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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 00:00

 

27 NOVEMBRE

 

IV.

SS Facundus et Primitivus, martyrs en Galice.

S Laverius, martyr en Lucanie.

S Valerianus, évêque à Aquilée, grand adversaire des Arianistes.

V.

S Jacques le Perse (l'Intercis), martyr des neuf morts : on lui coupa successivement les doigts des mains et des pieds, poignets et chevilles, coudes et genoux, oreilles et nez, et finalement fut décapité.

SS Maharsapor, Narsès et Sabucata, martyrs en Perse ; le premier mourut d'épuisement dans une citerne gardée.

S Secundinus, évêque à Dunshaughlin, grand ami de s. Patrice.

S Maximus, évêque à Riez ; il chercha à échapper à l'épiscopat en se cachant ; s. Fauste lui succéda comme abbé à Lérins et comme évêque.

VI.

S Eusicius, solitaire à Selles-sur-Cher ; thaumaturge.

S Siffridus, évêque à Carpentras.

?

SS Josaphat et Barlaam, en Inde ; Josaphat aurait été fils de roi, Barlaam un moine qui le convertit ; on dit que cette belle histoire ressemble fort à celle de Bouddha.

S Congar, ermite en Angleterre. 

VII.

S Acharius, moine à Luxeuil, évêque à Noyon, prédécesseur de s. Eloi.

VIII.

S Fergus, évêque en Ecosse.

Ste Bilhildis, fondatrice et abbesse à Altmünster.

S Fergal, irlandais évangélisateur de la Bavière, puis enfin évêque à Salzburg.

IX.

S Apollinaire, abbé bénédictin au Mont Cassin ; il aurait marché sur les eaux.

S Edwold, ermite à Cernel, frère du roi martyr, s. Edmond.

XI.

Fête de l'icône de la Vierge du Signe à Novgorod.

S Gulstan, anglais, racheté aux pirates, puis moine à Saint-Gildas-de-Rhuis.

XVI.

B Giovanni Amici (Bernardino de Fossa), franciscain italien ; il refusa deux fois l'évêché de L'Aquila.

XVII.

Bx Thomas Koteda Kyūmi, Bartholomæus Seki, Antonius Kimura, Ioannes Iwanaga, Alexius Nakamura, Leo Nakanishi, Michaël Takeshita, Matthias Kozasa, Romanus Motoyama Myotarō (Matsuoka ou Miota), Matthias Nakano, Ioannes Motoyama, laïcs décapités à Nagasaki.

XIX.

Apparition de la Sainte Vierge à Ste Catherine Labouré, rue du Bac à Paris (1830).

XX.    

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 2013 :

Capucins : José Pérez González (Ramiro, *1907), prêtre, près de Madrid ;

Lasalliens : Juan Antonio de Bengoa Larriñaga (Daciano, *1882), près de Madrid. 

- béatifiés en 2017 :
Lazaristes : les frères Bartolomé Gelabert Pericás et Pedro Armendáriz Zabaleta (*1872, 1877), à Madrid ;
Laïques : Miguel Aguado Camarillo (*1903), à Madrid.

B Bronisław Kostkowski (1915-1942), séminariste polonais martyr à Dachau, à la suite de tortures, de la tuberculose et des mauvais traitements, béatifié en 1999 ;

Facundus et Primitivus de Sahagún
 † 300

Parler de Facundus de Sahagún est presque un anachronisme, car la ville de Sahagún a pris son nom de Facundus, qu’on nommait San Fagún.
Les deux Martyrs Facundus et Primitivus étaient originaires de León (Espagne NW). 
Ils furent torturés puis décapités au bord de la rivière Cea.
Quand ils furent décapités, on vit sortir de leur cou du lait et du sang.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Facundus et Primitivus de Sahagún au 27 novembre.


Laverius de Teggiano
 † 312

Laverius (localement Laverio ou Laviero) naquit vers la fin du troisième siècle à Teggiano (Lucania, auj. Campania, Italie SW), de parents encore païens. Son père s’sappelait Achilleus, son frère Marianus.
Convaincu par l’Evangile, il se mit à parler de Jésus-Christ autour de lui. Il passa à Acerenza, où le préfet Agrippa l’arrêta et le somma de sacrifier aux dieux païens. Sur le refus de Laverius, on le tortura toute la nuit avec le chevalet, et Laverius continuait de «prêcher». 
Agrippa l’envoya aux bêtes du cirque, qui se prosternèrent devant lui. La foule si mit à acclamer Dieu et ses anges.
Enfermé dans un cachot bien gardé, Laverius en fut délivré par un ange (comme ce fut le cas de s.Pierre, cf. Ac 5:19).
Laverius se dirigea à Grumentum (act. proche de Grumento Nova) ; c’était le 15 août 312 ; il se remit à prêcher et à baptiser. Agrippa le fit rechercher par trois-cents soldats. Quelqu’un leur indiqua la cachette de Laverius.
Il fut flagellé, mais il parlait encore de Jésus-Christ. On lui trancha la tête.
Les soldats virent alors son âme voler vers le ciel pour y recevoir la couronne du martyre. Ils revinrent à Acerenza, remplis de peur. Ce devait être le 27 novembre 312.
Saint Laverius est représenté en habits de soldat.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Laverius de Teggiano au 27 novembre.


Valerianus d’Aquilée
 † 388

Valerianus fut le neuvième à occuper le siège d’Aquilée. Ses prédécesseurs étaient évêques, lui fut le premier archevêque.
Son prédécesseur immédiat avait tenu une position indécise vis-à-vis de l’arianisme, tandis que Valerianus se mit décidément du côté de l’orthodoxie. Ainsi, au concile romain de 369, c’est lui qui siégea juste après le pape Damase.
En 381, Valerianus présida un synode en Aquilée, et il siégeait même avant s.Ambroise de Milan (v. 7 décembre).
S.Jérôme, s.Basile de Césarée firent les plus grands éloges de lui et de son diocèse. Dans la ville d’Aquilée, le clergé était organisé en communauté, à laquelle pouvaient aussi participer des laïcs, dans une ambiance de fraternité chrétienne.
Valerianus mourut vers 388, ou peu après, après une vingtaine d’années d’épiscopat.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Valerianus d’Aquilée au 27 novembre.


