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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 00:00

 

05 NOVEMBRE

 

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SS Galation et Epistème, martyrs célèbres à Emèse.

IV.

SS Domninus, Theotimos, Philotheos, Timotheos et Auxentius, martyrs à Césarée de Palestine ; le médecin Domninus fut jeté au feu, le vénérable vieillard Auxentius livré aux bêtes, les autres livrés aux gladiateurs. 

S Domnin, évêque à Grenoble.

S Marcus, évêque à Troia.

VI.

S Dominateur, évêque à Brescia.

S Fibicius, abbé (?) puis évêque à Trèves.

S Guethnoc, frère de s. Jacut (son jumeau) et de s. Guennolé.

SS Paulin et Augustin, bénédictins au Mont-Cassin. 

VII.

S Goussaud, ermite au Puy de Jouër, invoqué pour les bestiaux.

VIII.

Ste Bertille, moniale à Jouarre, première abbesse à Chelles où la reine Bathilde vint achever ses jours ; elle ressuscita une moniale qu'elle avait gourmandée vivement, pour lui demander pardon.

IX.

S Lié, prêtre près d'Orléans (Micy ?).

S Gerrich, fondateur d'un monastère à Gerresheim.

XII.

S Guiraud, évêque à Béziers ; prieur des Chanoines Réguliers de Saint-Augustin, il avait construit un hôpital et une église ; il mourut d'hydropisie. 

XVIII.

B Gomidas Keumurgian, fils d'un prêtre arménien de Constantinople, père de sept enfants, prêtre, ardent défenseur du concile de Chalcédoine, persécuté par ses coreligionnaires monophysites, martyr encouragé par son épouse.

XIX.

S Ɖaminh Mầu, prêtre dominicain tonkinois martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

XX.

S Guido Maria Conforti (1865-1931), fondateur de la Congrégation de Saint-François-Xavier pour les Missions étrangères ; évêque à Ravenne, puis à Parme, il partit en 1928 malgré sa santé visiter ses missionnaires en Chine ; béatifié en 1996, canonisé en 2011.

Bse María del Carmen Viel Ferrando (1893-1936), laïque, martyre près de Valencia, béatifiée en 2001.

B Bernhard Lichtenberg (1875-1943), de Silésie, ardent opposant au nazisme, mort durant son transfert à Dachau, béatifié en 1996.

B Hryhorii Lakota (1883-1950), évêque auxiliaire à Przemysl puis à Jaroslav, de rite byzantin, déporté à Vorkouta où il mourut, béatifié en 2001.

Martyrs de Césarée de Palestine
307

A Césarée de Palestine (act. district de Haïfa, Israël), le préfet Urbanus fut pris d’une folie enragée contre les Chrétiens.
Il se fit présenter le médecin Domninus, un homme jeune, grand et beau, qui faisait l’admiration de tous pour la sainteté de sa vie et la pureté de son âme.
Il avait déjà été condamné aux mines, mais son courage demeurait ferme dans l’épreuve, et sa foi inébranlable.
Urbanus le fit brûler vif.
Vint le tour de trois jeunes gens, nommés Theotimos, Philotheos et Timotheos : leurs noms leur furent peut-être attribués après leur martyre. Philotheos est un ami de Dieu, Theotimos et Timotheos ont tous deux la crainte de Dieu. Ils furent abandonnés aux mains criminelles des gladiateurs.
Le préfet n’était pas encore satisfait. Il fit amener un vieillard, Auxentius, qu’on fit dévorer par les bêtes.
Ce n’était pas fini. Urbanus sévit encore contre bien d’autres Chrétiens, et le même jour. Parmi ceux-ci se trouvait le prêtre Silvanus, qui devait devenir évêque de Gaza avant de mourir aux mines, décapité (v. 4 mai) ; les uns eurent les articulations des pieds brûlées, les autres furent sauvagement castrés. Un autre, Pamphilus, fut torturé et emprisonné (v. 16 février).
L’histoire a retenu la date du martyre de ces cinq Héros : 5 novembre 307.
Domninus et les quatre autres Martyrs sont commémorés le 5 novembre.


