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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 00:00

11 DÉCEMBRE

 

II.

S Thrason, riche romain ; il aidait les Chrétiens et fut martyrisé à son tour (III.?).

III.

SS Victoricus et Fuscianus, martyrs près d'Amiens (IV.?).

IV.

S Damase, pape (366-384) : il rechercha l'indépendance du spirituel dans le monde romain, chargea s. Jérôme de la révision des textes de l'Evangile et du Psautier, et dirigea d'importants travaux pour organiser le culte des martyrs dans les catacombes.

S Barsabbas, martyr en Perse, tellement courageux, qu'un mage voulut mourir avec lui.

V.

S Sabinus, évêque à Plaisance pendant quarante-cinq ans, ami de s. Ambroise.

S Daniel le Stylite, syrien, établi près de Constantinople, thaumaturge ; il resta trente-trois ans sur sa colonne.

VII.

S Massona, évêque à Merida ; goth d'origine, d'une charité immense, il souffrit beaucoup des Ariens.

S Aupre (Avre), prêtre et ermite en Maurienne ; il fut victime de calomnies. 

XII.

B Davide de Himmerod, cistercien italien, d'abord à Clairvaux avec s. Bernard, puis à Himmerod, grand mystique.

XIII.

B Franco Lippi, carme de Sienne ; après une longue vie très relâchée, il recouvra la vue à Compostelle, vit la Sainte Vierge, se fit ermite, puis novice carme à soixante-dix ans.

XIV.

B Ugolino Magalotti, ermite du tiers-ordre franciscain, près de Camerino, thaumaturge.

XV.

B Girolamo Ranuzzi, de l'Ordre des Servites ; on l'appela l'ange de bon conseil et il y eut quantité de miracles à sa mort.

XVII.

Bx Martín Lumbreras Peralta (de saint Nicolas) et Melchor Sánchez Pérez (de saint Augustin), prêtres augustins espagnols martyrs à Nagasaki, béatifiés en 1989.

B Arthur Bell, prêtre franciscain anglais martyr, béatifié en 1987.

XX.

Bse Pilar Villalonga Villalba (1891-1936), laïque espagnole fusillée près de Valencia, béatifiée en 2001.

B Kazimierz Tomasz Sykulski (1882-1942), prêtre polonais, fusillé à Auschwitz, béatifié en 1999 (le 1er décembre au Martyrologe).

Ste María de las Maravillas Pidal y Chico de Guzmán (1891-1974), fille de l'ambassadeur d'Espagne au Saint-Siège, carmélite et fondatrice de divers couvents qu'elle appelait les maisons de la Vierge ; béatifiée en 1998, canonisée en 2003.

Victoricus et Fuscianus d’Amiens
3. siècle

Victoricus et Fuscianus auraient accompagné s.Denys (v. 3 octobre) en Gaule et auraient évangélisé le nord de la France. On a le droit de supposer qu’ils étaient prêtres.
Le préfet (peut-être légendaire) Rictiovarus les fit arrêter et conduire à Amiens, où ils furent torturés : l’ancien Martyrologe racontait qu’on leur enfila des tringles dans le nez et les oreilles, qu’on leur perça les tempes avec des clous brûlants, qu’on leur arracha les yeux et qu’on cribla leurs corps de flèches. Après quoi, ils furent décapités.
Cela pourrait avoir eu lieu vers 287 sous Maximien.
S.Fuscianus a donné son nom au monastère, puis à la ville de Saint-Fuscien (Somme).
Le Martyrologe Romain mentionne saints Victoricus et Fuscianus d’Amiens au 11 décembre.


Damase 1er
366-384

Damasius était apparemment d’une famille originaire d’Espagne. Son père fit carrière à Rome ; sa mère était Laurentia et sa sœur Irene.
Né vers 305, il était diacre à la mort du pape Libère (366).
L’élection de ce trente-septième pape fut mouvementée, et son adversaire, Ursinus, résista longtemps, jusqu’à ce qu’un bannissement l’expédiât définitivement en Germanie.
Si l’autorité du Siège apostolique (l’expression est de cette époque) s’affermit en même temps que le rayonnement de la Ville éternelle, Damase n’était pas le seul maître à Rome : il s’y trouvait encore des novatiens, des donatistes et des lucifériens avec leurs évêques respectifs.
En 377, un concile romain condamne Apollinaire de Théodicée, à la doctrine christologique douteuse : le Christ n’aurait pas eu d’âme humaine. D’autre part Damase n’accueillit pas la requête de Priscillien qui avait été condamné par un concile à Saragosse (380) ; Priscillien fut même exécuté sur ordre de l’empereur Maxime à Trèves.
Avec l’Orient, les relations étaient meilleures, grâce à la politique de l’empereur Théodose, aboutissant au concile de Constantinople (381), mais Damase ne put arriver à résoudre le problème d’Antioche où se querellaient deux évêques.
C’est le pape Damase qui invita saint Jérôme à établir la traduction officielle latine de la Bible, qui devint la Vulgate. Saint Jérôme devint pour ainsi dire le secrétaire du pape, mais dut se retirer plus tard en Palestine.
Signalons enfin le travail très important qui se fit sous le pape Damase pour restaurer et ouvrir les catacombes romaines et développer le culte des Martyrs.
Saint Damase mourut le 11 décembre 384, presque octogénaire, et eut pour successeur saint Sirice. 
Signalons que, sur la base de recherches scientifiques récentes, le texte latin de la Bible fut à nouveau révisé au siècle dernier, aboutissant à une nouvelle version officielle de la Vulgate, promulguée en 1979.


