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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 00:00

 

16 NOVEMBRE

 

III.

SS Augustinus et Felicitas, martyrs à Capoue.

IV.

SS Leocadius et Lusor, père et fils néophytes, fondateurs de la première Eglise à Bourges. 

V.

Ste Balsamie, romaine avertie par inspiration divine de venir à Reims pour allaiter Clovis ; une tradition la nomme Norrice (Nourrice).

S Eucher, évêque à Lyon ; lui et sa femme, retirés à Lérins, vivaient comme frère et sœur, ayant confié leurs deux garçons aux moines ; ses petits écrits furent très lus. 

VI.

S Afan, évêque au Pays de Galles et martyr.

S Gobrien, évêque à Vannes.

VIII.

S Othmar, abbé à Saint-Gall, qu'il transforma en abbaye bénédictine ; il savait donner ses vêtements aux pauvres, jusqu'à rentrer nu au monastère.

S Emilion, moine au lieu qui porte son nom, et où se trouve un excellent cru.

IX.

S Namphasius, ermite mal connu près de Cahors, invoqué contre les épilepsies.

XI.

S Alfric, bénédictin à Abingdon, évêque à Ramesbury et Wilton, puis à Canterbury.

Ste Margaret, hongroise, reine d'Ecosse, mère de six enfants, dont s. David et ste Mathilde (ou Edith) ; son époux et son aîné moururent à la guerre, trois jours avant elle.

XII.

B Simeone, abbé bénédictin à La Cava ; il fit agrandir le port de Lu Traversu (Salerne), qui sert encore.

XIII.

S Edmund Rich, évêque à Cantorbury ; étudiant à Paris, il enleva toute envie perverse à une jeune fille qui l'assaillait, en lui passant une bonne correction de verges ; prêtre, il fit des miracles ; évêque, il eut tellement d'opposition de la part des moines, qu'il vint à Pontigny puis Soisy où il mourut.

Ste Agnese d'Assise, sœur de ste Claire, abbesse de bénédictines qui suivaient la règle franciscaine ; elle mourut trois mois après Claire.

XVI.

S Edward Osbaldeston, prêtre anglais, pendu à York ; béatifié en 1987.

XX.    

B Teodoro Gómez Cervero (*1877), prêtre lazariste espagnol, mort dans la prison de Ventas et considéré comme martyr, béatifié en 2017.

B Zef Marksen (1906-1946), prêtre allemand martyrisé en Albanie, béatifié en 2016.

Augustinus et Felicitas de Capoue

† 260

 

Voici deux Martyrs de la persécution de l’empereur Dèce. Un document parle d’eux pour l’année 260, donc sous l’empereur Gallien.

De ces deux Martyrs, il est souvent question dans les témoignages anciens, mais il nous manque quelque certitude sur certains détails. Ainsi, Felicitas aurait été la mère de Augustinus, qui aurait été évêque de Capoue.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Augustinus et Felicitas de Capoue au 16 novembre.

 

 

Leocadius et Lusor de Bourges

† 4.siècle

 

Leocadius était sénateur et accueillit avec bienveillance s.Ursinus (v. 9 novembre) ; il lui offrit sa grande maison de Bourges pour construire la première église.

Le droit romain exigeait un paiement symbolique pour toute donation ; on avait offert à Leocadius trois cents pièces d’or, dont il n’accepta que trois.

Leocadius avait un fils, nommé Lusor (dont on a curieusement fait Ludre en français. Ce jeune garçon mourut alors qu’il portait encore le vêtement blanc des néophytes ; qualifié de puer dans quelque manuscrit, Lusor devait avoir moins de dix-huit ans.

L’église construite grâce à Leocadius, devint la cathédrale Saint-Etienne.

Le Martyrologe Romain mentionne saints Leocadius et Lusor de Bourges au 16 novembre.

 

 

Eucher de Lyon

380-449

 

Eucherius (Eucher) a pu naître à Lyon, sinon dans cette région qu’il semblait bien connaître.

Ses parents devaient être chrétiens. Un cousin, nommé Priscus Valerianus, était préfet du prétoire des Gaules et cousin de l’empereur Avitus.

