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4 décembre 2019 3 04 /12 /décembre /2019 00:00

 

04 DÉCEMBRE

 

?

Ste Barbara, vierge martyre difficile à localiser (Nicomédie ?), invoquée contre la mort subite, donc contre la foudre et les orages, donc patronne des artificiers, des mineurs, des pompiers, et aussi des brossiers (qui travaillaient avec des “barbes” de chèvres).

III.

S Heraclas, évêque en Alexandrie, assistant d'Origène à l'école de cette ville.

IV.

S Meletios, évêque à Sebastoupoleos.

V.

S Felix, évêque à Bologne ; il assista s. Ambroise à sa mort.

VII.

S Apre, prêtre en Maurienne, ermite.

Ste Bertoare, abbesse à Bourges où elle aurait fondé un monastère colombanien.

S Siran, abbé à Méobecq et Longoritus ; son père fut évêque à Tours.

Ste Ada, abbesse bénédictine au Mans. 

VIII.

S Jean de Damas, docteur de l'Eglise ; grand vizir qu'il était, il défendit le culte des saintes Images et se fit moine ; la Sainte Vierge lui remit la main que le calife lui avait fait couper.

SS Théophane, Jacques, Papias, Stratégios, Léon et Thomas, martyrs à Constantinople, durant la persécution iconoclaste.

S Sola, ermite anglais installé à Solnhofen ; son âne mordit à mort un loup qui allait s'attaquer à un troupeau de brebis.

IX.

S Ioannis, évêque à Polybote, surnommé le Thaumaturge.

XI.

S Anno, évêque à Cologne et chancelier d'empire ; il fit reconnaître le pape légitime Alexandre II contre l'antipape élu par la cour allemande. 

S Osmond, évêque à Salisbury, d'origine normande ; ses réformes gagnèrent toute l'Angleterre, l'Irlande, le Pays de Galles.  

XII.

S Bernardo de Parme, abbé à San Salvi puis Vallombreuse, évêque à Parme, cardinal, il travailla à la pacification des villes d'Italie et souffrit beaucoup de l'empereur Henri V.

XIII.

Bse Marie de Saint-Martin, veuve et moniale à Pise ; d'entente avec son mari, ils vécurent dans la chasteté après la guérison de celui-ci et entrèrent tous deux dans les ordres.

B Piero Tecelano "Pettinario", tertiaire franciscain à Sienne, célèbre pour son humilité et son silence.

XVII.

B Ioannes Hara Mondo, laïc japonais martyr, béatifié en 2008.

Bx Francisco Gálvez, Girolamo de Angelis et Simon Enpō, martyrs au Japon ; Francisco était franciscain espagnol, Girolamo jésuite sicilien, tous deux prêtres ; Simon, avait, à seize ans, imité un bonze dans sa conversion au christianisme et secondait les Jésuites comme catéchiste, puis fut jésuite lui-même.

XIX.

B Adolf Kolping, le Don Bosco allemand à Cologne, béatifié en 1991.

XX.

S Giovanni Calabria (1873-1954), orphelin de père à douze ans, voué aux pauvres grâce à sa Pieuse Union pour l'assistance aux malades pauvres ; prêtre à Vérone, il fonda divers instituts : la "Casa buoni fanciulli" (Maison des Bons Enfants), la double famille des Pauvres Serviteurs (Servantes) de la Divine Providence et pour les laïcs la Famille des frères externes ; béatifié en 1988, canonisé en 1999.

Bx Martyrs espagnols en 1936, béatifiés en 2014 :

- Cisterciens : Francisco de la Vega González (*1868), Jacinto García Chicote (*1891), Robustiano Mata Ubierna (*1908), Eulogio Álvarez López (*1916), Ezequiel Álvaro de la Fuente (*1917), convers, à Santander.

Ioannes Hara Mondo no Suke

? - 1623

 

Ioannes était un noble samouraï japonais, né à Usui (Chiba, Japon) à une date inconnue.

Il faisait partie du Tiers-ordre franciscain, dans le diocèse de Tokyo.

Son martyre eut lieu le 4 décembre 1623 à Shinagawa (Tokyo) : crucifié, mutilé, il fut brûlé alors qu’il respirait encore.

Il a été béatifié en 2008 parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais de la même époque.

 

 

Adolf Kolping

1813-1865

 

Quatrième des cinq enfants de Peter et de Anna Maria Zurheyden, Adolf naquit à Kerpen (Cologne) le 8 décembre 1813. Sa mère mourra en 1833, son père en 1845.

Le papa travaillait chez un paysan comme berger, et l’on vivait dans la pauvreté, mais on était heureux. On retrouvera plus tard la famille de ce paysan dans la vie d’Adolf. Quand Adolf eut terminé l’école du village (1820-1826), son père l’orienta vers le métier de cordonnier. 

Adolf travailla de 1829 à 1832 comme cordonnier à Sindort, Düren et Lechenich, enfin Cologne, dans un important atelier.

Il aurait pu se marier là, mais il refusa et changea de place. Il avait été très frappé par les difficiles conditions de vie des ouvriers et des artisans. C’est aussi à ce moment que mourut sa mère (1833).

Puis, vers vingt-deux ans, il fut malade pendant environ deux années et dut s’arrêter de travailler. Il avait le temps de méditer et de prendre une sage décision. A vingt-quatre ans, il entra courageusement au lycée (Marzellengymnasium) à Cologne, dans le but de pouvoir s’orienter vers le sacerdoce. Auparavant, il s’ingénia à étudier le latin qui, à l’époque, était incontournable.

Ses efforts furent récompensés : trois ans et demi après son entrée, il passa avec succès le baccalauréat (1841)

Il a donc vingt-huit ans quand il demande son admission au séminaire : séminaire des vocations tardives (Münich, 1841-1842 ; Bonn, 1842-1844), enfin le grand séminaire de Cologne pour la théologie.

On se demandera avec justesse comment le pauvre Adolf put payer sa pension pendant toutes ces années de formation. La Providence l’aida, à travers plusieurs personnes généreuses, en particulier une des filles du paysan chez qui travaillait le père d’Adolf : elle avait fait le vœu d’aider un étudiant en théologie.

Adolf fut finalement ordonné prêtre le 13 avril 1845, à trente-deux ans, le lendemain même de la mort de son cher Papa. Quelle épreuve !

Son premier poste fut Elberfeld (Wuppertal), où il était chapelain et professeur de religion. Il se rendit compte, comme précédemment à Cologne, de la même situation sociale des ouvriers, qui vivaient dans une réelle pauvreté, pour un travail exténuant, ce qui n’aidait pas les jeunes apprentis à avoir beaucoup d’espérance pour le lendemain.

Or, en 1847, il reçut la présidence d’une Association catholique qui cherchait à venir en aide à ses membres de façon spirituelle, morale et spirituelle. Il voulut implanter cette association à Elberfeld, mais, convaincu qu’elle ne pouvait s’étendre que dans une grande ville, il demanda à être déplacé à Cologne même.

C’est ainsi qu’il fut nommé vicaire à la cathédrale de Cologne en 1849 ; sans attendre, il donna naissance, avec six autres ouvriers, à l’Association des Ouvriers de Cologne (Kölner Gesellenverein), dans la Kolumbaschule : un an après, l’Association comptait déjà plus de cinq cents adhérents.

Très vite le concept s’étendit à d’autres villes : à la mort d’Adolf en 1865, il y aura plus de quatre-cents associations, avec vingt-quatre mille adhérents.

En 1850, Adolf réunit les trois associations d’Elberfeld, Cologne et Düsseldorf en une seule association : le Cercle Rhénan des Ouvriers (Rheinischer Gesellenbund), qui prit un an après le nom de Union Catholique des Ouvriers (Katholischer Gesellenverein), pour pouvoir étendre son influence au-delà du Rhin. C’était là l’embryon de l’actuelle Œuvre de Kolping, qui est internationale.

La conviction d’Adolf Kolping était que, pour aider ces ouvriers «ambulants», il leur fallait une sorte de «famille», car seule la famille peut offrir à ses enfants une bonne formation morale et chrétienne. Aussi voulut-il que son Œuvre devînt pour les ouvriers leur maison de famille, avec des compagnons et des amis de même condition, de mêmes droits, de même idéal, pour pouvoir y vivre dans une ambiance profondément amicale.

Dans ces maisons, il devait aussi y avoir des heures d’enseignement religieux, politique et pratique, pouvant conduire ces jeunes ouvriers à trouver plus facilement leur place dans la société.

Par la suite, on choisit parmi ces Compagnons ceux qui pourraient aussi assister des confrères malades : diagnostiquer le mal, donner les premiers soins d’urgence. Adolf s’employa lui-même à assister spirituellement des malades du choléra. La ville de Cologne voulut l’en récompenser, mais il demanda à reverser cette aide financière à la fondation.

Dès 1851, Adolf chercha des subsides pour acheter à Cologne une grande maison avec jardin et y installer sa fondation : il l’acheta dans la Breite Straße pour 14.200 Taler, offrant ainsi un lieu de rencontre et d’hébergement pour les ouvriers sans domicile. En 1853, la maison était prête.

Déjà pendant son activité de cordonnier, mais encore plus depuis qu’il était prêtre, Adolf écrivait : des poésies, différents articles dans les journaux, d’abord comme collaborateur puis comme rédacteur en chef, jusqu’à fonder en 1854 un périodique qui devait être un des organes de presse les plus fameux dans les milieux catholiques (Rheinische Volksblätter).

La presse était pour Adolf le moyen de dénoncer les injustices flagrantes de ce 19e siècle industriel, en même temps que la détresse spirituelle de beaucoup d’ouvriers. Cette activité de publiciste lui permit en outre de recevoir des subsides abondants pour son Œuvre.

On a parlé plus haut d’une maladie qui l’empêcha de travailler pendant deux années. Or Adolf fut continuellement frappé par la maladie durant toute sa vie. Malgré cela, en 1858, il se laissa nommer président des alors cent-quatre-vingt associations, mettant toutes ses forces en jeu pour étendre cette Œuvre. Il fit plusieurs voyages, malgré la fatigue que cela lui procurait.

En 1861, il dut renoncer à participer au Katholikentag de Münich et même à la rencontre des présidents des associations de l’Œuvre (Le Katholikentag ou Journée des Catholiques, est une journée annuelle où laquelle le clergé, à travers la parole et la prière, encourage et stimule les efforts de chacun pour un témoignage de vie toujours plus conforme à l’Evangile). 

