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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 00:00

 

17 DÉCEMBRE

 

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S Maxenceul, premier curé à Cunault.

S Briac, moine irlandais venu en Armorique.

VI.

S Modestus, patriarche à Jérusalem ; il restaura l'Eglise ravagée par Chosroès et reçut la Sainte Croix rapportée par Héraclius.

VII.

SS soldats (cinquante), défenseurs de Gaza, massacrés à Eleuthéropolis, dont on connaît les quarante-sept suivants : 

  • de la cohorte des Scythes : Eugenios, cinq nommés Georgios, sept nommés Ioannis, Kyriakos, Mouselios, deux nommés Pavlos, Philoxenos, Photinos, Sergios, Stephanos, trois nommés Theodoros, Theopemptos, deux nommés Zitas ; 
  • de la cohorte des Volontaires : Abramios, Caiumas, Conon, Epiphanios, deux nommés Georgios, quatre nommés Ioannis, Marinos, Marmisis, Pavlinos, Pavlos, Sergios, Stephanos, deux nommés Theodoros, Theodosios, Thomas.

S Judicaël, roi en Bretagne ; très aimé, il abdiqua pour passer les vingt dernières années de sa vie au monastère de Gaël, près de Vannes.

VIII.

Ste Begga, fille de Pépin de Landen et de sainte Itte, sœur de ste Gertrude de Nivelles ; quand son mari Andégise, fils de s. Arnould de Metz, fut assassiné, elle fonda le monastère de Andenne.

S Sturmi, premier abbé à Fulda, protégé par s. Boniface (qui est enterré à Fulda). 

Ste Tetta, abbesse à Wimborne.

IX.

S Eigil, abbé à Fulda.

X.

S Cristoforo de Collesano, moine au Monte Mercurio.

XII.

Ste Wivine, abbesse à Grand-Bigard.

XIII.

S Jehan de Mata, provençal, fondateur de l'ordre de la Très-Sainte-Trinité pour le rachat des captifs, aidé en cela par l'illustre s. Félix de Valois, qui n'aurait jamais existé.

XIX.

Bse Emilie d’Oultremont (Marie de Jésus), jeune veuve belge, fondatrice des Sœurs de Marie Réparatrice, béatifiée en 1997 ; le Martyrologe la mentionne au 22 février, sa fête liturgique.

XX.

S José Manyanet y Vives (1833-1901), prêtre espagnol, fondateur de l'Institut des Fils de la Sainte Famille, pour l'instruction de la jeunesse, et de l'Institut des Filles Missionnaires de la Sainte-Famille-de-Nazareth ; dans son école, il accueillait aussi les enfants qui ne pouvaient pas payer ; béatifié en 1984 et canonisé en 2004.

Bse Matilde Téllez Robles (du Sacré-Cœur, 1841-1902), fondatrice espagnole de la Congrégation des Filles de Marie-Mère-de-l'Eglise, béatifiée en 2004.

B Henri Cormier (Hyacinthe-Marie, 1832-1916), dominicain français ; supérieur général, il fonda l'Université Pontificale Saint-Thomas à Rome ; durant la crise moderniste, il resta fidèle à Rome et respectueux des personnes ; béatifié en 1994.

 

  

Emilie d’Oultremont

1818-1878

 

Emilie fut la troisième des quatre enfants d’Emile-Charles d’Oultremont et Marie-Charlotte de Lierneux de Presles, des aristocrates belges très catholiques.

Emilie-Olympe naquit le 11 octobre 1818 au château de Wégimont, et grandira dans celui de Warfusée, où elle reçut son éducation familiale et chrétienne. 

Jeune encore elle obtint de recevoir la communion plus souvent qu’on ne le permettait alors ; plus tard, à Rome, elle obtiendra même de pouvoir le faire presque chaque jour. A douze ans, une lecture de la vie de saint Ignace de Loyola l’impressionne profondément. Un voyage à Rome avec ses parents lui laissera pour toujours un profond attachement à la Ville éternelle.

Emilie a un réel penchant pour la vie religieuse, mais accepte un mariage arrangé avec Victor van der Linden, baron d’Hooghvorst, qui est d’une famille très connue de Louvain. De ce mariage (1837), naquirent quatre enfants : Adrien, Edmond, Olympe et Marguerite.