La date de la naissance d’Eucher oscille entre 380 et 390.

Après des études très soignées - car on voit qu’il écrivait fort bien le latin - il épousa une jeune femme de l’aristocratie, nommé Galla. De leurs deux fils, Salonius et Veranus, on a parlé les 28 septembre et 11 novembre.

Ces deux enfants étaient encore fort jeunes, lorsque les deux époux décidèrent de se retirer du bruit de la vie mondaine pour aller vivre au calme, non loin de l’abbaye de Lérins.

Eucher passa même deux années dans le monastère, où il s’initia aux pratiques de la sanctification, sous la direction de s.Honorat (v. 16 janvier). Pendant ce temps, Galla s’occupait des enfants ; quand Eucher fut de retour, ils s’établirent dans l’île de Léro (auj. Sainte-Marguerite), vivant comme frère et sœur, et confièrent l’éducation de leurs garçons à deux moines de Lérins, Hilarius et Salvianus.

Les deux époux voulaient grandir dans l’amitié de Dieu ; ils aimaient prier, étudier l’Ecriture pour l’approfondir et mettre en pratique les enseignements divins. Eucher aurait peut-être même envisagé d’aller en Egypte connaître les solitaires et en apprendre les habitudes.

Ioannes Cassianus, Paulinus de Nole, étaient de leurs correspondants (v. 23 juillet et 22 juin).

Vers 435, Eucher fut choisi pour devenir le dix-neuvième évêque de Lyon.

Eucher n’était pas un «théologien» qui aurait pris part à des discussions approfondies ; il ne se manifesta pas dans la polémique sur la Grâce. Il participa au concile d’Orange (441) ; il écrivit pour ses fils des Formulæ spiritalis intelligentiæ et des Instructiones, où il montre plutôt le résultat de ses études et de ses méditations sur l’Ecriture. On y retrouve l’inspiration des grands Docteurs Jérôme et Augustin (v. 30 septembre et 28 août). Ces écrits furent très longtemps diffusés et recopiés.

On a aussi d’Eucher des homélies sur sainte Blandine (v. 2 juin), les saints Epipode et Alexandre (v. 22 et 24 avril) et une Passio des Martyrs d’Agaune (v. 22 septembre).

Eucher mourut un 16 novembre, peut-être en 449.

Un écrit tardif prétendit attribuer aussi à Eucher deux filles ; sans parler de sa retraite à Lérins, l’auteur isole Eucher dans une grotte, qu’un ange vient manifester aux fidèles de Lyon pour les déterminer à choisir Eucher comme évêque. Il est difficile d’accepter cette variante, qui ignore totalement l’épouse et les fils d’Eucher : on ne voit pas que ce saint homme ait pour ainsi dire abandonné sa famille. En outre, puisque les deux garçons d’Eucher étaient très jeunes quand il voulut se retirer, on ne voit pas à quel moment auraient pu naître ces deux filles.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Eucher de Lyon au 16 novembre.

 

 

Othmar de Saint-Gall

689-759

 

Othmar, ou Audomar, naquit vers 689 en Thurgovie.

En latin et en français on l'a gratifié d'un h, vraiment inutile.

Il grandit à la cour du comte de Coire, fut ordonné prêtre et reçut l'administration d'une paroisse Saint-Florin.

Vers 720, le seigneur de l'endroit l'appela pour venir s'occuper des ermites qui demeuraient près du tombeau de saint Gall (v. 16 octobre).

Othmar mit à profit ses connaissances et obtint de Charles Martel (ou de Pépin le Bref) d'amples donations pour le petit ermitage. Il imposa alors aux ermites la Règle de s.Benoît (v. 21 mars).

Il devenait ainsi l'abbé d'une abbaye encore inexistante.

Les débuts furent encore difficiles, car les ermites vivaient dans une extrême pauvreté. Ils devaient mendier quelque feuille de parchemin pour recopier des ouvrages.

Othmar vécut aussi dans la pauvreté. Il n'hésitait pas à distribuer le peu qu'il avait ; il lui arriva de rentrer nu au monastère, s'étant totalement dépouillé pour réchauffer des pauvres.