Marcus de Troia
266-328

La vieille ville de Aeca, après sa destruction en 663, fut reconstruite au onzième siècle, sous le nom de Troia (Foggia, Pouilles, Italie SE).
Elle aurait été la ville de naissance de Marcus, vers 266, d’un père nommé Constantinus. Celui-ci, riche et honnête, orienta son fils vers les Lettres. 
Marcus devint un homme vertueux et digne du sacerdoce : l’évêque Ioannes de Lucera l’ordonna prêtre.
Il est raconté que notre Marcus logeait chez lui deux jeunes filles, qu’il instruisait. Evidemment, on alla accuser Marcus de fornication et l’évêque le fit convoquer. En chemin, un des deux diacres qui l’accompagnaient, tomba malade, et Marcus le guérit instantanément, en ordonnant à une biche qui passait, de lui offrir le lait de ses mamelles ; et quand Marcus fut arrivé auprès de l’évêque, celui-ci entendit les anges chanter autour de Marcus. Désormais, tous étaient convaincus de l’innocence et de la sainteté de Marcus.
L’évêque mourut peu après : le choix unanime se porta sur Marcus pour lui succéder. Mais Marcus, se sentant indigne, s’enfuit ; on le retrouva, il fut obligé de se soumettre et reçut l’ordination épiscopale des mains du pape Marcel (v. 16 janvier). En réalité, on ne sait pas bien si Marcus fut évêque à Æca ou à Lucera.
L’épiscopat de Marco semble avoir duré de 300 à 328 environ. Il maintint son style de vie rigoureux, pratiquant le jeûne, se dépensant auprès des bisogneux. Mais surtout, les miracles se multiplièrent, durant et après sa vie.
Marcus  rendit la vue à un aveugle, ressuscita le petit enfant d’une pauvre femme…
A sa mort (328 environ), il fut enseveli à Bovino, sur sa demande expresse. Il devint ainsi le Patron de cette cité voisine.
D’autres miracles suivirent cette pieuse mort.
On peut admettre que plusieurs détails de cette notice semblent incroyables, du moins inexplicables, comme le choix de Marcus de reposer à Bovino plutôt qu’à Æca.
Le Martyrologe commémore saint Marcus de Troia le 5 novembre.


Fibicius de Trèves
† 525

Fibicius apparaît au vingt-et-unième rang des évêques de Trèves et aurait occupé ce siège de 511 à 525.
On lui donne parfois le nom de Felicius, nom d’un abbé du monastère Saint-Maximin de Trèves, en proposant qu’il aurait été abbé avant d’être évêque, mais cet abbé de Saint-Maximin mourut en 342.
Fibicius aurait autorisé s.Goar (v. 6 juillet) à construire une église à Oberwesel.
Il demanda au roi Thierry Ier l’envoi à Trèves de prêtres auvergnats.
Saint Fibicius de Trèves est commémoré le 5 novembre dans le Martyrologe Romain.


Guethnoc de Landoac
460-?

Jacut et son frère jumeau Guethenoc (ou Weithenoc) naquirent un peu avant 460 en Grande-Bretagne, de Fracan et Guen (ou Alba, Blanche), des parents nobles anglais. 
Fuyant l’invasion des Saxons, ils émigrèrent en Armorique, où naquit aussi Guennolé (v. 3 mars).
Il est probable que les deux jumeaux furent confiés à un saint Budoc (? 9 décembre), de l’abbaye de l’île Lavrec, où ils grandirent dans l’esprit monastique de prière, de travail, de méditation.
Plus grands, ils allèrent se construire un autre ermitage, plus solitaire encore, à Landoac (Landouar). Là, ils travaillèrent à la conversion de la population, aidant les habitants à cultiver mieux leurs terres.
Des disciples se joignirent à eux, de même aussi que des recrues anglaises, venant de Grande-Bretagne.
Puis les deux frères jumeaux se séparèrent, et Jacut continua sa vie pleine de mérites. Quant à Guethnoc, on ne saurait dire où il alla pour finir sa vie.
La mort des deux frères jumeaux reste dans le mystère. On suppose qu’ils s’éteignirent dans la première moitié du sixième siècle.
Saint Guethnoc de Landoac est commémoré le 4 novembre dans le Martyrologe Romain.

