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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 00:00

 

06 DÉCEMBRE

 

IV.

S Nicolas, évêque à Myre ; on ne connaît pas vraiment sa vie ; il serait apparu en songe à l'empereur Constantin pour empêcher l'exécution injuste de trois officiers ; patron des marins, de la Russie, de la Lorraine, des enfants, de toutes sortes de marchands… 

S Polychronios, prêtre massacré par les Ariens tandis qu'il célébrait la messe.

V.

Ste Asella, vierge romaine, que s. Jérôme nous fait connaître dans une lettre.

SS Dionysia et son fils Maioricus, sa sœur Dativa, un vieux médecin Æmilius, Leontia, Tertius, Bonifatius de Sibida, Servius, Victrix, battus à mort par les Vandales à Vite.

VI.

S Abraham, moine et évêque à Cratia ; il abdiqua et redevint moine près de Jérusalem.

VII.

Ste Gertrude, fondatrice et abbesse à Hamage.

XII.

S Obizio, chevalier à Brescia, converti après une vision de l'enfer.

XIII.

S Pedro Pascual, de l'Ordre de la Merci, évêque à Jaén et martyr ; il mourut prisonnier des Sarrasins.

XVIII.

S Giuse Nguyễn Duy Khang, domestique tonkinois martyr, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre ; il était catéchiste et devait beaucoup combattre son penchant pour l'alcool.

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

        - béatifiée en 2001 : 

Laïcs : Luisa María Frías Cañizares (*1896), professeur universitaire, à Valencia ;

        - béatifiés en 2007 : 

Salésiens : Miguel Lasaga Carazo (*1892), prêtre ; Juan Lorenzo Larragueta Garay, Esteban Vázquez Alonso, Luis Martínez Alvarellos, Pascual Castro Herrera, Heliodoro Ramos García, Florencio Rodríguez Guemes, six séminaristes nés en 1915, à Guadalajara ;

        - béatifiés en 2013 : 

Lazaristes : Ireneo Rodríguez González (*1879), Gregorio Cermeño Barceló (*1874), Vicente Vilumbrales Fuente (*1909), prêtres, avec le frère Narciso Pascual y Pascual (*1917), à Guadalajara.

B János Scheffler (1887-1952), prêtre roumain, martyr, béatifié en 2011.

Nicolas de Myre
270-343

Tous les épisodes de ce Saint mondialement vénéré doivent être donnés au conditionnel, car aucun document ancien solide n’est là pour attester les miracles éclatants qu’on lui attribue.
Nicolas fut un thaumaturge dès la naissance, qui aurait eut lieu en 270, à Patara en Lycie (sud-ouest de l’actuelle Turquie d’Asie), sur la Mer Méditerranée. Le jour de sa naissance, il se tenait debout dans son bain. Le mercredi et le vendredi, il ne prenait qu’une fois le sein.
Plus tard, il apprit qu’un voisin très pauvre prostituait ses trois filles : Nicolas envoya trois fois de suite, de nuit, une bourse d’or, qui permit d’établir honorablement les trois personnes.
Une indication expresse d’En-haut le fit évêque de Myre, tout près de Patara, et il aurait assisté au concile de Nicée (325).
Des matelots en péril l’invoquèrent avec succès. En période de famine, son recours apportait des vivres. L’idolâtrie s’effondrait à son appel. Saint Nicolas serait apparu en songe à l’empereur Constantin, lui demandant la grâce de trois officiers condamnés à mort injustement.
Les anges vinrent accueillir son âme à son décès (343).
A son tombeau, jaillit une source d’huile qui guérit les maladies.
Les miracles continuèrent après la mort du saint évêque, des conversions de Juifs, une libération d’otage aux mains d’Arabes…
La fameuse résurrection de deux (ou trois) écoliers égorgés et mis en morceaux au saloir, comme de la viande de porc, pourrait être une pieuse chanson populaire tardive. Les Français chantent traditionnellement Ils étaient trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs.
Saint Nicolas, par référence à divers miracles, est le patron des matelots, et de conséquence des bâteliers, des commerçants de blé et de vin, des détaillants, débardeurs, tonneliers, pêcheurs au filet ; des jeunes filles en quête de mari, de la nation de Russie, des juristes (dont le président portant un bâton surmonté d’un saint Nicolas, prit le nom de bâtonnier), des élèves, des enfants sages… 
Notre Saint est très invoqué en Lorraine, en Allemagne et dans les pays scandinaves, en Angleterre, en Amérique.
Les fêtes populaires de saint Nicolas en ont fait une Santa Claus, d’où finalement est sorti notre malheureux Père Noël.
Saint Nicolas de Myre est aussi appelé «de Bari», depuis que des reliques en ont été apportées dans cette ville du sud de l’Italie, en 1087 : Myre avait été attaquée par les Turcs, et les habitants s’enfuyaient précipitamment ; aussi les corsaires italiens qui étaient là s’emparèrent des reliques de saint Nicolas pour les rapporter à Bari.
On fête saint Nicolas le 6 décembre.


Asella de Rome
330-405

S.Jérôme (v. 30 septembre) dirigea à Rome tout un groupe de pieuses personnes qui apprenaient de lui les voies de la sanctification ainsi que l’approfondissement de l’Ecriture sainte.
Parmi elles se trouvaient Paula et sa fille Eustochium (v. 26 janvier et 28 septembre), qui le suivirent à Bethléem, Marcella (v. 31 janvier) et Asella, qui restèrent à Rome et furent confidentes.
S.Jérôme raconte la vie de cette vierge dans une de ses lettres.
Dès avant sa naissance, son père avait vu en songe une coupe d’un verre étincelant, qui lui annonçait combien l’âme de sa fille serait particulièrement pure.
Dès sa dixième année, elle se consacra à Dieu. Elle couchait à terre, se nourrissait de pain, de sel et d’eau froide. Elle vendit son collier d’or et revêtit une tunique de couleur sombre, qui cachait un rude cilice.
Elle ne sortait habituellement pas de sa petite chambre, elle priait, travaillait de ses mains ; ses sorties étaient vers les tombes des martyrs.
Sa parole est silencieuse et son silence parle… Pas à la mode, pas élégante, elle est l’élégance même, sans élégance, ajoute encore s.Jérôme.
On croit qu’elle mourut vers 405.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Asella de Rome au 6 décembre.