Mais quand il s'agissait du monastère, il implorait justice. Il alla trouver Pépin pour dénoncer les vols perpétrés par des comtes voisins au détriment des ermites. Pépin donna ordre aux voleurs de restituer leurs larcins, mais ils s'en prirent directement à Othmar, l'arrêtèrent et le mirent en prison dans une île du Rhin.  Un évêque voisin l'accusa même d'adultère. Victime de gardiens méchants et du régime pénible auquel on le soumit, Othmar mourut le 16 novembre 789.

C'est à partir d'Othmar que l'abbaye acquit le prestige qui l'a rendue si célèbre dans le monde entier.

Othmar fut canonisé en 864.

Saint Othmar de Saint-Gall est commémoré le 16 novembre dans le Martyrologe Romain.


 

 

Margaret d’Ecosse

1045-1093

 

Margaret (Marguerite) était une petite-nièce de saint Etienne de Hongrie.

Elle naquit en 1045 ou 1046 : son grand-père, Edmund avait été assasiné en 1016 et le roi de Danemark, Canut, était monté sur le trône d’Angleterre, tandis que les fils d’Edmund avaient été envoyés en Suède puis en Hongrie, où l’un d’eux, Edward, épousa Agatha, sœur de la reine, la mère de notre Margaret, ainsi que de son frère Edgar et de sa sœur Cristina.

Après la mort de Canut, Edward était revenu en Angleterre en 1054, quand Margaret pouvait avoir neuf ans, mais la famille dut bientôt s’exiler de nouveau en Ecosse, après la mort de leur père ; c’est ainsi que Margaret fut demandée en mariage par le roi d’Ecosse, Malcolm III, qui était veuf. De ce mariage naquirent huit enfants : Edward, Edmund, Ethelred (futur abbé), Edgar, Alexander, Edith (qui s’appela aussi Matilda), Mary, et David. Edmund, Edgar, Alexander et David furent rois d’Ecosse, David fut même «canonisé» par le peuple.

Margaret eut une très bonne influence sur son mari qui, chrétien, était encore assez brutal.  En outre, elle l’instruisait par la lecture car il ne savait pas lire, quoique parlant plusieurs langues. On peut dire qu’elle christianisa la société de son époque, par son action personnelle mais aussi par l’appui qu’elle donnait à l’Eglise romaine.

Elle fit réunir plusieurs conciles pour ramener les Ecossais à la communion pascale et au repos dominical ; elle fit supprimer les usages païens et les mariages entre proches parents.

Elle et son mari firent construire une église en l’honneur de la sainte Trinité, qu’ils dotèrent de riches vases sacrés et ornements. Margaret tint aussi à embellir le palais royal, tout en restant personnellement très humble et exigeant qu’on lui indiquât ses défauts pour s’en corriger mieux.

Elle trouvait le temps de prier beaucoup, d’assister à plusieurs messes, de réciter plusieurs offices et d’assister des pauvres et des orphelins. Le matin, elle lavait les pieds de six pauvres et servait neuf orphelins ; à midi, avec le roi, elle servait trois cents pauvres ; elle en recevait vingt-quatre à sa propre table.

Elle racheta des prisonniers anglais retenus en Ecosse et fit construire des hospices pour les voyageurs.

Margaret connut sa mort à l’avance. Son mari était parti en expédition contre Guillaume le Roux, mais mourut dans le combat, ainsi que son fils. Quand elle l’apprit, Margaret remercia Dieu de cette épreuve qui l’aidait à expier ses péchés.

Elle mourut très pieusement le 16 novembre 1093, trois jours après la mort de son mari et de son fils.

Sainte Margaret d’Ecosse fut canonisée en 1250. Son dies natalis est au 16 novembre dans le Martyrologe Romain.

Elle fut nommée patronne de l’Ecosse en 1673. Au moment de la réforme anglicane, ses restes furent portés secrètement en Espagne, avec ceux de son époux Malcolm ; plus tard ces reliques furent restituées à l’Ecosse, mais auraient disparu au 18e siècle.

