et homme d'état polonais, déporté en Sibérie, carme en Autriche, appelé "martyr de la confession" pour son zèle apostolique, béatifié en 1983 et canonisé en 1991.

B Miguel Díaz Sánchez (1879-1936), prêtre diocésain, martyr espagnol de la Révolution près de Albacete, béatifié en 2007.

B Juan Duarte Martín (1912-1936), diacre martyr près de Málaga, béatifié en 2007.

Baruch, prophète

6e siècle avant Jésus-Christ

 

Une vingtaine d’années après le début de l’activité prophétique de Jérémie à Jérusalem, apparaît à ses côtés, en 605-604, un scribe, son secrétaire et disciple : Baruch, fils de Nérias (cf. Jr 36).

Baruch signifie exactement Béni, on dirait même notre Benoît.

Désormais, donc, le sort du prophète Jérémie et celui du disciple sont intimement liés. Baruch partage les souffrances et les échecs de Jérémie en ces années tragiques (prises de Jérusalem, 598 et 587, par Nabuchodonosor, roi de Babylone ; destruction du Temple ; déportations ; ruine de la nation juive).

Baruch semble avoir une position à la cour, on ne sait laquelle ; il a un frère, Saraïas, grand chambellan, qui vers 593 accompagne le roi Sédécias dans une mission à Babylone (Jr 51:59).

Une fois disciple de Jérémie, Baruch soutient fermement son maître. En 586, après l’assassinat de Godolias, établi gouverneur par l’occupant, les Juifs «résistants» accusent Baruch d’exciter Jérémie dans la voie de la «collaboration» (Jr 43:3).

Baruch partage les sentiments de Jérémie, et soutient son maître fidèlement. Il n’a pas de chance : Le roi Joakim, en présence de Baruch, entend la lecture du rouleau. Enervé par ces paroles pessimistes, il brûle le tout. Baruch en est quitte pour recommencer son travail (Jr 36).

Lors de l’exode des Juifs croyant pouvoir se réfugier en Egypte, Jérémie et Baruch sont emmenés de force dans cet exil qu’ils avaient d’avance condamné, prophétisant que l’Egypte aussi serait bientôt conquise par Nabuchodonosor.

Jérémie et Baruch sont emmenés et établis à Taphnès, à l’est du delta du Nil (Jr 42:6-7). C’est là qu’il durent mourir tous les deux, peut-être martyrisés, avant-même l’arrivée de Nabuchodonosor, selon une tradition dont se fait écho saint Jérôme, même si une autre tradition moins probable les fait mourir à Babylone, emmenés là après la conquête de l’Egypte.

Baruch a donc dû écrire une partie du livre de Jérémie. Mais il y a aussi dans la Bible le Livre de Baruch, inséré entre Jérémie et Ezéchiel, que des spécialistes attribuent plutôt à trois auteurs différents plus tardifs.

Baruch, prophète

6e siècle avant Jésus-Christ

 

Une vingtaine d’années après le début de l’activité prophétique de Jérémie à Jérusalem, apparaît à ses côtés, en 605-604, un scribe, son secrétaire et disciple : Baruch, fils de Nérias (cf. Jr 36).

Baruch signifie exactement Béni, on dirait même notre Benoît.

Désormais, donc, le sort du prophète Jérémie et celui du disciple sont intimement liés. Baruch partage les souffrances et les échecs de Jérémie en ces années tragiques (prises de Jérusalem, 598 et 587, par Nabuchodonosor, roi de Babylone ; destruction du Temple ; déportations ; ruine de la nation juive).

Baruch semble avoir une position à la cour, on ne sait laquelle ; il a un frère, Saraïas, grand chambellan, qui vers 593 accompagne le roi Sédécias dans une mission à Babylone (Jr 51:59).

Une fois disciple de Jérémie, Baruch soutient fermement son maître. En 586, après l’assassinat de Godolias, établi gouverneur par l’occupant, les Juifs «résistants» accusent Baruch d’exciter Jérémie dans la voie de la «collaboration» (Jr 43:3).

Baruch partage les sentiments de Jérémie, et soutient son maître fidèlement. Il n’a pas de chance : Le roi Joakim, en présence de Baruch, entend la lecture du rouleau. Enervé par ces paroles pessimistes, il brûle le tout. Baruch en est quitte pour recommencer son travail (Jr 36).

Lors de l’exode des Juifs croyant pouvoir se réfugier en Egypte, Jérémie et Baruch sont emmenés de force dans cet exil qu’ils avaient d’avance condamné, prophétisant que l’Egypte aussi serait bientôt conquise par Nabuchodonosor.

Jérémie et Baruch sont emmenés et établis à Taphnès, à l’est du delta du Nil (Jr 42:6-7). C’est là qu’il durent mourir tous les deux, peut-être martyrisés, avant-même l’arrivée de Nabuchodonosor, selon une tradition dont se fait écho saint Jérôme, même si une autre tradition moins probable les fait mourir à Babylone, emmenés là après la conquête de l’Egypte.

Baruch a donc dû écrire une partie du livre de Jérémie. Mais il y a aussi dans la Bible le Livre de Baruch, inséré entre Jérémie et Ezéchiel, que des spécialistes attribuent plutôt à trois auteurs différents plus tardifs.

Baruch ne fait pas partie, pour autant, des «Douze petits Prophètes». Son livre n’a pas même été traduit en latin par saint Jérôme dans la Vulgate. Ce n’est que plus tard, progressivement, que ce livre fut réinséré d’après de vieilles versions, dans le texte officiel de la Bible latine. 

Signalons que certaines Bibles syriaques contiennent aussi une Apocalypse de Baruch ; les Bibles éthiopiennes, le Reste des paroles de Baruch.

On se souviendra de la fameuse anecdote concernant Baruch, lorsque Jean Racine, observant que son ami La Fontaine trouvait l’office liturgique un peu long, lui passa à lire le texte de Baruch, dont le fabuliste resta émerveillé, au point qu’il en parlait ensuite à tous ses amis : «Avez-vous lu Baruch ? C’était un beau génie».

Saint Baruch, selon la tradition orientale, est fêté le 15 novembre.

 

 

Didier de Cahors

580-655

 

Didier (Desiderius) naquit vers 580 non loin d’Albi (Obrege, qu’on croit identifier avec Antuberix), d’une famille aristocratique très liée à la cour royale, comme on va le voir.

Si l’on ignore le nom de son père, on connaît celui de sa mère : Herchenfrède.

Didier eut deux frères : Rusticus et Syagrius. Rusticus fut évêque de Cahors de 623 à 630 ; Syagrius eut un poste important dans l’administration d’Albi.

On pourrait dire que Didier imita simultanément ses deux frères, en ce sens qu’il recouvrit d’importantes charges administratives à la cour, avant de devenir à son tour évêque.