Son père devenant ambassadeur de Belgique auprès du Saint-Siège, toute la famille vient habiter à Rome, pendant cinq ans (1839-1844). C’est à la fin de cette période que son mari, Victor, contracte des fièvres lors d’une partie de chasse dans les marais pontins.

En 1847, Victor décède, puis la mère d’Emilie en 1850, et aussi son père en 1851. Son frère aîné devenant propriétaire du château, elle le quitte avec ses enfants et s’installe à Liège.

Un père Jésuite l’oriente vers la pensée de la réparation, dans l’œuvre de la Rédemption.

Lors de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, elle est à Paris et se sent envahie du désir d’entrer en religion. Mais elle doit encore s’occuper de ses enfants. Elle s’installe à Paris et réunit autour d’elle des dames pour former une nouvelle communauté religieuse : la Société de Marie Réparatrice.

Elle trouve en l’évêque de Strasbourg, un ami de la famille, un sérieux appui. Celui-ci approuve la nouvelle Famille. En 1857, Emilie prend l’habit avec quelques compagnes, et s’appellera désormais Mère Marie de Jésus ; sa fille Olympe commence le même jour son noviciat (sous le nom de Marie de Saint-Victor). La même année en juillet a lieu une deuxième fondation à Paris.

La Société n’en est qu’à ses débuts, que déjà sept sœurs partent pour l’Inde du Sud à Maduré, où elles secondent le travail des Jésuites.

En 1860, c’est la rupture avec la famille, qui l’accuse de dissiper son patrimoine en fondations pieuses, mais son propre frère Charles d’Oultremont, qui gère sa fortune, la soutient de façon inconditionnelle. Sa fille Marguerite entre à son tour dans la Congrégation.

Les fondations s’ouvrent : Toulouse, Tournai, Londres, Liège, Port-Louis (Ile Maurice), Wexford (Irlande). 

A cette expansion rapide vont s’interposer de graves épreuves.

Marguerite meurt en 1867, Olympe à son tour en 1872. Emilie, qui reste une mère, est douloureusement éprouvée, et son directeur spirituel ne fait que lui reprocher d’être trop attachée à ses enfants. Emilie est dans le désarroi, son âme est dans l’obscurité. Mais elle reste fidèle à ses engagements religieux, elle soutient de son mieux d’autres âmes.

Elle rédige les Constitutions de la Congrégation et se rend plusieurs fois à Rome. En 1878, un malaise lui fait prolonger son séjour chez son fils Adrien, marié et installé à Florence.

C’est là qu’elle meurt le 17 décembre 1878.

Emilie d’Oultremont a été béatifiée en 1997. 

Petite particularité du Martyrologe Romain : alors que le dies natalis de la bienheureuse Emilie est le 17 décembre, le Martyrologe la commémore le 22 février, qui n’est que sa fête liturgique.

 

 

José Manyanet y Vives

1833-1901

 

Dernier des neuf enfants d’une grande famille chrétienne, il naît à Tremp (Lérida, Espagne) le 7 janvier 1833 et reçoit au baptême, le jour-même, les noms de José Joaquín. Ses parents sont Antonio et Buenaventura.

Il n’a pas deux ans, lorsque meurt son papa. A l’âge de cinq ans, il est consacré par sa maman à la Vierge de Valldeflors, patronne de Tremp. Très vite il ressent la vocation religieuse.

Il doit travailler pour payer ses études : d’abord à l’Ecole Pie de Barbastro, puis aux séminaires de Lérida et Urgel. Il est ordonné prêtre en 1859.

Il va être successivement secrétaire de l’évêque et chancelier, bibliothécaire du séminaire.

Peu à peu germe en lui l’appel divin à fonder une double congrégation pour honorer la Sainte Famille et infuser cet esprit dans toutes les familles. Il voulait faire «de chaque foyer un Nazaret».

En 1870, il fait sa première profession avec quelques compagnons. Ainsi vont naître les Fils de la Sainte Famille, et les Filles Missionnaires de la Sainte Famille de Nazareth, pour promouvoir la dévotion envers la Sainte Famille et donner à la jeunesse les principes chrétiens de Nazareth.