Sabinus de Plaisance
330-420

Sabiinus était né à Milan vers 330 et appartenait au clergé de cette ville ; il était connu pour sa formation théologique solide et sa fidélité à l’Eglise.
En 372, quand il n’était encore que diacre, il fut envoyé par le pape Damase (v. 10 déc.) en Orient, dans la ville d’Antioche, pour y exhorter la population et le clergé à rester fidèles à la foi orthodoxe romaine, contre les innovations et les dangers de la doctrine arienne. Au retour, il était porteur d’une lettre de s.Basile (v. 2 janv.) adressée à l’épiscopat occidental d’Italie et de Gaule.
Il ne tarda pas à être ordonné prêtre, s’il est vrai que son épiscopat commença dès 375. Il était le deuxième évêque de Plaisance.
En 381 et 390, il participa aux conciles d’Aquilée et de Milan.
On connaît plusieurs lettres que lui écrivit s.Ambroise (v. 7 déc.), par lesquelles on se rend compte de la grande amitié qui les liait. C’est ainsi qu’on apprend que s.Ambroise lui envoya des traités, sur lesquels il lui demande son avis ; ou aussi que s.Paulinus de Nole, avec son épouse, a vendu ses biens pour les distribuer aux pauvres (v. 22 juin).
On raconte que, lors d’une menaçante inondation du Pô, Sabinus aurait rédigé une «menace» au fleuve, lui intimant l’ordre de ne plus détruire les cultures et les habitations ; il aurait jeté dans l’eau cet ordre, auquel le Pô aurait désormais obéi.
Sabinus mourut en 420, nonagénaire, après un épiscopat de quarante-cinq ans.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Sabinus de Plaisance au 11 décembre.


Daniel Stylite
409-493

Il naquit près de Samosate, Syrie, auj. Samsat, Turquie SE).
Sa mère, longtemps stérile, l’obtint à force de prier et vint l’offrir à l’higoumène (supérieur) du monastère voisin quand il eut cinq ans. C’est ce moine qui lui donna le nom de Daniel.
A douze ans (422), Daniel reçut l’habit monastique dans un autre monastère. Souhaitant connaître Siméon le Stylite sur sa colonne (v. 27 juil.), il put venir en Syrie avec son supérieur : on disposa une échelle pour permettre au jeune garçon de monter sur la colonne de Siméon, qui lui donna sa bénédiction.
Daniel devint à son tour higoumène ; mais toujours attiré par la sainteté de Siméon, il se fit remplacer au monastère et s’en vint trouver Siméon ; il pensait aller jusqu’à Jérusalem, lorsqu’un mystérieux vieillard lui suggéra de se rendre plutôt à Constantinople. Daniel s’installa dans un oratoire Saint-Michel ; il chassa une troupe de démons qui infestaient l’endroit, il guérit l’archevêque qui était malade, et beaucoup de personnes - pieuses ou curieuses - voulurent le voir. Cette vie dura neuf années.
En 460, Daniel apprit dans une extase la mort de Siméon le Stylite ; peu après, un moine nommé Sergios vint lui apporter la tunique de Siméon. Daniel se fit alors construire une colonne.
Le propriétaire du terrain sa fâcha contre Daniel : une grêle détruisit sa vigne, si bien que le propriétaire, se ravisant, proposa à Daniel de lui construire une colonne plus vaste. De partout on recourait à la prière de Daniel : un possédé fut délivré, un consul fut guéri, l’empereur obtint un fils héritier.
Le patriarche Gennadios vint en personne ordonner prêtre Daniel. L’empereur Léon 1er venait volontiers le consulter pour les décisions à prendre ; le bruit courut que le Vandale Genséric allait attaquer Alexandrie d’Egypte : Daniel persuada l’empereur et la population qu’il n’en serait rien.
L’empereur construisit près de la colonne un monastère.
Le nouvel empereur, Zenon, fut un moment détrôné par un usurpateur nommé Basilisque ; à la prière de Daniel, la tour du palais s’écroula : Basilisque se soumit et rendit bientôt le trône à Zenon.
Daniel opéra de nombreux miracles ; souvent, il répondait par écrit et sa réponse, déposée sur le malade, apportait la guérison.
Un hiver, le vent emporta la tunique de Daniel : il resta nu sous la neige. On le réanima par des frictions d’eau chaude ; Daniel était resté en extase, il voyait Siméon. Après cet épisode, l’empereur fit construire un toiton en métal au-dessus de la colonne.
Sept jours avant sa mort, Daniel réunit les moines. La nuit du 10 au 11 décembre 493, il célébra encore les Saints Mystères et donna la communion à tous les moines. Il mourut le 11 dcembre, âgé de plus de quatre-vingt quatre ans. Il était resté trente-trois ans sur sa colonne.
A ce moment-là, un possédé fut délivré ; l’archevêque put monter vénérer la dépouille de Daniel, au moyen d’un escalier en spirale qu’on éleva pour lui ; il y eut tant de monde pour voir une fois encore le Stylite, que l’échaffaudage s’écroula, mais sans faire de victimes.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Daniel Stylite au 11 décembre.