Jacques l’Intercis
5e siècle

La Passio de ce martyr de Perse pourrait être l’amalgame de deux récits différents, selon certains.
Jacques, un dignitaire chrétien de la cour persane, apostasie par calcul politique.
Sa femme et sa mère le repoussent avec dégoût. Et lui de réfléchir : Si ma mère et ma femme me traitent ainsi, que fera le Juge suprême, quand je paraîtrai devant lui ?
Il retourne se présenter devant le roi Bahram (ou plutôt Varane), rétracte son reniement, se proclame chrétien, ajoutant que le père de Bahram, Iazdgerd (mieux : Yesdegird), avait autrefois favorisé, puis persécuté les chrétiens. Il était mort abandonné, sans sépulture.
Bahram, excédé par ce discours, envoie Jacques au supplice des «neuf morts», consistant à trancher au condamné un à un les doigts des mains, puis des pieds, puis les poignets et les chevilles, puis les coudes et les genoux, pour s’achever par la décapitation. Certains textes ajoutent qu’avant la décapitation proprement dite, sont aussi coupés les oreilles et le nez.
Cet horrible supplice eut lieu au 5e siècle, vers 420.
Des chrétiens auraient recueilli secrètement la tête et le corps du Martyr pour l’ensevelir dignement ; ce précieux chef serait arrivé plus tard à Nicomédie, et ensuite au monastère de Cormarey (Tours, France), pour être enfin remis (mais secrètement) à la basilique Vaticane.
A la suite des textes syriaques mentionnant ce martyre, le Martyrologe romain a accueilli Jacques l’Intercis au 27 novembre.
Intercis signifie «découpé». On reste stupéfait devant un telle cruauté, mais aussi devant le courage du Martyr, qui a largement effacé sa première faiblesse.
A Qâra (Syrie) se trouve un monastère de Saint-Jacques-l’Intercis.


Maximus de Riez
 † 455

Fils de parents chrétiens, Maximus naquit à Decomecum (peut-être Châteauredon, Alpes Maritimes), qui se trouvait dans le diocèse de Riez.
Studieux, pieux, il entra à l’abbaye de Lérins, dont le fondateur, s.Honorat, vivait encore et fut son maître.
En 427, Honorat fut appelé à être évêque d’Arles : il nomma Maximus pour lui succéder à Lérins.
Pendant sept années, Maximus fut le Moïse de ses moines, les guidant par sa foi ferme et ses bonnes œuvres.
Il devait lutter contre le Tentateur. Un jeune moine qui l’avait suivi en cachette pour voir ce qu’il faisait ainsi la nuit dans la nature, fut terrorisé d’apercevoir le Diable près de Maximus et en eut une grave fièvre ; Maximus le guérit à son retour.
En 433, on voulut appeler Maximus à occuper le siège épiscopal de Fréjus, mais Maximus, averti à temps, alla se cacher dans la forêt pendant trois jours ; mal lui en prit : il se trouva juste à ce momet-là sous une pluie battante. Mais ce n’était que partie remise : on vint bientôt le chercher pour le siège de Riez. Il réussit encore à s’échapper, et sur le continent, mais on le retrouva quand même, et il dut se plier à la volonté de Dieu : il fut sacré évêque.
Désormais, il accomplit son devoir ; il participa aux conciles (Riez en 439, Orange en 441, Vaison en 442, Arles en 455), il fut co-signataire des lettres envoyées au pape Léon le Grand par les évêques du Midi en 450 et 451.
Maximus fit construire deux églises à Riez, en l’honneur de s.Pierre et de s.Alban.
On lui attribua beaucoup de miracles, des résurrections de morts, des guérisons d’aveugles et de boiteux ; il guérit en particulier un paysan dont le bœuf lui avait ouvert le ventre d’un coup de corne…
Maximus mourut le 27 novembre, en ou peu après 455, après vingt-deux ans d’épiscopat.
Son successeur, tant comme abbé à Lérins que comme évêque de Riez, fut s.Faustus (v. 28 septembre).
Le Martyrologe Romain mentionne saint Maximus de Riez au 27 novembre.


Siffridus de Carpentras
6. siècle

Siffridus (Siffrein) a pu naître vers 500.
Il serait arrivé de Campanie (Italie) avec son père, qui le conduisit au monastère de Lérins.
L’enfant étudia la grammaire, la rhétorique, la dialectique.
Quand il eut trente ans, il fut sacré évêque de Venasque par s.Césaire d’Arles († 542, v. 27 août). Venasque fit ensuite partie du diocèse de Carpentras.
Siffridus fut le cinquième évêque de Carpentras, approximativement entre 536 et 540. Comme tel, il construisit deux églises à Venasque, en l’honneur de Notre-Dame et de s.Jean-Baptiste. A Carpentras, il construisit une autre église, en l’honneur de s.Antoine, l’abbé (v. 17 janvier).
Vers la fin de sa vie, il se retira à Notre-Dame et secoura les pauvres avec une grande bonté.
Il mourut vers 540.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Siffridus de Carpentras au 27 novembre.