En mai 1862, quand il venait, à sa demande, d’être nommé recteur de la Minoritenkirche (Immaculée Conception, tenue par les Frères Mineurs), il put tout de même se traîner à Rome pour présenter son Œuvre au pape : Pie IX lui remit à cette occasion un précieux ornement pour la messe, que l’on conserve encore aujourd’hui.

Sa santé sembla s’améliorer, mais au printemps 1865 Adolf eut une douloureuse arthrite à l’avant-bras droit. Il fit encore un voyage à Trèves en septembre pour la bénédiction d’une nouvelle maison.

 Les attaques s’intensifièrent et se multiplièrent. Adolf mourut quatre jours avant son cinquante-deuxième anniversaire, le 4 décembre 1865, dans la maison-mère de Cologne.

Il est enterré au cimetière «des Malades» (Melatenfriedhof), qui servait au Moyen-Age pour la sépulture des malades (en particulier des pestiférés) et se trouve tout près de Cologne.

Adolf Kolping a été béatifié en 1991. Il est mentionné le 4 décembre au Martyrologe.

 

 

Giovanni Calabria

1873-1954

 

Giovanni (Jean) naquit le 8 octobre 1873 à Verona (Italie nord), benjamin des sept enfants de Luigi Calabria, un sabotier, et Angela Foschio.

Orphelin de père à dix ans, il dut quitter l’école et travailler comme petit domestique, mais son curé l’aida à préparer l’examen d’entrée au séminaire, comme externe.

Trois ans après, en 1893, il fit le service militaire, où il eut l’occasion d’accepter les travaux les plus humbles et parfois dangereux, mais aussi d’amener des compagnons à la conversion et à la pratique chrétienne.

Il reprit ensuite les études et, en 1897, commença la théologie.

Avant même d’être ordonné prêtre, il trouva dans la rue un enfant tzigane fugitif (ou abandonné), qu’il prit chez lui : c’était l’amorce de la Pieuse Union pour l’assistance des malades pauvres.

Ordonné prêtre en 1901, il fut vicaire à Santo Stefano et confesseur au séminaire.

En 1907, il fut recteur à San Benedetto al Monte, s’occupant particulièrement des soldats. La même année, il fonda la Maison des Bons Enfants (Casa Buoni Fanciulli), avec l’aide de généreux laïcs, qui se compléta en 1910 avec la branche féminine.

Ces deux Pieuses unions aboutirent à la congrégation des Pauvres Serviteurs de la Divine Providence et des Pauvres Servantes de la Divine Providence, approuvées respectivement par l’évêque en 1932 et 1952, et par le Vatican en 1949 et 1981.

En 1934 furent envoyés déjà quatre membres à Vijayavada (Inde) pour s’occuper des Parias.

Durant la Guerre mondiale, il n’hésita pas à abriter des Juifs dans son institut : c’est une doctoresse juive qui en témoigna en demandant plus tard sa béatification, affirmant que don Calabria l’avait dissimulée parmi ses Sœurs, vêtue comme elles.

En 1944, ce fut la fondation de la Famille des Frères Extérieurs, tiers-ordre pour les laïcs.

L’Œuvre s’occupe de tous les moins avantagés, sans jamais rien leur demander : gamins des rues, orphelins, handicapés, malades… On vit de la Providence. Nouveauté inouïe : les Frères et les Pères ont même rang, ce qui choquera plus d’un ecclésiastique «traditionnel».

Récemment, les conditions de l’enseignement en Italie ont fait que l’Œuvre s’est étendue davantage aux handicapés du Tiers Monde. 

Don Calabria établit aussi des rapports très fraternels avec les autres confessions ; un pasteur suédois demanda personnellement la béatification de son cher Ami.

Le 3 décembre 1954, il offrit sa vie pour le pape Pie XII, très gravement malade. Le lendemain, 4 décembre 1954, mystérieusement, le pape se reprenait (il mourut en 1958), tandis que don Calabria quittait cette vie pour l’Eternité.

Pie XII, qui ne savait pas encore quel sacrifice venait de faire Don Calabria, apprenant sa mort, le définit un héros de la charité évangélique. 

Don Giovanni Calabria fut béatifié en 1988 et canonisé en 1999.

Barbara de Nicomédie
?

Sainte Barbara (le Français a traduit Barbe) est une Sainte aussi illustre que mystérieuse. Selon les versions, on lui trouve plusieurs localités où elle vécut, dans un intervalle de temps qui varie sur quatre-vingts ans, et des reliques si nombreuses et éparpillées, qu’on pourrait peut-être disposer de plusieurs corps de la Sainte.
Le père de notre Héroïne s’appelait Dioscore. Pour protéger sa fille, dont la beauté était connue, il l’enferma dans une tour. Il dut partir en voyage.
Barbara désirait être chrétienne. Elle l’était déjà de cœur, au point qu’elle fit faire une troisième fenêtre à sa tour, en l’honneur des trois Personnes de la sainte Trinité. Bien sûr, elle n’accordait pas d’attention au culte païen.
A son retour, Dioscore constate avec colère que sa fille n’honore pas les dieux païens et veut la  tuer. Barbara s’enfuit. Un rocher s’ouvre pour la laisser passer et elle s’abrite dans une grotte. Un berger trahit sa retraite : ses moutons sont changés en scarabées (ou en statues, ou en sauterelles, selon les versions).
Dioscore traîne sa fille devant le juge. Après quelques tortures, le juge ordonne d’exhiber la jeune fille, nue, dans tout le pays : une robe céleste vient couvrir ce corps virginal. Dioscore alors décapite sa fille sans pitié : il est abattu d’un coup de foudre.
Les dates proposées pour ce martyre varient entre 235 et 313.
Les localités sont Antioche de Syrie ou Héliopolis (mais il y a plusieurs villes de ce nom), ou peut-être plus probablement Nicomédie ; mais on propose aussi quelque endroit de la Toscane ou Rome.
Sainte Barbara fut depuis longtemps invoquée contre la mort subite - peut-être par référence à la mort de Dioscore, et devint patronne de la bonne mort. Amie de la foudre, elle fut invoquée par les paysans contre les orages, par les arquebusiers, les canoniers, puis les pompiers, qui luttent contre le feu…
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Barbara au 4 décembre.


Heraclas d’Alexandrie
† 248

Heraclas était né dans une famille païenne d’Alexandrie (Egypte). 
Il avait un frère, Plutarque, qui se convertit le premier et l’entraîna par son exemple. Plutarque fut aussi la première victime de l’école d’Alexandrie, lors de la persécution de Sévère (202).
Quant à lui, Héraclas se mit à l’étude de la philosophie, puis des autres sciences profanes, et de l’Ecriture.
Il fut ordonné prêtre.
Vers 215, Origène eut besoin d’un assistant pour son école, de plus en plus fréquentée. Héraclas fut cet assistant : il s’occupait des nouveau venus. L’historien Eusèbe de Césarée écrit de lui qu’il fut un homme zélé pour les choses saintes, très éloquent et non dépourvu de philosophie. Origène lui laissa la direction de ceux qui ne faisaient que débuter et se réserva l’instruction de ceux qui étaient plus avancés. Mais cette place de second rang ne signifie pas qu’il était un subalterne : plusieurs fois il remplaça Origène à la direction de l’école, quand ce dernier était en déplacement.
En 230, Origène fut ordonné prêtre par l’évêque de Césarée, de sorte qu’il n’appartenait pas au clergé d’Alexandrie : l’évêque d’Alexandrie, Demetrius, nomma alors Heraclas à la tête de l’école.
En 231, Demetrius mourut, et Heraclas fut appelé à lui succéder.
Le nouvel évêque ne crut pas opportun de rappeler Origène à Alexandrie, pour éviter quelques possibles tensions. Il s’occupa particulièrement de la réadmission des Chrétiens qui se seraient momentanément égarés dans quelque hérésie ; sa méthode était apostolique : avant de les réadmettre à la communion, il leur demandait d’exposer publiquement ce qu’ils avaient entendu dire de la part des hérétiques.
Il mourut vers 248, après seize années d’épiscopat.
Avec l’Eglise copte, le Martyrologe Romain mentionne saint Heraclas d’Alexandrie au 4 décembre.


Meletios de Sebastoupoleos
4. siècle

Grec d’origine, Meletios (ou mieux Melitios) fut surnommé par ses camarades le miel de l’Attique, avec un jeu de mots sur son prénom.
Eusèbe de Césarée parle de sa grande expérience et de (son) savoir étendu, et dit de lui qu’il était le plus expert et le plus savant qui fût dans toutes les connaissances libérales. Chez lui la vertu de la vie était à la hauteur du reste.
Durant la persécution, il s’enfuit dans la Palestine.
Il fut nommé évêque de Sebastoupoleos (ou Dioscurias, Pont, auj. Géorgie). S.Athanase et s.Basile de Césarée en ont fait l’éloge comme défenseur de l’orthodoxie.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Meletios de Sebastoupoleos au 4 décembre.


Felix de Bologne
† 432

On sait de Felix qu’il était diacre de l’Eglise de Milan.
En 394, l’évêque de Milan, s.Ambroise (v. 7 décembre) lui confia une mission pour l’empereur Théodose.
En 397, il fut au chevet de s.Ambroise, qui allait s’éteindre.
C’est après cette dernière date qu’il fut nommé septième évêque de Bologne, et le resta jusqu’à l’avênement de s.Petronius (431 ou 432, v. 4 décembre).
Le Martyrologe Romain mentionne saint Felix de Bologne au 4 décembre.