Davide de Himmerod
1100-1179

Il naquit vers 1100 à Florence (Italie C).
Après avoir commencé ses études, à Paris croit-on, il fut conquis par l’idéal cistercien et entra à l’abbaye de Clairvaux.
Au terme de son noviciat, les moines le jugèrent incapable de supporter physiquement les austérités de la Règle, car il n’avait pas une bonne santé, et le laissèrent libre. Mais Davide était bien résolu à suivre l’appel reçu dans son cœur : il resta près de la porte, et sa persévérance convainquit saint Bernard (v. 20 août) de l’accepter contre l’avis des autres moines. 
En 1134, il fut même de ceux qui partirent fonder dans le diocèse de Trèves. Il y eut un essai à Winterbach, puis on préféra Himmerod, en pleine forêt, là où même les bêtes n’avaient plus peur d’être rejointes par les chasseurs.
Parfait héros de la contemplation, Davide étonna tous les moines par ses extases, son ignorance totale du monde, et même son observance totale de la Règle, malgré sa «faible santé».
Au réfectoire, il s’absorbait tellement en prière et en méditation, qu’il ignorait totalement qu’il était à table ; il fallait le secouer. D’ailleurs, il mangeait très peu, et s’il prenait un peu de vin, le breuvage était tellement coupé qu’on n’y pouvait trouver ni le goût du vin, ni le goût de l’eau.
Les miracles furent au rendez-vous. On raconte plusieurs cas de libération de possédés. Davide obtint la recomposition totale du visage d’un moine convers prémontré, qui souffrait terriblement d’une malformation.
A un autre frère prémontré, Davide conseilla un «remède» fort judicieux : méditer, en les rapprochant des sept sceaux de l’Apocalypse (Ap 6 et 8) les sept mystères du Christ : Incarnation, Nativité, Transfiguration, Passion, Résurrection, Ascension, Pentecôte.
Souvent, on le vit fixer les yeux sur le soleil, comme un aigle.
L’abbaye de Himmerod était restée fidèle au pape légitime ; l’empereur, courroucé, enjoignit aux moines ou d’adhérer à l’antipape ou de partir. Davide conseilla plutôt aux moines d’aller chanter l’antienne à Magnificat des premières vêpres du dernier dimanche de novembre ; le texte disait : Toi qui contiens les trônes des cieux et regardes les abîmes, Seigneur, roi des rois, toi qui tiens la terre dans ta main, exauce-nous. On suivit son conseil, et peu après l’empereur lui-même leur envoyait une lettre les invitant à rester.
Davide mourut, après avoir annoncé sa mort, le 11 décembre 1179, victime d’une épidémie qui enleva trente moines.
Les miracles continuèrent. Davide apparut à un moine pour lui annoncer qu’il était déjà dans la gloire du Ciel.
Il n’y eut pas de béatification officielle, mais une approbation tacite de culte en 1734.
L’abbaye cistercienne de Himmerod, consacrée en 1178, fut détruite en 1735 et remplacée par une grande église baroque, complètement restaurée récemment. On pourrait regretter qu’on n’eût pas repris les plans d’origine. Y vivent une quinzaine de moines.