Dionysia de Vite, son fils Maioricus et leurs Compagnons
† 484

Le 25 février 484, le roi Vandale Hunéric décréta qu’avant le 1er juin suivant, tous ses sujets devaient embrasser l’arianisme. Les évêques furent déportés, les fidèles pourchassés.
A Vite (Byzacène, auj. proche de Tunis, Tunisie), vivait Dionysia, une belle femme, très chrétienne, mère d’un jeune garçon nommé Maioricus, qui pouvait avoir une quinzaine d’années, peut-être moins, car il était d’un âge encore tendre et délicat.
Les persécuteurs s’emparèrent de Dionysia. Celle-ci les supplia : Torturez-moi tant que vous voudrez, mais ne découvrez pas ce qui ne doit pas l’être. Cette courageuse et noble supplique ne fit qu’exciter au mal ces malintentionnés, qui la dévêtirent aux yeux de tous et la battirent de verges jusqu’au sang.
Mais ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est que Dionysia continuait d’encourager les autres martyrs ; elle s’aperçut que Maioricus était terrorisé à la vue de ces supplices et lui lança des regards courroucés, le gourmanda et l’encouragea, si bien qu’il devint encore plus courageux que sa mère. Le Garçon, fidèle au Christ jusqu’au bout, rendit l’âme au milieu des tourments.
Dionysia ne mourut pas immédiatement non plus ; elle put même rejoindre sa maison, où elle inhuma son cher Maioricus, pour la mort duquel elle rendait à Dieu de joyeuses actions de grâces, pleines de l’espérance du Royaume éternel.
L’exemple de Dionysia toucha d’autres personnes, également commémorées en même temps qu’elle : 
Dativa, sa sœur
Leontia, la fille de l’évêque s.Germanus (v. 6 septembre), lui-même parent de Dativa
Victrix
Æmilius, un vénérable médecin
Tertius, célèbre par sa confession de la sainte Trinité
Bonifatius de Sibida, auquel on arracha les entrailles
Servius
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Dionysia de Vite, son fils Maioricus et leurs Compagnons au 6 décembre.


 

Obizio de Niardo

1150-1204

 

Obizio (ou aussi Obizzo) naquit à Niardo (Brescia, Italie N) vers 1150, peut-être un 4 février, fils du comte Graziadeo, gouverneur de la Valcamonica, qui le forma au métier des armes. 

Dans la parenté se trouvait un oncle qui avait fondé deux monastères.

Jeune, Obizio participa avec fougue aux guerres entre Brescia et Crémone. 

Il épousa la comtesse Inglissenda Porro, dont il eut quatre enfants : Iacopo, Berta, Margherita et Maffeo.

En 1191, il se trouva au milieu d’une échauffourée sur un pont qui, surchargé, s’écroula. Il resta au milieu des décombres pendant plusieurs heures, durant lesquelles il raconta qu’il avait eu une épouvantable vision de l’enfer.

Rentré chez lui, il confia à son épouse son désir de changer totalement de vie. Son épouse savait être compréhensive ; les enfants étaient assez grands : le père de famille pourrait quitter son foyer sans inquiétude pour leur avenir. Mais la séparation fut difficile. Les prières d’Obizio l’emportèrent et toute la famille accepta et même l’encouragea, au point que les deux derniers, Margherita et Maffeo devinrent religieux. Obizio, prudemment, commença par se donner aux bonnes œuvres, gardant le contact avec sa famille. Il fréquenta les sanctuaires dans tout le nord de l’Italie.

En 1197 enfin, il demanda l’hospitalité au monastère Santa Giulia de Brescia, servant les plus pauvres et accomplissant des miracles.

Il mourut six ans plus tard, le 6 décembre 1204.

En 1498 et en 1553, on remarqua qu’un liquide mystérieux jaillissait de son sépulcre, avec lequel on obtint des miracles.

Le culte de saint Obizio fut autorisé en 1600 et le Martyrologe le mentionne au 6 décembre.

 

 

Pedro Pascual

1227-1300

 

Pedro vint au monde vers 1227 à Valencia (Catalogne, Espagne E), de pieux parents qui, ne pouvant avoir d’enfants, se confièrent à saint Pedro Nolasco (v. 25 décembre) ; exaucés, il donnèrent le même prénom à leur fils.

Après ses premières études, le garçon s’en vint à Paris, où il fut compagnon des saints Buonaventura et Tommaso d’Aquino (v. 14 juillet et 7 mars) et reçut l’ordination sacerdotale (1249).

De retour en Espagne, il entra dans l’Ordre de la Merci.

Il régissait l’abbaye de San Miguel de Gualtar, grâce à quoi il percevait quelques revenus.

En 1294, il fut nommé évêque de Jaén, mais conserva pendant trois ans son bénéfice de San Miguel, car Jaén avait été ruinée par les incursions arabes.

Ces mêmes arabes le firent prisonnier durant une de ses visites pastorales, vers 1298, et l’emmenèrent à Grenade, exigeant une rançon que Jaén ne pouvait payer.