Bertile de Chelles
† 705-710

Bertile (Bertille, Berthille, Berthilde, en latin Bertila, mais le Martyrologe orthographie Bertilla) naquit dans le Soissonnais.
Dirigée par saint Ouen (v. 24 août), évêque à Rouen en 641, elle vint militer toute jeune sous la règle de saint Colomban (v. 23 novembre) au monastère de Jouarre (Meaux), qui venait de s’ouvrir en 658-659.
Elle brilla par ses saintes vertus, de sorte que lorsqu’il fallut guider un groupe de moniales de Jouarre pour aller peupler le nouveau monastère de Chelles, c’est Bertile qui en fut nommée abbesse.
On y observerait la règle de saint Colomban.
Quand la reine Bathilde fut contrainte d’abandonner son pouvoir aux seigneurs du parti d’Ebroïn, elle se retira à Chelles, humblement soumise à l’abbesse Bertile.
Celle-ci, d’après une Vie qui est peut-être un peu emphatique, resta abbesse pendant quarante-six ans avant de s’éteindre à cette vie, en un jour qu’on a établi au 5 novembre, d’une année pouvant passer de 705 à 713.

Guiraud de Béziers

1070-1123

 

Geraldus (Guiraud, Geraud) naquit vers 1070 à Puissalicon (Hérault).

Il était né avant terme et fut très vite baptisé : l’eau du baptême aurait bouillonné comme pour fêter cette heureuse naissance.

Vers 1083, il entra au prieuré de Roujan, chez les Chanoines réguliers de Saint-Augustin, qui étaient six ou sept, vingt ans après la fondation.

En 1106, Guiraud en devint le prieur. Sous son administration, furent édifiés un hôpital, une église, et les bâtiments réguliers.

Cette communauté avait ses offices solennels, ajoutant à l’office régulier celui de la Sainte Vierge et celui des Morts. Les jours de fête, c’était le silence complet.

En 1122, Guiraud fut élu vingt-huitième évêque de Béziers.

On dit de lui que par sa bonté il entretenait la paix dans les maisons religieuses où il séjournait.

Son épiscopat fut brutalement suspendu, lorsqu’une douloureuse hydropisie le mena à la tombe, le 5 novembre 1123. 

Saint Guiraud est mentionné le 5 novembre au Martyrologe Romain.

Son anneau pastoral était une améthyste sertie d’argent ciselé, de forme triangulaire, large de trois centimètres, marqué du double écusson : léopard et lion. Il était conservé dans l’église de Roujan, où il fut volé à la fin du 20e siècle.

 

 

Gomidas Keumurdjian

1656-1707

 

Des articles apparemment bien informés nomment notre héros Der Gomidas.

Gomidas donc, né vers 1656, était le troisième fils de Mardiros Keumurdjian, un pieux commerçant arménien de Constantinople, où il fut un des membres les plus remarquables du clergé arménien.

A son tour, Gomidas se maria à vingt ans avec Huru, une jeune fille originaire de Césarée de Cappadoce, avec laquelle ils eurent deux fils et cinq filles.

En 1685, Gomidas fut ordonné prêtre, dans ce rite arménien où l’on tolère l’ordination d’hommes mariés.

Or l’Eglise d’Arménie, traditionnellement, refuse le Concile de Chalcédoine (451). A cette époque, les Arméniens refusèrent le dogme des deux natures du Christ, à cause d’un problème de traduction où ces deux natures semblaient signifier pour eux deux personnes. Finalement, l’attachement à la doctrine monophysite (=une seule nature) s’amalgama à l’identité nationale.

Au 17e siècle, il y eut un grand mouvement pro-latin, et beaucoup de communautés arméniennes rejoignirent la foi catholique, et Gomidas fut du nombre.

Il fit un pèlerinage à Jérusalem, où il rencontra la même division entre Arméniens, partisans ou ennemis de Rome.

En 1702, le nouveau patriarche arménien de Constantinople exigea du clergé une profession de foi monophysite. Gomidas était très exposé ; il ne cessait de montrer combien de Saints vénérés par l’Eglise arménienne avaient été d’ardents défenseurs du concile de Chalcédoine. Il dut se cacher. Il publia une traduction en vers des Actes des Apôtres (1704).