Il eut à s’occuper du trésor royal, ce qui nous renseigne sur sa probité exemplaire. Il fut très ami avec le roi Dagobert, ainsi qu’avec Sigebert III.

En 630, Rusticus fut assassiné dans une émeute ; on appela Didier pour lui succéder. Il n’avait peut-être pas encore la science ecclésiastique, mais il possédait la sapientia cordis, cette sagesse du cœur qui l’unissait déjà profondément à Dieu, et lui faisait rechercher avant tout ce qui pouvait L’honorer. A s.Ouen de Rouen (v. 24 août), il écrivit : De même que nous avons été ensemble à la cour du prince, de même il faut que nous méritions de vivre ensemble dans ce palais céleste du Roi d’en haut.

Devenu treizième évêque de Cahors - il fut consacré à Bourges par s.Sulpice (v. 29 janvier) - il fut très actif, tant au plan spirituel qu’au plan matériel.

Il fit construire des églises : Saint-Pierre à l’endroit du meurtre de Rusticus, Saint-Julien, Saint-Martin. Il favorisa le monachisme : le monastère de Cahors, dédié à s.Amand, prit plus tard le nom de Saint-Géry (comme on appelait parfoit Didier).

Forgé à la bonne administration, Didier fit prospérer l’agriculture. Il y eut abondance de vin et de grain, qu’on put exporter, ce qui valut au diocèse des dons de toutes sortes. Didier fit construire des monuments, comme on l’a dit plus haut, mais aussi il reçut des domaines importants.

La renommée de Didier fut grande dans toute la région. On le consultait, on recourait à lui, on lui demandait son arbitrage. 

Dans son testament, il léguait tous ces biens à l’Eglise de Cahors, à charge pour son successeur de venir en aide aux pauvres.

Didier mourut le 15 novembre 655 et fut enterré à Saint-Amand.

Son successeur fut peut-être Agarnus, pratiquement inconnu.

Saint Didier de Cahors est commémoré le 15 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

Saen, abbé

† 684

 

Saen, traduit Sidonius en latin, venait d’Irlande ; il fut impressionné par l’attitude de quelques moines de Jumiège qui étaient allés outre-Manche pour racheter des esclaves, et les accompagna en Gaule.

Certains ont prétendu qu’il se mit au service de s.Fursy (v. 16 janvier) à Lagny, ce qui ne semble pas acceptable historiquement.

Plus vraisemblable est sa vie monastique à Jumièges, où les moines admirèrent l’esprit de mortification et d’humilité qui l’habitait.  Il fut ensuite à Noirmoutier, où il fut cellerier.

S.Ouen (v. 24 août), qui avait fondé vers 674 un monastère dans le pays de Caux, voulut que Saen en fût le premier abbé, car il l’estimait beaucoup et le consultait volontiers, et même pour des affaires difficiles. Il le prit comme compagnon pour son voyage à Rome. 

Une autre version des faits affirme que Saen fonda ce monastère dans le val de la Varenne en 675.

Saen mourut vers (ou après) 684, peut-être même vers 689.

La ville qui se développa autour de son monastère prit le nom de Saint-Saëns, l’s ayant été ajouté au 17e siècle ; on ne manquera pas non plus d’évoquer le nom du célèbre musicien, Camille Saint-Saëns. 

Quant au monastère, il fut détruit par les Normands au 9e siècle.

Saint Saën est commémoré le 15 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Marin et Anian d’Irschenberg

† 697

 

C’étaient deux Irlandais. 

Marin était évêque, Anian diacre : ils venaient sur le continent comme missionnaires.

Ils furent d’abord reçus par le pape Eugène 1er († 657), qui leur donna la mission de se diriger en Germanie méridionale, l’actuelle Bavière.

On pourrait se demander où Marin était évêque en Irlande et d’où lui serait venue la décision d’abandonner son diocèse. N’aurait-il pas reçu cette consécration du pape lui-même ?

Vers 657 donc, Marin s’établit à Wilparting, Anian à Alb. Ils vécurent là et évangélisèrent la région d’Irschenberg.

Quarante ans plus tard, en 697, une bande de pillards passa par là et s’acharnèrent sur Marin, qui fut torturé et brûlé sur un bûcher. 

Anian mourut à la même époque, de vieillesse.

En supposant que Marin avait une trentaine d’années au moment de sa consécration épiscopale (en Irlande ou à Rome), il pouvait avoir au moins soixante-dix ans lors de son martyre. Il pouvait même être beaucoup plus âgé, puisque le diacre Anian mourut de vieillesse.

Encore actuellement, ces deux Saints demeurent très populaires, témoins les nombreux enfants qui en reçoivent les noms au baptême.

Les deux Saints, Marin et Anian d’Irschenberg, sont commémorés le 15 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fintan de Rheinau 

803-878

 

Fintan naquit vers 803 dans le Leinster (Irlande), où ses parents et frères et sœurs périrent dans les guerres et les invasions des Vikings.

Kidnappé lui-même par des Vikings, il put s’échapper dans les îles Orcades. Que faire alors ?

Il était en train de contempler la mer et y aperçut d’énormes bêtes, peut-être des dauphins, et médita ainsi : Comme Dieu est bon, lui qui a donné la mer à ces créatures, et à moi la terre pour aller et venir…

Dans sa prière, il promit à Dieu de ne pas chercher à revenir en arrière ; il partirait en pèlerinage aux grands sanctuaires (Tours, Rome). Ses vêtements alors se raidirent et le portèrent sur les flots jusqu’à la côte de Caithness (Ecosse N), où il vécut deux ans près de l’évêque du lieu, dont on ne connaît d’ailleurs pas le nom.

En 845, après avoir accompli son vœu, il fut moine quelque temps à l’abbaye bénédictine italienne de Farfa, puis vint en 851 se fixer à l’abbaye de Rheinau (entre Bâle et le lac de Constance). A cinquante-et-un ans, il se soumettait humblement à la Règle monastique.

Une vingtaine d’années avant sa mort, à partir de 856, il vécut en reclus, dans une grande austérité, et mourut le 15 novembre 878.

Saint Fintan de Rheinau est commémoré le 15 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Leopold d’Autriche

1073-1136

 

Leopold III était né en 1073 à Melk, de Leopold II de Babenberg, margrave d’Autriche, et de Ida de Cham de Ratelberg.

Dans sa jeunesse, Leopold subit l’heureuse influence de saint Altman (v. 8 août) et était bien résolu à soutenir la réforme de l’Eglise. Il se mérita d’ailleurs le nom de Leopold le Pieux.

En 1095, Leopold hérita des Etats de son père.

Il se serait marié une première fois, avant 1103, avec Adelheid de Perg, dont il aurait eu un enfant, Adalbert. Mais ce mariage n’est pas toujours mentionné et Adalbert est présenté comme le premier-né du mariage de Leopold avec Agnes. Leopold aurait donc été veuf.