Franco Lippi
1211-1291

L’histoire de Franco appartient à ces récits inimaginables où foisonnent les grâces extraordinaires. Un esprit rationaliste a du mal d’imaginer, encore moins d’accepter tant de miracles, mais les humbles savent qu’à Dieu, rien n’est impossible (Lc 1:37).
Franco naquit en 1211 à Grotti (Sienne, Italie C).
Fainéant et dissipé, il n’apprit rien à l’école, sauf peut-être un peu à lire. Il se fit corroyeur.
A la mort de son père, il laissa tout et s’adonna à tous les vices possibles, en compagnie d’une bande d’aventuriers. Sa mère en mourut de chagrin.
Il se mit à jouer. Ayant tout perdu, il joua même ses yeux, et perdit la vue. Il avait alors la soixantaine.
L’épreuve le fit réfléchir et il se fit conduire à Compostelle, où il recouvra la vue.
Il fit ensuite de nombreux pèlerinages : Rome (où le pape lui accorda l’indulgence plénière), Bari, Monte Gargano, Catane et Syracuse, et revint à Sienne.
La Sainte Vierge lui apparut ; il s’installa à l’écart de la ville, près des remparts. On lui remit cinq ducats, qu’il remit tout de suite à une pauvre veuve. Nouvelle apparition de la Vierge, qui le félicita de son abnégation.
On commençait de connaître son «cas», mais on s’en moquait aussi un peu. Durant un repas où il fut invité, quelqu’un le prit à partie : Je croirai à tes vertus quand ce chapon retrouvera ses plumes et la vie. Franco pria, et le coq chanta.
Dans sa cabane, il eut maintes fois la visite du Démon. Il le chassa en se roulant dans les épines, en se jetant dans l’eau froide et en se flagellant, enfin par un signe de croix. 
La Sainte Vierge l’encouragea à prendre l’habit du Carmel. Il avait soixante-dix ans, et on hésita à l’accepter. Après cinq années, le prieur soumit son cas aux moines, qui virent arriver un beau jeune homme, un ange, apportant l’habit pour Franco, et qui ensuite disparut.
Heureux, Franco redoubla encore ses mortifications, pour expier ses fautes de jeunesse et s’unir à la Passion du Christ. Collier de fer autour du cou, cercles de fer autour des bras, des cuisses et des jambes, cotte de mailles, bonnet de fer, et en plus une balle de plomb dans la bouche, pour éviter de trop parler.
Les miracles furent nombreux, guérisons, prédictions…
Se sentant indisposé début décembre, il mourut le 11 décembre 1292, et fut aussitôt vénéré. Un aveugle de naissance fut guéri près du corps de Franco. On ne comptait plus les nombreux autres miracles.
En 1308, fut autorisée une translation de ses reliques. Le bienheureux Franco est commémoré au 11 décembre dans le Martyrologe.


Ugolino Magalotti
1300-1373

Ugolino, le petit Hugues, naquit vers 1300 à Fiegni (Marches, Italie CE), du seigneur Magalotto et de Lucia, qui mourut de l’accouchement.
Vers 1313 mourut aussi son père. Mais le garçon savait déjà se conduire responsablement et traversa l’adolescence sans se laisser prendre par le monde. 
Il aurait demandé en mariage une jeune fille qui en réalité entra chez les Clarisses. 
A vingt ans, pour suivre le conseil évangélique de pauvreté, il vendit son héritage. Il aurait alors tenté une expérience chez les Bénédictins, mais préférant un idéal plus dépouillé, se retira dans une grotte voisine de Fiegni. Il devait y rester jusqu’à la mort.
Il mangeait un peu de pain, des herbes et des racines. Il buvait à une source, que certains affirment avoir surgi sur la prière d’Ugolino.
Il ne semble pas fondé qu’Ugolino fît partie du Tiers-Ordre franciscain ; il en aurait plutôt été un précurseur.
Il fut violemment et souvent attaqué par le Démon, qu’il vainquit par la prière constante.
On vint lui demander des conseils, des prières ; il guérit un boiteux de naissance, un homme qui avait perdu un œil en travaillant le bois ; il libéra des possédés.
Au bout d’une trentaine d’années de cette vie, Ugolino mourut le 11 décembre 1373.
Son culte fut approuvé en 1855.


Girolamo Ranuzzi
1410-1468

Girolamo (Jérôme) naquit vers 1410 à Sant’Angelo in Vado (Pesaro, Italie CE), d’Angelo Ranuzzi ou Ranucci, un brave homme auquel on avait confié la garde d’une église.
Entré chez les Servites de Marie, Girolamo se prépara au sacerdoce ; il reçut le doctorat de philosophie et de théologie, à Bologne, croit-on, et fut ordonné prêtre.
Revenu au couvent de Sant’Angelo in Vado, il en devint prieur.
Sa doctrine devait être reconnue, car il était cité souvent à son époque. On parlait partout du «bachelier de Sant’Angelo» ou aussi de l’ange de bon conseil. Le duc d’Urbino le prit comme conseiller et Girolamo dut se plier par obéissance à quitter le couvent pour aller vivre à la cour du duc. C’est ainsi qu’il négocia au nom du duc avec le Vatican.
En 1462, il entreprit la construction du nouveau monastère de Sant-Angelo in Vado, pour les moniales.
Il mourut le 11 décembre 1468, entouré d’une grande réputation d’ascète, et son corps resta incorrompu.
Les nombreux miracles incitèrent le pape à le proclamer bienheureux en 1775.