Aper en Maurienne
7e siècle

Aper («sanglier», en français Aupre, Avre) vivait dans la région de Sens (Yonne).
Il voulut appliquer strictement ces deux conseils évangéliques : Celui qui ne renonce pas à tout ce qu’il possède, ne peut être mon disciple et Nul n’est prophète en son pays (Lc 14:33 et 4:24). Il partit vers le Sud.
Les récits divergent. 
Dans un premier texte, Aper demanda à l’évêque de Maurienne, Leporius, un lieu où il pourrait se retirer pour y prier et évangéliser le peuple. Aper fut dirigé vers une église Saint-Nazaire ; malgré la sainteté de sa vie, des calomnies parvinrent aux oreilles de l’évêque de Grenoble qui décréta une enquête. Ses envoyés voulurent forcer Aper à les suivre mais, en chemin, sur la prière d’Aper, une biche vint providentiellement les désaltérer de son lait ; reconnaissant le prodige, l’évêque de Grenoble s’excusa et Aper regagna son église. Un jour, son serviteur serait mort de noyade, si Aper ne l’avait retiré des eaux contre tout espoir.
Un autre récit expose qu’Aper s’adressa d’abord à l’évêque de Grenoble, Clair, qui le reçut dans son clergé et lui confia la paroisse de La Terrasse. Des calomnies firent fuir Aper, qui vint s’installer là où est maintenant Saint-Avre (Savoie).
Il n’y a guère de commun entre les deux versions que les calomnies et l’évêque de Grenoble. Par ailleurs, il semble étrange, dans le premier récit, que l’évêque de Grenoble diligente une enquête en-dehors de son diocèse. Le Martyrologe Romain se contente de mentionner la vie solitaire et pénitente d’Aper.
Saint Aper est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.


Siran de Méobecq
7e siècle

Siran (en latin Sigirannus) naquit vraisemblablement dans les dernières années du 6e siècle, fils du noble Sigelaïc, berrichon, qui l’envoya étudier à Tours.
Il fut ensuite admis à la cour du roi des Francs, sous la protection de Flaochad, futur maire du palais, et devint bientôt échanson du roi. On ne sait pas précisément de quel roi il peut s’agir, Thierry II ou Clotaire II.
Sigelaïc était un homme très vertueux et fut appelé à devenir le vingt-cinquième évêque de Tours (619) : il pouvait être veuf, et Siran devait donc être mûr et indépendant. Sigelaïc pensait que son Siran épouserait la fille d’un ami à lui, mais Siran quitta toutes ses occupations mondaines, se rasa lui-même la tête comme un clerc et fut bientôt admis parmi le clergé de Tours, du temps du successeur de Sigelaïc.
Siran fut ensuite nommé archidiacre. Il distribua tous ses biens. L’administrateur de Tours le crut fou et le fit enfermer ; mal lui en prit, il fut attaqué par une telle crise de folie, qu’un garde l’abattit d’un coup d’épée.
Notre Siran se retira encore une fois de ces responsabilités et suivit un Irlandais de passage : Falvius, qui se déplaçait avec quelques disciples en pèlerinage à Tours et avaient pour but la Ville Eternelle. 
Chaque étape était pour Siran l’occasion de prêcher aux populations, de rendre des services, de gagner son pain en participant aux vendanges, tout en continuant de lire les Vies de Saints ou l’Ecriture, qu’il avait toujours avec lui.
Mais de Rome, il repartit vite auprès de Flaochad qui avait besoin de lui ; ce dernier, reconnaissant, l’aida à fonder un monastère à Méobecq (Indre) ainsi qu’un autre à proximité, Longoritus, où l’on pratiqua la Règle de s.Benoît.
Siran eut le don des miracles. Des voleurs qui étaient partis avec ses chevaux, croyant avoir chevauché toute la nuit, se retrouvèrent devant la porte du monastère au petit matin ; la chandelle éteinte d’un frère maladroit, se retrouva allumée par un signe de croix. Un jour qu’il rencontra un bandit qu’on menait à la potence, il demanda sa grâce ; ne l’ayant obtenue, il s’adressa à la foule : Que celui qui est sans péché, vienne lui jeter la première pierre (Jn 8:7) ; tous demandèrent la grâce du condamné, que Siran exhorta à mener désormais une vie honnête.
Malheureusement, comme autrefois près de Notre-Seigneur, Siran connut la trahison. Un moine constitua un clan opposé à leur abbé. Pour le bien de la communauté, Siran préféra éviter l’affrontement et reprit son bâton de pèlerin. Ses dons de pêcheur l’aidaient à donner des poissons aux pauvres, ailleurs il aidait un paysan à porter son fagot, ou à tirer une charrette de fumier, avant de lui donner de quoi acheter un bœuf.
Il parvint ainsi à Toulouse et se joignit aux mendiants, auxquels il adressa la Bonne Nouvelle. Mais désormais épuisé, il mourut après avoir donné tout ce qui lui restait ; son seul bien était sa mince tunique, dans laquelle il voulait être enterré, sans honneur.
Siran mourut sous Clovis II ou Clovis III, traditionnellement un 4 décembre.
Des deux monastères fondés par Siran, il ne reste rien.
C’est son nom qu’on a repris pour l’abbaye de Saint-Cyran, trop célèbre lors de la querelle du jansénisme.
Saint Siran de Méobecq est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.


Ada du Mans
7e siècle

Ada pourrait être la même personne qu’Adrehilde, d’après certains documents.
Elle aurait été la nièce de l’évêque Engelbert (Aglibert ?, † 705) du Mans.
Ada était dans le monastère Sainte-Marie de Soissons et fut invitée par l’évêque Innocent à venir enseigner la règle de saint Benoît au Mans, dans un monastère dédié autrefois à saint Julien, puis à Notre Dame, et dont Ada fut abbesse.
Or, l’évêque Innocent mourut en 543.
En revanche, un autre document parle de Ada ou Adrehilde sous l’évêque Béraire, qui mourut en 670.
Dans le Martyrologe, il est dit qu’elle mourut après 692. 
Il semble qu’il y ait eu ici plusieurs confusions, soit entre les noms des évêques manceaux, soit à propos de l’identification elle-même d’Ada. 
Ada reste un personnage historiquement attesté, ainsi que sa sainteté de vie.
Sainte Ada du Mans est commémorée le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.


Jean de Damas
676-749

Si l’on connaît assez bien les grands épisodes de la vie de Jean de Damas (Damascène), on reste dans l’incertitude sur ses dates de naissance et de mort. 
Jean vit le jour à Damas (Syrie) vers 676, dans une célèbre famille chrétienne arabe qui portait le nom de Mansŭr (victorieux). Son père portant le nom de Sarjoun (Serge), Jean s’appela Mansŭr ibn Sarjoun (fils de Serge).
Originaire de Damas, il est resté Jean Damascène, en grec Ioannis Damaskinos, en latin Iohannes Damascenus.
A cela s’ajoute son surnom de Chrysorrhoas, rhéteur d’or.
A la fin du 7e siècle, qui vit la naissance de Jean, la région de Damas passa sous domination musulmane, mais la cour conserva quelques fonctionnaires chrétiens, dont le grand-père de Jean, qui fut percepteur des taxes pour le Moyen-Orient. Le père de Jean reprit cette fonction, qu’il transmit à son fils.
L’éducation de Jean fut confiée à un moine italien captif des Sarrasins, nommé Cosmas, immensément instruit. Jean devint très cultivé en musique, en astronomie, en théologie, en rhétorique, en philosophie, en arithmétique et en géométrie.
Vers 730, Jean fut nommé grand vizir, mais ne resta pas longtemps dans cette charge.
On était alors dans la crise iconoclaste, et Jean exposa ouvertement sa position en faveur des saintes images. L’empereur falsifia une lettre de Jean et la présenta au calife : furieux, ce dernier fit amputer Jean de la main droite, séance tenante. 
Jean ramassa sa main coupée et se retira dans la prière, promettant à la Vierge Marie que désormais, s’il guérissait, il n’écrirait plus que des hymnes en l’honneur du Christ. Il se réveilla de son sommeil, parfaitement guéri. Le calife comprit alors son erreur, crut à l’innocence de Jean et le rétablit dans sa charge.
Mais l’épreuve avait suffi : Jean se retira dans la laure (le monastère) Saint-Sabas à Jérusalem. Il fut d’abord confié à un pieux moine très sévère et imperméable à la poésie et à la musique, qui soumit Jean à de dures privations. Jean obéit humblement. Dieu fit savoir à ce vieux moine de cesser ce régime et Jean put reprendre l’étude et la composition.
Jean fut ordonné prêtre vers 735. 
Les traditions divergent sur les dernières années de Jean. On a avancé qu’il avait été martyrisé lors d’un voyage en Orient pour fortifier les chrétiens contre l’iconoclasme ; on a plutôt affirmé qu’il mourut dans sa cellule, à un âge très avancé, vers 749.
Le jour traditionnellement retenu pour sa mort est le 4 décembre.
Dans une de ses œuvres, Jean montra point par point comment le Coran s’éloigne de la Bible dans les quelques allusions qu’il fait aux récits bibliques. Il condamna fermement l’hérésie musulmane, mais les Musulmans le respectèrent grandement et conservent toujours son corps dans leur mosquée.
Si l’on voit toujours saint Jean de Damas représenté avec un turban, c’est pour rappeler son origine arabe.
En 1890, Jean de Damas fut proclamé Docteur de l’Eglise.


Sola de Solnhofen
† 794

Sola venait de l’Angleterre méridionale ; il vint en Germanie.
En 744, s.Boniface (v. 5 juin) le reçut comme moine à Fulda et l’ordonna prêtre.
Vers 750, Boniface l’envoya en mission vers le Sud du pays et il s’établit à Husen.
A la mort de Boniface, Sola entreprit la vie d’ermite et construisit à Husen dans la vallée de l’Altmühl,  un petit oratoire, avec les encouragements de l’évêque d’Eichstätt, Willibald et du frère de ce dernier, Wynnibald (v. 7 juillet et 18 décembre). Husen devint ensuite Solnhofen.
Un des miracles fameux de Sola fut qu’il donna l’ordre à son âne de «charger» un loup qui allait s’attaquer à des brebis. L’âne obéit si bien qu’il mordit à mort le loup.
En 793, Charlemagne inspecta le travail de Sola pour creuser un canal entre les deux vallées du Rezat souabe et Altmühl ; pour remercier Sola, il lui fit don du terrain où il avait édifié son oratoire.
Sola mourut le 4 décembre 794.
A l’endroit du monastère, des recherches ont mis en évidence jusqu’à cinq églises superposées ; les deux premières remonteraient à l’époque précédant l’arrivée de Sola ; la troisième serait la chapelle de Sola ; la quatrième serait celle construite  à partir de 794 et la cinquième fut la basilique,  détruite en 1783.
Saint Sola de Solnhofen est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.