Eusicius de Celles
† 542

Eusicius (Eusice) vécut dans la première moitié du 6e siècle.
Il était un des fils de parents très pauvres de Périgueux qui, pour mieux dissimuler leur pauvreté, s’en vinrent en Berry. Ils en vinrent même à vendre leur fils Eusicius, qui fut racheté par l’abbé de Parpeçay.
S’étant montré très fidèle dans tous les petits emplois qu’on lui confia, il conquit la confiance des moines et de l’abbé, et reçut le sacerdoce. 
Ce qui précède suffit à revenir sur l’erreur qu’on a faite en prétendant qu’Eusicius était un ancien moine de Micy (Orléans).
Mais il recherchait plus de solitude. Il se retira parmi des fourrés d’épines, loin des hommes, en un endroit nommé Prisciniacus. 
Il tenait l’or et les richesses pour du fumier (cf. Ph 3:8). Dans sa petite cellule, il couchait sur la cendre, portait un cilice ; des vocations se joignirent à lui.
Il eut le don des miracles, de la prophétie.
D’un signe de croix, il guérissait les gorges enflées ; il donnait à boire de l’eau bénite qui faisait disparaître la fièvre.
Un de ces guéris s’avisa de revenir la nuit suivante pour voler les ruches du Solitaire. Mal lui en prit : voici Eusicius qui arrive et lui donne la ruche volée ; l’homme tombe à genoux ; et Eusicius : Le vol enrichit Satan !
En 531, au roi Childebert qui lui offrait une somme d’or avant de partir en guerre contre les Wisigoths d’Espagne, Eusicius refusa la bourse et prédit au roi la victoire et l’accomplissement de son vœu : Childebert obtint la victoire et, de retour, promit de faire construire là une belle basilique qui abriterait la dépouille d’Eusicius. Tout arriva ainsi. De plus, comme Childebert ramenait avec lui des prisonniers enchaînés, Eusicius lui demanda de les libérer, ce qu’il fit sur place.
Eusicius mourut vers 542. 
Des miracles ayant eu lieu sur sa tombe, le roi Childebert fit alors construire la basilique dont il fut question plus haut, ainsi qu’un monastère. Le hameau qui en naquit devint la ville de Celles-Saint-Eusice, aujourd’hui Selles-sur-Cher (Loir-et-Cher).
Les reliques de s.Eusicius furent profanées par les troupes protestantes de Coligny.
Saint Eusicius est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.


Achaire de Noyon
† 640

Acharius fut moine à Luxeuil, sous saint Eustase (et non Eustache, v. 2 avril).
En 621, il fut nommé évêque de Noyon, sixième après s.Médard (v. 8 juin).
Il semble qu’il s’agisse de lui, quand on trouve la signature de Aigahardus au bas des décisions du concile de Clichy (627). 
C’est sur son conseil qu’Audomarus (s.Omer, v. 1er novembre) fut nommé au siège de Thérouanne.
Il encouragea s.Amand et bénit sa mission dans les Flandres.
Achaire mourut vers 640, et son successeur fut le grand saint Eloi (v. 1er décembre).
Saint Achaire de Noyon est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.


Fergus Cruithneach
† 730

Fergus Cruithneach (Fergustian) pouvait être d’origine picte. 
On le présente comme contemporain de s.Drostan (v. 11 juillet), lequel mourut vers 605. Ces dates sont vraisemblablement incompatibles, ou alors il s’agit d’autres personnages portant le même nom.
Notre Fergus aurait été évêque de ce qui est actuellement l’Ecosse. Mais on lui attribue aussi des missions en Irlande.
Il serait venu à Alba avec quelques prêtres et aurait édifié des églises près de Strageath, en Upper Stratheam, en Upper Perth, et ensuite dans la région de Caithness, où furent construites les églises de Wick et Halkirk. Glamis lui devrait aussi son église ; on y a restauré la Grotte de Fergus.
En 721, eut lieu un synode romain, dont l’ultime signataire est un certain Fergustus Pictus, un des nombreux Fergustus qu’on connaisse - et qui pourrait être le nôtre.
Fergus mourut à Glamis, vers 730.
Saint Fergus Cruithneach est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.


Bilhildis d’Altmünster
† 734

Bilhildis (Bilihild, Bilehild, Bilihilt) vécut à cheval sur les 7e et 8e siècles.
D’après une tradition qualifiée par les spécialistes de phantaisie légendaire, elle était d’une famille noble de Bavière, fille du comte Iberin et de son épouse Mathilda.
Vers 672, on l’aurait contre son gré promise à un duc païen de Würzburg, Heden.
Quand ce dernier partit en guerre, Bihildis, enceinte, alla secrètement en bateau jusqu’à Mayence, auprès de son oncle Rigibertus, l’évêque de cette ville. Son enfant cependant mourut peu après sa naissance.
Au retour de son époux, elle resta à Mayence ; une autre version prétend qu’elle le revit et l’amena au Christ. 
A la mort de cet époux, Bilhildis obtint de son oncle évêque un terrain pour y construire un couvent dans les environs de Mayence ; ce fut Hagenmünster, ou Hohenmünster, dont elle fut abbesse jusqu’à la mort. 
Ce monastère devint ensuite Altmünster ; il fut détruit (ou supprimé) en 1781.
Le chef de Bilhildis fut scientifiquement reconnu comme authentique, en 1991.
Sainte Bilhildis est invoquée comme protectrice des malades. A Mayence se trouve actuellement une maison de soins pour malades gravement atteints de maladies mentales, placée sous le vocable de sainte Bilhildis.
Sainte Bilhildis d’Altmünster est commémorée le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.