Pedro profita de son temps de captivité pour écrire divers ouvrages

Il fut décapité à Grenade, le 6 décembre 1300, et pour cela déclaré martyr.

Son culte fut confirmé en 1670.

 

 

Giuse Nguyễn Duy Khang

1832-1861

 

Giuse (Joseph) était né en 1832 à Trà Vinh (Nam-Định, Vietnam), de parents déjà chrétiens et attachés à la foi qu’ils enseignèrent à leur fils.

Tôt orphelin de son père, Giuse fut envoyé par sa mère pour se former auprès d’un prêtre, le père Matthieu, dominicain. Après dix années, Giuse, qui voulait devenir prêtre, fut envoyé au séminaire pour étudier le latin.

Il adhéra au Tiers-Ordre dominicain.

Son zèle pour aider l’Eglise fit qu’on lui confia beaucoup de responsabilités dans sa paroisse. De plus, Mgr Hermosilla le prit comme secrétaire.

En août 1861, parut un nouvel édit de persécution, en vertu duquel les Chrétiens devaient être marqués à la joue, et dispersés dans des villages païens, de sorte que les familles chrétiennes étaient disloquées et que les biens du clergé étaient confisqués ou détruits.

Mgr Hermosilla dut fermer le séminaire. 

Giuse resta avec son évêque pour le protéger ; ils se cachèrent d’abord dans une grotte, puis s’enfuirent avec une barque pour éviter de rencontrer les soldats, rejoignant ainsi Hải Dương.

Un chrétien, dans un accès de colère, en vint à accuser Giuse de cacher un prêtre ; aussitôt des soldats vinrent l’arrêter ; Giuse voulait s’interposer pour protéger l’évêque, mais ce dernier lui mit la main sur l’épaule et lui demandat doucement de laisser faire la volonté de Dieu.

Giuse fut arrêté, avec l’évêque, et tous deux furent conduits en prison.

Giuse reçut cent-vingt coups de fouets, mais ne céda pas. Trois fois soumis à la torture, sommé d’apostasier, il résista, ne révéla aucun nom ni aucune cachette, et fut condamné à mort.

Il fut à la fin décapité à Hải Dương pour sa fidélité au Christ et à l’Eglise, le 6 décembre 1861.

Giuse a été béatifié en 1906, et canonisé en 1988.

Gregorio Cermeño Barceló

1874-1936

 

Il vint au monde le 9 mai 1874 à Saragosse (Espagne), unique enfant de Mariano et Matilde, qui le firent baptiser deux jours plus tard, avec le nom du Saint qu’on fêtait alors ce jour-là, Grégoire (de Nazianze, v. 2 janvier).

En 1879, il fut orphelin de père et mère, et confié aux Filles de la Charité de Madrid, jusqu’en 1882. C’est là qu’il reçut la Confirmation, à sept ans.

Puis il fut reçu à l’internat des pères Vincentiens de Madrid, jusqu’en 1887, année où son âge pouvait lui permettre de trouver déjà un premier emploi. Il fréquentait la paroisse, où il servait volontiers la Messe, et allait travailler, tout en continuant d’étudier le latin et les humanités.

En 1890, il put intégrer le collège de Téruel.

En 1892, il entra au séminaire vincentien, où on l’aida à vaincre sa timidité et à discerner sa vocation.

En 1894, il émit les vœux perpétuels et, après les études de philosophie et de théologie, fut ordonné prêtre le 8 septembre 1899.

Peu après, il fut envoyé quelques mois à Valdemoro, comme aumônier dans des maisons de soin tenues par les Filles de la Charité, pour des malades de choléra, de tuberculose, de typhus.

De là, on le jugea tout-à-fait apte à partir pour Porto Alegre (Brésil), comme professeur des jeunes séminaristes (1900-1902). Il y enseigna l’histoire biblique, religion et chant. Mais il fallut abandonner cette mission et revenir en Espagne. En deux ans seulement, le jeune Père avait supporté tant de fatigues, qu’il avait les cheveux blancs. Il avait vingt-huit ans !

On lui imposa une période de repos, puis on l’envoya au sanctuaire proche de Madrid, Notre-Dame des Miracles, au Monte Medo (Orense), où se trouvait aussi un collège et le séminaire diocésain.

Il subit alors une grave épreuve de doute, sur sa présence dans la congrégation, sur son sacerdoce même. On l’envoya en 1906 à Valdemoro, qu’il connaissait bien, puis au Monte Medo au sanctuaire marial. De 1907 à 1922, le père Gregorio put oublier cette période de crise.

Mais vers 1922, la tentation se présenta à nouveau. Les Supérieurs firent passer le père Gregorio brièvement en divers endroits (Teruel, Guadalajara, Monte Medo), seulement une année chaque fois. Puis ce furent les habitants de Guadalajara qui le réclamèrent, en 1929.

Il passa alors sept années comme directeur d’âmes et comme confesseur, heureux de redonner la paix aux fidèles. C’est à Guadalajara qu’il connut si bien le père Ireneo, dont il partagea le sort.

(Voir ici la notice de Ireneo Rodríguez González).

Le père Gregorio demanda un jour aux miliciens pourquoi ils maltraitaient si férocement des gens qui ne faisaient que du bien. Pour toute réponse, il reçut un gros tas de poussière.

Le père Gregorio, fusillé le 6 décembre 1936 avec ses trois autres Compagnons, fut béatifié avec eux en 2013.

 

 

Ireneo Rodríguez González

1879-1936

 

Il vint au monde le 10 février 1879 à Los Balbases (Burgos, Espagne), unique enfant de Mamerto et Cristina, qui le firent baptiser deux jours plus tard, avec le nom du Saint qu’on fêtait alors ce jour-là, Irénée (il y avait effectivement autrefois ce jour-là un saint Irénée, martyr de Rome, mais trop inconnu et désormais effacé du Martyrologe). Ireneo fut cependant aussi placé sous la protection de la Sainte du jour, Scholastique.