Le 19 mars 1874 (fête de saint Joseph), il ouvre le collège Saint-Joseph à Tremp, qu’il fut malheureusement vite contraint de fermer à la proclamation de la première République à Barcelone. Mais il était tenace et persévérant.

A partir de 1876, les statuts furent officiellement approuvés par l’évêque de Urgel, puis par d’autres, jusqu’à l’approbation pontificale en 1901.

Les Règles et Status furent successivement mis à jour selon le nouveau Droit Canon de 1926, et les normes du Concile Vatican II, approuvés par le Saint Siège en 1983.

Ces religieux et religieuses, qu’on appelle aussi les Manyanetiens, ont des orphelinats, des écoles, des lycées en Espagne et en Italie, en Amérique (Etats-Unis, Mexique, Colombie, Vénézuéla, Argentine, Brésil), ainsi qu’une maison au Cameroun. Des nombreux collèges tenus par ces congrégations en Espagne, plusieurs furent fondés par saint José Manyanet lui-même.

Saint José publia plusieurs livres, et fonda la revue «Sagrada Familia». Il inspira à Gaudí la construction du très fameux Temple de la Sainte Famille à Barcelone.

José fut toute sa vie affecté de divers maux physiques et, particulièrement pendant les seize dernières années de sa vie, de deux douloureuses plaies au côté, qu’il appelait les «miséricordes du Seigneur». Il s’éteignit le 17 décembre 1901, après avoir répété la jaculatoire qui lui était familière : Jésus, Marie, Joseph, recevez mon âme à l’heure de ma mort.

Il a été béatifié en 1984, et canonisé en 2004.

Comme, le 17 décembre, commence la neuvaine de préparation à Noël, saint José Manyanet y Vives est fêté dans ses congrégations le 16 décembre.

 

 

Matilde Téllez Robles

1841-1902

 

Elle naît à Robledillo de la Vera (Extremadura) le 30 mai 1841, fête de la Pentecôte, et reçoit le baptême le lendemain. Les parents, Félix Téllez Gómez, un fonctionnaire, et Basilea Robles Ruiz, eurent quatre enfants, Matilde étant la deuxième.

Le père est nommé à Villavieja de Yeltes (Salamanque) puis à Béjar.

Pendant que la maman s’occupe de son éducation aux valeurs chrétiennes, le papa fait des projets d’avenir pour ses filles.

Tout le monde connaît Matilde, on l’admire, on l’aime. On connaît ses penchants : l’amour de Dieu, nos frères les plus pauvres ; elle préside la congrégation des Enfants de Marie, participe aux conférences de Saint-Vincent-de-Paul, enseigne le catéchisme, fréquente l’école du dimanche.

Ce n’est pas pur activisme : elle communie chaque jour, se recueille volontiers devant le Tabernacle, se confie à sa Mère céleste.

Son désir de se consacrer à Dieu est contrecarré par son père ; elle attend et prie en silence, jusqu’à ce que son père soit convaincu de la persévérance de sa vocation.

En 1874 (elle a trente-trois ans), elle écrit ni plus ni moins au pape pour lui proposer la fondation d’une nouvelle congrégation. Là encore, son père lui oppose quelques objections, vu le climat anticlérical de l’époque, mais finit encore une fois par la laisser libre.

Elle prend en location une maison. Huit compagnes veulent la suivre. Nous sommes le 19 mars, fête de saint Joseph. Mais au moment du rendez-vous, seule María Briz se présente (cette dernière avait renoncé à ses fiançailles tout récemment). Matilde persévère cependant, malgré sa totale pauvreté, … et malgré les critiques qui fusent ; d’autres jeunes filles sont attirées par son charisme.

Elles accueillent de petites orphelines, elles rendent visite aux malades. Elles ouvrent une petite école ainsi qu’une école du dimanche pour les jeunes.

En 1876, le nouvel évêque de Plasencia donne une première autorisation écrite aux «Aimantes de Jésus et Filles de Marie Immaculée». Début 1878, Matilde et María prennent leur habit, de couleur bleue. Elles se transfèrent à Don Benito (Badajoz) en 1879.