 

 

Simeone de La Cava

? -1140

 

Simeone, dont on ne parle pas des antécédents ni de la jeunesse, pouvait être né vers 1080 ; il entra chez les Bénédictins.

En 1109 il fut prieur à Salerno, et en 1119 dans le proche Cilento.

En 1124, il fut élu cinquième abbé du grand monastère de La Cava (Salerne, Italie SO), mais il était le premier à être élu par les moines, les précédents ayant été désignés par leur prédécesseur.

Pendant ces seize années, l’abbaye connut un gigantesque essor, sous l’impulsion du nouvel abbé.

Son navire rejoignait l’Afrique. Simeone fit encore mieux : il acheta le petit port Lu Traversu, au pied du mont de Castellabbate, l’élargit et en fit l’un des meilleurs du golfe de Salerne, utile encore de nos jours.

En 1124, des moines de La Cava furent envoyés en Sicile, pour prêcher la foi dans les régions reprises aux Sarrasins.

En 1131, l’abbaye reçut une église et des terres au-dessus de Messine, avec autorité sur tous les habitants, chrétiens ou sarrasins.

Le dernier descendant des princes de Salerne donna tous ses biens à La Cava et se fit moine.

C’est encore Simeone qui reçut chez lui le malheureux abbé Pons, contesté à Cluny et qui mourut à La Cava.

Simeone mourut le 16 novembre 1140 et son culte fut confirmé en 1928.

 

 

Edmund Rich

1170-1240

 

Edmund naquit en ou vers 1170, à Abingdon (Oxford, Angleterre S) de parents chrétiens et modestes. Le papa se retira assez tôt à l’abbaye d’Eynsham, où il mourut, peut-être à cause d’une maladie grave ; il aurait ainsi voulu terminer ses jours auprès des bons moines. La maman, Mabel, une forte femme, éleva sans faiblesse les quatre enfants : Edmund, Robert, Margaret et Alice : elle n’hésitait pas à glisser dans les effets de ses enfants un cilice : à bon entendeur…

Les deux garçons étudièrent à Oxford, puis à Paris. Tandis que beaucoup d’étudiants de la Sorbonne savaient aussi se laisser aller, Edmund aimait prier, on le voyait souvent à l’église Saint-Merry.

Il fut tenté : la fille de son hôtesse lui fit de claires avances. Edmund décida de bien lui faire comprendre son point de vue : il invita mademoiselle dans sa chambre, la pria de retirer sa robe et il lui envoya une sévère administration de fouet, dont la jeune fille se souvint toute sa vie, et avec reconnaissance, témoigna-t-elle plus tard.

Sa mère étant à l’article de la mort, Edmund rentra précipitamment et s’occupa de ses deux sœurs, qui entrèrent au monastère de Catesby.

Il retourna achever ses études à Paris, fut maître ès arts, puis revint à Oxford où il enseigna. Il fut le prqemier à commenter Aristote. Ses élèves l’aimaient, et il les aidait volontiers, parfois jusqu’à vendre ses livres, les soignant s’ils étaient malades. On dit qu’il laissait sur la fenêtre l’argent qu’on lui donnait.

Il vit sa mère en songe : elle l’exhortait à se préparer au sacerdoce. Il suivit le conseil, étudia la théologie (à Paris ou à Oxford) et se retrouva en 1222 trésorier de l’évêché de Salisbury ; curieuse promotion, si l’on remarque qu’il ignorait les livres de comptes et que, parfois sans le sou, il allait se réfugier à l’abbaye de Merton ; mais on pourra objecter que, dans son désintéressement légendaire, il remettait toute son administration à la Providence sans s’occuper du lendemain, et qu’il préférait se retirer souvent dans le silence claustral pour prier.

On ne sait quand il fut ordonné prêtre. Mais il prêchait avec un grand succès, et en plein air. Les prodiges se multiplièrent : il arrêta la pluie menaçante pour terminer de parler à ses auditeurs. 