Ireneo fut toujours heureux de ce double patronage ; Irénée en grec évoque la paix, que le futur prêtre chercha toujours à maintenir au milieu des tempêtes ; Scholastique plaisait beaucoup à Irénée, comme celle qui écoutait humblement les enseignements de son frère Benoît.

Selon l’habitude d’alors, il reçut la Confirmation la même année.

A douze ans, il entra au collège tenu par les pères Lazaristes (ou Vincentiens) à Arcos de la Llana et qui fut transféré à Tardajos. Les années 1891-1892 lui permirent d’étudier le latin et les humanités, et aussi de convaincre des camarades de Los Balbases à le retrouver dans ce collège.

A seize ans, il demanda à faire partie de la Congrégation et, en 1895, fut un des quarante-cinq jeunes qui entrèrent au Petit séminaire de Chamberí (Madrid), parmi lesquels plusieurs devaient mourir martyrs.

En 1897, il émit les vœux perpétuels et, après les études de philosophie et de théologie, fut ordonné diacre (le 28 octobre) et prêtre (le 1er novembre) 1903.

En décembre de la même année, il partit pour les Philippines, où il travailla assidûment dans divers séminaires, successivement : Cebú, Manille, Naga, Manille, San Pablo, Manille. Dans ces fonctions, il contribua à la plus grande marque spirituelle que les Missionnaires apportèrent aux Philippines pour la formation du clergé.

En 1921 et en 1923, il dut être hospitalisé à Madrid, victime du climat tropical qu’il supportait difficilement. Il en profitait pour redonner courage aux autres malades.

En 1926, il fut à Málaga et, après un nouveau séjour à l’hôpital, à Cuba en 1927.

Partout, sa douceur, sa simplicité, laissèrent une forte empreinte sur tous les habitants.

En 1931, il revenait à Guadalajara.

Au début de 1936, le collège de cette ville fut transféré à Murguía, pour mettre les jeunes en sûreté. Le père Ireneo restait à Guadalajara comme vice-directeur, avec les deux autres prêtres Gregorio Cermeño et Vicente Vilumbrales, ainsi que le Frère Narciso Pascual. Ce devaient justement être ces quatre Religieux qui allaient être martyrisés le même jour.

Le père Ireneo ne restait pas inactif à cause de l’absence des jeunes ; il assistait les membres de la confraternité de la Médaille Miraculeuse, les Dames de la Charité, les Conférences Saint-Vincent-de-Paul.

En avril 1936, il écrivait : Nous vivons entre deux alarmes, mais pour le moment, pas de menaces.

Dénoncés, ils furent arrêtés le 26 juillet 1936, une semaine après le déclenchement de la révolution, et mis à la prison centrale. Il y eut trois cents arrestations de personnes catholiques, prêtres, religieux et laïcs. Les prêtres et les religieux furent mis ensemble.

En octobre, on leur prit les oreillers et matelas de laine qu’ils avaient apportés avec eux ; en novembre, on leur prit leurs propres vêtements. Il grelottaient, mais ne perdaient ni la foi ni le courage. Les prêtres, Ireneo en particulier, encourageaient les autres à rester calmes et à ne pas nourrir de sentiments de vengeance. Ils se donnaient mutuellement l’absolution. Les gardiens reconnurent plus tard avoir été très édifiés par leur comportement. Un des gardiens, entrant dans la cellule des prêtres, remarqua qu’ils priaient calmement le chapelet et leur dit : Avec moi, vous pouvez prier autant que vous voulez ; faites seulement attention aux miliciens et aux communistes.

A la suite du bombardement d’Alicante, les communistes voulurent répondre par des représailles, en tuant tous les prêtres, religieux et autres Chrétiens. Le 6 décembre, ils vinrent prendre d’assaut la prison de Guadalajara à quatre heures de l’après-midi. C’était toute une foule d’hommes et de femmes qui hurlaient.

Les communistes commencèrent par fermer les dortoirs pour empêcher toute fuite ; puis ils firent descendre un à un les prisonniers sous prétexte d’aller les «juger», en réalité pour les tuer d’une balle à brûle-pourpoint ou dans le dos. Le père Irénée se proposa, avec un autre, comme victime à la place des autres, mais on lui fit la sourde oreille.

Apparemment, les trois prêtres et le frère furent les premiers abattus. Tous ceux qui, une fois tombés, avaient encore les yeux un peu ouverts, furent criblés de balles.

Le père Ireneo et ses trois autres Compagnons furent béatifiés en 2013.

 

 

Miguel Lasaga Carazo

1892-1936

 

Miguel naquit à Murguía (Álava, Espagne) le 6 septembre 1892.

Il fit le noviciat chez les Salésiens à Carabanchel, et fit la profession en 1912. Il fut ordonné prêtre en 1921.

Pour sa première année de sacerdoce, il fut envoyé à Turin (Italie), où il était chargé du bulletin salésien en espagnol.

Puis il fut envoyé au Pérou, et revint en Espagne en 1928, à la maison de Atocha, avant d’être nommé directeur dans celle de Mohernando (Guadalajara).

Au moment de la révolution en 1936, don Miguel fut mis en prison à Guadalajara, avec six autres jeunes séminaristes : Esteban Vázquez Alonso, Florencio Rodríguez Guemes, Heliodoro Ramos García, Juan Lorenzo Larragueta Garay, Luis Martínez Alvarellos, Pascual Castro Herrera (voir leur notice particulière).