Ioannis de Polybote
9e siècle

Ce saint évêque occupa le siège de Polybote en Phrygie Salutaire (Phrygie de l’Est, capitale Synnada, en Asie Mineure).
Quand fut fondé ce diocèse ? On ne sait. A quelle distance se trouvait Polybote de Synnada ? de Hiérapolis ? On se rappelle que l’apôtre s.Philippe (v. 3 mai) mourut martyr en Phrygie, que s.Papias fut évêque de Hiérapolis en Phrygie (v. 22 février) : Ioannis aurait donc été un de leurs successeurs.
Même les ouvrages orthodoxes ne sont pas prolixes à propos de ce grand évêque.
Les miracles notoires qui se produisirent avant comme après sa mort, l’ont fait surnommer Thaumaturge.
Puisqu’il combattit contre l’iconoclasme de l’empereur Léon l’Arménien (813-820), il mourut bien au 9e, et non au 8e siècle.
La Vita ancienne de Ioannis racontait que les Arabes, après avoir pris la ville voisine d’Amorium (838), allaient violer son tombeau quand ils durent s’arrêter, frappés de malaises divers. Ils implorèrent le pardon du Saint et furent guéris.
On dit aussi que chaque année, pour la Pentecôte, on sortait son corps demeuré intact et on le plaçait revêtu de ses insignes pontificaux sur le trône épiscopal où il demeurait sans s’affaisser.
Saint Ioannis de Polybote est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.

Aper en Maurienne

7e siècle

 

Aper («sanglier», en français Aupre, Avre) vivait dans la région de Sens (Yonne).

Il voulut appliquer strictement ces deux conseils évangéliques : Celui qui ne renonce pas à tout ce qu’il possède, ne peut être mon disciple et Nul n’est prophète en son pays (Lc 14:33 et 4:24). Il partit vers le Sud.

Les récits divergent. 

Dans un premier texte, Aper demanda à l’évêque de Maurienne, Leporius, un lieu où il pourrait se retirer pour y prier et évangéliser le peuple. Aper fut dirigé vers une église Saint-Nazaire ; malgré la sainteté de sa vie, des calomnies parvinrent aux oreilles de l’évêque de Grenoble qui décréta une enquête. Ses envoyés voulurent forcer Aper à les suivre mais, en chemin, sur la prière d’Aper, une biche vint providentiellement les désaltérer de son lait ; reconnaissant le prodige, l’évêque de Grenoble s’excusa et Aper regagna son église. Un jour, son serviteur serait mort de noyade, si Aper ne l’avait retiré des eaux contre tout espoir.

Un autre récit expose qu’Aper s’adressa d’abord à l’évêque de Grenoble, Clair, qui le reçut dans son clergé et lui confia la paroisse de La Terrasse. Des calomnies firent fuir Aper, qui vint s’installer là où est maintenant Saint-Avre (Savoie).

Il n’y a guère de commun entre les deux versions que les calomnies et l’évêque de Grenoble. Par ailleurs, il semble étrange, dans le premier récit, que l’évêque de Grenoble diligente une enquête en-dehors de son diocèse. Le Martyrologe Romain se contente de mentionner la vie solitaire et pénitente d’Aper.

Saint Aper est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Siran de Méobecq

7e siècle

 

Siran (en latin Sigirannus) naquit vraisemblablement dans les dernières années du 6e siècle, fils du noble Sigelaïc, berrichon, qui l’envoya étudier à Tours.

Il fut ensuite admis à la cour du roi des Francs, sous la protection de Flaochad, futur maire du palais, et devint bientôt échanson du roi. On ne sait pas précisément de quel roi il peut s’agir, Thierry II ou Clotaire II.

Sigelaïc était un homme très vertueux et fut appelé à devenir le vingt-cinquième évêque de Tours (619) : il pouvait être veuf, et Siran devait donc être mûr et indépendant. Sigelaïc pensait que son Siran épouserait la fille d’un ami à lui, mais Siran quitta toutes ses occupations mondaines, se rasa lui-même la tête comme un clerc et fut bientôt admis parmi le clergé de Tours, du temps du successeur de Sigelaïc.

Siran fut ensuite nommé archidiacre. Il distribua tous ses biens. L’administrateur de Tours le crut fou et le fit enfermer ; mal lui en prit, il fut attaqué par une telle crise de folie, qu’un garde l’abattit d’un coup d’épée.

Notre Siran se retira encore une fois de ces responsabilités et suivit un Irlandais de passage : Falvius, qui se déplaçait avec quelques disciples en pèlerinage à Tours et avaient pour but la Ville Eternelle. 

Chaque étape était pour Siran l’occasion de prêcher aux populations, de rendre des services, de gagner son pain en participant aux vendanges, tout en continuant de lire les Vies de Saints ou l’Ecriture, qu’il avait toujours avec lui.

Mais de Rome, il repartit vite auprès de Flaochad qui avait besoin de lui ; ce dernier, reconnaissant, l’aida à fonder un monastère à Méobecq (Indre) ainsi qu’un autre à proximité, Longoritus, où l’on pratiqua la Règle de s.Benoît.

Siran eut le don des miracles. Des voleurs qui étaient partis avec ses chevaux, croyant avoir chevauché toute la nuit, se retrouvèrent devant la porte du monastère au petit matin ; la chandelle éteinte d’un frère maladroit, se retrouva allumée par un signe de croix. Un jour qu’il rencontra un bandit qu’on menait à la potence, il demanda sa grâce ; ne l’ayant obtenue, il s’adressa à la foule : Que celui qui est sans péché, vienne lui jeter la première pierre (Jn 8:7) ; tous demandèrent la grâce du condamné, que Siran exhorta à mener désormais une vie honnête.

Malheureusement, comme autrefois près de Notre-Seigneur, Siran connut la trahison. Un moine constitua un clan opposé à leur abbé. Pour le bien de la communauté, Siran préféra éviter l’affrontement et reprit son bâton de pèlerin. Ses dons de pêcheur l’aidaient à donner des poissons aux pauvres, ailleurs il aidait un paysan à porter son fagot, ou à tirer une charrette de fumier, avant de lui donner de quoi acheter un bœuf.

Il parvint ainsi à Toulouse et se joignit aux mendiants, auxquels il adressa la Bonne Nouvelle. Mais désormais épuisé, il mourut après avoir donné tout ce qui lui restait ; son seul bien était sa mince tunique, dans laquelle il voulait être enterré, sans honneur.

Siran mourut sous Clovis II ou Clovis III, traditionnellement un 4 décembre.

Des deux monastères fondés par Siran, il ne reste rien.

C’est son nom qu’on a repris pour l’abbaye de Saint-Cyran, trop célèbre lors de la querelle du jansénisme.

Saint Siran de Méobecq est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ada du Mans

7e siècle

 

Ada pourrait être la même personne qu’Adrehilde, d’après certains documents.

Elle aurait été la nièce de l’évêque Engelbert (Aglibert ?, † 705) du Mans.

Ada était dans le monastère Sainte-Marie de Soissons et fut invitée par l’évêque Innocent à venir enseigner la règle de saint Benoît au Mans, dans un monastère dédié autrefois à saint Julien, puis à Notre Dame, et dont Ada fut abbesse.

Or, l’évêque Innocent mourut en 543.

En revanche, un autre document parle de Ada ou Adrehilde sous l’évêque Béraire, qui mourut en 670.

Dans le Martyrologe, il est dit qu’elle mourut après 692. 

Il semble qu’il y ait eu ici plusieurs confusions, soit entre les noms des évêques manceaux, soit à propos de l’identification elle-même d’Ada. 

Ada reste un personnage historiquement attesté, ainsi que sa sainteté de vie.

Sainte Ada du Mans est commémorée le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Jean de Damas

676-749

 

Si l’on connaît assez bien les grands épisodes de la vie de Jean de Damas (Damascène), on reste dans l’incertitude sur ses dates de naissance et de mort. 

Jean vit le jour à Damas (Syrie) vers 676, dans une célèbre famille chrétienne arabe qui portait le nom de Mansŭr (victorieux). Son père portant le nom de Sarjoun (Serge), Jean s’appela Mansŭr ibn Sarjoun (fils de Serge).

Originaire de Damas, il est resté Jean Damascène, en grec Ioannis Damaskinos, en latin Iohannes Damascenus.

A cela s’ajoute son surnom de Chrysorrhoas, rhéteur d’or.

A la fin du 7e siècle, qui vit la naissance de Jean, la région de Damas passa sous domination musulmane, mais la cour conserva quelques fonctionnaires chrétiens, dont le grand-père de Jean, qui fut percepteur des taxes pour le Moyen-Orient. Le père de Jean reprit cette fonction, qu’il transmit à son fils.

L’éducation de Jean fut confiée à un moine italien captif des Sarrasins, nommé Cosmas, immensément instruit. Jean devint très cultivé en musique, en astronomie, en théologie, en rhétorique, en philosophie, en arithmétique et en géométrie.

Vers 730, Jean fut nommé grand vizir, mais ne resta pas longtemps dans cette charge.

On était alors dans la crise iconoclaste, et Jean exposa ouvertement sa position en faveur des saintes images. L’empereur falsifia une lettre de Jean et la présenta au calife : furieux, ce dernier fit amputer Jean de la main droite, séance tenante. 

Jean ramassa sa main coupée et se retira dans la prière, promettant à la Vierge Marie que désormais, s’il guérissait, il n’écrirait plus que des hymnes en l’honneur du Christ. Il se réveilla de son sommeil, parfaitement guéri. Le calife comprit alors son erreur, crut à l’innocence de Jean et le rétablit dans sa charge.

Mais l’épreuve avait suffi : Jean se retira dans la laure (le monastère) Saint-Sabas à Jérusalem. Il fut d’abord confié à un pieux moine très sévère et imperméable à la poésie et à la musique, qui soumit Jean à de dures privations. Jean obéit humblement. Dieu fit savoir à ce vieux moine de cesser ce régime et Jean put reprendre l’étude et la composition.

Jean fut ordonné prêtre vers 735. 

Les traditions divergent sur les dernières années de Jean. On a avancé qu’il avait été martyrisé lors d’un voyage en Orient pour fortifier les chrétiens contre l’iconoclasme ; on a plutôt affirmé qu’il mourut dans sa cellule, à un âge très avancé, vers 749.

Le jour traditionnellement retenu pour sa mort est le 4 décembre.

Dans une de ses œuvres, Jean montra point par point comment le Coran s’éloigne de la Bible dans les quelques allusions qu’il fait aux récits bibliques. Il condamna fermement l’hérésie musulmane, mais les Musulmans le respectèrent grandement et conservent toujours son corps dans leur mosquée.

Si l’on voit toujours saint Jean de Damas représenté avec un turban, c’est pour rappeler son origine arabe.

