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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 00:00

 

25 NOVEMBRE

 

III.

S Mercurios, soldat martyr à Césarée de Cappadoce ; il s'agirait plutôt de Mâr Qurios.

S Moyses, prêtre martyr à Rome ; il soutint s. Cyprien contre Novatien.

IV.

S Botros, évêque à Alexandrie ; il condamna Arius, combattit Mélèce, et mourut martyr ; on commémore avec lui trois autres évêques égyptiens : Hesychius, Pachomius et Theodorus, le prêtre Faustus, ainsi que Dius et Ammon. 

Ste Catherine, vierge et martyre à Alexandrie ; patronne des philosophes, pour avoir tenu tête à toute une équipe de sages païens ; elle apparut à Ste Jehanne d'Arc.

S Marculus, évêque en Numidie, martyr.

?

Ste Joconde, vierge à Reggio Emilia.

S Alain, à Lavaur. 

VI.

S Maurinus, martyr près d'Agen.

S Teilo, évêque à Llandaff.

VIII.

Bse Imma, abbesse à Karlburg.

XI.

B Bernold, bénédictin à Ottobeuren.

S Egbert, abbé à Munsterschwarzach, à Lambach. 

XIV.

Bse Béatrice d'Ornacieux, chartreuse fondatrice à Eymeu.

XV.

Bse Elisabeth Achler, surnommée "la Bonne", tertiaire franciscaine à Reute, mystique.

XIX.

S Yi Ho-yŏng Petrus, catéchiste coréen, martyr canonisé en 1984 et fêté le 20 septembre ; sa sœur Agata est commémorée le 24 mai.

XX.

Bx Santiago Meseguer Burillo (*1885) et Jacinto Serrano López (*1901), prêtres dominicains espagnols fusillés près de Teruel en 1936, et béatifiés en 2001.

Mercurios de Césarée de Cappadoce

† 250

 

Ce martyr inconnu pourrait fort bien être le Mâr Qurios ou saint Qurios dont parlèrent les Syriens. Dans leurs transcriptions, les Grecs crurent avoir affaire à «Marcurios», qui devint saint Mercurios.

Ce soldat était en garnison en Arménie. Un ange - ou le Christ lui-même - lui apparut, le poussant à attaquer l’ennemi sans tarder, lui rappelant seulement : N’oublie pas le Seigneur ton Dieu.

Vainqueur, Qurios fut fait généralissime par l’empereur Dèce. L’ange rappela à Qurios son conseil. Ce dernier se souvint alors que son père était chrétien.

Quand ensuite l’empereur invita Qurios à sacrifier à la déesse Artemis, Qurios se déclara chrétien : il déposa sa chlamyde et sa ceinture aux pieds de Dèce, qui l’envoya en prison. L’ange apparut à nouveau, pour réconforter Qurios.

Le lendemain, Qurios renouvela sa profession de foi. Il fut attaché à quatre poteaux et, pendant qu’on allumait un feu sous son corps, on le flagellait d’importance - au point que le sang éteignit les flammes. Reconduit en prison, il fut soigné par l’ange.

Le jour suivant, l’empereur s’étonnait de voir Qurios guéri et l’accusa de magie. Puis il lui fit appliquer des fers rouges ; on le suspendit la tête en bas avec une pierre au cou et on le frappa encore, avec des verges d’airain. L’empereur ordonna finalement de transporter Qurios en Cappadoce et de l’y décapiter.

Cela pouvait se passer vers 250, sous Dèce. Difficile alors d’assimilier Qurios à l’un des Quarante soldats martyrs en Cappadoce (v. 9 mars), mis à mort en 320.

On raconta plus tard que c’est le même Mâr Qurios qui serait apparu, sur ordre divin, auprès de Julien l’Apostat pour le faire mourir d’un coup de lance (363).

Le Martyrologe Romain mentionne saint Mercurios de Césarée de Cappadoce au 25 novembre.