Dans cette prison où ils restèrent jusqu’en décembre, ils s’ingénièrent à s’organiser en petite communauté, quoique enfermés dans des couloirs différents.

Comme dans toutes les autres prisons espagnoles, il y eut là des exécutions, individuelles ou groupées ; le 1er septembre il y eut une chaude alerte, au moment d’une attaque aérienne des franquistes.

Le 6 décembre il y eut un nouveau bombardement, qui fut le prétexte avancé par les Miliciens pour déclencher la tragédie. En plus, le gouverneur local donna explicitement son accord, et l’armée républicaine collabora directement au massacre. Aussi, à peine toute cette bande armée se répandit dans toutes les dépendances de la prison, commencèrent des fusillades un peu partout, qui se prolongèrent jusque dans la nuit.

D’après le témoignage d’un prisonnier qui réussit à échapper à la fusillade, don Miguel Lasaga s’était assis dans une cellule dès les premiers coups de feu. Quand les autres prisonniers commencèrent à se disperser avec une certaine précipitation, il se leva pour les retenir d’un geste et leur dit ces quelques mots : Dites, les amis, attendez une minute, que je vous donne l’absolution.

Puis il se remit là où il était avant, avec un jeune salésien qui était dans le même couloir. 

Les miliciens montaient et descendaient dans toutes les chambres et les couloirs. Ils tiraient à bout-portant, criblant de balles les prisonniers, ou bien les poussaient jusque dans la cour pour les exécuter. Ce massacre général dura jusqu’à trois heures du matin. La prison était vaste ; outre nos sept Salésiens, il s’y trouvait plusieurs centaines d’autres Religieux.

Après cela, il fallait se débarrasser des cadavres. On les chargea sur des camions, quelques-uns furent mis dans une fosse creusée dans une oliveraie non loin de Chiloeches, d’autres dans des fosses communes du cimetière de Guadalajara : parmi ceux-ci se trouvaient notre père Miguel Lasaga, qui avait quarante-quatre ans, avec ses six séminaristes, tous âgés de vingt-et-un ans.

Plus tard on leur fit une tombe à part, ainsi que pour les autres membres de la communauté de Mohernando.

Miguel Lasaga Carazo et ses six jeunes Compagnons, ont été béatifiés en 2007, et leur dies natalis est le 6 décembre.

 

 

Luisa María Frías Cañizares

1896-1936

 

Née le 20 juin 1896 à Valencia (Espagne), Luisa reçut le Baptême le 25, la Confirmation en 1902 et la Première communion en 1908.

Elle grandit dans la foi vécue, fidèle à la prière et aux sacrements, et déjà engagée dans le service fraternel auprès des nécessiteux.

Elle étudia la philosophie et les lettres à l’université de Valence, fut reçue docteur, et enseigna dans cette même université.

C’était une pieuse demoiselle, fidèle à Dieu, à l’Eglise, à sa paroisse. 

Elle assistait chaque jour à la sainte Messe et communiait. Elle était très active dans l’Action Catholique, tout en travaillant quotidiennement dans l’enseignement à l’Université de Valencia, où elle s’efforçait de faire passer le message chrétien à ses élèves et aux collègues. Elle fomenta ainsi le Mouvement de l’Université Catholique de Valencia.

Ce christianisme ne passait pas inaperçu. Il gêna. Luisa fut arrêtée au matin du 5 décembre 1936, lors de la persécution religieuse de cette guerre civile.

On lui proposa d’apostasier, elle refusa. On la tortura, elle resta immuable, et continuait de crier : Vive le Christ Roi !

On la tortura encore, on lui enleva les yeux, on lui coupa la langue : elle refusa de renier Dieu.

On la fusilla, le 6 décembre 1936, toujours à Valencia au lieu-dit Picadero de Paterna.

Luisa a été béatifiée en 2001.

 

 

Vicente Vilumbrales Fuente

1909-1936

 

Il vint au monde le 5 avril 1909 à Reinoso de Bureba (Burgos, Espagne), benjamin des dix enfants de Andrés et Josefa, deux maîtres d’école, qui le firent baptiser le 18 avril suivant, avec le nom du Saint qu’on fêtait le 5 avril, saint Vicente Ferrer. Des autres enfants, on connaît les noms de Concepción, l’aînée, et José.

De ces dix enfants, cinq moururent en bas âge. Mais les parents étaient remplis de foi et d’espérance en la Vie éternelle ; la maman ne laissait jamais passer un pauvre sans lui tendre la main ; les enfants grandirent dans la piété et l’amour de Dieu.

Un an exactement après la naissance de Vicente, son père fut muté à Santa Cruz del Valle Urbión, où Vicente reçut sa première formation, avant de rejoindre l’école apostolique vincentienne de Tardajos, en 1921.

Or c’est justement en 1921 que mourut sa chère maman, à laquelle il devait tant ; mais aussi il entendit cette année-là la prédication des Pères Lazaristes, qui suscitèrent dans son âme le désir de participer aussi aux missions populaires, ce qui réjouit grandement son papa.

Vicente «remplaça» sa maman terrestre par la Maman du Ciel, en laquelle il se réfugia toute sa vie, comme Mère de la Miséricorde  et Notre Espérance.

Monsieur Vilumbrales conduisit en réalité deux de ses fils au collège : José, d’un an plus âgé que Vicente, et Vicente. Le pauvre José, malade, ne put faire qu’une année de séminaire après le collège et revint à la maison en 1926.

D’après les souvenirs de Concepción, sa sœur aînée, Vicente était un garçon joyeux, un tantinet taquin, avec beaucoup de cœur. Il s’offrit à Dieu pour la guérison de son frère José, mais celui-ci mourut en 1932, sans connaître les événements douloureux qui allaient déferler sur l’Espagne.