Le patriarche ayant été renversé, il y eut une paix éphémère, durant laquelle Gomidas écrivait à son fils (étudiant à Rome) : Les prêtres ont rendu notre nation ridicule devant les Turcs, les Juifs, les Grecs et les Francs.

L’avènement du nouveau vizir, Ali Pacha (1706), fut l’occasion d’une dénonciation des «Francs» (fidèles pro-romains) : le fameux patriarche avait été enlevé, conduit en France, où il s’était converti au catholicisme (il devait mourir à Paris en 1711). Ali Pacha fit rechercher les catholiques. Gomidas, qui s’était caché, fut découvert et arrêté durant le carême 1707.

Une intervention d’amis, une forte somme d’argent, convainquit le vizir de libérer Gomidas, qui reprit ses prédications dès le Vendredi Saint 22 avril 1707. Mais Gomidas voyait en songe sa tête couronnée et en sang.

Le nouveau patriarche arménien reprit la persécution. Début novembre 1707, il fit arrêter Gomidas. Traduit devant le vizir, Gomidas fit remarquer à ce dernier combien il était anormal pour un vizir musulman d’avoir à trancher entre deux partis catholiques.

Ali Pacha proposa simplement à Gomidas d’adhérer à l’Islam, pour échapper ainsi à toute condamnation. Gomidas resta calme et inébranlable ; il fut même extrêmement réconforté d’entendre son épouse l’encourager à mourir plutôt qu’à trahir la foi.

On le conduisit au supplice ; il s’agenouilla vers l’Orient, récita le Credo de Nicée-Constantinople, symbole de la foi catholique romaine et fut décapité d’un coup de cimeterre. Toute sa passion comporte de nombreux traits tout-à-fait similaires à ceux de la Passion du Christ.

C’était le samedi 5 novembre 1707.

L’ambassadeur de France, craignant des représailles de la part des Musulmans, fit évacuer le corps du Martyr : les restes arrivèrent dans la chapelle des Jésuites de Lyon, mais disparurent lors de la suppression de la Compagnie : on avait dû les mettre en «sûreté».

Les miracles et les vertus de Gomidas attirèrent l’attention de Rome : il fut béatifié en 1929.

 

 

Ɖaminh Mầu

1808-1858

 

Ɖaminh (Dominique) naquit à Phú Nhai (Nam Ɖịnh, Vietnam) en 1808 (on dit ailleurs vers 1794).

Ce fut un prêtre dominicain.

Le jour de son exécution, il portait ostensiblement son chapelet dans ses mains et adressait encore des exhortations à la fidélité aux chrétiens qu’ils croisait.

Il s’avança vers l’endroit de son martyre en joignant les mains, comme s’il se rendait à l’autel.

Il fut martyrisé à Hưng Yên le 5 novembre 1858, béatifié en 1951 et canonisé en 1988.

 

 

Guido Maria Conforti

1865-1931

 

Guido Giuseppe Maria Conforti est l’un des acteurs de la renaissance de l’esprit missionnaire de l’Eglise dans les années 1850-1900.

Il naît près de Parme, à Casalora di Ravadese, le 30 mars 1865, huitième des dix enfants de Rinaldo et Antonia Adorni. Il fréquente l’école primaire chez les Frères des Ecoles Chrétiennes : en chemin, il s’arrête chaque jour dans l’église Notre-Dame de la Paix, au quartier des Colonnes ; de ces visites, il dira plus tard : «Je le regardais, et Il me regardait, et j’avais l’impression qu’Il me disait plein de choses». Ainsi naquit en lui le désir de devenir prêtre.