Il guérit des malades ; quand il s’endormait sur son livre le soir, la Sainte Vierge le réveillait à temps pour éviter l’incendie…

Un jour qu’il travaillait à son domicile de Calne, son serviteur vint tout essoufflé lui annoncer que le chapitre de Canterbury l’appelait au siège épiscopal. Edmund fut sans réaction, renvoya l’homme à son travail et se remit au sien. Les chanoines durent insister trois jours durant pour le faire fléchir. Il fut sacré évêque le 2 avril 1234, quinze jours avant Pâques.

En réalité, les chanoines avaient cédé à l’injonction papale, car ils auraient préféré un autre candidat. Edmund se trouva en fait tiraillé entre certains chanoines, le roi et le pape. Le roi prétendit annuler certaines chartes concédées antérieurement, les chanoines manœuvrèrent par derrière et embrouillèrent la situation, et le pape prit des décisions sur la base de déclarations mensongères, de sorte qu’Edmund n’avait plus de recours ni plus aucune autorité dans son diocèse.

Il démissionna et vint se réfugier en France, à l’abbaye de Pontigny (Yonne). Les Cisterciens l’accueillèrent avec empressement et l’admirent dans la communauté. C’est là qu’Edmund acheva son ouvrage du Speculum Ecclesiæ (Miroir de l’Eglise). Il avait l’occasion de prêcher dans les environs, sans oublier de faire des miracles.

L’épreuve durait depuis six ans, l’évêque était à bout de forces. Il tomba malade. Il pensa trouver un air meilleur au prieuré de Soisy (Seine-et-Marne) et y mourut pieusement, le 16 novembre 1240 (ou 1242). 

Son corps fut ramené à Pontigny et des miracles se produisirent, au grand dépit des adversaires d’Edmund. 

Après enquête minutieuse, il fut canonisé en 1246, lors du concile de Lyon.

 

 

Agnese d’Assise

1197-1253

 

Elle était la jeune sœur de Chiara (v. 11 août), troisième des quatre filles de Favarone di Offreduccio et de Ortolana, dont le cousin (Rufino) fut un des premiers Compagnons de Francesco d’Assise.

Agnese passa son enfance au palais de son père à Assise et à celui qu’il possédait aussi au Monte Subasio. 

Quinze jours après que Chiara eut rejoint Francesco d’Assise, en 1211 ou 1212, Agnese la rejoignit chez les Bénédictines proche de la Portioncule. Mais si Chiara pouvait vanter ses dix-huit ans, Agnese n’en avait que quinze, et la famille voulut la ramener de force à la maison. Il y eut de la bagarre, comme on l’imagine. Les pauvres Bénédictines étaient affolées : des hommes au monastère ! Et armés ! L’un d’eux, au moment de blesser Agnese avec son épée, aurait été saisi de paralysie. On tira par les cheveux la jeune fille, on la frappa. Chiara intervint pour tenter de calmer la situation ; on a ajouté à cela qu’Agnese devint si lourde que les garçons ne pouvaient plus la soulever. Ils durent se retirer.

Ce fut donc Agnese qui l’emporta : d’ailleurs, l’exemple des deux sœurs conquit même leur mère, leur jeune sœur et toute une troupe d’autres jeunes filles.

Francesco les établit alors à San Damiano, près d’Assise.

En 1219, Agnese était jugée suffisamment mûre et préparée pour être abbesse des Bénédictines de Monticelli (Florence), qui voulaient embrasser l’esprit franciscain. De là, Agnese fonda encore d’autres maisons, jusque dans le nord de l’Italie : Mantoue, Venise, Padoue.

Agnese n’hésita pas à mortifier sa jeunesse, portant un cilice en crins de chevaux et jeûnant au pain et à l’eau.

Appelée au chevet de Chiara, elle l’assista dans sa dernière maladie et elle mourut peu après à San Damiano, le 27 août selon certains, le 16 novembre 1253 selon d’autres, dont le Martyrologe Romain. Leur mère et leur autre sœur (Beatrice) étaient déjà mortes à ce moment-là.

Le culte d’Agnese fut approuvé en 1752.

 

 

Edward Osbaldeston

1560-1594

 

Fils de Thomas et neveu d’Edward Osbaldeston, cet Edward naquit à Osbaldeston Hall (Blackburn, Lancashire, Angleterre) vers 1560.