Etant arrivé en décembre au collège, Vicente était un peu en retard, mais les Supérieurs remarquèrent qu’il était extrêmement bien préparé par son père à l’école, spécialement en arithmétique, en géographie et en espagnol. Dès 1923, Vicente passait avec ses camarades à l’école de Guadalajara.

L’appréciation des professeurs pour ses études fut : excellent. En 1926, il passa au séminaire de Hortaleza (Madrid), où l’on fêta en 1928 le centenaire de sa fondation.

Le 27 septembre 1928, fête de saint Vincent de Paul, Vicente émit les vœux de religion à Villafranca del Bierzo (León). Il y fit les études de philosophie, mais s’adonna aussi aux langues : outre le latino et le grec qu’il avait déjà étudiés au collège, il perfectionna tant qu’il put l’anglais et le français. 

Il passa à Cuenca les années de théologie. Pour l’Ecriture Sainte, il affectionnait particulièrement l’évangile de Jean et les lettres de Paul, qu’il s’efforçait de lire dans le grec.

C’est en 1934 qu’il fut ordonné diacre, puis prêtre. Il célébra la première Messe à Madrid, où se rendit son père et sa sœur Concepción.

Puis il fit un voyage à Londres pour se familiariser davantage avec l’anglais. A son retour, il fut nommé vice-directeur de la revue Reine des Missions, basée à Madrid, qui parut en 1935. Le jeune prêtre pouvait épauler efficacement le brave directeur, qui était surchargé. Dès février 1936, Vicente dut partir pour Guadalajara, où l’on manquait de professeurs, mais qui n’étai pas très éloigné de Madrid.

Dans cette école, il enseigna les langues, surtout l’anglais, mais apporta aussi son concours pastoral, communiquant sa joie et sa jeunesse, qui conquirent les élèves.

(On pourra relire ici la notice Ireneo Rodríguez González, dont Vicente partagea pleinement le sort).

Le père Vicente, fusillé le 6 décembre 1936 avec ses trois autres Compagnons, fut béatifié avec eux en 2013.

 

Juan Lorenzo Larragueta Garay

1915-1936

 

Juan était né le 27 mai 1915 à Arrieta (Navarre, Espagne). Sa mère put dire qu’il était un enfant comme les autres, avec ses travers, sa bonne humeur, jouant avec ses camarades, avec aussi une note particulière : il était le bras droit du curé, comme servant de messe, comme chantre, etc.

Aspirant à la vie des Salésiens, il entra dans le collège tenu par ceux-ci à Madrid (San Michel Arcángel de Extremadura), puis au noviciat de Mohernando (Guadalajara), où il fit sa profession en 1934, ainsi que ses études de philosophie qui s’achevèrent justement en juillet 1936.

Ceux qui l’ont connu durant sa courte vie salésienne, ont retenu de lui son infatigable ardeur au travail, son grand esprit de sacrifice et, surtout, son admirable charité pour les infirmes : en effet, il fut un certain temps chargé de l’infirmerie. De sa correspondance avec la famille ressort sa solide vocation salésienne, son esprit apostolique et missionnaire.

Le 23 juillet 1936, toute la communauté de Mohernando dut quitter la maison. Les Frères se cachèrent pendant trois jours sur les bords du fleuve Henares : c’est là que Juan montra toute sa capacité à penser aux autres, à toutes les nécessités, allant chercher de l’eau, trouvant de quoi manger, toujours prêt à donner un coup de main partout où il pouvait.

Le 2 août, avec don Miguel Lasaga et cinq autres séminaristes, Juan fut arrêté et conduit à la prison de Guadalajara, où ils restèrent jusqu’au 6 décembre.

Ces cinq autres séminaristes étaient : Esteban Vázquez Alonso, Florencio Rodríguez Guemes, Heliodoro Ramos García, Luis Martínez Alvarellos, Pascual Castro Herrera, pour lesquels on trouvera aussi une notice.

Don Miguel, Juan et ses cinq Compagnons ont été béatifiés en 2007 et seront commémorés au Martyrologe le 6 décembre.

 

 

Esteban Vázquez Alonso

1915-1936

 

Esteban (Etienne) était né à Carriso de la Ribera (León) le 27 juin 1915, et fut très tôt orphelin. Il avait (au moins) un frère.

Un oncle prêtre s’occupa de lui et lui fit faire des études au collège des Jésuites de La Coruña. Esteban se fit remarquer par sa douceur, sa piété tout intérieure et la fraîcheur toute pure de son jeune âge.

Il fut pendant quatre ans au séminaire des pères Capucins de El Pardo, puis, à la suite de son frère Vicente qui était aspirant chez les Salésiens, il se sentit appelé dans cette direction.

Il entra donc comme aspirant coadjuteur au collège salésien de La Coruña, où il resta jusqu’au moment d’entrer au noviciat de Mohernando (Guadalajara) en 1935.

Ceux qui l’ont connu ont pu témoigner de la pureté et de la bonté de son âme, de la sérénité de son visage, de la noblesse de son courage. Cette unique année de noviciat aboutit à sa profession généreuse et joyeuse, le 23 juillet 1936.

La révolution venait de commencer. Esteban restait calme et serein, et disait à son frère Vicente : Tu ne te sépareras pas de moi. Si nous devons mourir, nous le ferons ensemble.

En réalité, ils furent effectivement séparés, Esteban restant à Guadalajara, Vicente étant envoyé à Madrid, car il n’y avait pas assez de place à Guadalajara ; finalement Vicente ne fut pas fusillé et vit encore actuellement (2013).

Toute la communauté vécut le chemin vers le martyre à partir de ce 23 juillet, le jour-même où Esteban fit, le matin, sa profession religieuse. 