 

 

Moyses de Rome

† 251

 

Au moment de la brutale persécution de Dèce, le prêtre romain Moyses eut un rôle important dans la conduite de l’Eglise romaine, privée alors de son pape pendant quinze mois, après le martyre de s.Fabien en 250 (v. 20 janvier).

Il était aux côtés de Novatien, tant que ce dernier resta dans le juste chemin de la fidélité à l’Eglise.

Arrêté avec un autre prêtre, Maximus, et deux diacres, Rufinus et Nicostrates, Moyses continuait de montrer l’exemple de la foi, de la modération, de la clairvoyance. Tandis que Novatien se laissait prendre par un courant intransigeant, Moyses restait en communion avec l’évêque de Carthage, s.Cyprien (v. 14 septembre). La question importante était la réadmission des lapsi, de ceux qui avaient eu la faiblesse de renier un moment leur foi pour échapper au martyre. Cyprien et Moyses étaient partisans de les réadmettre moyennant une pénitence appropriée ; Novatien, non.

Moyses mourut en prison, en janvier ou en février 251, victime de sa détention prolongée.

Novatien, on le sait, brigua l’élection papale, mais fut vivement écarté ; c’est s.Corneille qui fut élu.

Moyses ne fut pas mis à mort, mais fut considéré comme martyr, pour sa fidélité sans faille à l’Eglise, qu’il défendit courageusement dans le danger.

Bien que Moyses mourût en début d’année, le Martyrologe Romain le mentionne encore, arbitrairement, au 25 novembre.

 

 

Catherine d’Alexandrie

4e siècle

 

Descendante d’un certain roi arménien Costos, sainte Catherine vivait à Alexandrie, lors du passage de l’empereur qui voulut inviter tous ses sujets à participer à un culte païen.

Apprenant ce qui se passait, la jeune fille - elle n’avait que dix-huit ans - alla se présenter fièrement à l’empereur pour lui reprocher son impiété.

L’empereur n’avait pas d’arguments à lui opposer : il fit venir cinquante philosophes qui devaient interroger Catherine et réussir à la confondre. Mais c’est elle qui leur cloua le bec, et l’empereur les fit brûler vifs.

Emprisonnée, Catherine convainquit même l’impératrice, qui fut mutilée et décapitée par ordre de l’empereur.

A son tour, l’officier de l’empereur, avec ses deux-cents soldats, confessa la foi chrétienne, et tous furent décapités.

Catherine devait être soumise au supplice de la roue : bras et jambes attachés autour d’une roue, elle devait «tourner» sans interruption, fouettée entre temps sur toutes les parties du corps, jusqu’à la mort ; mais miraculeusement, cette roue se brisa et vola en éclats.

Elle fut finalement décapitée.

Les anges se chargèrent de sa sépulture, la transportant sur le mont Sinaï, en un sépulcre tout neuf, d’où sortent du lait et de l’huile qui guérissent les maladies.

Tous les détails de cette Passio sont jugés invraisemblables par les historiens, qui en déduisent que même la Sainte en question n’est qu’une fiction.

Sainte Catherine fut immensément célèbre à partir du 9e siècle ; particulièrement elle devint la patronne des philosophes, mais aussi des jeunes filles encore vierges.

Sa fête, au 25 novembre, fut omise lors de la réforme du calendrier en 1970, mais réapparut une vingtaine d’années plus tard.

Quelle est donc cette sainte Catherine d’Alexandrie qui apparut à sainte Jehanne d’Arc ?

 

 

Botros d’Alexandrie

† 311

 

Botros (Pierre) naquit grâce à la bénédiction que le patriarche Theonas (v. 28 déc.) donna à sa mère, jusque-là stérile. Le même Theonas baptisa l’enfant et l’ordonna prêtre à seize ans.

Lors de la dispute avec Sabellius, Botros lui porta la contradiction ; non seulement il le réduisit au silence, mais la main de Dieu s’abattit sur Sabellius, qui tomba raide mort.