En 1890, Jean de Damas fut proclamé Docteur de l’Eglise.

 

 

Sola de Solnhofen

† 794

 

Sola venait de l’Angleterre méridionale ; il vint en Germanie.

En 744, s.Boniface (v. 5 juin) le reçut comme moine à Fulda et l’ordonna prêtre.

Vers 750, Boniface l’envoya en mission vers le Sud du pays et il s’établit à Husen.

A la mort de Boniface, Sola entreprit la vie d’ermite et construisit à Husen dans la vallée de l’Altmühl,  un petit oratoire, avec les encouragements de l’évêque d’Eichstätt, Willibald et du frère de ce dernier, Wynnibald (v. 7 juillet et 18 décembre). Husen devint ensuite Solnhofen.

Un des miracles fameux de Sola fut qu’il donna l’ordre à son âne de «charger» un loup qui allait s’attaquer à des brebis. L’âne obéit si bien qu’il mordit à mort le loup.

En 793, Charlemagne inspecta le travail de Sola pour creuser un canal entre les deux vallées du Rezat souabe et Altmühl ; pour remercier Sola, il lui fit don du terrain où il avait édifié son oratoire.

Sola mourut le 4 décembre 794.

A l’endroit du monastère, des recherches ont mis en évidence jusqu’à cinq églises superposées ; les deux premières remonteraient à l’époque précédant l’arrivée de Sola ; la troisième serait la chapelle de Sola ; la quatrième serait celle construite  à partir de 794 et la cinquième fut la basilique,  détruite en 1783.

Saint Sola de Solnhofen est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ioannis de Polybote

9e siècle

 

Ce saint évêque occupa le siège de Polybote en Phrygie Salutaire (Phrygie de l’Est, capitale Synnada, en Asie Mineure).

Quand fut fondé ce diocèse ? On ne sait. A quelle distance se trouvait Polybote de Synnada ? de Hiérapolis ? On se rappelle que l’apôtre s.Philippe (v. 3 mai) mourut martyr en Phrygie, que s.Papias fut évêque de Hiérapolis en Phrygie (v. 22 février) : Ioannis aurait donc été un de leurs successeurs.

Même les ouvrages orthodoxes ne sont pas prolixes à propos de ce grand évêque.

Les miracles notoires qui se produisirent avant comme après sa mort, l’ont fait surnommer Thaumaturge.

Puisqu’il combattit contre l’iconoclasme de l’empereur Léon l’Arménien (813-820), il mourut bien au 9e, et non au 8e siècle.

La Vita ancienne de Ioannis racontait que les Arabes, après avoir pris la ville voisine d’Amorium (838), allaient violer son tombeau quand ils durent s’arrêter, frappés de malaises divers. Ils implorèrent le pardon du Saint et furent guéris.

On dit aussi que chaque année, pour la Pentecôte, on sortait son corps demeuré intact et on le plaçait revêtu de ses insignes pontificaux sur le trône épiscopal où il demeurait sans s’affaisser.

Saint Ioannis de Polybote est commémoré le 4 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

Anno de Cologne

1010-1075

 

Il naquit vers l’an 1010, de Walter et Engela, originaires de Souabe.

Destiné à la carrière des armes, Anno se tourna plutôt vers le monde ecclésiastique. Il fut à l’école de Bamberg, où il enseigna à son tour à partir de 1046 ; il fut appelé à la cour de l’empereur Heinrich III.

Le caractère d’Anno était franc et ferme ; on lui remit un canonicat et il devint prévôt du chapitre de Goslar (1056).

Cette même anéne 1056, il fut élu archevêque de Cologne.

En 1062, à la tête de la noblesse allemande, il retira à la vieille impératrice la tutelle sur le jeune Heinrich IV, et l’assuma pendant trois ans avec l’autre archevêque, Adalbert de Hambourg. Il semble qu’Anno ait usé là d’un réel autoritarisme, car le petit Heinrich chercha à sauter du bateau qui l’emmenait, et fut repêché par quelqu’un de la suite d’Anno. Peut-être la manière n’était-elle pas vraiment «ecclésiastique», mais très probablement, Anno sentait qu’il fallait absolument agir dans ce sens, pour le bien du futur monarque et de l’Allemagne. 

Sous son autorité, deux assemblées se réunirent à Augsbourg puis Mantoue, pour trancher entre le pape élu, Alexandre II, et l’antipape Cadalus élu par la cour allemande ; gentiment, Alexandre II accepta ce défi, sut démontrer les calomnies qui l’accablaient, et triompha de la situation. Anno avait, pour un temps au moins, réconcilié Rome et l’Empire.

En 1065, à la majorité de Heinrich IV, Adalbert resta seul aux affaires générales, écartant Anno des soucis politiques.

Les années suivantes virent Anno au milieu de difficultés de tous ordres. Il prétendit nommer au siège archiépiscopal de Trèves son neveu, qui fut abattu par la population (1066). Les monastères qu’il voulait réformer à Cologne, se révoltèrent. Comble : Heinrich IV voulait divorcer. Il semble ici que même Rome ait été prévenue contre Anno : le pape ne lui consentit une audience qu’après lui avoir imposé une «pénitence», car Anno avait osé rencontrer Cadalus et Heinrich, qui étaient excommuniés.

Anno délaissa les affaires politiques et s’occupa de réformer l’Eglise dans son diocèse, ce qui ne se fit pas tout seul ; en 1074, il y eut un véritable soulèvement dans Cologne, et Anno dut se réfugier avec ses partisans dans la cathédrale, un clerc fut d’ailleurs assassiné ; Anno réussit à sortir de la ville par un passage souterrain, avec des gens en armes et vint attaquer Cologne quelques jours après : les habitants prirent peur et ouvrirent les portes. Anno promit le pardon s’ils faisaient pénitence, mais il fit rechercher et condamner les chefs du complot ; des centaines de marchands quittèrent la ville ; ceux qui restaient et refusaient de faire pénitence, furent excommuniés. Les raisons alléguées de ce soulèvement furent peut-être les lourdes taxes, ou la politique d’Anno vis-à-vis de la maison impériale…

Anno recevait chaque année à Noël une humble femme qui venait d’accoucher, la nourrissant et lui lavant les mains et les pieds, ainsi qu’a son bébé ; ce geste charitable se répétait pendant quarante jours, jusqu’au 2 février, fête de la Purification de Marie et de la Présentation de Jésus au Temple. 

Il fonda aussi d’autres monastères à et près de Cologne.

Des contemporains ne ménagèrent pas leurs critiques envers l’archevêque : on lui aurait trouvé un esprit hautain, âme de toutes les conjurations, sans respect pour les promesses, avide ; on ajouta qu’il tenait plus à ses idées qu’à la justice ; on lui trouva en outre un esprit violent et qui n’hésita pas à s’adjuger témérairement un droit de domination. Il aurait manifesté une volonté de dominer l’Allemagne en pratiquant largement le népotisme.

Devant ces critiques tenaces, il ne faut pas négliger que les réformes sont rarement acceptées de bon cœur par les hommes, surtout par le clergé. Mais il faut admettre qu’Anno démontra son amour de l’Eglise romaine et universelle, et ne ménagea pas son zèle justement pour améliorer son clergé.

A Pâques 1075, Anno leva l’excommunication de ses «ennemis» et pardonna aux pécheurs.

Il mourut le 4 décembre 1075 et ses funérailles furent très grandioses.

La canonisation d’Anno est l’un des cas les plus anciens de cette procédure réformée et désormais réservée à l’administration romaine. Elle ne fut pas immédiate, et connut quelques vicissitudes, et même quelques manifestations hostiles de la part de fidèles ; le pape l’aurait prononcée oralement en 1182, mais elle fut officiellement annoncée par l’archevêque de Cologne, en 1186.

 

 

Osmond de Salisbury

† 1099

 

Né en Normandie, ses origines ne sont pas certaines. Un document tardif le fait fils d’Henri de Centville, comte de Sées, et d’Isabelle de Conteville, fille de Robert, duc de Normandie et sœur de Guillaume le Conquérant.

Osmond accompagna Guillaume en Angleterre et devint chancelier (1070) et peut-être aussi Comte de Dorset. Il eut à remplir un certain nombres de missions importantes, par exemple l’établissement du Domesday Book, ancêtre du cadastre, pour l’établissement de l’impôt.

En 1078, il fut consacré évêque de Salisbury, une cité qui, à l’époque, ressemblait plus à une forteresse qu’à une ville. C’était aussi un immense diocèse.

C’est en 1086 que les grands propriétaires jurèrent fidélité au roi, en présence d’Osmond.

En 1092, il put enfin consacrer sa nouvelle cathédrale. Mais sa joie fut vite mise à l’épreuve, car quatre jours après la cérémonie, la foudre s’abattit et détruisit le toit et une partie de l’édifice. 

Reconstruite, cette cathédrale fut dotée d’un chapitre, avec doyen, chantre, chancelier, trésorier, trente-deux chanoines, un vice-doyen et un deuxième chantre, tout ce monde avec des charges bien précises. Ils devaient entourer l’évêque dans ses responsabilités, l’assister dans les cérémonies solennelles et l’aider dans le travail apostolique de la région. C’était une façon d’uniformiser la liturgie dans le diocèse et, peu à peu, en Angleterre. Les chanoines furent réputés pour leur musicalité et servirent de modèles pour d’autres cathédrales.

C’est ainsi que la liturgie de Salisbury s’étendit dans toute l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Irlande et l’Ecosse. 

Osmond aimait la culture et possédait une belle bibliothèque ; il savait copier et relier des livres.

On vanta sa vie irréprochable, toute chaste et sans aucune ambition.

Il eut une attitude réservée lors du conflit qui opposa Anselme de Cantorbury et Guillaume le Roux à propos des investitures ; dans une premier temps, il trouva Anselme un peu intransigeant et se mit plutôt du côté du roi ; mais plus tard, il reconnut la vérité et, lorsqu’il rencontra Anselme, s’agenouilla pour lui demander pardon.

Osmund mourut dans la nuit du 3 au 4 décembre 1099. 

Il fut canonisé en 1457.

Le Martyrologe le mentionne au 4 décembre.

 

 

 

Bernardo degli Uberti di Parma

1060-1133

 

Né vers 1060 à Florence (Italie C), de Bruno et Ligarda, Bernardo avait une sœur.

Tôt orphelin de père, il reçut une bonne formation.