Esteban se retrouva donc avec le supérieur (don Miguel Lasaga) et cinq autres jeunes profès dans la prison de Guadalajara, où ils furent tous fusillés le 6 décembre suivant (1936). Ces profès étaient Florencio Rodríguez Guemes, Heliodoro Ramos García, Juan Lorenzo Larragueta Garay, Luis Martínez Alvarellos, Pascual Castro Herrera, dont on pourra lire une petite notice à part pour chacun

Ces sept Martyrs ont été béatifiés en 2007, pour être inscrits au Martyrologe du 6 décembre.

 

 

Luis Martínez Alvarellos

1915-1936

 

Né le 30 juin 1915 à La Coruña (Espagne), Luis était, dit-on, de famille aisée. Une de ses grandes victoires fut de vaincre la forte difficulté de s’arracher à l’affection de sa mère et de s’adapter à l’austérité de la vie religieuse. Il ne se plaignit jamais de rien, obéissant toujours aux conseils de ses supérieurs. D’ailleurs il laissa derrière lui le souvenir d’une grande bonté, d’un profond enthousiasme pour les célébrations liturgiques et aussi pour les activités artistiques auxquelles il participait activement.

Après le collège salésien, il fut aspirant à Madrid, au collège San Miguel Arcángel del Paseo de Extremadura, puis novice à Mohernando (Guadalajara), où il fit sa profession en 1934.

A cette occasion, il écrivit à sa famille une petite lettre qui est un véritable chant d’action de grâces à Dieu pour l’inestimable grâce de la consécration, mais aussi de félicitation à sa chère Maman, pour le sort que Dieu lui faisait de donner un fils à la congrégation salésienne.

Dans cette famille salésienne donc, Luis fit ses deux années de philosophie et aurait dû faire ensuite les années de théologie, que la révolution l’empêcha de faire. Luis se montra en tout obéissant, respectueux des autres, plein de manières distinguées en même temps que d’esprit d’abnégation.

Dès le 23 juillet 1936, toute la communauté fut expulsée, puis, le 2 août,  enfermée dans la grande prison de Guadalajara, où se retrouvèrent le directeur de la maison de Mohernando (don Miguel Lasaga) et six jeunes séminaristes de vingt-et-un ans, outre notre Luis : Esteban Vázquez Alonso, Florencio Rodríguez Guemes, Heliodoro Ramos García, Juan Lorenzo Larragueta Garay et Pascual Castro Herrera (voir leur notice séparée).

Le 6 décembre, jour du massacre général de tous ces prisonniers (ils étaient plusieurs centaines), nos six jeunes Salésiens reçurent de leur Directeur l’absolution, puis se recueillirent en prière, jusqu’au moment de leur exécution.

Luis et ses cinq Compagnons, avec don Miguel, furent béatifiés en 2007 et leur dies natalis commun est au 6 décembre.

 

 

Pascual De Castro Herrera

1915-1936

 

Pascual était né le 2 septembre 1915 à Topas (Salamanque, Espagne).

Parmi les siens, il fut un garçon franc, spontané, studieux. Il faisait fréquemment la confession et la communion.

Dès 1931, il fut dans des collèges salésiens, dont Carabanchel Alto, studieux, obéissant, mais aussi doué d’une joie communicative.

On a de lui une lettre aux siens, de 1933, où il se montrait disposé à partir à l’étranger, si c’était la volonté de ses supérieurs, car les lois laïques avaient interdit aux communautés l’enseignement.

Il entra au noviciat de Mohernando (Guadalajara) au printemps de 1935.

Sa maman était présente pour sa vêture, et lui faisait part de son inquiétude pour l’avenir. Et lui : Voyons, Maman, le pire qui puisse m’arriver, c’est de mourir, mais c’est ça qui me fait plaisir !

Pascual se trouvait donc dans cette maison de Mohernando au moment de la révolution espagnole de 1936.

Il y fit la profession le 23 juillet. Ce même jour, il fut arrêté avec ses Confrères et, le 2 août, conduit à la prison de Guadalajara, 

Il fut avec eux fusillé le 6 décembre 1936.

Ses compagnons étaient tou.s du même âge que lui (vingt-et-un ans), avec leur Directeur, don Miguel Lasaga : Esteban Vázquez Alonso, Florencio Rodríguez Guemes, Heliodoro Ramos García, Juan Lorenzo Larragueta Garay, Luis Martínez Alvarellos.

Ils furent béatifiés ensemble en 2007, et leur dies natalis commun est le 6 décembre. 

 

 

Heliodoro Ramos García

1915-1936

 

Heliodoro était né le 29 octobre 1915 à Monleras (Salamanque, Espagne).

Il étudia quatre ans chez les Dominicains, puis entra chez les Salésiens, dans le séminaire desquels il fut admis à Carabanchel Alto. Mais ses difficultés dans l’étude poussèrent ses Supérieurs à l’orienter vers l’état de Coadjuteur, c’est-à-dire qu’il resterait dans la Congrégation salésienne comme frère consacré, mais sans l’ordination sacerdotale.

Dans une lettre à sa sœur datée du 27 janvier de la même année, il montrait déjà non seulement le sérieux de sa vocation, mais aussi les sentiments profonds qui l’animaient en face d’un possible martyre. 

Heliodoro fit sa consécration le 23 juillet 1936, le jour même où toute la communauté fut expulsée. 

Successivement, il fut arrêté avec cinq autres Confrères et leur directeur, don Miguel Lasaga : Esteban Vázquez Alonso, Florencio Rodríguez Guemes, Juan Lorenzo Larragueta Garay, Luis Martínez Alvarellos, Pascual Castro Herrera, tous nés en 1915.