Fergal (Virgilius) de Salzbourg
700-784

Irlandais d’origine, Feirgil (ou Fergal), né vers 700, descendait de l’antique roi Niall Noígíallach.
Il reçut peut-être sa formation à l’abbaye de Iona et devint supérieur de l’abbaye d’Aghaboe (Achadh bou). On l’y surnommait le Géomètre ou l’Astronome, en raison de ses amples connaissances.
Il entreprit le pèlerinage en Terre Sainte, mais, arrivé en France, il rencontra Pépin de Bref, qui le garda près de lui pendant deux ans.
Fergal, devenu Virgilius en Europe, fut invité en Bavière par le duc Odilo et arriva à Salzburg vers 743. Il y fonda le monastère de Chiemsee et prit la direction du monastère Saint-Pierre, fondé par saint Rupert (v. 27 mars).
En 745, mourut l’évêque de Salzburg, et Fergal assuma la direction (administrative) du diocèse, organisant la vie chrétienne du clergé et des diocésains. N’ayant pas les pouvoirs épiscopaux, il fit appel à un autre évêque itinérant, lui aussi irlandais d’origine, un certain Dubdachrich, latinisé en Dobdagrecus.
Mais c’était sans compter sur la vigilance d’un autre Anglais, Wynfreth ou Wynfrith, mieux connu comme Bonifatius (v. 5 juin), archevêque à Mayence, et qui avait justement fondé le diocèse de Salzburg. 
Surtout, ô nouveauté ! Virgilius avait osé avancer que la terre était ronde et que, peut-être, il existait une autre planète habitée ! Et s’il y avait une autre race d’êtres vivants en-dehors de la terre, ils ne descendaient pas d’Adam, et n’étaient donc pas sauvés par le sacrifice du Christ ! 
C’en était trop. Cédant peut-être à une première réaction à chaud, Bonifatius protesta et en appela plusieurs fois au pape, qui aurait annoncé une enquête ; en réalité, Bonifatius mourut martyr en 754, et Virgilius reçut l’épiscopat l’année suivante (ou peut-être seulement en 766).
Le désir de Virgilius était de porter l’Evangile aux populations encore ignorantes. Peut-être en avait-il reçut la mission par une révélation céleste, peut-être aussi que le pape avait fait appel à l’Irlande pour envoyer d’autres missionnaires en Germanie et compléter ainsi le travail de Bonifatius. 
Ayant ainsi administré saintement son diocèse et reconstruit une nouvelle cathédrale, Virgilius mourut le 27 novembre 784. Quatre siècles plus tard, on découvrit son corps et des miracles se produisirent.
Virgilius fut canonisé en 1233.

Jacques l’Intercis

5e siècle

 

La Passio de ce martyr de Perse pourrait être l’amalgame de deux récits différents, selon certains.

Jacques, un dignitaire chrétien de la cour persane, apostasie par calcul politique.

Sa femme et sa mère le repoussent avec dégoût. Et lui de réfléchir : Si ma mère et ma femme me traitent ainsi, que fera le Juge suprême, quand je paraîtrai devant lui ?

Il retourne se présenter devant le roi Bahram (ou plutôt Varane), rétracte son reniement, se proclame chrétien, ajoutant que le père de Bahram, Iazdgerd (mieux : Yesdegird), avait autrefois favorisé, puis persécuté les chrétiens. Il était mort abandonné, sans sépulture.

Bahram, excédé par ce discours, envoie Jacques au supplice des «neuf morts», consistant à trancher au condamné un à un les doigts des mains, puis des pieds, puis les poignets et les chevilles, puis les coudes et les genoux, pour s’achever par la décapitation. Certains textes ajoutent qu’avant la décapitation proprement dite, sont aussi coupés les oreilles et le nez.

Cet horrible supplice eut lieu au 5e siècle, vers 420.

Des chrétiens auraient recueilli secrètement la tête et le corps du Martyr pour l’ensevelir dignement ; ce précieux chef serait arrivé plus tard à Nicomédie, et ensuite au monastère de Cormarey (Tours, France), pour être enfin remis (mais secrètement) à la basilique Vaticane.

A la suite des textes syriaques mentionnant ce martyre, le Martyrologe romain a accueilli Jacques l’Intercis au 27 novembre.

Intercis signifie «découpé». On reste stupéfait devant un telle cruauté, mais aussi devant le courage du Martyr, qui a largement effacé sa première faiblesse.

A Qâra (Syrie) se trouve un monastère de Saint-Jacques-l’Intercis.

 

 

Eusitius de La Celle en Berry

† 542

 

Eusitius (Eusice) vécut dans la première moitié du 6e siècle.

Il était un des fils de parents très pauvres de Périgueux qui, pour mieux dissimuler leur pauvreté, s’en vinrent en Berry. Ils en vinrent même à vendre leur fils Eusitius, qui fut racheté par l’abbé de Parpeçay.

S’étant montré très fidèle dans tous les petits emplois qu’on lui confia, il conquit la confiance des moines et de l’abbé, et reçut le sacerdoce. 

Ce qui précède suffit à revenir sur l’erreur qu’on a faite en prétendant qu’Eusitius était un ancien moine de Micy (Orléans).

Mais il recherchait plus de solitude. Il se retira parmi des fourrés d’épines, loin des hommes, en un endroit nommé Prisciniacus

Il tenait l’or et les richesses pour du fumier (cf. Ph 3:8). Dans sa petite cellule, il couchait sur la cendre, portait un cilice ; des vocations se joignirent à lui.

Il eut le don des miracles, de la prophétie.

D’un signe de croix, il guérissait les gorges enflées ; il donnait à boire de l’eau bénite qui faisait disparaître la fièvre.

Un de ces guéris s’avisa de revenir la nuit suivante pour voler les ruches du Solitaire. Mal lui en prit : voici Eusitius qui arrive et lui donne la ruche volée ; l’homme tombe à genoux ; et Eusitius : Le vol enrichit Satan !

En 531, au roi Childebert qui lui offrait une somme d’or avant de partir en guerre contre les Wisigoths d’Espagne, Eusitius refusa la bourse et prédit au roi la victoire et l’accomplissement de son vœu : Childebert obtint la victoire et, de retour, promit de faire construire là une belle basilique qui abriterait la dépouille d’Eusitius. Tout arriva ainsi. De plus, comme Childebert ramenait avec lui des prisonniers enchaînés, Eusitius lui demanda de les libérer, ce qu’il fit sur place.