Malgré quelque résistance du papa, qui voulait en faire un dirigeant agricole, Guido entre en 1876 au petit séminaire, dont le supérieur est Mgr Andrea Ferrari (v.2 février) . Ce dernier sera son guide spirituel et, considérant ses merveilleuses qualités d’éducateur, le prendra comme sous-directeur, alors même que Guido n’était pas encore ordonné. Entré au grand séminaire à dix-sept ans, Guido y fait de brillantes études et sera ordonné prêtre le 22 septembre 1888, dans le sanctuaire de Fontanellato- un sanctuaire desservi depuis des siècles par les Pères Dominicains -, près de Parme et malgré sa santé fragile (il souffre d’épilepsie chronique). Une fois prêtre, il est successivement professeur et vice-recteur du séminaire, chanoine de la cathédrale et vicaire général.

Pendant ces années de séminaire, Guido lira la vie de saint François Xavier (v.3 décembre), ce missionnaire jésuite qui portera l’Evangile jusqu’à Sancian, aux portes de la Chine où il mourra en 1552. Guido en est fasciné et se sent invité à continuer cette œuvre encore inachevée. C’est ainsi que lui est inspirée l’idée de sa vocation missionnaire.

Il satisfera son idéal missionnaire en fondant l’Institut pour les  Missions Etrangères, lequel sera reconnu officiellement le 3 décembre 1898, sous le nom de Congrégation de saint François Xavier pour les Missions Etrangères. On imagine la joie qu’il eut à remettre, trois mois plus tard, la croix de missionnaires à ses deux premiers condidats en partance pour la Chine, les pères Caio Rastelli et Odoardo Mainini; bien que cette mission fût anéantie par les révolte des Boxers du début du XXe siècle, les missionnaires réussiront à reprendre leur activité évangélique.

Devenu Vicaire général, il sera bientôt nommé Archevêque de Ravenne par le pape Léon XIII. C’est ainsi que le jour de sa consécration épiscopale, le 11 juin 1902, il émet les vœux religieux de pauvreté, chasteté et obéissance, y ajoutant aussi le vœu de s’adonner sans réserve à l’annonce de l’Evangile ad gentes (aux païens).

Il ne restera que deux années à la tête de ce diocèse, à cause de sa santé précaire. De retour à Parme, sa santé se rétablit et il suit avec attention la formation des jeunes aspirants missionnaires, mais de nouvelles missions lui incombent. Pie X commence par le nommer Evêque Coadjuteur de Parme, avec droit de succession, de sorte qu’il en sera l’évêque titulaire en 1907 et pendant vingt-cinq ans. Ce diocèse était moins important que celui de Ravenne, et Mgr Conforti put y développer une importante activité, au premier plan celle de l’instruction religieuse. Il fit cinq fois la visite pastorale des paroisses, tint deux synodes diocésains, institua l’Action Catholique, surtout pour la jeunesse. Parallèlement il s’occupe de la culture et de la sanctification du clergé, de la formation des laïcs, des associations catholiques, de la presse catholique, des missions populaires, des congrès eucharistiques, mariaux et missionnaires.

Outre toute cette vaste activité, Mgr Conforti collabore avec le père Manna à la fondation de l’Union Pontificale Missionnaire, dont il est nommé premier président. Il a la joie d’envoyer plusieurs missionnaires en Chine, dont il consacrera même évêque le père Luigi Calza, nommé évêque de Cheng-Chow en Chine, en 1912.

En 1921, dans sa Lettre-testament, il présente les Constitutions de sa congrégation définitivement approuvées par le pape et part pour la Chine en 1928 pour visiter ses chers missionnaires dans le Honan occidental.

A son retour, il reprend ses activités mais sa santé s’aggrave et il s’éteint le 5 novembre 1931. Ses funérailles sont un véritable triomphe.

L’héroïcité des vertus de Mgr Conforti est approuvée le 11 février 1982, fête de Notre Dame de Lourdes, et le miracle retenu pour la béatification sera reconnu le 6 avril 1995 : ce miracle eut lieu au Burundi, où la jeune Sabine Kamariza fut guérie de façon complète et durable d’une tuméfaction de la tête du pancréas, vraisemblablement de nature cancéreuse. L’autre miracle en vue de la canonisation sera la guérison d’un garçonnet brésilien, Thiago Joaõ Dos Apostolos Souza, né prématuré avec une hypoxie grave du cerveau suite à un arrêt cardio-respiratoire prolongé.

Béatifié le 17 mars 1996, Guido Maria est canonisé en 2011 et fêté le 5 novembre.