Quand on lui proposa un bon parti, il demanda à réfléchir quelque temps. En réalité, il avait déjà décidé - peut-être après avoir eu une vision céleste - de quitter le monde. Aussi alla-t-il se présenter sans tarder à l’abbaye de San Salvi, de l’ordre de Vallombreuse, une branche réformée bénédictine.

Tandis que l’abbé attendait prudemment de voir comment ce jeune homme raffiné allait supporter la règle austère, la famille et les amis de Bernardo vinrent le supplier de rentrer à la maison. Bernardo fut si convainquant, que sa mère lui donna sa bénédiction et se retira toute consolée.

Bernardo partagea son immense héritage en trois parts, une pour sa mère et sa sœur, une autre pour ses serviteurs et les pauvres, la troisième pour l’abbaye. De cette dernière partie, un parent chercha à s’emparer d’un bien : il en perdit la parole, jusqu’à ce qu’il demandât pardon à Bernardo.

Les vertus solides de Bernardo le conduisirent à de hautes responsabilités : en 1093, à trente-trois ans, il fut élu abbé ; en 1098, abbé général de Vallombreuse ; en 1099, cardinal.

Cette ascension ne l’empêcha pas de rester frère parmi les siens, tout en administrant très sagement l’abbaye et l’Ordre.

Il fut envoyé comme légat papal pour traiter en Lombardie de la querelle des Investitures entre la papauté et l’Empire. Il rencontra la comtesse Mathilde de Toscane, qui sut apprécier ses qualités et doter l’Ordre de Vallombreuse d’importants bénéfices.

En 1104, de passage à Parme, où il voulait remettre la paix entre les villes du nord, on s’en prit violemment à lui ; durant la célébration de la Messe, il fut assailli et mis en prison. Les troupes de la comtesse Mathilde arrivèrent et libérèrent le pauvre légat. Par la suite, les habitants de Parme, impresssionnés par la noblesse d’âme de Bernardo, le choisirent comme évêque en 1106.

C’était beaucoup de responsabilités. En 1109, Il délégua le prieur de Vallombreuse pour les affaires ordinaires, tout en restant très attaché à son Ordre. Il visita les abbayes, confirma la règle.

A Parme, où les évêques avaient cédé à des attitudes trop politiques - Cadalus avait même été élu antipape, v. notice Anno de Cologne, ce même jour) - Bernardo s’efforça de s’en tenir à une position strictement ecclésiasique, pour rétablir dans le diocèse la paix et les bonnes mœurs.

Quand l’empereur voulut régler la querelle des Investitures et se faire couronner par le pape, il demanda à Bernardo son appui. Le concile de Sutri (1111) semblait avoir aplani les difficultés, mais l’empereur Henri V refusa les clauses en pleine cérémonie à Saint-Pierre de Rome ; il fit prisonniers et Bernardo et le Pape. Encore une fois, les soldats de la comtesse Mathilde intervinrent. Cette comtesse mourut en 1115, et l’empereur s’empara de son héritage. Le pauvre Bernardo n’en avait pas encore fini.

De plus, en 1117, un tremblement de terre secoua violemment la cathédrale de Parme : il fallut reconstruire les voûtes.

Une nouvelle guerre entre Parme et Crémone éclata en 1121, mais se résolut pacifiquement assez vite.

Les milices de Konrad de Hohenstaufen intervinrent et firent prisonnier Bernardo, pour une troisième fois : c’est encore l’armée de la comtesse Mathilde qui le délivra.

Les dernières années de Bernardo furent plus calmes. Le concordat de Worms (1122) laissait espérer un avenir meilleur dans les relations entre Rome et l’Allemagne.

Bernardo eut la bienveillance du nouveau pape. Au concile de Plaisance (1095), il rencontra saint Bernard de Clairvaux (v. 20 août), puis saint Norbert (v. 6 juin), avec lequel il accompagna le pape Innocent II à Rome.

Revenu dans son diocèse, il y mourut, le 4 décembre 1133, chargé de mérites et de fatigues, mais aussi d’un grand renom de sainteté.

En 1139, une elevatio des reliques servit de canonisation.

Saint Bernardo est le patron céleste de la ville et du diocèse de Parme.

Le Martyrologe le commémore au 4 décembre.

 

 

Piero Tecelano «Pettinaio»

? - 1289

 

Piero Tecelano était un pieux laïc italien. Né près de Sienne, à Campi, il avait appris dans la capitale toscane l’humble métier de fabriquant de peignes. Toute sa vie il fabriqua ces petits objets d’os et de corne, qu’il vendait ensuite, principalement à Pise, une ville portuaire et d’importante activité commerciale.

Il ne vendait que les objets parfaitement réussis, et jetait scrupuleusement tous les autres dans l’Arno, pour être sûr qu’ils ne fussent récupérés et remis dans le commerce, malhonnêteté dont il se serait senti moralement responsable.

A cette honnêteté professionnelle, Piero unissait l’intégrité de la vie privée, ou plutôt il appuyait son honnêteté sur l’intégrité religieuse de sa vie. Tertiaire franciscain, il cherchait en toute occasion la perfection, en particulier par la prière et la charité fraternelle. Marié, il chercha la sainteté dans le mariage ; veuf et sans enfant, il distribua ses biens aux pauvres et se retira près d’un couvent franciscain, à Sienne.

Il reçut des dons célestes : dons de prophétie, de guérisons, de conversions. Mais constatant ces merveilles, il en prenait peur, songeant aux comptes qu’il aurait à en rendre à Dieu. Il se confessait chaque jour et voulut une fois dévoiler devant tous les Frères les péchés de sa vie. Un ange vint alors effacer de son papier tout ce qu’il y avait écrit, pour l’assurer qu’il avait été entièrement lavé.

Piero fréquenta assidûment les lieux de pèlerinages franciscains célèbres, jusqu’au jour où une douloureuse maladie le cloua chez lui. Il restait toujours serein. 

On le connaissait tellement, que quelques années plus tard, Dante parle de lui comme du saint “Pettinaio” (fabriquant de peignes). 

Il mourut le 4 décembre 1289. 

Au XIX e siècle, le pape Pie VII en confirma le culte, lui reconnaissant le titre de Bienheureux.

Un Piero Tecelano était autrefois commémoré le 16 mars au Martyrologe Romain., mais en a été retiré de ce jour. En effet, il semble bien qu’il s’agisse de lui au 4 décembre, quand on y commémore Piero Pettinaio.

 

 

 

 

 

Ioannes Hara Mondo no Suke

? - 1623

 

Ioannes était un noble samouraï japonais, né à Usui (Chiba, Japon) à une date inconnue.

Il faisait partie du Tiers-ordre franciscain, dans le diocèse de Tokyo.

Son martyre eut lieu le 4 décembre 1623 à Shinagawa (Tokyo) : crucifié, mutilé, il fut brûlé alors qu’il respirait encore.

Il a été béatifié en 2008 parmi cent quatre-vingt-huit Martyrs japonais de la même époque.

 

 

Girolamo De Angelis

1567-1623

 

Girolamo (Jérôme) était né vers 1567 à Castrogiovanni, auj. Enna (Sicile), dans une famille bourgeoise et chrétienne.

A dix-sept ans, avec son frère Pietro, il alla étudier le droit à Palerme.

En 1586, il entra au noviciat des Jésuites de Messine, toujours avec son frère. Ils firent les études nécessaires à Bivona et Palermo.

En 1596, ils rejoignirent Lisbonne dans le but de partir aux missions du Japon. En attendant d’embarquer, ils étudièrent le portugais.

Ils embarquèrent ainsi avec le père Spinola (v. 10 septembre) dans son premier voyage. Là encore, il semble que Pietro était avec Girolamo, mais on n’entend plus parler de lui par la suite. Partis en avril 1596, ils durent rejoindre le Brésil, où le bateau fut immobilisé pendant un an et demi, suite à une avarie. Ils s’arrêtèrent de nouveau à Porto Rico, puis repartirent vers Lisbonne ; en route, un corsaire anglais les prit et les relâcha à Londres, d’où ils purent rejoindre Lisbonne.

C’est à Lisbonne que Girolamo fut ordonné prêtre.

En mars 1599, tous deux repartirent et arrivèrent à Nagasaki en 1602, après six années de navigation et s’être encore arrêtés un an à Macao.

D’abord supérieur de la maison de Foushimi pendant huit ans, Girolamo fonda ensuite une nouvelle mission à Sumpu et s’occupait d’en fonder une autre à Yédo quand la persécution commença, le jour où il achetait un terrain. Il rentra à Sourounga.

En 1614, quand les missionnaires reçurent l’ordre de quitter le pays, il se cacha à Nagasaki. L’année suivante, toujours accompagné de son fidèle Simon Enpō, il se rendit dans le Tsugaru pour porter des aumônes aux chrétiens exilés, puis il évangélisa les provinces du Nord, étant ainsi le premier à porter la Bonne Nouvelle dans les provinces de Findadono, Conghecasu, Monganu, Nambri et Sungam. Il aborda aussi sur une île qu’on croyait jusque là rattachée au continent, l’île de Hokkaidō. Il fut ainsi le premier européen à poser le pied dans cette région ; il put ainsi rédiger un mémoire géographique et ethnologique sur cette île méconnue, et qui fut publiée plus tazrd, en 1624.

En 1620, l’autorité locale changea du tout au tout son attitude envers les missionnaires, leur ordonnant de quitter le pays. Girolamo vint se réfugier à Edo (act. Tokio), mais la persécution s’accentua.

Girolamo eut alors l’espérance, en se livrant spontanément, de faire cesser les perquisitions ; il quitta ses vêtements japonais, fit refaire sa tonsure. Il se présenta au gouverneur. Sa déclaration vaut la peine d’être lue dans son intégralité :

Je suis prêtre et religieux de la Compagnie de Jésus. Je suis né en Sicile, contrée d’Italie, et connaissant par tous les récits le naturel heureux de la nation japonaise et son désir de salut, j’ai tout quitté pour venir au milieu d’elle et lui enseigner la Vérité. J’ai embrassé les usages des habitants et me suis fait l’un d’eux. Toutes les peines, toutes les souffrances d’un ministère de vingt ans, je les considère comme bien employées, ayant été consacrées au salut de ce peuple.

On admira cette liberté d’esprit et cet amour d’un peuple étranger, mais le gouverneur l’expédia en prison, avec son fidèle Simon Enpō.