Botros fut désigné par Theonas pour gouverner l’Eglise d’Alexandrie (Egypte) en 300. Il en était le dix-septième pasteur.

Il allait diriger cette grande communauté pendant douze ans : trois ans avant la persécution de Dioclétien, neuf ans ensuite.

Eusèbe de Césarée dit qu’il pourvoyait sans se cacher, au bien général des Eglises. Et aussi qu’il était un de ces docteurs divins de la piété chrétienne.

Si Arius fut le grand ennemi de la Foi unique au quatrième siècle, Botros eut à combattre d’abord contre un autre évêque d’Egypte, Meletius, évêque de Lycopolis, qui profita de la prison de Botros pour s’immiscer dans l’Eglise d’Alexandrie et y imposer ses vues. Botros dut faire convoquer un synode pour examiner cette situation, mais Meletius demeura sur ses positions et s’installa dans le schisme.

Arrêté à son tour, Mélèce se retrouvait avec Botros ; même dans la prison, le schisme perdurait.

Au début de 311, les prisonniers furent libérés, mais la persécution reprit très vite avec Maximin Daia.

Ainsi, sans nul motif, (Botros fut) appréhendé contre toute attente ; subitement, sans jugement, comme sur ordre de Maximin, il (fut) décapité. Avec lui, plusieurs évêques d’Egypte subirent même traitement.

Ces autres évêques furent : Phileas, Hesychius, Pachomius, Theodorus. Le Martyrologe ajoute qu’il y eut beaucoup d’autres Martyrs. Parmi ceux-ci, ont été mentionnés Faustos, Dias et Ammon (v. 8 septembre).

C’était le 25 novembre 311. Botros fut le dernier des Martyrs et c’est pour cela qu’en Orient on l’a surnommé le sceau des Martyrs.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Botros d’Alexandrie au 25 novembre.

 

 

Marculus de Numidie

† 347

 

La notice du Martyrologe dit ceci :

En Numidie, l’évêque saint Marculus. On rapporte que, au temps de l’empereur Constant, il fut précipité du haut d’un rocher par un certain Macarius et mourut en martyr.

Cet épisode s’inscrit dans le cadre de la longue diatribe du donatisme. Cette «doctrine» dérivait du nom de Donatus, évêque de Cellæ Nigræ (Numidie, auj. Baghaï, Algérie), mais remontait aux premières persécutions de Dioclétien en 303.

A cette occasion, des prêtres et des évêques avaient cédé à la pression subie par les autorités civiles, en livrant (tradere) des objets et des livres du culte chrétien. On les appela les traditores (le mot a donné le français traître).

Selon certains rigoristes - et Donatus prit leur tête à partir de 312 - les sacrements conférés par des traditores n’étaient pas valides. L’Eglise romaine, cependant, affirma que, dans tout sacrement, c’est le Christ qui agit, indépendamment de la dignité du ministre qui l’exerce.

Les donatistes refusaient de se plier. L’empereur Constantin fut sollicité d’intervenir, deux conciles se prononcèrent contre le courant donatiste (Rome en 313, Arles en 314).

Ces débats dégénérèrent en véritables bagarres en Afrique. Et comme il arrive dans les cas de rébellion, se joignirent aux donatistes d’autres éléments agitateurs. La situation prenait l’allure d’une guerre civile à peine voilée. Même entre les donatistes, s’éleva la division.

L’empereur Constant voulut pacifier cette rébellion. Il fit envoyer des subsides aux communautés. Donatus refusa. C’est ainsi qu’on arrive à notre évêque Marculus.

Ce dernier appartenait au courant donatiste. On ne sait par qui ni pour quoi il fut mis en prison, ni combien de temps, ni qui prit la décision de le faire précipiter du haut d’un rocher (347). On a attribué ce geste à un certain Macarius.

Devant tant de questions, on ne comprend pas pourquoi Marculus a été maintenant inséré dans le Martyrologe.

Le donatisme persévéra jusqu’au concile de Carthage (411), qui le condamna fermement.