La Règle sera approuvée en 1884, le 19 mars. Entre temps, l’institut a mûri : les Sœurs auront à cœur d’adorer le Saint-Sacrement, de s’occuper des petits orphelins, des pauvres et des infirmes. Autour du Saint-Sacrement, elles se relaient pour ne jamais Le laisser seul ; parallèlement, elles ont une dévotion toute filiale envers la Mère de Dieu.

Elles font leur profession en juin 1884. Matilde s’appellera Matilde du Sacré-Cœur. Dans son élan, elle priait ainsi : Seigneur, je vais t’apporter tous les cœurs que je pourrai, pour qu’ils t’aiment et t’adorent.

En 1885, une épidémie de choléra emporte María Briz, qui s’était offerte à Dieu à la place de toutes les autres : en effet, aucune autre ne fut touchée. Le dévouement des Sœurs envers les victimes de l’épidémie les fait peu à peu appeler les Sœurs de la charité.

Leur exemple attire d’autres jeunes filles. Des maisons s’ouvrent à Cáceres, Béjar, Villanueva de Córdoba, Almendralejo, Santos de Maimona, Trujillo, Villeverde de Burguillos.

Le miracle permanent de la nouvelle fondation, est l’aide providentielle qu’elles reçoivent régulièrement, alors qu’elles n’ont aucune autre ressource économique. Matilde va de l’avant ; sa devise est Prière, action, sacrifice !

Toutes les visites de Matilde sont occasion de joie pour tous ceux qui la rencontrent : son amour enthousiaste de Jésus Eucharistie, à travers les pauvres et les nécessiteux, est contagieux.

Mais Matilde se fatigue. Le 15 décembre 1902, à Badajoz, elle est prise d’apoplexie à quelques mètres de la maison.

Elle meurt le 17 décembre 1902. Toute la ville la pleure.

Elle est béatifiée en 2004.

En 1941 l’Institut prendra finalement le nom de Filles de Marie, Mère de l’Eglise. Celles-ci sont plusieurs centaines, en Espagne, Portugal, France, Italie, Venezuela, Colombie, Pérou et Mexique.

 

 

Henri Cormier

1832-1916

 

Cette grande figure de l’Ordre dominicain eut le «privilège» de naître le 8 décembre 1832, le jour où l’on fêterait plus tard la fête de l’Immaculée Conception (cette fête fut en effet instituée en 1854, quand en fut proclamé le dogme).

Henri naquit à Orléans (Loiret). Lui et son frère Eugène seront très tôt orphelins de père. Eugène mourra à son tour en 1848.

Après de bonnes études chez les Frères de la Doctrine chrétienne, Henri passera au Grand séminaire d’Orléans.

Durant ses études, Henri manifesta des dons particuliers pour la littérature ; il s’enthousiasma pour Lamartine, dont il apprendra par-cœur des poésies. Mais Il fut aussi un excellent musicien, passionné pour le chant et pour l’orgue : même Liszt l’admirera !

Tout en se préparant au sacerdoce, Henri songeait à l’Ordre dominicain ; un premier avis, nettement négatif, lui vint du père Lacordaire en personne ; mais la rencontre avec un autre Dominicain de Rome aboutit au contraire à un net encouragement.

Aussi, après son ordination sacerdotale, Henri entra en 1856 au noviciat dominicain de Charmille (Flavigny-sur-Ozerain, Côte d’Or), le fameux Saulchoir, y prenant le nom de Hyacinthe-Marie, par référence au grand Dominicain qui prêcha dans l’est de l’Europe (voir au 15 août) et, bien sûr, à la Sainte Vierge.

Le novice était déjà prêtre : il célébrait donc chaque jour la Messe, mais si pieusement que les autres novices voulaient tous la lui servir.

En 1857 se déclara une vilaine laryngite : le fr. Hyacinthe crachait le sang ; il ne pouvait plus chanter, mais surtout on hésita à l’accepter à la profession solennelle. On envisagea de l’envoyer se «refaire» en Orient, sa mère voulut le récupérer : finalement, il fit la profession en juin 1857, pour deux ans.