En 1106, il épousa Agnes, la sœur de l’empereur Henri V, déjà veuve avec trois enfants. De l’union de Leopold et Agnes naquirent dix-huit enfants, dont survécurent six fils et cinq filles. Deux deviendront évêques, Otto à Freising et Konrad à Salzbourg. Les noms de ses enfants connus sont : Adalbert, Leopold (IV), Otto, Agnes, Heinrich, Judith, Konrad, Gertrud, Elisabeth, Bertha.

En 1108, il fit construire à Klosterneuburg une église qui devait être desservie par les Chanoines réguliers de Saint-Augustin ; il l’édifia à l’endroit où il retrouva le voile de son épouse accroché à un arbre, intact, plusieurs années après que le vent ait décoiffé la princesse !

En 1127, il fit édifier le monastère de la Sainte-Croix, qui abrita des Cisterciens.

En 1133, il installa à Chiemsee des Chanoines réguliers et, plus tard, des Bénédictins à Mariazell.

Son souci d’aider les indigents le fit appeler Père des pauvres. Son palais était l’asile des veuves et des orphelins.

Du gouvernement politique de Leopold, on signale deux attaques hongroises victorieusement repoussées. En 1125, il refusa de recevoir la couronne de l’Empire.

Ce saint monarque mourut des suites d’un accident de chasse, le 15 novembre 1136 et fut canonisé en 1485.

Il est le céleste patron de l’Autriche.

 

 

Albrecht von Bollstädt

1200-1280

 

Albrecht (Albert) naquit à Lauingen (Bavière, Allemagne) à une date qui oscille entre 1193 et 1206, selon les thèses des historiens.

Après ses études, il passa à Bologne et étudia la médecine à Padoue, et c’est dans cette dernière ville qu’il entra en 1223 dans l’Ordre dominicain.

Elève de théologie, il enseignera à son tour à Cologne, Hildesheim, Fribourg-en-Brisgau, Ratisbonne, Strasbourg, et Paris, dans le premier couvent dominicain de la rue Saint-Jacques, le Collège des Jacobins. Il y aura comme élève le jeune Thomas d’Aquin. 

De retour à Cologne, il fut plusieurs fois appelé à arbitrer des conflits entre l’archevêque et les habitants. 

En 1254, il fut élu provincial pour l’Allemagne.

En 1260, il fut nommé évêque de Ratisbonne. Il y arriva avec de telles chaussures, qu’on lui donna le sobriquet de godasse. Il résigna sa charge en 1262.

En 1263, il fut chargé de prêcher (en vain) la croisade en Allemagne.

Il est possible qu’en 1277 il se soit rendu à nouveau à Paris pour défendre des thèses de Thomas d’Aquin ; ce dernier était mort peu auparavant et Albert le pleura beaucoup.

Vers la fin de sa vie, Albert perdit la mémoire ; il s’éteignit à Cologne le 15 novembre 1280.

Albert écrivit énormément ; il s’intéressa à la biologie, à la nature dans son ensemble, aux animaux, aux roches. Son savoir et son œuvre étaient véritablement encyclopédiques. En théologie, il commenta Denys l’Aréopagite (que certains nomment Pseudo-Denys) ; en philosophie, il s’intéressa beaucoup à Aristote, qu’on découvrait alors.

On aurait dit de lui qu’il avait été un moment alchimiste et magicien… Sans doute ses expériences suscitèrent l’étonnement, mais Albert ne s’est jamais écarté de la foi et de la discipline chrétiennes.

Albert mérita le nom de Albert le Grand, Albertus Magnus ; de docteur universalis.

Il fut béatifié en 1484, canonisé et proclamé Docteur de l’Eglise en 1931. Il fut aussi proclamé patron de ceux qui cultivent les sciences naturelles (1941).

Saint Albert le Grand est nommé au Martyrologe et fêté le 15 novembre.

 

 

Hugh Faringdon

? -1539

 

Un petit mystère entoure l’origine de ce Martyr.

Il serait né, à une date inconnue, à Faringdon (Berkshire), et c’est sous ce nom qu’on le désigna ; cependant, il porta les armes des Cook de Kent.

En 1520, il fut élu abbé de l’abbaye bénédictine de Reading, et l’on sait qu’il reçut le roi Henry VIII l’année suivante. Par la suite, il devint un des chapelains du Roi. En 1532, il reçut de ce dernier au nouvel-an une bourse en cuir contenant vingt Livres. L’abbé Faringdon fut au Parlement de 1523 à 1539.

En 1536, il signa un document qui pourrait passer pour une sorte de reconnaissance de la suprématie du Roi dans l’Eglise. L’année suivante il présida les funérailles de la reine Jane Seymour.

Il fut ainsi en faveur jusqu’en 1539, quand il refusa de mettre son abbaye sous la domination royale. Ce fut le début de la déchéance et la voie au martyre.

Malgré sa position au Parlement, l’abbé fut accusé de haute trahison, et fut condamné à mort avant même son jugement.

Il souffrit le martyre à Reading avec deux autres moines bénédictins, John Eynon et John Rugg ; ils furent tous les trois pendus à l’entrée du monastère, le 15 novembre 1539.

Le culte de Hugh et de ses Compagnons a été confirmé en 1895, ce qui équivaut à la béatification.

 

 

John Eynon

? -1539

 

On ne connaît pas les détails de la jeunesse de John.

Il fut prêtre dans l’abbaye bénédictine de Reading, mais fut aussi curé de la paroisse voisine de Saint-Gilles.

Refusant de livrer sa paroisse aux Autorités civiles, on l’arrêta à l’abbaye.

Il souffrit le martyre à Reading avec deux autres moines bénédictins : Hugh Faringdon, l’abbé, et John Rugg ; ils furent tous les trois pendus à l’entrée du monastère, le 15 novembre 1539.

Le culte de ces Martyrs a été confirmé en 1895, ce qui équivaut à la béatification.

 

 

John Rugg

? -1539

 

 

On ne connaît pas les détails de la jeunesse de John.

Il fut prêtre dans l’abbaye bénédictine de Chichester, puis se retira dans celle de Reading.

Il souffrit le martyre à Reading avec deux autres moines bénédictins : Hugh Faringdon, l’abbé, et John Eynon ; ils furent tous les trois pendus à l’entrée du monastère, le 15 novembre 1539.

Le culte de ces Martyrs a été confirmé en 1895, ce qui équivaut à la béatification.

 

 

Richard Whiting

1461-1539

 

On connaît peu de choses sur les origines de Richard.

Il naquit vers 1461 à Wrington (Somerset, Angleterre) et fréquenta l’université de Cambridge, d’où  il sortit maître es arts en 1483.