Martín Lumbreras Peralta
1598-1632

Il était né le 8 novembre 1598 à Saragosse, de famille noble, et fut baptisé le 10 novembre (la date du 8 décembre, parfois proposée, est donc une erreur).
Entré dans l’Ordre augustin à Borja, il fit la profession à Saragosse en 1619 avec le nom de Martín de Saint-Nicolas et, en 1622, partit pour les Philippines. 
Le voyage passait par le Mexique, et c’est là qu’il fut ordonné prêtre.
Les Supérieurs le nommèrent sacristain au couvent de Manille, puis maître des novices pendant huit ans.
Il y développa beaucoup la dévotion envers Notre-Dame de la Colonne (del Pilar : une dévotion remontant à l’apparition de la Vierge Marie à l’apôtre saint Jacques pour le réconforter).
Son désir intime était cependant d’aller encourager les communautés japonaises persécutées. Il obtint la permission de partir pour le Japon, et quitta Manille en août 1632, accompagné de son collègue et ami, Melchior de Saint-Augustin (voir sa notice).
Il y eut une altercation entre les marchands chinois qui les avaient conduits, de sorte qu’à peine arrivés certains d’entre eux les dénoncèrent aux autorités de Nagasaki.
Les deux Religieux en furent informés et allèrent vite se cacher dans la montagne, où un autre Confrère les reçut, et commença tout de suite à leur enseigner la langue.
Mais leur zèle était plus fort : ils s’aventurèrent dans la ville proche, où ils furent vite reconnus et arrêtés, le 3 novembre 1632.
Le gouverneur tenta de les faire apostasier. Tout effort de sa part étant inutile, il les condamna à être brûlés vifs.
Les deux Religieux furent attachés à des poteaux en face du brasier, de sorte qu’ils devaient être asphyxiés petit à petit, mais aussi, éventuellement, pour leur laisser le temps d’apostasier et de repartir libres.
A l’étonnement de ceux qui étaient présents, le père Martín «résista» dix-huit heures avant de rendre le dernier soupir, fidèle à l’Eglise et à son sacerdoce, tandis que son Compagnon mourut dès les premières heures du supplice, qui eut lieu le 11 décembre 1632.
Ils furent tous deux béatifiés en 1989.


Melchor Sánchez Pérez
1599-1632

Il était né en novembre 1599 à Grenade (Espagne).
Entré dans l’Ordre augustin, il fit la profession dans cette même ville en 1618 avec le nom de Melchor de Saint-Augustin et, en 1621, partit pour les Philippines. 
Le voyage passait par le Mexique et c’est là que Melchor fut ordonné prêtre.
Arrivé aux Philippines, il se mit à apprendre les dialectes locaux des Tagalog et des Hisaya, et fit de l’apostolat dans les missions de Mindanao, l’endroit le plus difficile de l’archipel.
A Manille, il prêcha pour les Espagnols, jusqu’en août 1632, date à laquelle, selon son désir, il partit pour le Japon, avec son confrère et ami Martín Lumbreras Sanchez Perez Peralta (voir sa notice).
Il y développa beaucoup la dévotion envers Notre-Dame de la Colonne (del Pilar : une dévotion remontant à l’apparition de la Vierge Marie à l’apôtre saint Jacques pour le réconforter).
Il y eut une altercation entre les marchands chinois qui les avaient conduits, de sorte qu’à peine arrivés certains d’entre eux les dénoncèrent aux autorités de Nagasaki.
Les deux Religieux en furent informés et allèrent vite se cacher dans la montagne, où un autre Confrère les reçut, et commença tout de suite à leur enseigner la langue.
Mais leur zèle était plus fort : ils s’aventurèrent dans la ville proche, où ils furent vite reconnus et arrêtés, le 3 novembre 1632.
Le gouverneur tenta de les faire apostasier. Tout effort de sa part étant inutile, il les condamna à être brûlés vifs.
Les deux Religieux furent attachés à des poteaux en face du brasier, de sorte qu’ils devaient être asphyxiés petit à petit, mais aussi, éventuellement, pour leur laisser le temps d’apostasier et de repartir libres.
A l’étonnement de ceux qui étaient présents, le père Martín «résista» dix-huit heures avant de rendre le dernier soupir, fidèle à l’Eglise et à son sacerdoce, tandis que le père Melchior mourut dès les premières heures du supplice, qui eut lieu le 11 décembre 1632.
Ils furent tous deux béatifiés en 1989.


Arthur Bell
1590-1643

Né le 13 janvier 1590 à Temple-Broughton (Worcester, Angleterre centrale), Arthur était le fils d’un avocat, William Bell, qui mourut en 1598.
Arthur fut confié par sa mère à son frère, Francis Daniel, d’Acton (Suffolk), un homme important, studieux et croyant. 
En 1514, Arthur rejoignit le Collège anglais de Saint-Omer pour se préparer au sacerdoce. Il compléta ses études en Espagne.
En 1618, il reçut à Ségovie l’habit franciscain, et y acheva son noviciat.
En Espagne, le père Arthur écrivit : Histoire, Vie et Miracles de saint Juan de la Croix, ainsi qu’une Brève instruction pour entendre la Messe.
Après son ordination sacerdotale, il fut appelé à restaurer la province franciscaine d’Angleterre. La première communauté franciscaine s’établit à Douai et il en fut le gardien (c’est-à-dire le supérieur). Il y enseigna également l’hébreux.
En 1632, Arthur fut envoyé en Ecosse pour tenter d’y restaurer l’Ordre franciscain, mais il dut repartir en Angleterre en 1637, et devait y travailler jusqu’en 1643.
Il est dit que le 12 octobre 1642, il se trouva auprès du martyr Thomas Bullaker, qui lui prédit son prochain martyre. En novembre 1643, il fut arrêté, suspecté d’être un espion. Une fouille révéla qu’il était prêtre romain catholique, raison suffisante pour le faire enfermer à Newgate, la tristement célèbre prison. Trois «témoins» déposèrent contre Arthur, qui fut condamné à mort.
Les actes du procès montrent combien il était dévoué à la cause du Catholicisme, et disposé à souffrir pour la Foi. Quand il entendit la sentence, il entonna un solennel Te Deum, et remercia chaleureusement les juges pour la faveur qu’ils lui faisaient de mourir pour le Christ.
Le père Arthur Bell fut donc pendu, éviscéré et écartelé le 11 décembre 1643 à Londres.
Il a été béatifié en 1987.