Quand le shogoun apprit qu’il y avait encore des prêtres dans sa ville, il entra dans une fureur extrême. Il condamna tous les hommes à la peine du feu et ordonna de maintenir en prison les femmes et les enfants jusqu’à la fin des enquêtes.

En prison, les missionnaires entreprirent d’évangéliser aussi les prisonniers de droit commun. Girolamo amena à la foi les huit païens qu’il trouva dans son cachot.

La sentence fut exécutée le 4 décembre 1623. Dans la prison, tous les chrétiens eurent les mains liées derrière le dos et on leur passa une corde au cou. Puis le cortège s’organisa : d’abord le père Girolamo, puis Simon Enpō et quinze chrétiens, puis le père Gálvez et seize chrétiens, enfin un dernier prisonnier, Joannes Faramondo, qui marchait à pied parce qu’on lui avait déjà amputé les doigts des mains et des pieds et ne pouvait se tenir sur un cheval. Venaient ensuite les autres condamnés.

Francisco et Girolamo continuaient de prêcher durant le trajet. Ils furent conduits sur une hauteur entre Yédo et Méaco. On plaça les deux prêtres et Simon un peu à l’écart, mais de façon à bien leur faire voir le supplice des quarante-sept autres prisonniers, attachés à des poteaux et asphyxiés lentement par la fumée des flammes.

Vint le tour des deux prêtres et de Simon ; par raffinement de cruauté, on éloigna un peu les fagots embrasés, pour faire durer l’asphyxie. Francisco mourut le dernier, encore debout contre son poteau.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 1867. Le Martyrologe les commémore tous les trois le 4 décembre, mais pas les autres qui n’ont pas été béatifiés, n’ayant pas été condamnés d’abord pour la foi chrétienne, mais pour des crimes «ordinaires» ; ils moururent certainement réconciliés avec Dieu, puisqu’ils reçurent la Bonne Nouvelle en prison.

Après ces martyres, le Japon resta sans prêtres pendant deux siècles et demi, jusqu’en 1865, lorsque les missionnaires eurent de nouveau l’autorisation de pénétrer dans l’île, où ils retrouvèrent des communautés qui avaient conservé les traditions chrétiennes.

 

 

Francisco Gálvez Iranzo

1578-1623

 

Il était né vers 1578 à Utiel (Cuenca, Espagne), de famille noble. Ses parents s’appelaient Francisco et Juana ; ils firent baptiser leur enfant le 15 août 1578.

Après l’école et le collège de son pays, Francisco fréquenta la récente université de Valencia. Il pouvait avoir alors vingt ans.

En avril 1598, il fut ordonné sous-diacre ; il fut donc diacre à la fin de cette année-là ou au début de la suivante. Entre le diaconat et le sacerdoce, il prit l’habit franciscain chez les Frères mineurs de l’Observance à Valencia, où il émit la profession en 1600. Peu après il fut ordonné prêtre.

Il fut envoyé sur son désir en Extrême Orient : il s’arrêta d’abord huit ans au Mexique, puis gagna les Philippines en 1609, où il apprit si bien le japonais, qu’il fut chargé de la paroisse japonaise de Manille.

En 1612, il arriva au Japon. Ce pays avait déjà quarante-et-un couvents au début du siècle, il en aurait cinquante-sept en 1622 ; dans le même temps, les Chrétiens passèrent de soixante-mille à cent-quatorze mille ; Francisco y prêcha, traduisit en japonais élégant des vies de Saints, un catéchisme, et s’occupa de lépreux lors d’une épidémie : cette façon de soigner des malades émut beaucoup la population et provoqua beaucoup de conversions. Malheureusement, Francisco dut quitter le pays au moment de l’expulsion des missionnaires en 1614.

Pour y rentrer, il alla à Malacca en 1617 ; il se teignit le corps pour ressembler à un marinier africain, vint à Macao et de là au Japon. Le prince de Voxou, Massamouné, l’autorisa à prêcher, mais il laissa la place à un autre missionnaire et alla s’occuper de la chrétienté de Mogami, avant de venir à Yédo.

Dans cette dernière ville, la situation des missionnaires avait été relativement calme depuis douze ans, mais l’installation d’un nouveau shogoun en 1623, anéantit cette paix précaire. C’est le moment que choisit un traître pour révéler au gouverneur de la ville la présence de deux religieux et lui remettre une liste de chrétiens.

Le père Francisco tenta la fuite vers Kamakura et s’embarquait pour se cacher plus loin encore, mais il fut reconnu et arrêté par la police, en même temps que les Japonais qui l’accompagnaient.

Accusé par les juges de séduire les ignorants, il alla rejoindre en prison le père Girolamo De Angelis et les autres chrétiens.

Quand le shogoun apprit qu’il y avait encore des prêtres dans sa ville, il entra dans une fureur extrême. Il condamna tous les hommes à la peine du feu et ordonna de maintenir en prison les femmes et les enfants jusqu’à la fin des enquêtes.

La sentence fut exécutée le 4 décembre 1623. Dans la prison, tous les chrétiens eurent les mains liées derrière le dos et on leur passa une corde au cou. Puis le cortège s’organisa : d’abord le père Girolamo, puis Simon Yempo et quinze chrétiens, puis le père Gálvez et seize chrétiens, enfin un dernier prisonnier, Joannes Faramondo, qui marchait à pied parce qu’on l’avait déjà amputé des doigts des mains et des pieds et ne pouvait se tenir sur un cheval. Venaient ensuite les autres condamnés.

Francisco et Girolamo continuaient de prêcher durant le trajet. Ils furent conduits sur une hauteur entre Yédo et Méaco. On plaça les deux prêtres et Simon un peu à l’écart, mais de façon à bien leur faire voir le supplice des quarante-sept autres prisonniers, attachés à des poteaux et asphyxiés lentement par la fumée des flammes.

Vint le tour des deux prêtres et de Simon ; par raffinement de cruauté, on éloigna les fagots embrasés, pour faire durer l’asphyxie. Francisco mourut le dernier, encore debout contre son poteau.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 1867. Le Martyrologe les commémore le 4 décembre.

 

 

Simon Enpō

1580-1623

 

Il était né vers 1580 à Nozou dans le Fingo (Japon).

Il appartenait à une bonzerie dont le bonze principal se convertit ; il en suivit l’exemple, âgé alors de seize ans.

Deux ans plus tard, il était admis chez les Jésuites comme élève et catéchiste. 

Exilé à Manille en 1614, il rentra l’année suivante et partagea dès lors la vie du Père Girolamo De Angelis (v. notice au même jour).

Quand le père Girolamo alla se présenter au gouverneur, Simon l’accompagna fidèlement.

Girolamo espérait, en se livrant spontanément, faire cesser les perquisitions ; mais quand le shogoun apprit qu’il y avait encore des prêtres dans sa ville, il entra dans une fureur extrême. Il condamna tous les hommes à la peine du feu et ordonna de maintenir en prison les femmes et les enfants jusqu’à la fin des enquêtes. Peu après, il fut rejoint par le père Francisco Gálvez (v. notice ce même jour).

En prison, Simon prêcha la foi chrétienne à tous les autres détenus qu’il y trouva ; il en convertit quarante, et en aurait converti encore davantage si sa prison s’était prolongée.

La sentence fut exécutée le 4 décembre 1623. Dans la prison, tous les chrétiens eurent les mains liées derrière le dos et on leur passa une corde au cou. Ce fut une longue et solennelle procession : d’abord le père Girolamo, puis Simon Enpō et quinze chrétiens, puis le père Gálvez et seize chrétiens, enfin un dernier prisonnier, Joannes Faramondo, qui marchait à pied parce qu’on l’avait déjà amputé des doigts des mains et des pieds et ne pouvait se tenir sur un cheval. Venaient ensuite les autres condamnés.

Francisco et Girolamo continuaient de prêcher durant le trajet. Ils furent conduits sur une hauteur entre Yédo et Méaco. On plaça les deux prêtres et Simon un peu à l’écart, mais de façon à bien leur faire voir le supplice des quarante-sept autres prisonniers, attachés à des poteaux et asphyxiés lentement par la fumée des flammes.

Vint le tour des deux prêtres et de Simon ; par raffinement de cruauté, on éloigna un peu les fagots embrasés, pour faire durer l’asphyxie.

Les trois Martyrs furent béatifiés en 1867. Le Martyrologe les commémore le 4 décembre.

Adolf Kolping

1813-1865

 

Quatrième des cinq enfants de Peter et de Anna Maria Zurheyden, Adolf naquit à Kerpen (Cologne) le 8 décembre 1813. Sa mère mourra en 1833, son père en 1845.

Le papa travaillait chez un paysan comme berger, et l’on vivait dans la pauvreté, mais on était heureux. On retrouvera plus tard la famille de ce paysan dans la vie d’Adolf. Quand Adolf eut terminé l’école du village (1820-1826), son père l’orienta vers le métier de cordonnier. 

Adolf travailla de 1829 à 1832 comme cordonnier à Sindort, Düren et Lechenich, enfin Cologne, dans un important atelier.

Il aurait pu se marier là, mais il refusa et changea de place. Il avait été très frappé par les difficiles conditions de vie des ouvriers et des artisans. C’est aussi à ce moment que mourut sa mère (1833).

Puis, vers vingt-deux ans, il fut malade pendant environ deux années et dut s’arrêter de travailler. Il avait le temps de méditer et de prendre une sage décision. A vingt-quatre ans, il entra courageusement au lycée (Marzellengymnasium) à Cologne, dans le but de pouvoir s’orienter vers le sacerdoce. Auparavant, il s’ingénia à étudier le latin qui, à l’époque, était incontournable.

Ses efforts furent récompensés : trois ans et demi après son entrée, il passa avec succès le baccalauréat (1841)

Il a donc vingt-huit ans quand il demande son admission au séminaire : séminaire des vocations tardives (Münich, 1841-1842 ; Bonn, 1842-1844), enfin le grand séminaire de Cologne pour la théologie.

On se demandera avec justesse comment le pauvre Adolf put payer sa pension pendant toutes ces années de formation. La Providence l’aida, à travers plusieurs personnes généreuses, en particulier une des filles du paysan chez qui travaillait le père d’Adolf : elle avait fait le vœu d’aider un étudiant en théologie.

Adolf fut finalement ordonné prêtre le 13 avril 1845, à trente-deux ans, le lendemain même de la mort de son cher Papa. Quelle épreuve !