Bénédictin, il fut ordonné diacre en 1500 et prêtre en 1501, à Wells, puis enseigna à l’école de la proche abbaye de Glastonbury, où l’on suppose qu’il eut parmi ses élèves le neveu de l’abbé dom Bere, Richard Bere (futur chartreux et martyr, voir au 9 août).

A la mort de dom Bere, dom Whiting fut élu abbé, jugé prêtre recommandable pour sa vie, ses vertus et sa science. Il gouverna son abbaye pendant dix années, dans la paix, unanimement estimé.

Lui et ses moines prirent parti ouvertement pour la légitimité du mariage du roi avec Catarina, et contre son union avec Anne Boleyn.

En 1535, un émissaire du pouvoir vint visiter l’abbaye, qu’il trouva parfaitement en ordre ; son compte-rendu disait qu’ il n’y a rien a redire : les Frères vivent si bien leur règle qu’ils ne sauraient commettre la moindre offense.

Dom Whiting comprit que son abbaye allait de nouveau être visitée. L’une après l’autre, toutes les autres abbayes furent confisquées par le pouvoir royal, qui s’empara de tout ce qui pouvait lui être utile. 

En septembre 1539, arrivèrent les émissaires du roi pour prendre possession de l’abbaye et pour disperser les moines. Le pieux Abbé se trouvait alors à la ferme de Sharpham : ils allèrent le chercher sans ménagement et passèrent la nuit à fouiller dans tous ses papiers, sans rien trouver d’ailleurs. Ils envoyèrent le pauvre homme, presque octogénaire, à la Tour de Londres ; dans l’espace de six semaines, l’abbaye fut entièrement pillée.

On n’est pas sûr qu’il subit un jugement en bonne et due forme. Il est écrit qu’il devait être, selon les ordres, envoyé à Glaston pour y être jugé et exécuté avec ses complices. On sait qu’il fut envoyé à Wells le 14 novembre 1539.

Il n’y eut pas de jugement, on fit subir à l’Abbé tous les outrages possibles. On tortura ensemble dom Whiting, dom Thorne et dom James. On les attacha à la queue de chevaux qu’on fit courir dans les rues, puis ils furent, selon l’habitude anglaise de l’époque, pendus, éviscérés et écartelés.

Ce martyre eut lieu à Tor Hill (Glastonbury), le samedi 15 novembre 1539.

La tête de l’Abbé fut exposée sur une pique à la vue de la foule, à l’entrée de l’abbaye, désormais vide ; les morceaux de son corps, brûlés dans la poix, furent exposés à Wells, Bath, Ilchester et Bridgwater.

En 1895, la confirmation du culte qu’on lui rendait, équivalait à la béatification.

 

 

John Thorne

? -1539

 

On ne connaît rien sur les origines de John.

Bénédictin, il était économe à l’abbaye de Glastonbury (Somerset, Angleterre).

Quand le roi envoya ses émissaires pour prendre possession de l’abbaye, et en particulier de la trésorerie, dom John la cacha. Il fut pour ce motif accusé de sacrilège et de trahison.

On l’attacha à la queue de chevaux qu’on fit courir dans les rues, puis il fut, selon l’habitude anglaise de l’époque, pendu, éviscéré et écartelé.

Ce martyre eut lieu à Tor Hill (Glastonbury), le 15 novembre 1539.

En 1895, la confirmation du culte qu’on lui rendait, équivalait à la béatification.

 

 

 

Roger James

? -1539

 

On ne connaît rien sur les origines de Roger.

Bénédictin à Glastonbury, il fut ordonné prêtre et était le plus jeune de la communauté. Il était chargé de la sacristie.

On tortura ensemble l’Abbé dom Whiting, dom Thorne et dom James. On les attacha à la queue de chevaux qu’on fit courir dans les rues, puis ils furent, selon l’habitude anglaise de l’époque, pendus, éviscérés et écartelés.

Ce martyre eut lieu à Tor Hill (Glastonbury), le samedi 15 novembre 1539.

En 1895, la confirmation du culte qu’on leur rendait, équivalait à la béatification.

Lucia Broccadelli de Narni

1476-1544

 

Lucia naquit le 13 décembre 1476 à Narni (Ombrie, Italie C), aînée des onze enfants de Nicola et Gentilina Cassio. Elle reçut le nom de la Sainte du jour.

Toute la première partie de sa vie n’est qu’une suite de merveilles étonnantes.

A cinq ans, elle eut une extase de trois jours pendant lesquels la Sainte Vierge lui confia l’Enfant Jésus.

A sept ans, elle eut les fiançailles mystiques avec Jésus-Christ, et reçut un scapulaire des mains de saint Dominique (v. 6 août) ; elle fut introduite parmi les Anges, avec lesquels elle chanta et dansa.

A douze ans, elle obtint la permission de son confesseur de se consacrer à Dieu.

Pendant tout ce temps-là, la famille semblait indifférente. Le papa mourut en 1490. Dès lors, la famille chercha à la marier : un premier prétendant, qui osa lui mettre un anneau au doigt, reçut en échange une belle gifle. On imposa par contre à Lucia un régime sévère, dont elle tomba malade.

Bientôt, on lui présenta un autre prétendant, un certain comte Pietro. Embarrassée, elle eut la vision de la Sainte Vierge, avec sainte Catherine de Sienne (v. 29 avril) et sainte Domitilla (v. 7 mai) : elle pouvait obéir, certaine que Dieu l’aiderait et la protégerait ; pour preuve, elle fut guérie de sa maladie.

Pietro fut un bon mari : il respecta le désir de Lucia de rester chaste. Lucia, de son côté, fut une maîtresse de maison exemplaire, travaillant avec les servantes ; elle vivait aussi comme une moniale, priant, jeûnant, se faisant flageller par une servante.

Les prodiges continuaient : en période de famine, elle fut aidée par sainte Catherine de Sienne, sainte Agnès (v. 21 janvier) et sainte Agnès de Montepulciano (v. 20 avril) à cuire du pain pour les pauvres, avec une farine inépuisable.

Elle reçut un jour dans le lit conjugal un pèlerin de passage ; son mari crut à l’adultère et allait frapper l’homme, qui lui apparut alors sous les traits du Christ crucifié.

Lucie s’enfuit de la demeure ; son mari se croyait réellement trompé ; mais saint Dominique et saint Pietro de Vérone (v. 6 avril) la ramenèrent : le comte l’enferma au cachot pendant tout un carême. A Pâques, le comte l’autorisa à aller à l’église et à faire ce qu’elle désirait : Lucia retourna chez sa mère. Elle prit alors l’habit du Tiers-Ordre dominicain (30 avril 1494, jour où l’on fêtait sainte Catherine de Sienne).