De lui, le futur pape Jean XXIII, maintenant canonisé, écrivait quand il était encore cardinal : Je voyais en Mgr Guido Maria Conforti l’évêque italien qui incarnait le mieux cet heureux mouvement missionnaire suscité par l’encyclique Maximum illud du pape Benoît XV. Je trouvais en lui cette plénitude qui associe le ministère sacré auprès des âmes, doublé de l’esprit missionnaire : évêque de Parme, mais missionnaire pour le monde.

 

 

María del Carmen Viel Ferrando

1893-1936

 

María était née le 27 novembre 1893 à Sueca (Valencia, Espagne) ; baptisée deux jours après, elle reçut la Première communion en 1904.

Eduquée chez les Filles de la Charité, elle pensa devenir religieuse, mais choisit la vie consacrée dans le monde et fut d’une activité vraiment intense.

Elle fonda l’Action Catholique dans sa paroisse, participa activement à la catéchèse et surtout œuvra à la création d’un collège pour enfants pauvres.

Couturière de son état, elle fonda aussi ou co-fonda un syndicat ouvrier dans le but de protéger les intérêts des jeunes ouvriers et ouvrières du monde de la couture. En plus elle étudia la sociologie dans le but d’être présente auprès de la jeunesse ouvrière.

En 1931, elle travailla beaucoup à l’installation du collège des Salésiennes à Sueca, dont la mission est justement d’aider les jeunes ouvrières.

Dévote de l’Eucharistie, elle priait quotidiennement le chapelet.

Lors de la révolution de 1936, elle aida des prêtres et des religieux, mais pensa prudent de se replier sur Valencia ; une personne qu’elle avait connue et aidée, la dénonça comme chrétienne.

Arrêtée le 2 novembre, elle fut longuement et durement torturée, et condamnée pour sa foi chrétienne ; on la conduisit sur la route de Saler pour la fusiller, le 5 novembre 1936.

Elle a été béatifiée en 2001.

 

 

Joan Antoni Burró Más

1914-1936

 

Joan était né à Barcelone le 28 juin 1914, de Antonio Burró Gayán et de Micaela Más Vicarilla, pauvres mais bons chrétiens. Il fut baptisé le 5 juillet suivant.

Très tôt orphelin de mère, le petit Joan et son frère furent confiés à la maison des Frères de Saint-Jean-de-Dieu, de Barcelone. 

Sa bonne conduite, ses bonnes dispositions, lui permirent ensuite d’être admis à quatorze ans à l’Ecole Apostolique de Ciempozuelos. C’est là qu’il reçut la Confirmation (1928).

Peu à peu mûrit en lui la vocation religieuse et il prit l’habit de cet Ordre, en 1931.

Le noviciat durait normalement une année, mais Joan demanda à le prolonger pour approfondir sa préparation intérieure. Il ne fit donc la première profession qu’en 1933.

En 1934 on l’envoie à la maison de Sant Boi de Llobregat, puis en 1935 au sanatorium San José de Ciempozuelos, où il allait faire son service militaire dans le personnel sanitaire. Sa famille obtint cependant son transfert à Carabanchel, puis à Madrid, rue Barceló.

Dans tous ces postes, Joan fut apprécié pour son travail efficace, sa responsabilité à accomplir les ordres des médecins, sa gentillesse à l’égard des malades.

Or, il y avait parmi les malades des miliciens qui ne pouvaient pas ne pas remarquer ce bon infirmier ; ils finirent par apprendre qu’il était religieux. Joan connaissait le danger qu’il courait ; les autorités médicales lui en parlaient et il répondait chaque fois : Mon Ami, n’aie pas peur ! Si nous mourons pour une si juste cause, nous pourrons bien remercier Dieu !

A un dentiste de Ciempozuelos qu’il rencontra à Madrid, il répondit : Je n’ai confiance qu’en Dieu, qui permettra la meilleure chose pour mon salut !

Les miliciens, plusieurs fois, l’invitèrent à prendre un café, mais il refusait ; pour leur faire plaisir, il finit par accepter, mais une fois sortis de l’hôpital, il le fusillèrent traîtreusement. 