Eusitius mourut vers 542. 

Des miracles ayant eu lieu sur sa tombe, le roi Childebert fit alors construire la basilique dont il fut question plus haut, ainsi qu’un monastère. Le hameau qui en naquit devint la ville de Celles-Saint-Eusice, aujourd’hui Selles-sur-Cher (Loir-et-Cher).

Les reliques de s.Eusitius furent profanées par les troupes protestantes de Coligny.

Saint Eusitius est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Achaire de Noyon

† 640

 

Acharius fut moine à Luxeuil, sous saint Eustase (et non Eustache, v. 2 avril).

En 621, il fut nommé évêque de Noyon, sixième après s.Médard (v. 8 juin).

Il semble qu’il s’agisse de lui, quand on trouve la signature de Aigahardus au bas des décisions du concile de Clichy (627). 

C’est sur son conseil qu’Audomarus (s.Omer, v. 1er novembre) fut nommé au siège de Thérouanne.

Il encouragea s.Amand et bénit sa mission dans les Flandres.

Achaire mourut vers 640, et son successeur fut le grand saint Eloi (v. 1er décembre).

Saint Achaire de Noyon est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fergus Cruithneach

† 730

 

Fergus Cruithneach (Fergustian) pouvait être d’origine picte. 

On le présente comme contemporain de s.Drostan (v. 11 juillet), lequel mourut vers 605. Ces dates sont vraisemblablement incompatibles, ou alors il s’agit d’autres personnages portant le même nom.

Notre Fergus aurait été évêque de ce qui est actuellement l’Ecosse. Mais on lui attribue aussi des missions en Irlande.

Il serait venu à Alba avec quelques prêtres et aurait édifié des églises près de Strageath, en Upper Stratheam, en Upper Perth, et ensuite dans la région de Caithness, où furent construites les églises de Wick et Halkirk. Glamis lui devrait aussi son église ; on y a restauré la Grotte de Fergus.

En 721, eut lieu un synode romain, dont l’ultime signataire est un certain Fergustus Pictus, un des nombreux Fergustus qu’on connaisse - et qui pourrait être le nôtre.

Fergus mourut à Glamis, vers 730.

Saint Fergus Cruithneach est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Bilhildis d’Altmünster

† 734

 

Bilhildis (Bilihild, Bilehild, Bilihilt) vécut à cheval sur les 7e et 8e siècles.

D’après une tradition qualifiée par les spécialistes de phantaisie légendaire, elle était d’une famille noble de Bavière, fille du comte Iberin et de son épouse Mathilda.

Vers 672, on l’aurait contre son gré promise à un duc païen de Würzburg, Heden.

Quand ce dernier partit en guerre, Bihildis, enceinte, alla secrètement en bateau jusqu’à Mayence, auprès de son oncle Rigibertus, l’évêque de cette ville. Son enfant cependant mourut peu après sa naissance.

Au retour de son époux, elle resta à Mayence ; une autre version prétend qu’elle le revit et l’amena au Christ. 

A la mort de cet époux, Bilhildis obtint de son oncle évêque un terrain pour y construire un couvent dans les environs de Mayence ; ce fut Hagenmünster, ou Hohenmünster, dont elle fut abbesse jusqu’à la mort. 

Ce monastère devint ensuite Altmünster ; il fut détruit (ou supprimé) en 1781.

Le chef de Bilhildis fut scientifiquement reconnu comme authentique, en 1991.

Sainte Bilhildis est invoquée comme protectrice des malades. A Mayence se trouve actuellement une maison de soins pour malades gravement atteints de maladies mentales, placée sous le vocable de sainte Bilhildis.

Sainte Bilhildis d’Altmünster est commémorée le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Fergal (Virgilius) de Salzbourg

700-784

 

Irlandais d’origine, Feirgil (ou Fergal), né vers 700, descendait de l’antique roi Niall Noígíallach.

Il reçut peut-être sa formation à l’abbaye de Iona et devint supérieur de l’abbaye d’Aghaboe (Achadh bou). On l’y surnommait le Géomètre ou l’Astronome, en raison de ses amples connaissances.

Il entreprit le pèlerinage en Terre Sainte, mais, arrivé en France, il rencontra Pépin de Bref, qui le garda près de lui pendant deux ans.

Fergal, devenu Virgilius en Europe, fut invité en Bavière par le duc Odilo et arriva à Salzburg vers 743. Il y fonda le monastère de Chiemsee et prit la direction du monastère Saint-Pierre, fondé par saint Rupert (v. 27 mars).

En 745, mourut l’évêque de Salzburg, et Fergal assuma la direction (administrative) du diocèse, organisant la vie chrétienne du clergé et des diocésains. N’ayant pas les pouvoirs épiscopaux, il fit appel à un autre évêque itinérant, lui aussi irlandais d’origine, un certain Dubdachrich, latinisé en  Dobdagrecus.

Mais c’était sans compter sur la vigilance d’un autre Anglais, Wynfreth ou Wynfrith, mieux connu comme Bonifatius (v. 5 juin), archevêque à Mayence, et qui avait justement fondé le diocèse de Salzburg. 

Surtout, ô nouveauté ! Virgilius avait osé avancer que la terre était ronde et que, peut-être, il existait une autre planète habitée ! Et s’il y avait une autre race d’êtres vivants en-dehors de la terre, ils ne descendaient pas d’Adam, et n’étaient donc pas sauvés par le sacrifice du Christ ! 

C’en était trop. Cédant peut-être à une première réaction à chaud, Bonifatius protesta et en appela plusieurs fois au pape, qui aurait annoncé une enquête ; en réalité, Bonifatius mourut martyr en 754, et Virgilius reçut l’épiscopat l’année suivante (ou peut-être seulement en 766).