Evidemment le comte Pietro devenait fou de rage. Lucia se réfugia à Viterbe. C’est alors qu’elle reçut les stigmates de la Passion du Seigneur. On l’examina, le pape la reçut à Rome. Les autorités ecclésiastiques, surtout franciscaines, prétendaient que seul saint François avait été jugé digne de porter les stigmates ! Mais on dut bien conclure à la véridicité de Lucia. De retour à Viterbe, elle convainquit son mari, qui entra, justement, dans l’Ordre franciscain.

Il y eut ensuite une longue période de négociations entre le duc de Ferrare, Rome et Viterbe, au sujet d’un projet d’établir à Ferrare un immense couvent de tertiaires dominicaines. Lucia fut pressentie. On enleva Lucia, elle fut convoquée à Rome, on l’emmena dissimulée dans un grand panier à dos d’âne… Le couvent fut inauguré en 1501, Lucia en fut la supérieure, mais tout ce projet grandiose s’écroula à la mort du duc de Ferrare en 1505.

Il y eut des conflits entre les religieuses ; la nouvelle supérieure du couvent tiendra Lucia en suspicion, lui interdisant tout rapport avec quiconque, sauf avec le confesseur, qu’on lui imposa. Lucia obtint du Ciel de ne plus porter les stigmates visibles, mais elle conserva la douleur au côté. Cette épreuve du silence dura ainsi quarante ans.

Profitant de ces quarante années comme d’une traversée du désert avant la Terre Promise, Lucia monta au plus haut degré de la sainteté.

On la croyait morte depuis longtemps, lorsqu’on apprit ainsi sa mort, à Ferrare, le 15 novembre 1544.

Le culte de la Bienheureuse fut reconnu en 1710.

On a récemment retrouvé à Bologne une «copie» de l’Autobiographie de Lucia, rédigée peu avant la mort de celle-ci.

 

 

Caius de Corée

1571-1624

 

On lira avec profit la notice Japonais Martyrs 1603-1639 ainsi que celle de Pietro Paulo Navarro

Cius était un Coréen né en 1571.

On ne connaît pas toute son histoire. Baptisé, il vint au Japon et fut catéchiste. 

La persécution le fit arrêter et condamner à mort.

En prison, il demanda à être reçu dans la Compagnie de Jésus : sa demande fut acceptée, mais il n’eut pas le temps d’en recevoir la nouvelle avant son exécution.

Il reçut la grâce du martyre le 15 novembre 1624, et fut béatifié en 1867.

 

 

Roque González de Santa Cruz

1576-1628

 

Roque (Roch) était d’une des familles qui fondèrent la ville d’Asunción (Paraguay) ; il est donc créole. Ses parents s’appelaient Gonzáles Villaverde et María de Santa Cruz. On va voir que Roque fut vraiment un Roc.

Il eut (au moins) un frère, Herman, militaire à Asunción.

Petit, il connut la langue guarani, qui lui servira dans son futur apostolat.

Il étudia dans une école fondée par l’évêque, sous la direction duquel il poursuivra ensuite ces études, avec d’autres jeunes, et recevra le sacerdoce en 1598, à vingt-deux ans.

Grâce à son atout linguistique, il fut nommé pour exercer sa charge pastorale à San Andres de Mbaracayú. En 1609, il fut nommé archiprêtre de la cathédrale d’Asunción. 

Cette même année, il refusa la charge de vicaire général et entra dans l’Ordre des Jésuites. Les Religieux de cet Ordre s’engagent en effet à ne pas accepter de charges ecclésiastiques, sauf par obéissance envers leurs Supérieurs.

Mais vu sa préparation et son sacerdoce, les Supérieurs ne jugèrent pas nécessaire de lui faire faire un «noviciat» : on l’envoya au-delà du fleuve Paraguay, évangéliser le territoire des Guaycurús, d’où il rejoignit les réductions de Parana.

Dès 1611, il organise le village de San Ignacio Guazú, en l’honneur du Fondateur des Jésuites, qui deviendra une des plus importantes réductions du pays : chacun avait sa propre maison clôturée, autour d’une église et de son presbytère.

Il «conquit» les habitants, maintenant leurs habitudes de musique, de chants, de danses, de processions et fêtes, en les «christianisant», c’est-à-dire en les insérant harmonieusement aux nouvelles habitudes chrétiennes qu’il leur enseignait, tout cela, bien sûr, en langue guarani et non en latin.

Il organisa des écoles, des cultures, un artisanat, un commerce, luttant sans cesse contre les sorciers et les encomenderos espagnols, qui soumettaient la population à un véritable esclavage. Il refusait carrément l’absolution à ces derniers, sachant très bien qu’ils vivaient dans le mensonge et l’injustice vis-à-vis de la population.

En 1614, nouvelle réduction à Santa Ana ; en 1615, en Itapuá, la future Posadas, maintenant en Argentine) et Encarnación ; en 1618, Yaguaporá.

A partir de 1619, il fut envoyé dans la région du fleuve Uruguay et fonda, en sept ans, quatre nouvelles réductions : Conceptión de la Sierra, San Francisco Javier, Yapeyú.

En 1627, il fut nommé supérieur des Jésuites en Uruguay. Sa personne et son expérience lui confèrent un énorme ascendant sur les populations : on connaît son courage et sa détermination, son dévouement lors des épidémies, et beaucoup de baptêmes sont célébrés.

Les autorités civiles aussi le respectent et l’écoutent. D’autres réductions sont fondées, sur la rive orientale de l’Uruguay, entre autres celle de Candelaria.

A partir de 1628, avec l’aide de deux autres Jésuites (voir les notices de Alonso Rodríguez Olmedo et Juan del Castillo, ce même jour), il fonda trois réductions : San Nicolás, Asunción del Ijuí et Caaró (aujourd’hui sur territoire brésilien). Là, le sorcier, jaloux de leur prestige, organisa leur assassinat.

Le 15 novembre 1628, Roque et Alonso eurent le crâne fracassé, tandis qu’ils étaient occupés à installer la cloche à leur église de Caaró. Juan aura le même sort deux jours après.

Les cadavres furent brûlés, mais le cœur de Roque resta miraculeusement intact. On le conserve à Asunción, avec l’arme de son martyre.

Les trois Jésuites furent béatifiés en 1934, et canonisés en 1988.

Saint Roque est le patron des villes de Posadas et Encarnación, deux villes fondées par Roque, et reliées par un pont, qui porte son nom ; Posadas est maintenant en Argentine, Encarnación au Paraguay. Un billet de banque paraguayen porte son effigie depuis 1995.

Saint Roque est le premier Saint créole paraguayen.

 

 

Alonso Rodríguez Obnel

1598-1628

 

(Il ne faut pas confondre ce Saint avec un autre Alonso Rodríguez, Jésuite espagnol de la même époque, voir au 31 octobre).

Alonso (Alphonse) naquit à Zamora (Espagne) le 10 mars 1598, de pieux parents qui s’appelaient Gonzalo Rodríguez et María Obnel (ou Olmedo).