 

Pilar Villalonga Villalba
1891-1936

Cette Demoiselle était née le 22 janvier 1891 à Valencia (Espagne) et fut baptisée dès le lendemain.
Elle était l’aînée de six enfants, et fut donc le bras droit de sa pieuse maman.
En 1901, elle reçut la Première communion.
Le nom qu’elle porta était lié à Notre-Dame de la Colonne (pilar en castillan), un sanctuaire fameux de Saragosse, qui remonte à une apparition de la Vierge Marie à l’apôtre saint Jacques.
La vie de Pilar était toute chrétienne, toute fidèle à l’Eglise, au service des autres par son engagement dans l’Action Catholique et d’autres associations de bienfaisance.
En particulier, au moment de la guerre civile de 1936, elle n’hésita pas à ouvrir sa maison aux prêtres poursuivis.
Elle fut découverte et mise en prison le 30 août. Condamnée à mort, elle se fit apporter son plus bel habit pour aller à la rencontre de son cher Epoux céleste, le Christ.
Elle fut assassinée à Burjassot (El Saler, Valencia), le 11 décembre 1936.
Elle fait partie des Martyrs espagnols béatifiés en 2001.


Kazimierz Tomasz Sykulski
1882-1941

Né le 29 décembre 1882 à Końskie (Świętokrzyskie, Radom, Pologne), Kazimierz était le fils de Michał et Tekla Cybińskich, qui eurent neuf enfants.
Il reçut le baptême le 31 décembre.
Après la mort de son père, son frère aîné s’occupa de ses petits frères et sœurs.
Kazimierz fit de bonnes études (à la maison) et entra directement en deuxième année au lycée de Sandomierz. Il étudia le droit, la philologie, les langues (russe, latin, grec, français, allemand) et reçut son diplôme en 1899.
Puis il fréquenta le séminaire de Sandomierz, où il se montra excellent en toutes les matières, mais aussi par sa personne. 
Il fut tonsuré en 1901, reçut les ordres mineurs en 1902, le sous-diaconat en 1904, le diaconat et le sacerdoce en 1905.
Après son ordination sacerdotale, il fut vicaire à Radoszyce, puis à Wierzbica. Puis il fut envoyé pour d’autres études à Saint-Pétersbourg, de 1908 à 1911, où il reçut le diplôme avec d’excellentes appréciations.
Son ancien curé devint alors évêque et le nomma d’abord à Solec, puis à la cathédrale de Sandomierz, ainsi que comme aumônier de prison, mais pour très peu de temps. Puis il passa à Słupia, à Radom, enfin à Skarżysku-Bzinie, où se trouvaient plusieurs écoles. Il fut nommé par l’administration russe directeur de l’école pour filles Helen Wagner, puis de l’école Saint-Paul, où le personnel était russe.
Lors de la guerre en 1915, les écoles passèrent sous domination autrichienne ; le père Kazimierz fut nommé responsable de l’organisation des œuvres charitables municipales, pour distribuer des vivres. Il s’employa aussi à ouvrir d’autres écoles polonaises, pour développer l’instruction au-delà de l’école primaire. C’est ainsi que s’ouvrit un lycée, pour lequel il chercha un personnel enseignant de haut niveau.
L’inscription à ces écoles ne pouvant pas être gratuite, le père Kazimierz organisa une caisse qui recueillait des fonds pour les élèves pauvres ; lors de funérailles d’un Confrère, il demanda que l’argent qui aurait été dépensé pour des fleurs soit consacré aux frais de scolarités d’élèves peu fortunés.
Il est à remarquer que les élèves étaient en majorité d’origine ouvrière ; beaucoup étaient Juifs.
Le bien que fit ainsi le père Kazimierz pour la formation spirituelle et l’instruction des élèves, fit que, lorsque le bruit courut en 1917 qu’il allait être nommé ailleurs, les parents adressèrent une pétition à l’évêque pour qu’il leur laissât leur curé.
La nomination arriva tout de même, mais le père Kazimierz fut nommé membre honoraire de l’école. Par la suite, tout en étant à Policzna et Radom, il venait souvent revoir son école, à cheval.