Cette même année, le Frère Cormier fut invité par le Supérieur général de l’Ordre à l’accompagner à Rome, comme sous-maître des novices et comme secrétaire. A ce moment-là, il fallait redonner vigueur à l’Ordre en lui faisant retrouver son idéal primitif.

La profession solennelle de Hyacinthe aura quelque chose de pathétique : sa mauvaise santé posait un problème. Le pape, interrogé, proposa cette «épreuve» : si Hyacinthe passait un mois sans crise, il pourrait faire la profession. Toute la communauté se mit en prière : au trentième jour, nouveau crachement de sang. Informé, le pape, ému de pitié… accorda la dispense demandée pour la profession solennelle. Celle-ci aura lieu le 23 mai 1859.

Le père Cormier sera d’abord maître des novices et prieur en Corse, puis provincial dans la nouvelle province de Toulouse : à trente-trois ans, il devait diriger trente-six pères et sept convers.

Il sera provincial pour trois mandats et sera vraiment le restaurateur de l’Ordre dominicain en France.

Parmi ses réalisation, il y eut le monastère féminin de Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin (Var), celui de Prouille (Aude, le premier fondé en France par saint Dominique, détruit sous la Révolution).

En 1891, il fut nommé procureur général de l’Ordre (pour les relations avec le Vatican) ; on hésita même à l’élire Maître général.

C’est à ce moment-là que, comme procureur, il fut amené à se créer un blason et une devise, pour respecter la tradition. Il choisit un pélican donnant son sang à ses petits, symbole du Christ qui verse son sang pour nos âmes, avec la devise Caritas veritatis, «la charité de la vérité» : il faut manifester notre charité aux frères en leur donnant la vérité.

Le pape voulut le créer cardinal, mais l’Etat français s’y opposa.

En 1904, on n’hésita plus à le nommer Maître de l’Ordre. Le novice en «mauvaise santé» était désormais un vétéran de soixante-douze ans. Il faillit démissionner en 1906, mais fut reconfirmé.

Supérieur général, il voulut visiter tous les couvents. Il fonda l’université romaine Angelicum. Il soutint le travail du père Lagrange, fondateur de l’Ecole Biblique de Jérusalem.

Son mandat de Supérieur fut agité par la crise moderniste de l’époque. Même au sein de l’Eglise fusaient les accusations, les dénonciations, plus ou moins fondées. Le père Cormier se montra à la fois ferme, lucide, patient et bon envers tous et chacun.

En août 1916, il put enfin céder sa place à un nouveau Maître et se retirer. Il demeura au couvent de Saint-Clément à Rome et s’y éteignit, le 17 décembre 1916.

Henri Cormier - Hyacinthe, fut béatifié en 1994.