Alonso entra dans la Compagnie de Jésus, au noviciat de Villagarcía en 1614 et fut ordonné prêtre en 1624.

En 1626, il fit sa période de «probanat sacerdotal» parmi les guaycurués du Paraguay.

C’est là qu’il collabora intimement et activement au travail d’évangélisation que faisait le père Roque González de Santa Cruz (voir la notice au même jour), grâce auquel il apprit la langue aborigène.

Après deux années d’intense activité, Alonso reçut la palme du martyre à Caaró, le 15 novembre 1628.

Il fut béatifié en 1934 et canonisé en 1988.

 

 

José Pignatelli

1737-1811

 

Ce prêtre devenu italien avec le nom de Giuseppe, était né le 27 décembre 1737 à Saragosse (Espagne), de sang noble : son père, Antonio, était de la noblesse italienne ; sa mère, Francesca Moncayo-Fernández de Heredia, descendait des Grands d’Espagne.

Orphelin de mère à quatre ans, José fut élevé à Naples. Sa connaissance parfaite de l’espagnol et de l’italien devait plus tard lui être d’une grande utilité.

Il entra au noviciat des Jésuites de Tarragone (Espagne) en 1753 ; on l’envoya faire les études classiques à Manresa (Italie), la philosophie à Calatayud (Espagne) et la théologie à Saragosse, et il fut ordonné prêtre en 1762. Son frère Nicolás sera aussi jésuite.

Professeur d’humanités au collège, il alla aussi faire du catéchisme aux enfants de la rue et rendait visite aux malades et aux prisonniers.

En 1766, il y eut une famille à Saragosse et la populace se souleva. On accusa les Jésuites de soutenir cette révolte : ils furent expulsés (1767) ; réfugiés en Corse, les Jésuites durent ensuite s’installer à Ferrare (Italie) dans les Etats Pontificaux, où les rejoignirent aussi ceux du Mexique. C’est là que José prononça ses vœux (1771).

En 1773, le pape supprima totalement la Compagnie de Jésus, à la suite d’une campagne tout-à-fait partisane et injuste. José et son frère Nicolás vécurent un temps à Bologne, José vivant toujours sa vie religieuse, Nicolás reprenant une vie séculière.

José chercha à rencontrer les autres Jésuites et organisa avec eux des activités spirituelles et intellectuelles. Même les Etats Pontificaux refusèrent de les héberger, ils n’avaient aucun droit d’exercer leur sacerdoce. 

Des groupes de spiritualité ignatienne se formèrent en divers endroits (en Europe et en Russie, aux Etats-Unis) et José développa une activité fébrile pour faire restaurer la Compagnie. Il fit présenter sa requête au pape qui, constatant l’erreur passée, accéda à cette demande, pour les royaumes de Parme, Naples et Sicile (1804). José (devenu Giuseppe) Pignatelli fut même nommé Provincial pour ces régions.

Des maisons se rouvrirent à Rome, Tivoli, Orvieto. Mais les Jésuites, refusant de jurer allégeance à Bonaparte, furent à nouveau expulsés. La restauration se fit tout de même en Sardaigne (1807). 

A la demande du pape Pie VI, plusieurs groupes de spiritualité ignatienne se fondirent en un seul, celui des Pères de la Foi, qui se réuniront aux Jésuites, enfin réhabilités universellement en 1814.

Notre père Pignatelli est considéré comme le restaurateur de la Compagnie de Jésus, mais il ne connaîtra pas cette date. Atteint de tuberculose, il mourut à Rome le 15 novembre 1811.

Il fut béatifié en  1933 et canonisé en 1954.

Pak Gyeong-hwa Paulus

1757-1827

 

Pak Gyeong-hwa Paulus est un laïc coréen né en 1757 à Hongju (Chungcheong-do, Corée S).

Il mourut en prison à Daegu (Gyeongsang-do) le 15 novembre 1827 et fut béatifié en 2014.

 

 

Gim Se-bak Ambrosius

1761-1828

 

Gim Se-bak Ambrosius est un laïc coréen né en 1761 à Seoul (Corée S).

Il mourut en prison à Daegu (Gyeongsang-do) le 15 novembre 1828 et fut béatifié en 2014.

 

 

Yosefu Mukasa Balikuddembe

1859-1885

 

Voir la notice : Ouganda (Martyrs de l’)

 

 

Hélène de Chappotin de Neuville

1839-1904

 

Née le 21 mai 1839 à Nantes, Hélène reçut au Baptême les noms de Hélène Marie Philippine. Son père, Charles de Chappotin, était polytechnicien, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées ; sa mère, Sophie Galbaud du Fort, était la nièce d’un général.

Dès 1856, Hélène sentit en elle l’appel à la consécration totale à Dieu, mais la mort subite de sa mère retarda sa décision.

Elle entra en 1860 chez les Clarisses ; elle disait : Je devins fille de saint François, et n’ai pas cessé de l’être. 

Le 23 janvier 1861, elle vécut une expérience mystique toute spéciale, durant laquelle Dieu l’invita à s’offrir en victime pour l’Eglise et le Pape.

Elle tomba malade, et dut quitter le monastère ; c’est que les soins coûtent, et la communauté ne peut assumer cette dépense.

Guérie, elle fut orientée vers une congrégation plus active, la Société de Marie-Réparatrice, fondée peu avant par Emilie d’Oultremont (voir au 17 décembre).

Elle commença son noviciat à Toulouse en 1864, avec le nom de Marie de la Passion.

C’est qu’on ne perdit pas de temps : encore novice, elle partit pour l’Inde en 1865, au Maduré, où elle fit la profession religieuse.

En 1867, la voilà supérieure provinciale de trois couvents.

En 1874, elle ouvrit une filiale près de Coimbatore. Là, comme il arrive souvent, des dissensions s’élevèrent ; certaines sœurs s’émancipèrent en communauté autonome à Ootacamund. Il semble que les Religieuses n’avaient pas de vues unanimes sur le charisme propre de leur congrégation. 

Pour mettre de l’ordre là-dedans, le pape autorisa la Mère Marie de la Passion à fonder une nouvelle congrégation, spécifiquement destinée au travail missionnaire : les Sœurs Missionnaires de Marie. Le noviciat sera à Saint-Brieuc (Finistère). Les vocations afflueront rapidement.

En 1877, la situation s’étant stabilisée, la congrégation fut approuvée, affiliée à la famille franciscaine. 

Lors d’un voyage à Rome en 1882, elle eut la permission d’ouvrir une maison à Rome ; et surtout elle rencontra providentiellement les Franciscains, qui l’avaient tellement attirée au début de sa vie religieuse. Elle fut admise dans le Tiers-Ordre franciscain, et reçut les paternels conseils du père Bernardino de Portogruaro. 