Ces sept Salésiens furent fusillés dans la soirée du 6 décembre 1936, leur dies natalis, et furent béatifiés en 2007.

 

 

Florencio Rodríguez Guemes

1915-1936

 

Florencio naquit le 7 novembre 1915 à Quintanarruz (Burgos, Espagne).

Dès tout petit, il se montra très docile, et assidu aux célébrations paroissiales, assistant le curé comme servant de messe et comme sacristain.

Il entra chez les Salésiens successivement dans les maisons de Santander, Paseo de Extremadura et Sacré-Cœur de Madrid, de Carabanchel Alto, avant d’être novice à Mohernando (Guadalajara), où il fit profession en 1935.

C’était un jeune homme vif, impétueux, fervent, prêt à affronter n’importe quel danger.

Il avait à peine terminé sa première année de philosophie qu’éclata la révolution de 1936.

Du 14 au 23 juillet, il avait fait une retraite spirituelle avec tous les autres membres de la communauté, y compris une trentaine de jeunes novices.

D’abord expulsés de leur maison ce même 23 juillet, ils furent repris le 2 août et enfermés dans la prison de Guadalajara. Parmi les prisonniers se trouvaient, outre notre Florencio, cinq autres jeunes séminaristes (Esteban Vázquez Alonso, Heliodoro Ramos García, Juan Lorenzo Larragueta Garay, Luis Martínez Alvarellos, Pascual Castro Herrera) et leur directeur, don Miguel Lasaga. Le motif de cette arrestation était que la veille, ils ne s’étaient pas mis en rang, alors qu’on ne les avait pas appelés.

Ces sept Salésiens furent donc emprisonnés jusqu’à ce 6 décembre 1936, jour où ils furent tous fusillés, ainsi d’ailleurs que les quelque trois-cents prisonniers de Guadalajara. 

Florencio, avec ses cinq Compagnons et leur Directeur, furent béatifiés en 2007 ; leur dies natalis commun est au 6 décembre.

 

 

Narciso Pascual y Pascual

1917-1936

 

Il vint au monde le 11 août 1917 à Sarreaus de Tioira (Orense, Espagne), de Juan Antonio et Pilar, qui le firent baptiser dès le lendemain. Narciso eut cinq frères, dont Pedro et Antonio, de douze et dix-sept ans plus jeunes, et trois sœurs, dont Dolores qui avait neuf ans de moins que Narciso.

A quatorze ans, il entra à l’Ecole Apostolique vincentienne du sanctuaire de Notre-Dame des Miracles. Après deux années d’humanités, il se décida pour la maison de Guadalajara, comme frère convers, avec le nom de Frère Paúl.

Là il s’occupa de la cuisine, du réfectoire, de la porterie, qui lui donnèrent l’occasion de démontrer toute la gentillesse et la patience dont il était capable.

Souvent il priait le chapelet devant le Saint-Sacrement.

Après ce temps de postulat, il fut envoyé au séminaire de Hortaleza (Madrid), en 1933, puis à celui de Cuenca, où il émit les vœux perpétuels le 27 novembre 1935, jour anniversaire de la Manifestation de la Médaille Miraculeuse à la Rue du Bac de Paris (v. Catherine Labouré, 31 décembre).

Début 1936, les événements inquiétants se faisaient menaçants. Frère Paúl se réfugia chez une famille d’amis, puis au palais épiscopal, d’où il écrivit à ses parents son entière disposition à mourir pour le Christ.

Il partira ensuite pour la maison de Madrid, puis à Valdemoro, enfin Guadalajara.

(On pourra relire ici la notice Ireneo Rodríguez González, dont le Frère Paúl partagea pleinement le sort).

Le Frère Paúl, de dix-neuf ans, fusillé le 6 décembre 1936 avec ses trois autres Compagnons, fut béatifié avec eux en 2013.

Cette année-là, assistèrent à la cérémonie de béatification ses frères Pedro (prêtre lazariste) et Antonio et sa sœur Dolores.

 

 

Janos Scheffler

1887-1952

 

Janos était né le 29 octobre 1887 dans une famille d’origine hongroise implantée en Roumanie, à  Kalmand-Camin (Satu Mare). La famille comptait dix enfants.

Il entre au séminaire Pazmany Peter en 1906 et reçoit l’ordination sacerdotale en 1910. Son premier poste est à Ciumesti.

Envoyé à Rome, il y reçoit le doctorat de Droit en 1912. 

En 1914, il devient professeur de théologie au séminaire de Satu Mare. En 1922, les deux diocèses de Satu Mare et Oradea Mare sont unifiés et Janos devient le supérieur du nouveau séminaire, en même temps que professeur de Droit canonique et d’Histoire de l’Eglise.

En 1923, il est nommé à la paroisse de Moftinu Mare.

En 1925, il est chargé de la préparation des candidats au sacerdoce et participe au Congrès Eucharistique de Chicago.

A partir de 1945, il commence à s’élever contre la déportation d’Allemands en Union Soviétique. Il demande la libération d’Alexandru Rusu, l’évêque gréco-catholique de Maramures, arrêté par le régime communiste.

En 1950, tous les évêques catholiques de Roumanie sont arrêtés, et Mgr Scheffler aussi. Il refuse d’être ordonné évêque pour une «Eglise nationale roumaine», soumise au régime.

Dans la prison de Jilava, on déversa sur lui de l’eau bouillante et il mourut le 6 décembre 1952. On ne communiqua sa mort à Satu Mare qu’en 1953 et l’on put ensevelir ses restes dans la crypte de la cathédrale catholique en 1965. 

Il a été béatifié en 2011. Son dies natalis est le 6 décembre.

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