Modestus de Jérusalem
537-634

Modestus naquit à Sébaste (Cappadoce, auj. Sivas, Turquie C) et fut orphelin presque depuis sa naissance. Une famille chrétienne s’occupa de son éducation.
Adulte, il fut vendu comme esclave en Egypte dans des circonstances mal définies. Mais il convertit son maître au christianisme et obtint sa libération.
S’étant retiré sur le mont Sinaï, il devint prêtre, puis higoumène (supérieur) du monastère des Douaks, c’est-à-dire de Saint-Théodose, à Jérusalem.
En 614, les troupes perses de Chosroès II entraient dans la Ville sainte, pillant, incendiant, détruisant, massacrant ; des survivants, une partie fut réduite en esclavage, une autre partie fut déportée.
Une des pièces du «butin» qui fut remporté en Perse, fut le bois de la Croix du Christ : déjà l’argentier de Chosroès, Yazdin, qui était chrétien, obtint qu’elle ne fût pas détruite, aussi fut-elle emportée.
Le patriarche Zacharie, le clergé, les moines, s’étaient réfugiés au-delà du Jourdain ou même en Egypte.
A cette situation déplorable s’ajoutait la réaction des Juifs de Palestine, qui ne se gênaient pas pour accuser les Chrétiens d’être responsables des mauvais traitements subis par les Perses.
A partir de 622, devant les premiers succès militaires de l’empereur Héraclius, Chosroès se sentit obligé d’assouplir sa domination, favorisant la reconstruction des édifices religieux en Palestine ; mais comme il favorisait en même temps le parti monophysite - et donc les hérétiques, on pouvait craindre que l’ensemble de la Palestine chrétienne se tournât vers l’hérésie.
L’higoumène Modestus intervint avec toute son énergie : il encouragea les Chrétiens à se ressaisir, il rappela les moines réfugiés ailleurs, suscita beaucoup de vocations monastiques, il releva les sanctuaires de Jérusalem, en particulier les églises de la Résurrection, du Sépulcre, du Golgotha, et bien d’autres encore. 
Le patriarche d’Alexandrie, Jean l’Aumônier (v. 11 nov.) apprit avec quel zèle Modestus cherchait à réparer les saints édifices de Jérusalem ; pour l’aider, il lui envoya mille bêtes de somme, mille sacs de froment, mille sacs de légumes, mille jarres de poissons salés, mille jarres de vin, mille rotols de fer et mille ouvriers, nous raconte trois siècles plus tard le patriarche Eutychius d’Alexandrie.
En 629, l’empereur Héraclius réussit à extorquer des Perses l’évacuation totale de la Syrie et la restitution de la Vraie Croix. Ce fut l’occasion de fêtes solennelles, de réjouissances unanimes. A ce moment-là, le patriarche Zacharie était mort dans son exil :  on ne pouvait désigner meilleur successeur que Modestus.
L’empereur l’aida à poursuivre son travail de restaurateur et Modestus continua à quêter partout pour réunir les fonds nécessaires. 
Il mourut brusquement à Sôzon, sur les frontières de la Palestine : le bruit courut qu’il fut empoisonné par des hommes de sa suite, qui voulaient s’emparer de l’or qu’il rapportait. Modestus était presque centenaire.
Signalons que la ville natale de Modestus, Sivas, fut perdue par Byzance et reconquise par les musulmans au douzième siècle ; en 1400 Tamerlan la reprit et y fit enterrer vivants les quatre mille Chrétiens qui s’y trouvaient, après leur capitulation. Depuis le quinzième siècle, la ville est ottomane et fut au cœur du génocide arménien de 1916.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Modestus de Jérusalem au 17 décembre.


 

Les Cinquante Soldats de Gaza

† 638

 

Les circonstances de ce massacre ont été déjà racontées au 6 novembre, lorsque Kallinikos et ses Compagnons furent martyrisés (v. 6 novembre).

Un mois plus tard environ, le même général Amr ordonna à son subordonné Ammiras de lui envoyer enchaînés les cinquante survivants à Eleuthéropolis. Ils devaient venir avec femmes et enfants : Amr leur aurait proposé de vivre paisiblement, à la seule condition qu’ils devinssent Musulmans.

La réponse des vaillants soldats, peut-être formulée par un de leurs représentants, fut on ne peut plus claire : 

Personne ne pourra nous séparer de l’amour du Christ (cf. Ro 8:35), ni nos femmes, ni nos fils, ni tous les avantages de ce monde, car nous sommes serviteurs du Christ, fils du Dieu vivant et nous sommes prêts à mourir pour celui qui est mort et ressuscité pour nous.

Dans cette déclaration solennelle, outre la référence à l’épître de s.Paul citée, se trouve une nette affirmation de la divinité du Christ, dogme rejeté par les Musulmans à la suite d’Arius.

Arm les fit massacrer sur le champ.

Le Martyrologe parle de cinquante soldats et en donne les noms, au nombre de quarante six (quarante-sept dans l’ancienne édition). Les voici : 

  • de la cohorte des Scythes : Eugenios, cinq nommés Georgios, sept nommés Ioannis, Kyriakos, Mouselios, deux nommés Pavlos, Philoxenos, Photinos, Sergios, Stephanos, trois nommés Theodoros, Theopemptos, deux nommés Zitas.

(Un des Theodoros était le fils d’un des Ioannis, ce qui montre l’âge que pouvaient avoir certains ; on notera en outre avec plaisir le beau nom de Philoxenos, «qui aime l’étranger»).

  • de la cohorte des Voluntarii : Abramios, Caiumas, Conon, Epiphanios, deux nommés Georgios, quatre nommés Ioannis, Marinos, Marmisis, Pavlinos, Pavlos, Sergios, Stephanos, deux nommés Theodoros, Theodosios, Thomas.