A la fin de la guerrre, quand la Pologne retrouva son indépendance, il fit partie de la Diète législative constituante, de 1919 à 1922.
En 1920, il fut aumônier militaire, et reprit son activité pastorale à Radom.
Il reçut ensuite la dignité de Camérier secret du pape (une dignité qui n’existe plus aujourd’hui), celle de chanoine du chapitre de Opatowie et devint, en 1927, inspecteur pour les écoles.
En 1929, il fut nommé curé de son village natal, où son activité ne s’arrêta pas : Dames de la Charité, Congrès eucharistiques de Radom et Budapest, consulteur, doyen du chapitre d’Opatowie.
En 1938, le gouvernement lui remit la Croix en or du Mérite.
Lors du déclenchement de la guerre en 1939, l’hôpital fut un chaos, sans eau, sans lumière, et les blessés affluaient. Mgr Sykulski déploya tout son zèle pour être auprès de chacun comme prêtre, mais aussi comme frère, comme soutien, aidant les Religieuses à apporter de l’eau dans des seaux.
Dès que l’armée nazie entra dans Radom, le 8 septembre 1939, il fut arrêté avec d’autres otages. On les mit dans une pièce de la mairie, où ils n’avaient qu’un peu de paille pour s’étendre. Mais on les relâcha peu après.
Mgr Kazimierz organisa aussitôt des soupes populaires, des soins pour les mères et les enfants, une assistance pour les prisonniers.
Le 8 novembre, il fut de nouveau arrêté par les Nazis, et de nouveau relâché. Il reprit ses activités. On le prévint qu’il était surveillé par les Nazis, mais il répondit que sa place était là, et que son sort était entre les mains de Dieu.
En 1940, s’attendant à être de nouveau arrêté, il écrivit son testament, où il notait qu’il désirait être enterré auprès de sa mère.
En 1941, il s’attendait au martyre. La Gestapo l’arrêta, pour la troisième fois, le 1er octobre.
Il fut mis en prison à Radom, où on l’interrogea. Il fut terriblement battu, mais ne trahit personne. On lui demanda, en vain, les noms des adhérents aux associations catholiques. Il sortait des interrogatoires le visage en sang. Rien ne l’abattit, c’est lui qui continuait à relever le moral des autres prisonniers.
Des autorités, religieuses et civiles, intervinrent pour le faire libérer. La réponse fut négative, au motif que Mgr Kazimierz appartenait à une organisation secrète anti-allemande, qu’il avait fomenté des activités patriotiques et politiques contraires aux intérêts de l’Allemagne, et qu’il avait été pour cela condamné à mort. Toutefois, la peine de mort avait été commuée en détention en camp de concentration.
Le 24 octobre 1941, le prélat fut transporté à Auschwiz-Birkenau, où il porta le numéro 21962.
Il était alors encore en assez bonne forme et dut d’abord travailler aux fondations de la nouvelle caserne. Sa santé déclina cependant et, s’il écrivit à sa sœur qu’il était en bonne santé, c’était uniquement pour pouvoir envoyer un mot à sa famille.
Au matin du 11 décembre 1941, il fut «appelé» avec quelques autres. Ne pas être envoyé au travail signifiait être conduit à l’exécution, par fusillade ou par pendaison. Il faisait très froid. 
Le père Kazimierz murmura quelques mots à son voisin, sans doute les paroles de l’absolution ; il remit son chapelet à un autre prisonnier, un professeur de l’université Jagellone. Il fut ensuite fusillé et son corps brûlé.
Plus d’un mois plus tard, les autorités du camp avertirent sa sœur qu’il était mort à cause de son activité anti-allemande.
Mgr Sykulski mourut le 11 décembre 1941 (la date du 1er décembre, au Martyrologe, est apparemment une erreur).
En 1946, le gouvernement lui décerna la Médaille militaire du Mérite.
Mgr Kazimierz Sykulski fut béatifié en 1999.