Mais voilà qu’en 1883, des accusations firent destituer Marie de la Passion. Une enquête canonique fut décrétée, aboutissant… à sa réélection.

Désormais, elle gouvernera sa chère congrégation avec zèle et amour. En 1885, fut donné le Decretum laudis, en 1890 l’approbation ad experimentum, en 1896 l’approbation définitive. 

Marie de la Passion donna une forte impulsion mystique à sa Famille, dans la contemplation des Mystères de la Trinité et de la Rédemption. Elle écrivit maints ouvrages, où elle s’intéressait particulièrement à la promotion de la femme.

Elle salua en 1900 le martyre de sept de ses Filles, en Chine (voir au 9 juillet).

Etant tombée malade, elle se retira à San Remo (Italie) où elle mourut le 15 novembre 1904.

La congrégation avait une trentaine d’années, et comptait déjà plus de deux mille sœurs, dans vingt-quatre pays.

Il ne fut pas très difficile de reconnaître l’héroïcité des vertus d’Hélène de Chappotin de Neuville, qui avait bien porté son nom de Marie de la Passion ; elle fut béatifiée en 2002.

Le miracle retenu pour cette béatification, fut la guérison du Mal de Pott d’une religieuse.

 

 

Józef Kalinowski

1835-1907

 

Né le 1er septembre 1835 à Wilno (Vilnius, Lituanie alors dans l’empire russe), Józef était le deuxième fils de Andrzej Kalinowski, professeur de mathématiques, et de Jozefina Polonska, de la noblesse catholique polonaise.

Peu après la naissance, la maman mourut. Andrzej prit alors pour épouse sa belle-sœur (qui aura trois enfants), et se remaria une troisième fois après la mort de cette dernière, et engendra encore quatre enfants. 

Cette troisième «mère» eut une très bonne influence sur Józef, durant l’adolescence.

Le garçon étudia à l’institut où enseignait son père, qui devint recteur mais démissionnera de son poste par opposition à la politique tsariste.

Le tsar en effet adopta une position très hostile envers les Polonais, les Lituaniens et l’Eglise en général. Il y eut des exécutions sur place, des déportations en Sibérie.

La Pologne fut divisée en trois zones, administrées par l’Autriche, la Prusse et la Russie. Les Kalinowski se trouvaient dans la partie «russe», dont les étudiants polonais étaient contraints soit à fréquenter les universités russes, soit à partir pour l’étranger. C’est ainsi que Józef s’inscrivit à Hory-Horki (à l’institut d’agronomie), puis à Saint-Pétersbourg (à l’Ecole du Génie militaire).

Il n’était pas très emballé par les cours, mais encore moins par l’indifférence de la société russe.

En 1857 cependant, il était ingénieur-lieutenant, nommé maître de conférences en mathématiques ; en 1860, surintendant ingénieur et envoyé à Brest-Litovsk, promu capitaine d’état-major.

Il travailla à la construction de la ligne de chemin de fer de Koursk à Konotop. Ce fut l’époque où il découvrit les Confessions de saint Augustin, qui seront son livre de chevet. A Brest, il comprit le drame des catholiques, littéralement persécutés pour être «russifiés» par la force, et quitta l’armée.

En 1863, éclata l’insurrection polonaise. Il s’y opposa fortement, mais il fut personnellement appelé à la diriger, comme ministre de la guerre. Il accepta à contre-cœur, bien conscient de l’issue certaine de ce conflit : très vite, l’armée russe mâta la révolte ; les chefs furent pendus sur place ; des trains entiers de Lituaniens et de Polonais partirent pour la Russie et la Sibérie. Józef n’échappa que de justesse à la mort : arrêté en mars 1864, condamné à mort, il vit sa peine commuée à dix ans de travaux forcés en Sibérie.

Le voyage de la déportation fut très pénible et douloureux : par train, par bateau, en charrette à cheval, à pieds même. Les prisonniers arrivèrent au bout de dix mois à leur destination, en avril 1865, au Lac Baïkal. 

Józef déploya tout son amour fraternel pour soutenir et réconforter ses compagnons. Sa force fut la prière ; il n’avait avec lui qu’un crucifix, un évangile et l’Imitation de Jésus-Christ.

La force de la prière l’aida à supporter ces dix années. Libéré en 1874, il retourna en Pologne, désormais animé du désir de recevoir le sacerdoce.

A Cracovie, il fut d’abord le précepteur du jeune prince August Czartoryski (voir au 8 avril). Or, la tante de ce dernier était une carmélite, qui entrevit en Józef l’homme de choix qui pourrait restaurer le Carmel en Pologne.

Pendant deux années, Józef suivit son élève princier, l’accompagnant à Paris. Là, il s’occupa des réfugiés polonais et rencontra en particulier un Juif converti, Hermann Cohen, excellent musicien (pianiste et compositeur) devenu Carme déchaux. 

En 1876, tandis que August se dirigeait vers les Salésiens de Don Giovanni Bosco, Józef prit contact avec le carmel de Linz (Autriche).

En 1877, il entra au noviciat de Graz (Autriche), avec le nom de Ráfał de Saint-Joseph. Il fit les premiers vœux en 1878 et partit étudier philosophie et théologie à Raab (Hongrie).

En 1881, après ses vœux solennels, il fut envoyé au couvent polonais de Czerna et fut ordonné prêtre en 1882. L’année suivante, il était élu prieur.

Extrêmement actif, il fonda des carmels à Premislia (1884), à Lviv (Ukraine, 1888), à Wadowice (Pologne). Il fut nommé Visiteur de tous ces monastères. En 1906, il fut directeur du collège de théologie de Wadowice et organisa le Tiers-Ordre du Carmel. Mais le père Kalinowski n’était pas qu’un administrateur : il rayonna par son ministère sacerdotal, comme directeur spirituel et surtout comme confesseur.

Il contribua à retrouver et à rassembler les archives dispersées des couvents carmes ; il fit la première traduction polonaise de l’Histoire d’une Ame de sainte Thérèse de Lisieux, écrivit des biographies hagiographiques sur les martyrs polonais, sur Hermann Cohen, et finalement ses Mémoires, par obéissance à ses Supérieurs.

Il s’éteignit à Wadowice le 15 novembre 1907.

 

Un certain Karol Wojtyła naquit justement à Wadowice en 1920 : devenu Jean-Paul II, il béatifia Józef Kalinowski (Rafał de Saint-Joseph) en 1983, et le canonisa en 1991.

Miguel Díaz Sánchez

1879-1936

 

Né le 30 juillet 1879 à Caudete (Albacete, Espagne) de parents très chrétiens, Miguel et Trinidad, Miguel fut baptisé le jour-même, avec les noms de Miguel Abdón Senén, ces deux derniers Saints (des Martyrs romains) étant justement vénérés ce jour-là.

Il fréquenta le séminaire de Orihuela, où ses confrères le jugèrent exemplaire dans son comportement et sa piété.