Le désir de Virgilius était de porter l’Evangile aux populations encore ignorantes. Peut-être en avait-il reçut la mission par une révélation céleste, peut-être aussi que le pape avait fait appel à l’Irlande pour envoyer d’autres missionnaires en Germanie et compléter ainsi le travail de Bonifatius. 

Ayant ainsi administré saintement son diocèse et reconstruit une nouvelle cathédrale, Virgilius mourut le 27 novembre 784. Quatre siècles plus tard, on découvrit son corps et des miracles se produisirent.

Virgilius fut canonisé en 1233.

 

 

Gulstan de Saint-Gildas-de-Rhuis

† 1040

 

Gulstan (Goustan) pouvait être anglais. Il aurait été capturé un jour par des pirates qui l’auraient abandonné sur l’île d’Ouessant parce qu’il souffrait d’un pied.

Plus exactement, l’abbé Félix, du monastère de Saint-Gildas-de-Rhuis, qui s’était retiré sur cette île, l’aurait racheté aux pirates et recueilli près de lui. Converti, Gulstan demeura un certain temps sur l’île, pendant que Félix s’absentait à Fleury-sur-Loire.

Une autre version affirme que Gulstan se serait d’abord dirigé vers l’évêque de Léon puis, malgré sa douleur au pied, l’aurait accompagné en pèlerinage jusqu’à Jérusalem.

Au retour, il aurait alors rencontré Félix, qui voulait restaurer la Règle bénédictine dans le monastère Saint-Gildas-de-Rhuis, et y aurait mené une vie exemplaire.

On croit que Gulstan aurait aussi séjourné un temps sur l’île de Hoëdic, d’ailleurs avec un compagnon nommé Budic.

Envoyé pour quelque affaire importante en Vendée, Gulstan serait mort là-bas, à Beauvoir-sur-Mer, le 27 novembre 1040.

Il y eut une sainte contestation entre les moines de Noirmoutier et l’évêque de Poitiers : les premiers voulaient s’emparer de la dépouille du saint défunt, mais le prélat leur ordonna de laisser l’abbé de Saint-Gildas venir et emmener le corps de son moine.

On montre en Loire-Atlantique une grosse pierre creuse qui aurait été le lit de s.Gulstan, non pas par esprit de mortification de ce dernier, mais parce que la roche se serait ramollie au contact de Gulstan.

Saint Gulstan est invoqué par les marins et les pêcheurs.

Saint Gulstan de Saint-Gildas-de-Rhuis est commémoré le 27 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Giovanni Amici de Fossa

1420-1503

 

Giovanni vit le jour vers 1420 à Fossa (L’Aquila, Italie C), de noble famille.

Petit garçon encore, en 1426, il entendit prêcher Giovanni de Capestrano (v. 23 octobre).

Durant ses études à l’université de Pérouse, où il reçut le doctorat en droit, il fut très frappé par le premier miracle posthume de Bernardino de Sienne (v. 20 mai) ; la parole de Giacomo de la Marche (v. Domenico Gangale, 28 novembre) acheva de le convaincre. La Providence avait vraiment mis sur la route de Giovanni l’esprit franciscain. Il reçut l’habit en 1445, et prit le nom de Bernardino.

Le noviciat se fit à Gubbio, et la profession en 1446 à Stroncone.

Giovanni-Bernardino fut un prédicateur zélé, enflammé, qui parcourut l’Ombrie.

En 1454, 1457 et 1472, il fut nommé vicaire pour la province des Abruzzes.

Entre temps, en 1464, il fut vicaire pour la province de Bosnie-Dalmatie, ce qui lui fit dire que pendant trois ans, il fut entre l’enclume et trois marteaux (ceux de Bosnie, de Ragusa et des autres Dalmates). Et en 1467, il fut procureur à Rome.

Par deux fois, il fut élu pour être évêque de L’Aquila, charge qu’il refusa humblement.

En 1475, il déposa toute charge et se retira au couvent de L’Aquila. Il eut encore une mission importante : en 1495, il convainquit Charles VIII de France de respecter la région de L’Aquila, épargnant ainsi aux gens la désastreuse occupation des terres par les troupes françaises.

Bernardino a laissé pas mal d’écrits, tout particulièrement une Chronique extrêmement documentée jusqu’en 1469. On y voit par exemple quelles difficultés il eut à surmonter pour aplanir les mésententes entre la branche des Observants et celle des Conventuels.

Il s’éteignit au couvent de San Giuliano (L’Aquila) le 27 novembre 1503.

Le culte dont il faisait l’objet fut confirmé en 1828.

Ioannes Iwanaga

1555-1619

 

Voir quelques détails supplémentaires dans la notice Thomas Koteda Kyūmi 

Ioannes Iwanaga était né vers 1555 au château de Chijiwa (Japon), où il s’était mis au service des Jésuites.

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619 et béatifié en 1867.

 

 

Alexius Nakamura

1561-1619

 

Voir quelques détails supplémentaires dans la notice Thomas Koteda Kyūmi 

Alexius Nakamura était né vers 1561 à Kōnoura (Japon).

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619 et béatifié en 1867.

 

 

Thomas Koteda Kyūmi

1576-1619

 

Thomas Koteda Kyūmi était un des onze laïcs japonais qui, arrêtés en décembre 1618 ou en mars 1619, furent condamnés à mort, habitant dans le même quartier, pour n’avoir pas dénoncé les Chrétiens qui avaient, eux, hébergé des prêtres.

En réalité ils furent douze, mais l’un d’eux faiblit et apostasia. Sa femme courut à la prison l’accabler de reproches et quitta le domicile conjugal en emmenant son fils.