María Maravillas Pidal y Chico de Guzmán
1891-1974

Née le 4 novembre 1891 à Madrid, María reçut au baptême, le 12 novembre suivant,  le nom de María Maravillas, «Marie des Merveilles» : Notre-Dame des Merveilles est patronne de Cahegin (Murcia). 
María était de famille noble :
Son père, Luis Pidal y Mon, second marquis de Pidal, fut Ministre du Développement, et plus tard Ambassadeur près le Saint-Siège ; il a toujours eu le souci d’aider l’Eglise et les religieux. Il avait un frère, Alejandro, philosophe, avec lequel il fonda l’Unión Católica, un parti politique très apprécié par le pape Léon XIII et les évêques espagnols. 
Sa mère, Cristina Chico de Guzmán y Muñoz, était nièce du comte de Retamoso et petite-nièce du duc de Riánsares, de la Reine (celle-ci fut sa marraine) et des marquis de Remisa.
María reçut la Confirmation en 1896, et la première Communion en 1902.
Très tôt attirée par la vie consacrée (elle fit à cinq ans le vœu de chasteté), elle eut l’occasion de lire les écrits de sainte Thérèse d’Avila et de saint Jean de la Croix (voir aux 15 octobre et 14 décembre).
Durant son adolescence, Mara, qui était très intelligente, sut se cultiver, apprit les langues, mais donna aussi de son temps aux œuvres de charité, allant dans des familles pauvres et marginalisées pour leur apporter quelque confort. 
Son père tomba malade sur ces entrefaites, et María le soignit avec grand amour filial. A la mort de celui-ci (1913), la maman était un peu contrariée à la pensée de l’éloignement de sa fille.
Toutefois, écoutant l’appel de Dieu, María entra en 1919 chez les Carmélites de l’Escorial, et prit le nom de María Maravillas de Jésus. Elle fit les premiers vœux en 1921.
En 1924, elle s’installe avec trois autres Religieuses carmélites dans une maison de Getafe, où elle fait sa profession solennelle, en attendant la fin de la construction du nouveau couvent prévu dans cette ville.
En 1926, elle est prieure du nouveau couvent El Cerro de los Ángeles (Colline des Anges), près du monument du Sacré-Cœur, qui devait être un lieu de prière et d’immolation pour l’Eglise et l’Espagne. C’est auprès de ce monument que le roi Alphonse XIII avait consacré son pays au Sacré-Cœur (30 mai 1919).
Dès 1931, Mère Maravillas passe plusieurs heures chaque nuit en prière pour l’Espagne, où s’accumulent les nuages de la persécution. Elle demande au pape (et obtient) la permission de sortir si nécessaire, elle et sa communauté, pour chercher refuge quelque part.
En 1933 elle fonde un Carmel à Kottayam (Inde), qui fut le point de départ d’autres couvents en Inde.
En 1936, les Carmélites, expulsées, se réfugient d’abord chez les Ursulines de Getafe, puis se cachent pendant plus d’une année dans un étage de la rue Coello de Madrid. Menaces, contrôles : à leur grand étonnement, elles n’eurent pas la grâce du martyre.
En 1937, elles purent passer en France, à Lourdes, avant de retourner en Espagne à Las Batuecas (Salamanque), où elles fondèrent un nouveau couvent.
En 1938, Maravillas fit le vœu de rechercher toujours la perfection.
En mars 1939, elle put revenir au Cerro, reconstruit après avoir été totalement détruit durant la Révolution.
Successivement, elle ouvrira jusqu’à sept nouveaux Carmels, qu’elle appela les «maisons de la Vierge». L’avant-dernier en date sera celui où elle sera élue prieure et où elle s’éteindra (La Aldehuela, Getafe). Mère Maravillas enverra des sœurs à un carmel en Equateur et dans quatre autres en Espagne. Ces Carmels vivaient selon l’esprit de la règle de sainte Thérèse d’Avila : couvents petits, grande pauvreté, travail manuel permettant quelques revenus pour la subsistance. On reprocha parfois à la Mère Maravillas cette pauvreté de bâtiments et de mobilier, les murs nus, mais la sainteté de vie parla pour elle et convainquit les plus hésitants.
Elle aidera aussi les Pères Carmes à construire leur couvent près de Tolède.
A La Aldehuela, elle fondera aussi un collège, une maison pour les pauvres, et tout un quartier de deux-cents maisons avec leur église.
Mère Maravillas fut une grande mystique. Elle traversa de grandes épreuves intérieures, des  moments de doutes : mais elle mit toute sa confiance à accomplir la volonté de Dieu. Elle voulait surtout correspondre à l’amour du Christ et le manifestait par sa grande dévotion au Sacré-Cœur.
Ses filles l’aimaient. Mère Maravillas montrait en tout un esprit équilibré, serein, délicat ; elle transmettait la joie et la paix ; elle ne s’imposait pas et demandait à chacune son point de vue. Elle se mortifiait, dormant peu, sur la dure.
María Maravillas souffrit de pneumonies à répétition. En 1972, elle se remet d’un arrêt cardiaque, puis de graves problèmes respiratoires usent ses dernières forces. Les Sœurs doivent deviner de quoi elle a besoin, car elle ne demande jamais rien.
Elle reçut l’Onction des Malades et la Viatique le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception. Au moment de mourir, le 11 décembre 1974, elle répétait : Quelle joie de mourir Carmélite !
Elle fut béatifiée en 1998 et canonisée en 2003. A cette occasion, un de ses petits-neveux fit la première Communion.
Les deux miracles ayant permis la béatification et la canonisation eurent lieu en Espagne et en Argentine.
Celui d’Argentine se passa comme suit. Le 19 juillet 1998, le petit Manuel (dix-huit mois) tombe dans un bassin et y séjourne vingt-cinq minutes avant d'être emmené en coma profond à l'hôpital où la réanimation est pratiquée sans espoir. Sa mère Alicia se met à prier Mère Maravillas et reçoit une grande paix : Je n'ai désespéré qu'entre la porte de la piscine et l'hôpital. L'enfant recrache des quantités d'eau très sale et le médecin annonce des séquelles neurologiques très sévères. Transporté à l'hôpital pour enfants, on informe la mère qu'il restera, s'il survit, dans un état végétatif. Vous ne savez pas ce qui va se passer, réplique-t-elle. Au matin, sous le regard stupéfait des médecins, Manuel s'éveille et, voyant Alicia, parle : Maman ! Il quitte le service de soins intensifs et est mis en observation. Le médecin des urgences appelle pour savoir s'il est mort ; quand on lui annonce que son état est absolument normal, le docteur s'étonne : Il ne peut s'agir de l'enfant dont je parle. La nouvelle se répand dans tout l'hôpital : C'est un miracle !

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