Les Chrétiens de l’endroit purent racheter - à prix d’or - les dépouilles des Martyrs et les ensevelirent dignement ; là s’éleva ensuite une église.

Les Cinquante Soldats de Gaza sont commémorés le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

Judicaël, roi

† 650

 

Judicaël aurait été l’aîné des quinze enfants du roi de Domnonée (Bretagne N), qui s’appelait Judaël.

Renouvelant l’épisode biblique, un des autres frères, Haëloc et son tuteur Rethwal, cherchèrent à éliminer les quatorze frères, pour prendre le pouvoir ; Judicaël échappa à l’assassin et se réfugia auprès de s.Méen (v. ), qui le tonsura.

Judicaël prit très au sérieux la vie monastique, jardinant le jour, priant les psaumes la nuit, s’immergeant dans l’eau froide.

Un jour qu’il travaillait à la cuisine, il découvrit le Diable dans la marmite ; il le rossa si bien à coups de barre de fer qu’à la fin de la bataille la marmite était en miettes et le repas de la communauté épars dans les cendres ; ce jour-là, toute la communauté jeûna !

Mais Haëloc rendit la couronne à son frère Judicaël. Le biographe de ce dernier écrit : Doux et aimable pour ses amis, Judicaël était terrible pour ses ennemis.

Une nuit de Pâques, où les paysans venaient apporter leurs redevances, il les leur remit entièrement, pour leur permettre de fêter la Résurrection dans la joie. Un jour que le cortège royal passait à gué une rivière réputée infranchissable, un lépreux demanda à être porté aussi de l’autre côté ; Judicaël le mit sur son cheval et, sur l’autre rive, le lépreux se transfigura : c’était le Christ, qui promit le ciel à Judicaël.

Le pieux roi voulut abdiquer en faveur de son autre frère Josse (v. 13 décembre), mais ce dernier demanda un délai et alla se retirer en Ponthieu. 

Judicaël eut à régler une affaire importante avec le roi Dagobert. Celui-ci avait mandé son ministre Eloi (v. 1er décembre) pour présenter un ultimatum à Judicaël, le sommant de réparer les torts que les Bretons avaient faits aux hommes de Dagobert. Judicaël suivi les conseils d’Eloi, s’empressa d’aller trouver Dagobert à Clichy et de lui promettre réparation et obéissance (636). 

Finalement, on ignore qui reçut la couronne après Judicaël. Lui-même réintégra son monastère, où il mourut vers 650.

Saint Judicaël, roi, est commémoré le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Begga d’Andenne

 615-693

 

Begga était la fille de Pépin de Landen et de sa sainte épouse Itta, la fondatrice du monastère de Nivelles. Une autre fille de ces pieux parents, Gertrude, fut justement l’abbesse de Nivelles (v. 17 mars).

Mariée à Ansegisel, fils de s.Arnoud de Metz (v. 18 juillet), elle eut trois enfants (Pépin d’Héristal, Martin de Laon et Clotilde) ; elle fut bientôt veuve, car son mari fut assassiné par un certain Gundewin.

D’après une Vita  un peu  tardive (et non moins douteuse), l’assassin fut leur propre fils adoptif, qu’ils avaient recueilli. 

On présume que c’est à la suite de cet accident que Begga fonda le monastère d’Andenne, vers 691.

La fondation aurait été accompagnée de signes providentiels : une truie avec ses sept porcelets, une poule sauvage avec ses sept poussins, que les chiens de chasse ne pouvaient approcher, retenus par quelque force mystérieuse.

Begga mourut trente-trois ans après la mort de sa sœur Gertrude, vers 693.

Il ne faut pas dire que Begga fut à l’origine des béguines (du 13e siècle).

Sainte Begga d’Andenne est commémorée le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Sturmi de Fulda

710-779

 

Sturmi (qu’on trouve aussi sous d’autres formes : Sturmius, Styrmi, et même Sturm), dut naître au début du 8e siècle et fut confié encore enfant par ses parents à saint Bonifatius, ce missionnaire anglais venu évangéliser la Germanie (v. 5 juin).