Les coupables d’avoir hébergé des prêtres, furent condamnés à la mort lente par asphyxie, le 18 novembre. Ceux-ci en revanche, furent «seulement» décapités, car moins coupables que les premiers. On peut rester pensif devant une telle «clémence»…

Le plus illustre de ces derniers fut sans conteste Thomas Koteda Kyūmi, qui appartenait à la famille des princes de Hirado. Il avait environ quarante ans, étant né vers 1576, à Hirado.

Baptisé dès sa naissance, il avait quitté son pays avec son père et neuf cents personnes au début de la persécution pour s’établir à Nagasaki.

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619. Les corps des Martyrs furent jetés à la mer, mais des Chrétiens purent les repêcher.

Thomas Koteda Kyūmi a été béatifié en 1867.

 

 

Leo Nakanishi

1577-1619

 

Voir quelques détails supplémentaires dans la notice Thomas Koteda Kyūmi 

Leo Nakanishi était né vers 1577 à Yamaguchi (Japon), d’une famille noble.

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire et, en tant que trésorier, portait le surnom de Tacaro.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619 et béatifié en 1867.

 

 

Bartholomæus Seki

1582-1619

 

Voir quelques détails supplémentaires dans la notice Thomas Koteda Kyūmi 

Bartholomæus était né vers 1582 à Usuki (Japon), où il s’était mis au service des Jésuites.

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619 et béatifié en 1867.

 

 

Michaël Takeshita

1594-1619

 

Voir quelques détails supplémentaires dans la notice Thomas Koteda Kyūmi 

Michaël Takeshita était né vers 1594 à Nagasaki (Japon).

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire et, en tant que trésorier, portait le surnom de Tacaro.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619 et béatifié en 1867.

 

 

Antonius Kimura

1596-1619

 

Voir quelques détails supplémentaires dans la notice Thomas Koteda Kyūmi 

 

Antonius Kimura était né vers 1596 à Hirado (ou Firando, Japon). Il était cousin du lieutenant-gouverneur de Nagasaki, mais aussi des martyrs Sebastianus Kimura (v.10 septembre) et Leonardus Kimura (v.18 novembre).

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire.

Le gouverneur aurait bien voulu l’épargner, mais voyant ses efforts inutiles, il conclut : Son pouls bat trop fort et présage la mort, car il ne peut se ralentir. Qu’il meure donc avec les autres.

Avec ses vingt-trois ans, il était un des plus jeunes de ce groupe.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619 et béatifié en 1867.

 

 

Matthias Kozasa

?-1619

 

Voir quelques détails supplémentaires dans la notice Thomas Koteda Kyūmi 

Matthias Kozasa était né à Ōmura (Nagasaki, Japon).

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619 et béatifié en 1867.

 

 

Romanus Motoyama Myotarō

?-1619

 

Voir quelques détails supplémentaires dans la notice Thomas Koteda Kyūmi 

Romanus Motoyama Myotarō était né à Ōmura (Nagasaki, Japon). On lui adjoint aussi les appellatifs (surnoms ?) de Matsuoka ou Miōta.

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619 et béatifié en 1867.

 

 

Matthias Nakano

?-1619

 

Voir quelques détails supplémentaires dans la notice Thomas Koteda Kyūmi 

Matthias Nakano était né à Ōmura (Nagasaki, Japon). 

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619 et béatifié en 1867.

 

 

Ioannes Motoyama

?-1619

 

Voir quelques détails supplémentaires dans la notice Thomas Koteda Kyūmi 

Ioannes Motoyama était né à Hizen (Japon). 

Il appartenait à la Confrérie du Rosaire.

Il fut décapité avec les dix autres le 27 novembre 1619 et béatifié en 1867.

Bartolomé Gelabert Pericás
1872-1936

Né le 4 mai 1872 à Consey (Maiorque), il était le fils de Juan et Francisca Ana, qui le firent baptiser dès le lendemain de sa naissance.

Entré dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), il fit la profession en 1900 comme frère coadjuteur, ou convers.

Il eut à administrer la ferme à Hortaleza principalement, et quelque temps aussi à Baracaldo (Biscaye). C’était un homme de prière, attristé de voir offenser Dieu et la Religion.

Le 20 juillet 1936, les républicains vinrent arrêter à Hortaleza les treize Religieux qui s’y trouvaient. Transportés à la prison Modelo de Madrid, ils furent fouillés ; on retira au Frère Bartolomé son chapelet : Qu’est-ce que tu fais avec ça ? - C’est parce que je crois que Dieu triomphera.

Au soir du 17 novembre, on conduisit le Frère à un collège de Piaristes, réquisitionné pour servir de prison et, le 21, on le laissa en liberté, ainsi que ceux qui avaient plus de soixante ans. En sortant, Bartolomé ne savait où se diriger, car il n’avait pas d’argent ; il pensa se mettre sur la route entre Madrid et Hortaleza, pour y rencontrer un ami, dont le fils travaillait à la ferme. Il ne vit pas son ami ; en revanche, malheureusement, c’est un voisin d’Hortaleza qui le dénonça au Comité ; les miliciens ne tardèrent pas à arriver : ils enlevèrent le Frère et le conduisirent sur la place centrale d’Hortaleza pour l’insulter longuement devant toute la population ; ensuite ils allèrent le fusiller à Vicálvaro.

Martyrisé le 27 novembre 1936 et béatifié en 2017, Bartolomé Gelabert Pericás sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 27 novembre.