Son premier poste fut Elberfeld (Wuppertal), où il était chapelain et professeur de religion. Il se rendit compte, comme précédemment à Cologne, de la même situation sociale des ouvriers, qui vivaient dans une réelle pauvreté, pour un travail exténuant, ce qui n’aidait pas les jeunes apprentis à avoir beaucoup d’espérance pour le lendemain.

Or, en 1847, il reçut la présidence d’une Association catholique qui cherchait à venir en aide à ses membres de façon spirituelle, morale et spirituelle. Il voulut implanter cette association à Elberfeld, mais, convaincu qu’elle ne pouvait s’étendre que dans une grande ville, il demanda à être déplacé à Cologne même.

C’est ainsi qu’il fut nommé vicaire à la cathédrale de Cologne en 1849 ; sans attendre, il donna naissance, avec six autres ouvriers, à l’Association des Ouvriers de Cologne (Kölner Gesellenverein), dans la Kolumbaschule : un an après, l’Association comptait déjà plus de cinq cents adhérents.

Très vite le concept s’étendit à d’autres villes : à la mort d’Adolf en 1865, il y aura plus de quatre-cents associations, avec vingt-quatre mille adhérents.

En 1850, Adolf réunit les trois associations d’Elberfeld, Cologne et Düsseldorf en une seule association : le Cercle Rhénan des Ouvriers (Rheinischer Gesellenbund), qui prit un an après le nom de Union Catholique des Ouvriers (Katholischer Gesellenverein), pour pouvoir étendre son influence au-delà du Rhin. C’était là l’embryon de l’actuelle Œuvre de Kolping, qui est internationale.

La conviction d’Adolf Kolping était que, pour aider ces ouvriers «ambulants», il leur fallait une sorte de «famille», car seule la famille peut offrir à ses enfants une bonne formation morale et chrétienne. Aussi voulut-il que son Œuvre devînt pour les ouvriers leur maison de famille, avec des compagnons et des amis de même condition, de mêmes droits, de même idéal, pour pouvoir y vivre dans une ambiance profondément amicale.

Dans ces maisons, il devait aussi y avoir des heures d’enseignement religieux, politique et pratique, pouvant conduire ces jeunes ouvriers à trouver plus facilement leur place dans la société.

Par la suite, on choisit parmi ces Compagnons ceux qui pourraient aussi assister des confrères malades : diagnostiquer le mal, donner les premiers soins d’urgence. Adolf s’employa lui-même à assister spirituellement des malades du choléra. La ville de Cologne voulut l’en récompenser, mais il demanda à reverser cette aide financière à la fondation.

Dès 1851, Adolf chercha des subsides pour acheter à Cologne une grande maison avec jardin et y installer sa fondation : il l’acheta dans la Breite Straße pour 14.200 Taler, offrant ainsi un lieu de rencontre et d’hébergement pour les ouvriers sans domicile. En 1853, la maison était prête.

Déjà pendant son activité de cordonnier, mais encore plus depuis qu’il était prêtre, Adolf écrivait : des poésies, différents articles dans les journaux, d’abord comme collaborateur puis comme rédacteur en chef, jusqu’à fonder en 1854 un périodique qui devait être un des organes de presse les plus fameux dans les milieux catholiques (Rheinische Volksblätter).

La presse était pour Adolf le moyen de dénoncer les injustices flagrantes de ce 19e siècle industriel, en même temps que la détresse spirituelle de beaucoup d’ouvriers. Cette activité de publiciste lui permit en outre de recevoir des subsides abondants pour son Œuvre.

On a parlé plus haut d’une maladie qui l’empêcha de travailler pendant deux années. Or Adolf fut continuellement frappé par la maladie durant toute sa vie. Malgré cela, en 1858, il se laissa nommer président des alors cent-quatre-vingt associations, mettant toutes ses forces en jeu pour étendre cette Œuvre. Il fit plusieurs voyages, malgré la fatigue que cela lui procurait.

En 1861, il dut renoncer à participer au Katholikentag de Münich et même à la rencontre des présidents des associations de l’Œuvre (Le Katholikentag ou Journée des Catholiques, est une journée annuelle où laquelle le clergé, à travers la parole et la prière, encourage et stimule les efforts de chacun pour un témoignage de vie toujours plus conforme à l’Evangile). 

En mai 1862, quand il venait, à sa demande, d’être nommé recteur de la Minoritenkirche (Immaculée Conception, tenue par les Frères Mineurs), il put tout de même se traîner à Rome pour présenter son Œuvre au pape : Pie IX lui remit à cette occasion un précieux ornement pour la messe, que l’on conserve encore aujourd’hui.

Sa santé sembla s’améliorer, mais au printemps 1865 Adolf eut une douloureuse arthrite à l’avant-bras droit. Il fit encore un voyage à Trèves en septembre pour la bénédiction d’une nouvelle maison.

Les attaques s’intensifièrent et se multiplièrent. Adolf mourut quatre jours avant son cinquante-deuxième anniversaire, le 4 décembre 1865, dans la maison-mère de Cologne.

Il est enterré au cimetière «des Malades» (Melatenfriedhof), qui servait au Moyen-Age pour la sépulture des malades (en particulier des pestiférés) et se trouve tout près de Cologne.

Adolf Kolping a été béatifié en 1991. Il est mentionné le 4 décembre au Martyrologe.

 

Francisco de la Vega González

1868-1936

 

Voir les détails connus des moines de Viaceli dans la notice de Julián Heredia Zubia

Né le 15 octobre 1868 à Noceda de Bierzo (León, Espagne).

Entré chez les moines Trappistes comme Convers, il prit le nom de Ángel.

Il fut martyrisé à Santander (Cantabria) le 4 décembre 1936 et béatifié en 2015.

 

 

Jacinto García Chicote

1891-1936

 

Voir les détails connus des moines de Viaceli dans la notice de Julián Heredia Zubia

Né le 16 août 1891 à Támara de Campos (Palencia, Espagne).

Entré chez les moines Trappistes comme Convers, il prit le nom de Eustaquio.

Il fut martyrisé à Santander (Cantabria) le 4 décembre 1936 et béatifié en 2015.

 

 

Robustiano Mata Ubierna

1908-1936

 

Voir les détails connus des moines de Viaceli dans la notice de Julián Heredia Zubia

Né le 24 mai 1908 à Celadilla Sotobrín (Burgos, Espagne).

Entré chez les moines Trappistes comme Convers, il prit le nom de Bienvenido.

Il fut martyrisé à Santander (Cantabria) le 4 décembre 1936 et béatifié en 2015.

 

 

Eulogio Álvarez López

1916-1936

 

Voir les détails connus des moines de Viaceli dans la notice de Julián Heredia Zubia

Né le 28 juillet 1916 à Quintana de Fuseros (León, Espagne).

Entré chez les moines Trappistes comme Convers, il n’avait que vingt ans.

Il fut martyrisé à Santander (Cantabria) le 4 décembre 1936 et béatifié en 2015.

 

 

Ezequiel Álvaro de la Fuente

1917-1936

 

Voir les détails connus des moines de Viaceli dans la notice de Julián Heredia Zubia

Né le 21 mai 1917 à Espinosa de Cerrato (Palencia, Espagne).

Entré chez les moines Trappistes comme Convers, il n’avait encore que dix-neuf ans.

Il fut martyrisé à Santander (Cantabria) le 4 décembre 1936 et béatifié en 2015.

 

 

Giovanni Calabria

1873-1954

 

Giovanni (Jean) naquit le 8 octobre 1873 à Verona (Italie nord), benjamin des sept enfants de Luigi Calabria, un sabotier, et Angela Foschio.

Orphelin de père à dix ans, il dut quitter l’école et travailler comme petit domestique, mais son curé l’aida à préparer l’examen d’entrée au séminaire, comme externe.

Trois ans après, en 1893, il fit le service militaire, où il eut l’occasion d’accepter les travaux les plus humbles et parfois dangereux, mais aussi d’amener des compagnons à la conversion et à la pratique chrétienne.

Il reprit ensuite les études et, en 1897, commença la théologie.

Avant même d’être ordonné prêtre, il trouva dans la rue un enfant tzigane fugitif (ou abandonné), qu’il prit chez lui : c’était l’amorce de la Pieuse Union pour l’assistance des malades pauvres.

Ordonné prêtre en 1901, il fut vicaire à Santo Stefano et confesseur au séminaire.

En 1907, il fut recteur à San Benedetto al Monte, s’occupant particulièrement des soldats. La même année, il fonda la Maison des Bons Enfants (Casa Buoni Fanciulli), avec l’aide de généreux laïcs, qui se compléta en 1910 avec la branche féminine.

Ces deux Pieuses unions aboutirent à la congrégation des Pauvres Serviteurs de la Divine Providence et des Pauvres Servantes de la Divine Providence, approuvées respectivement par l’évêque en 1932 et 1952, et par le Vatican en 1949 et 1981.

En 1934 furent envoyés déjà quatre membres à Vijayavada (Inde) pour s’occuper des Parias.

Durant la Guerre mondiale, il n’hésita pas à abriter des Juifs dans son institut : c’est une doctoresse juive qui en témoigna en demandant plus tard sa béatification, affirmant que don Calabria l’avait dissimulée parmi ses Sœurs, vêtue comme elles.

En 1944, ce fut la fondation de la Famille des Frères Extérieurs, tiers-ordre pour les laïcs.

L’Œuvre s’occupe de tous les moins avantagés, sans jamais rien leur demander : gamins des rues, orphelins, handicapés, malades… On vit de la Providence. Nouveauté inouïe : les Frères et les Pères ont même rang, ce qui choquera plus d’un ecclésiastique «traditionnel».

Récemment, les conditions de l’enseignement en Italie ont fait que l’Œuvre s’est étendue davantage aux handicapés du Tiers Monde. 

Don Calabria établit aussi des rapports très fraternels avec les autres confessions ; un pasteur suédois demanda personnellement la béatification de son cher Ami.

Le 3 décembre 1954, il offrit sa vie pour le pape Pie XII, très gravement malade. Le lendemain, 4 décembre 1954, mystérieusement, le pape se reprenait (il mourut en 1958), tandis que don Calabria quittait cette vie pour l’Eternité.

Pie XII, qui ne savait pas encore quel sacrifice venait de faire Don Calabria, apprenant sa mort, le définit un héros de la charité évangélique. 

Don Giovanni Calabria fut béatifié en 1988 et canonisé en 1999.

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