Regrettant son geste, un des miliciens déclara : Il mourut vraiment pour la patrie ; il appelait le Christ Roi et l’Espagne, mais personne n’est venu l’aider.

Le frère Joan Antoni fut donc martyrisé à vingt-deux ans, le 5 novembre 1936, jour où le commémore notre Martyrologe.

On trouve parfois le 4 novembre pour son dies natalis.

Il a été béatifié en 1992.

 

 

Bernhard Lichtenberg

1875-1943

 

Né le 3 décembre 1875 à Ohlau (Silésie, Prusse orientale), aîné de cinq enfants, Bernhard étudia la théologie à Innsbruck (1895-1898), puis à Wrocław.

Il fut ordonné prêtre en 1899.

Après plusieurs postes, il fut nommé curé à Berlin-Charlottenburg.

Durant la Première guerre mondiale, il fut décoré par la Croix-Rouge.

Il fut un moment élu au parlement de sa ville dans le parti catholique.

En 1931, il fut nommé chanoine titulaire du chapitre de la cathédrale de Berlin, puis prévôt.

La même année il recommanda de voir le film A l’Ouest rien de nouveau, qui avait été censuré par les autorités. Goebbels commence de s’acharner contre le chanoine Lichtenberg.

En 1933, on fouilla son appartement.

En 1935, il protesta énergiquement contre les camps de concentration, dans un courrier à Göring. On le menaça, mais il maintint son attitude d’opposition ferme au nazisme.

En 1938 : premiers pogroms. Le chanoine Lichtenberg clame que La synagogue est en train de brûler, c’est aussi une maison de Dieu. Tous les soirs, il prie et fait prier pour les chrétiens persécutés et pour les Juifs, pour les détenus des camps.

En 1941, il fut arrêté, emprisonné et torturé. Son évêque lui apporta un message personnel du pape, en septembre 1943.

Déporté au camp de Dachau, il mourut au cours du transfert, dans des conditions encore mystérieuses.

Ce fut le 5 novembre 1943.

Le chanoine Bernhard Lichtenberg fut béatifié en 1996. Il a été proclamé Juste parmi les nations au mémorial de Yad Vashem.

 

 

Hryhorij Lakota

1883-1950

 

Hryhorij (Grégoire) naquit le 31 janvier 1883 à Holodivka (actuelle Zadnistriany, Lvov, Ukraine), dans une famille de paysans.

Il se prépara au sacerdoce à Lviv et fut ordonné prêtre en 1908 ; il exerça le ministère pastoral dans le diocèse de Przemysl (Pologne).

Après son doctorat en théologie à Vienne, il fut professeur de 1913 à 1918, date à laquelle il devint recteur du même séminaire de Przemysl. 

Or voici qu’il est consacré évêque auxiliaire de Przemysl le 6 mai 1926. 

Entre 1939 et 1941, les bolcheviques et les nazis se partagèrent l’Ukraine, ce qui eut pour conséquence que l’éparchie gréco-catholique fut aussi divisée. Mgr Lakota eut la charge des fidèles sous occupation nazie, son siège étant à Jaroslav.

En 1946, la persécution bolchevique le rejoignit. Le gouvernement soviétique voulait anéantir l’Eglise catholique, en l’incorporant dans l’Eglise orthodoxe. Les évêques furent emprisonnés et la majorité d’entre eux mourut. Par milliers les fidèles furent déportés en camp de travail en Sibérie ; ceux qui restaient s’efforçaient de reconstituer des paroisses, des monastères, des séminaires, dans la clandestinité.

Mgr Lakota fut arrêté le 9 juin 1946 et déporté en Ukraine, avec une peine de prison de dix années dans le camp de concentration de Abez (Vorkuta, Sibérie).

C’est là qu’il mourut le 5 novembre 1950 (on trouve aussi la date du 12 novembre).

Mgr Hryhorij Lakota fut béatifié en 2001 parmi vingt-cinq Témoins de la foi victimes du communisme.

Il est commémoré le 5 novembre dans le Martyrologe.

A noter que c’est seulement en 1989 que l’Eglise gréco-catholique fut à nouveau légalisée.

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