Il fut ordonné prêtre en 1903 et nommé vicaire dans son village natal, Caudete, puis curé à Tabarca, et finalement curé à Elda (Alicante) où son activité fébrile lui valut l’amitié des ouvriers ; ce fut à tel point que, lorsqu’il fut question de le transférer à nouveau à la cure de Caudete, une pétition de quatorze mille signatures implora son maintien à Elda.

Il dut tout de même repartir à Caudete, où Dieu lui donnait «rendez-vous».

Lors des élections de mars 1936, l’église fut fermée et le curé obligé de vivre et agir dans la clandestinité. Il chercha à récupérer tout ce qu’il pouvait de l’église pour le conserver chez lui, en particulier le Saint-Sacrement. Il donna aussi l’hospitalité au sacristain.

Quand la guerre civile éclata en juillet, le curé dut se cacher et changer fréquemment de cachette, sans pour autant cesser d’administrer les sacrements partout où il pouvait.

Le 14 octobre 1936, il fut arrêté, et incarcéré chez les Carmélites, dont le couvent était transformé en prison, du moins ce qui en restait après l’incendie du 22 juillet.

A cette nouvelle, les miliciens de Elda firent tout leur possible pour libérer «leur» curé, mais en vain. Il fut question de le transférer à Albacete, le 9 novembre. Pendant que les miliciens mangeaient, on proposa même à don Miguel de s’enfuir, mais il refusa.

Une autre voiture arriva, qui emmena le prêtre en direction d’Almansa ; arrivés au pont, on assassina sauvagement ce curé qui avait tant travaillé pour ses brebis. Détail vraiment pénible : ce furent ses propres paroissiens qui l’abattirent. L’autopsie révéla des nombreuses blessures au crâne et dans la cage thoracique.

Le prêtre martyr fut retrouvé le lendemain au bord de la route de Almansa, près de Bonete.

Il y a deux versions sur la date exacte de la mort du prêtre. Pour certains, sa mort aurait eu lieu le 10 novembre, pour d’autres le 15 novembre 1936, date retenue par le Martyrologe Romain.

Don Miguel Díaz Sánchez fut béatifié en 2007.

 

 

Juan Duarte Martín

1912-1936

 

Juan (Jean) naquit le 17 mars 1912 à Yunquera (Málaga, Espagne), quatrième des dix enfants de Juan Duarte Doña et Dolores Martín de la Torre, qui en perdirent quatre en bas âge.

Une des sœurs de Juan fut carmélite.

Le papa, un bon paysan chrétien, faisait partie des Adorateurs Nocturnes, et accepta avec joie la vocation sacerdotale de son fils.

Juan fut baptisé et confirmé dans sa paroisse, mais les registres en ont été totalement détruits en 1936.

En 1925, à treize ans, il entra au Petit séminaire. Ce ne fut une surprise pour personne ; l’unique problème était de payer la pension, et quand le papa en parla, Juan répondit sans sourciller : Ne t’en fais pas, le Seigneur va t’aider.

Il s’y sentait comme un poisson dans l’eau au point que, lors des émeutes de 1931 (on incendia des églises déjà à cette époque), il regagna courageusement son séminaire.

Il fut un excellent séminariste, gagnant la confiance de tous, au point d’être nommé préfet pour les plus jeunes, auxquels il sut communiquer sa vivacité, sa joie, en même temps que sa piété, comme il le fit aussi pour les petits garçons de la paroisse. Il avait un tel esprit apostolique qu’il nourrissait l’espoir, une fois prêtre, de partir aux missions.

En 1935, il reçut le sous-diaconat, et le diaconat le 6 mars 1936.

Humblement, il répétait qu’il ne se sentait pas capable du martyre, mais devant les événements politico-sociaux, il affirmait toujours : C’est le Seigneur qui triomphera ! Jusqu’à la fin, il conserva la soutane même pour sortir hors de chez lui.

En novembre, il y eut une perquisition en règle chez sa famille, et il s’était réfugié dans une petite chambre aménagée en cachette. La perquisition n’avait rien donné, mais une fois les miliciens partis, Juan s’avança vers la fenêtre pour respirer un peu ; quelqu’un le vit et le dénonça.

C’était le 7 novembre ; ils arrêtèrent aussi deux compagnons de Juan, les séminaristes José Merino et Miguel Díaz, qui furent martyrisés la nuit suivante.

Juan fut d’abord conduit à Álora, une localité voisine. On ne sait pourquoi il ne fut pas assassiné avec ses compagnons. A Álora, on l’enferma dans une auberge, puis au dépôt municipal de la Garipola.

Pendant plusieurs jours, on chercha à le faire blasphémer, mais les seules paroles que Juan exprima furent : Vive le Cœur de Jésus ! Vive le Christ Roi ! Les tortures qu’il subit furent aussi nombreuses que pénibles : vexations quotidiennes, baguettes pointues sous les ongles, décharges électriques aux parties génitales (et il fit même remarquer une fois aux bourreaux que le cable avait dû se débrancher, car il ne sentait rien), «promenades» dans les rues en se moquant de lui.

De la Garipola, on passa à la prison. On commença par faire entrer dans sa cellule une adolescente de seize ans qui devait le séduire pour prétendre ensuite avoir été violée par lui. Le Diacre avait bien d’autres idées dans son cœur, aussi plusieurs miliciens s’introduisirent : avec un rasoir à barbe, l’un d’eux le castra et donna les testicules à la fille pour aller les montrer dans le village.

Revenu à lui, le pauvre Diacre répétait seulement : Qu’est-ce qu’ils m’ont fait ? Comme les habitants s’indignaient chaque jour davantage, et que Juan, de son côté, continuait à pardonner à ses bourreaux, qui ne comprenaient pas qu’ils faisaient tout cela à Notre-Seigneur lui-même, les dirigeants du Comité voulurent en finir, mais de façon atroce.

Ils emmenèrent Juan à un kilomètre et demi de là, à Arroyo Bujía et, à une dizaine de mètres du pont, le jetèrent à terre, lui ouvrirent le ventre de haut en pas à coups de machette, lui versèrent de l’essence et y mirent le feu.

Juan eut encore la force de dire : Je vous pardonne, et je demande à Dieu de vous pardonner. Vive le Christ Roi ! 

Et juste avant d’expirer, les yeux grands ouverts vers le ciel : Je le vois !

L’un des bourreaux lui demanda encore : Qu’est-ce que tu vois ? et lui déchargea son pistolet dans la tête.

On se souvient ici que le diacre Etienne, juste avant son martyre, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu, et pria pour ses bourreaux : Seigneur, ne leur impute pas ce péché (Ac 7:53-60). 

 

L’horrible mais glorieux martyre de Juan eut lieu le 15 novembre 1936. Juan Duarte Martín a été béatifié en 2007.

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