Il vint recevoir la formation sacerdotale au Collège anglais de Douai, puis à Reims, où il reçut le diaconat en 1583 et la prêtrise en 1585. Ordonné un 21 septembre, il célébra sa première messe le 30 septembre, fête de saint Jérôme, envers lequel il conservait une grande dévotion.

Après quatre années d’intense préparation dans la prière, Edward fut envoyé en mission en Angleterre, en 1589. 

Il choisit fort heureusement et prudemment de travailler dans le Yorkshire, où il n’était pas connu. Son apostolat dura cinq années, durant lesquelles il se déplaçait à cheval

Qui le «livra» fut un prêtre apostat, qui le fit découvrir en pleine nuit à l’auberge de Tollerton (Yorkshire), justement en la fête de saint Jérôme, 30 septembre 1594.

Dès le lendemain, 1er octobre, Edward fut emmené à York, où on lui confisqua son cheval et ses affaires pour célébrer la Messe. Il fut bien vite jugé et accusé de haute trahison pour le «crime» d’être un prêtre romain.

Dans une lettre qu’il eut le temps d’écrire à ses camarades et confrères prisonniers, il montre sa grande humilité et sa confiance sereine en Dieu à l’annonce de sa prochaine mort. Il prie Dieu de lui donner la grâce d’être aussi courageux que les autres prêtres martyrs.

Il fut, selon la «règle» anglaise, «pendu, éviscéré et écartelé» à York, le 16 novembre 1594 (et non 1592, encore moins 1584).

Edward Osbaldeston fut un des quatre-vingt cinq Martyrs anglais et gallois béatifiés en 1987.

Teodoro Gómez Cervero

1877-1936

 

Il naquit le 7 décembre 1877 à Deza (Soria) d’Agustín et María Antonia, qui le firent baptiser deux jours plus tard.

Il entra dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), fit la profession en 1895 et fut ordonné prêtre le 1er juin 1901.

Trois mois plus tard, il partait pour La Havane (Cuba), où il devait rester vingt-cinq ans, au sein d’une population qu’il aimait beaucoup (et qui le lui rendait), se déplaçant à cheval ou à pied pour rejoindre toute la population dans leurs habitations (Bohíos).

En 1926, il revint en Espagne et fut assigné à la communauté de Valdemoro (Madrid).

En août 1936, il fut arrêté et conduit à la Direction Générale de Sécurité de Madrid puis, le lendemain, à la prison de Ventas, où le rejoignirent deux jours plus tard les autres Confrères de Valdemoro.

Durant les trois mois où il fut dans la prison, le p.Teodoro s’efforçait de faire passer le temps agréablement en racontant ses nombreuses expériences de Cuba.

En novembre, la santé du Père s’altéra notablement. Il devait couver une tuberculose depuis quelque temps, mais n’en parlait pas. Toutefois, le 12 novembre, on le transféra à l’infirmerie. Il était conscient de sa fin ; il se confessa mais ne put recevoir le Viatique ; il offrit sa vie pour l’Espagne et mourut le 16 novembre 1936.

On trouve parfois la date probablement erronée du 22 octobre 1936 pour la mort de ce Prêtre ; ajoutons que sa mort a été considérée comme un martyre, étant donné qu’il fut poursuivi et mis en prison par les ennemis de la Foi.

Béatifié en 2017, Teodoro Gómez Cervero sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 16 novembre.

 

 

 

Zef Marksen

1906-1946

 

Zef Marksen (Josef Marxen) naquit le 5 août 1906 à Worringen (Cologne, Allemagne W), sa famille étant allemande.

Après des études à Vienne, il fut ordonné prêtre à Munich en 1936, puis vint en Albanie.

Il y exerça son apostolat jusqu’en 1945.

En février 1945, il fut arrêté à Shijak et accusé d’activités catholiques, interdites par le régime communiste.

Condamné à la prison, il fut finalement exécuté dans la prison de Tirana, le 16 novembre 1946.

Devant le peloton d’exécution, il dit : Je meurs heureux, convaincu que je resterai dans la mémoire des Albanais comme un prêtre de la religion du Christ.

Zef Marksen fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 16 novembre.

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