La cause de Marculus restait imprécise. Selon s.Augustin, l’évêque d’Hippone (v. 28 août), Marculus se serait lui-même suicidé.

Le Martyrologe Romain mentionne saint (?) Marculus de Numidie au 25 novembre.

 

 

Maurinus d’Agen

6e siècle

 

L’histoire et la passion de Maurinus en laissent perplexes plus d’un.

Après dix-huit années de mariage, Euticius et Alabanna mirent au monde Maurinus.

Euticius était préfet d’Agen au nom d’un roi de Lectoure nommé Valduanus, que les historiens ne connaissent pas. Ce même Euticius était chrétien, mais en secret.

A douze ans, Maurinus se rendit auprès de Germain de Capoue (v. 30 octobre), qui le baptisa puis l’ordonna diacre. Maurinus resta sept ans auprès de Germain.

Ce dernier cependant, eut une vision qui lui conseillait de renvoyer Maurinus dans son pays d’origine.

A peine arrivé, Maurinus délivra un possédé, ce qui le rendit célèbre. Euticius son père était fort content de revoir son fils, mais au même moment, le roi Valduanus se mit à persécuter les Chrétiens. Alors commence la véritable passion de Maurinus

Il fut d’abord arrêté, tandis que son père fut décapité avec soixante-dix-huit compagnons.

Dans son cachot, Maurinus ressuscita trois jeunes gens qui avaient été foudroyés ; Valduanus, furieux et sans doute diaboliquement jaloux, le fit flageller jusqu’à mettre ses os à nu, puis le renvoya en prison.

La nuit, un ange vint libérer Maurinus et neuf autres chrétiens. Au matin, les gardiens se convertirent en retrouvant Maurinus et ses compagnons sur une montagne voisine. Le roi fit décapiter ces neuf compagnons et flageller de nouveau Maurinus, mais les fouets frappèrent les bourreaux. Jeté dans une fournaise, Maurinus en ressortit indemne. Un bourreau ayant reçu l’ordre de le décapiter, restait terrorisé, de sorte que Valduanus frappa lui-même Maurinus, lui détachant la tête et l’épaule.

Maurinus ramassa sa tête et alla la déposer à une quarantaine de kilomètres de là, à une fontaine où une lépreuse guérit.

Beaucoup de conversions eurent lieu alors, et une basilique s’éleva sur le tombeau de Maurinus.

Il y eut plus tard un monastère Saint-Maurin entre Agen et Moissac.

Saint Maurinus d’Agen est commémoré le 25 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Béatrice d’Ornacieux

1260-1303

 

Née à Ornacieux (Isère) vers 1260, Béatrice (Beatrix) entra toute jeune à la Chartreuse de Parménie en 1273. 

On l'envoya ensuite fonder un monastère à Eymeu (Drôme). Elle vécut avec ses consœurs dans la plus grande pauvreté.

Elle mourut dans le dénuement le 25 novembre sans doute en 1303. 

Une moniale chartreuse contemporaine de la Bienheureuse, Marguerite d'Oingt a écrit sa biographie où elle atteste son ardent amour pour Jésus crucifié. Cette vie est écrite dans le savoureux dialecte franco-provençal, sous le titre Li Vita seiti Biatrix, virgina de Ornaciu.

Béatrice fut reconnue bienheureuse en 1869.

Elle est inscrite dans le Martyrologe au 25 novembre, et localement fêtée le 13 février.

 

 

Elisabeth Achler

1386-1420

 

Née le 25 novembre 1386 à Waldsee (Allemagne S), Elisabeth était la fille de Hans et Anna, des tisserands ; elle eut deux frères.

 Elle vécut chez elle et aida ses parents dans leur artisanat.

A quatorze ans, elle devint Tertiaire franciscaine, guidée par son confesseur Conrad Kügelin, chanoine de Saint-Augustin.