Juan Antonio de Bengoa Larriñaga
1882-1936

Il vit le jour le 17 janvier (ce qui explique qu’il ait porté le nom du premier ermite, saint Antoine, fêté ce jour-là) 1882 à Dima (Biscaye, Espagne), 
Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, il prit le nom de Daciano et fit la profession solennelle en 1910.
Les lieux de son activité furent : Bujedo et les deux maisons de Madrid (Maravillas et Sacré-Cœur).
En juillet 1936, une première intrusion de miliciens pénétra dans le collège lasallien, disant aux Frères qu’ils pouvaient rester là. Puis arrivèrent d’autres miliciens, qui embarquèrent une quinzaine de Frères et leur aumônier.
Ils emmenèrent leurs «proies» dans un endroit où il n’y avait pas même la place de s’allonger, puis, le jour suivant, à la «prison» San Antón, l’ancienne maison des Piaristes.
Ils y furent jusqu’au 27 novembre 1936. Ce jour-là, on appela le Frère Daciano, qu’on emmena à Paracuellos de Járama, où il fut fusillé.
Certains ont dit que ce fut à San Fernando de Henares.
Le Frère Daciano fut béatifié en 2013.


Miguel Aguado Camarillo
1903-1936

Né le 7 février 1903 à Humanes (Guadalajara) de Dionisio et Práxedes, il fut baptisé le 15 février suivant.

Il épousa María Merino Guisado, qui mit au monde quatre enfants : Ángeles, Carmen, Miguel et Gloria.  L’ainé avait six ans en 1936, la plus jeune six mois.

Miguel était un ouvrier très modeste qui travaillait au rechapage des pneus, mais c’était en même temps un Chrétien profondément ancré dans la Foi ; il appartenait à plusieurs associations, dont celle des Adorateurs Nocturnes ; il était aussi Chevalier de l’Immaculée.

Il allait à la messe tous les matins, et c’est pour cela qu’il fut dénoncé comme catholique aux révolutionnaires en 1936. Arrêté le 29 octobre, conduit au commissariat de Buenavista, il fut jeté deux jours plus tard dans la prison Modelo de Madrid. Son épouse, courageusement, bravait les insultes et les grossièretés pour venir le voir chaque jour avec ses quatre enfants. 

Le 16 novembre, on le transféra à une autre prison, celle de Porlier, où il fut inscrit sur la liste des condamnés du 26 novembre. Le soir, on «libéra» vingt-six prisonniers, qui furent conduits à Paracuellos de Jarama, aux environs de Madrid.

Miguel avait trente-trois ans. Son épouse María, qui en avait trente, éleva ses quatre bambins avec une foi courageuse et exemplaire. Chaque soir, elle les faisait prier pour leur papa et aussi pour l’assassin, pour sa conversion et pour qu’il aille au Ciel.

Martyrisé le 27 novembre 1936, Miguel fut béatifié le 11 novembre 2017 : sa fille Carmen mourut ce même 11 novembre, deux ans plus tôt.

Il est heureux de noter que le 27 novembre est le jour anniversaire de l’apparition de la Sainte Vierge à sainte Catherine Labouré en 1830 (v. 31 décembre) ; c’est à ce jour que Miguel sera mentionné dans le Martyrologe.


José Pérez González
1907-1936

José vit le jour le 5 (ou le 7) janvier 1907 à Sobradillo (Salamanca, Espagne), dans une famille de dix enfants.
Occupé à garder les moutons, il fut un jour surpris par une violente tempête qui lui causa de graves engelures et il resta alité pendant six mois, car il ne pouvait plus marcher.
Entré chez les Capucins à El Pardo (Madrid), il prit le nom de Ramiro, fit la profession en 1923 et fut ordonné prêtre.
En 1933, il fut au couvent de Medinaceli.
Lors des hostilités de 1936, il se réfugia chez une famille de Madrid, mais fut arrêté le 9 août.
Les miliciens simulèrent plusieurs fois de l’exécuter ; il passa de prison en prison.
Il reçut la palme du martyre à Paracuellos de Jarama (Madrid) le 27 novembre 1936 et fut béatifié en 2013.

 

Bronisław Kostkowski

1915-1942

 

Ce jeune séminariste était né à Słupsk (Pologne) le 11 mars 1915, de Mateusza Władysława et Maria, originaires de Poméranie.

Au terme de la Première guerre mondiale, ils déménagèrent à Bydgoszcz et Bronisław fréquenta l’école publique à partir de 1922.

En 1926, il fréquenta l’Ecole nationale de Sciences humaines à Grodzka, où il fut président de la Société de Marie.

En 1936, il entra au séminaire de Włocławek et reçut en 1939 les ordres mineurs. Il devait entrer en quatrième année et être ordonné prêtre, mais la Deuxième guerre mondiale mit fin à cette progression.

En novembre 1939 les Nazis arrêtèrent ensemble le recteur (Michał Kozal, v. 26 janvier), les professeurs et les élèves du séminaire et les envoyèrent d’abord dans la prison locale.

S’étant rendus compte que Bronisław était né à Słupsk, les nazis lui proposèrent la liberté s’il renonçait au sacerdoce. Sa réponse fut ferme : J’ai choisi la mort plutôt que de renier l’appel dont Dieu m’a honoré.

Plus tard il écrivit aussi une lettre à ses parents, dans laquelle on peut lire : 

Je suis prêt pour le pire. Quand je suis entré au séminaire, je savais que si cela était nécessaire, il fallait sacrifier sa vie pour Dieu. Je n’hésiterai pas à la donner à Dieu et à notre pays. Que la volonté de Dieu soit faite. Vous pouvez être tranquilles et fiers. 

Et encore : 

Vous avez voulu que votre fils devînt prêtre. Pourquoi ne pas aussi l’offrir à Dieu comme sacrifice ? 

Bronisław fut ensuite acheminé à Szczeglina, puis au camp de concentration de Sachsenhausen (août 1940), enfin à celui de Dachau (décembre 1940), où se trouvait une section spéciale pour le clergé catholique. Il porta le numéro 22828.

Il mourut de faim dans ce camp de Dachau, à l’âge de vingt-sept ans, le 27 novembre 1942, son dies natalis.

Il a été béatifié parmi cent-huit Martyrs polonais en 1999, et dont la fête liturgique commune est, en Pologne, le 12 juin.

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