Après quelque temps de vie partagée avec une autre béguine à Waldsee, elle fit partie d’une équipe de cinq jeunes femmes qui s’établirent à Reute dans une nouvelle fondation, sous l’impulsion de Jakob von Metsch. Cette maison devint  en 1406 un véritable couvent, qui adopta la règle du Tiers-Ordre franciscain.

Elisabeth y assuma la cuisine, recevait les pauvres et vécut fort pénitente, quasi recluse. Elle fut surnommée «la Bonne» : Gute Beth.

Elle était comme obsédée par la Passion du Christ, et son corps en porta les stigmates. Son confesseur rédigea une Vita, dans laquelle il relate les visions, les extases dont fut favorisée Elisabeth. Il raconte aussi comment elle vécut trois années sans manger et que donc elle n’avait rien à évacuer, comme y fait allusion le Christ dans l’évangile (cf. Mt 15:17) ; mais le Démon vint déposer dans la chambre des déchets humains, à l’odeur repoussante, mélangée à une odeur de soufre, pour faire croire qu’en réalité Elisabeth mangeait en secret.

Elle mourut le 25 novembre 1420 à Reute, le jour de son trente-quatrième anniversaire, et son culte fut reconnu en 1766.

 

 

 

Yi Ho-yŏng Petrus

(Yi Ho-yeong Peteuro)

1803-1838

 

Petrus était né en 1803 à Ich’ŏn (Gyŏnggi-do, Corée S).

Après la mort de son père, il vint vivre à Seoul, avec sa sœur aînée Agatha et leur mère, et vivaient dans une extrême pauvreté, car la mère avait été dépouillée de tous ses biens.

Petrus aida beaucoup le prêtre chinois Yu, ce qui lui valut d’être nommé catéchiste.

Il eut un rêve : il passait une sorte d’examen, il entendait une musique merveilleuse et quelqu’un lui disait que «l’assistant du Roi» l’aimait beaucoup. Il comprit que son saint Patron, saint Pierre, l’invitait à se préparer au martyre.

En février 1835, sur le chemin de sa maison, il fut arrêté par un groupe d’hommes qui l’attendaient.

Il resta près de quatre années en prison, où on lui fit souffrir toutes sortes de tortures. Sa sœur Agatha aussi fut arrêtée ; ils se soutinrent l’un l’autre en prison.

On a de Petrus une lettre où il décrivit ses interrogatoires et les tortures qu’il subit.

On lui demanda pourquoi il professait une religion qui interdisait le respect envers les parents et que le gouvernement avait interdite. Réponse :

C’est faux. Tout homme qui se dit catholique doit le respect au roi et à ses parents ; il aime aussi les autres hommes.

Autre question : Pourquoi n’offres-tu pas de sacrifices aux défunts ? Tu ne vaux pas même une bête et tu mérites la mort. Réponse :

Il est ridicule d’offrir à manger à quelqu’un qui est mort. Celui qui peut donner sa vie pour le roi n’est pas un traître. Dieu est le Roi des rois, créateur du ciel et de la terre, des hommes, des anges, de toutes les créatures de l’univers… Comment osez-vous condamner quelqu’un qui préfèrerait mourir que de renier le Père de toute la race humaine ?

Le juge le battit jusqu’à ce que ses jambes fussent disloquées, lui demandant encore une fois de renier Dieu. Réponse : Je ne pourrai jamais renier Dieu.

Le juge le fit battre à nouveau, sur le ventre et sur les jambes, et lui dit : Si seulement tu cries de douleur, je dirai que tu as renié. Pierre ne répliqua pas un mot.

Lui et sa sœur Agatha désiraient subir ensemble le martyre. Mais Dieu ne l’exauça pas sur ce point. Il tomba malade en prison, à la suite des si douloureuses tortures qu’il avait subies, et affirma qu’il se soumettait avec joie à la volonté de Dieu, si Dieu préférait qu’il mourût en prison.

Durant ces quatre années de prison, de tortures inimaginables, d’interrogatoires, Petrus ne céda pas un instant. Sa constance, mais aussi sa gentillesse et sa simplicité, édifièrent beaucoup les gardiens, ainsi que ses compagnons de prison.

Il s’éteignit dans sa prison, le 25 novembre 1838, à l’âge de trente-cinq ans.

Sa sœur Yi So-sa Agatha fut martyrisée le 24 mai suivant.

Petrus est le premier martyr de la persécution qui frappa cette année-là la jeune et courageuse communauté chrétienne coréenne, déjà constituée avant-même l’arrivée des premiers missionnaires envoyés par les Missions Etrangères de Paris. On a pu estimer à huit-mille les victimes de ces persécutions successives.

Le dies natalis de Petrus est au 25 novembre, tandis que la fête commune des cent-trois Martyrs coréens a été placée au 20 septembre.

Petrus et Agatha furent béatifiés en 1925 et canonisés en 1984.

 

 

Santiago Meseguer Burillo

1885-1936

 

Né le 1er mai 1885 à Híjar (Teruel), Santiago (ou Jaime, Jacques) reçut le nom du Saint qu’on fêtait ce jour-là à cette époque, Jacques (le mineur).

Il fréquenta l’école à Híjar, et étudia aussi le latin.

Entré au couvent dominicain de Corias (Asturies), il étudia ensuite la théologie à Salamanque, où il fut ordonné prêtre en 1905.

Il participa à la rédaction de la revue thomiste La Ciencia, à Madrid et au collège de Vergara.

Ensuite, il fut envoyé aux couvents de Barcelone, Solsona, Valencia, surtout comme professeur. En 1934, il fut promu Maître en Théologie.

Au moment de la révolution de 1936, il se trouvait en déplacement momentané à Barcelone, où il se réfugia chez des amis, durant environ quatre mois.

Lui et l’autre père dominicain Jacinto Serrano López, furent arrêtés et jetés en prison avec d’autres, à la prison de El Clot, où ils furent assassinés. Le père Jacinto fut assassiné le 25 novembre, et l’on suppose que le père Santiago le fut également le même jour.

Le père Santiago Meseguer fut béatifié en 2001.

 

 

Jacinto Serrano López

1901-1936

 

Né le 10 juillet 1901 à Urrea de Gaén (Teruel), Jacinto fut orphelin de mère presque à sa naissance, et de père à six ans.

Il entra à l’école des Dominicains de Solsona en 1913.

Entré au noviciat, il fera les premiers vœux en 1917, la profession solennelle en 1920 et fut ordonné prêtre en 1924.

Il fut envoyé pour enseigner aux couvents de Calanda et de Valencia, tandis qu’il prépare (et obtient) la licence de Physique et Chimie à l’université.

Son activité fut multiple : outre les prédications et les conférences, il dirigeait la revue Rosas y Espinas (Roses et Epines), collaborait à le Revue Contemporaine, dirigeait l’Association de la Bienheureuse Imelda, où il développa une excellente catéchèse pour les enfants pauvres, dont s’occupaient de bonnes demoiselles (La bienheureuse Imelda est une dominicaine du 14e siècle, très liée à l’Eucharistie, fêtée le 12 mai).

Au moment de la révolution de 1936, le père Jacinto fut élu Vicaire provincial et, en tant que tel, organisa l’évacuation en France de ses Confrères. Lui-même resta à Barcelone, soucieux de la situation de ceux qui restaient encore.

Vers la mi-novembre, il fut arrêté par des connaissances qui venaient justement de son village, Urrea, et qui le reconnurent.

Enfermé quelques jours au château de Montjuic, il fut transféré à La Puebla de Híjar, soumis à interrogatoires et conduit devant un peloton d’exécution.

Avant de mourir, il cria bien fort : Vive le Christ Roi !

Le père Jacinto fut assassiné le 25 novembre, et l’on suppose que le père Santiago Meseguer le fut également le même jour.

Le père Jacinto Serrano López fut béatifié en 2001.

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