Il fut reçu au monastère de Fritzlar, où il apprit l’Ecriture, les psaumes en particulier en les chantant avec les moines ; en même temps, il s’imprégnait de la règle de saint Benoît (v. 11 juillet), dont il recevait avec facilité les enseignement de charité, d’humilité, de travail, de douceur et de bonne humeur.

Ordonné prêtre, il alla fonder en plein centre de l’Allemagne un ermitage, là où se trouve aujourd’hui Bad Hersfeld (Hexe), puis fut chargé par Bonifatius de fonder un monastère sur le bord de la Fulda, en 744.

Sur le conseil de Bonifatius, Sturmi alla à Rome et au Monte Cassino pour étudier de près la règle bénédictine.

C’est à Fulda que Bonifatius fut enterré, après son martyre (754). En peu de temps, l’abbaye compta jusqu’à quatre cents moines.

L’abbaye avait reçu de Rome sa pleine autonomie, mais l’évêque de Mayence crut bon de garder un droit de regard sur ce monastère ; la politique s’en mêla et le roi Pépin fit enfermer Sturmi dans le monastère de Jumièges pendant deux et ans, ce qui provoqua une certaine agitation dans l’abbaye elle-même. De retour à Fulda, Sturmi gouverna ce monastère pendant quatorze années encore.

Charlemagne lui montra de l’estime et lui confia l’évangélisation des Saxons vaincus ; Sturmi accompagna l’empereur, mais dut céder à la fatigue. Ramené au cloître, il entretint humblement tous les moines, demanda pardon, pardonna aussi expressément à l’évêque de Mayence, et s’endormit dans le Seigneur, le 17 décembre 779, son dies natalis au Martyrologe.

Saint Sturmi fut canonisé en 1139.

 

 

Cristoforo au Mont Mercurio

10e siècle

 

Le 10e siècle, en Sicile, a été particulièrement difficile, à cause de la présence des envahisseurs, les Sarrasins.

Notre Cristoforo épousa une certaine Call (peut-être Kalli, «bonne», car la Sicile fut profondément marquée par la liturgie de Byzance), et ils eurent deux garçons, Saba et Macario (v. 5 février et 16 décembre).

Après quelque temps, il demanda à Nikephoros, higoumène du monastère Saint-Philippe d’Agira, de le former à une vie plus ascétique, puis se retira avec ses deux fils près de l’église Saint-Michel de Ctisma.

De son côté, Kalli adoptait à son tour un style de vie très ascétique.

En 941, une grande famine contraignit toute cette belle petite famille à partir pour la Calabre. Ils rejoignirent le Monte Mercurio, où vivaient déjà beaucoup de moines basiliens. Cristoforo y construisit une église dédiée à s.Michel et un monastère.

Il partit ensuite en pèlerinage à Rome, laissant à Saba la direction du monastère. A son retour, il y avait tant de moines, qu’il construisit un autre monastère proche de Laino, à côté d’une église Saint-Etienne.

C’est à cette époque qu’il eut à gronder sévèrement une ourse qui venait dévaster le potager des moines ; elle se le tint pour dit et ne reparut pas.

Cristoforo mourut sereinement, entouré de sa propre famille et d’autres moines.

Saint Cristoforo est maintenant commémoré le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

Wivine de Grand-Bigard

1103-1170

 

Fille d’Hugues d’Oisy, Wivine naquit vers 1103 dans le Pas-de-Calais.

Ayant appris la foi de ses pieux parents, Wivine manifesta très tôt de grandes vertus.

Elle décida dès l’âge de quinze ans de se consacrer totalement à Dieu, commençant par s’imposer de généreuses flagellations, des jeûnes et des cilices. Or un jeune aristocrate nourrissait en son cœur le désir de l’épouser et, apprenant sa décision, en tomba malade de tristesse. Wivine pria et obtint sa guérison. Mieux, elle le convainquit de se retirer lui aussi dans la solitude, où il se sanctifia et mourut en odeur de sainteté.

A vingt-trois ans, elle quitta la maison paternelle et, avec sa servante, alla construire un petit ermitage non loin de Bruxelles, dans un bois appelé Grand-Bigard.

Les compagnes de Wivine apprirent plus tard que leur fondatrice avait souvent la visite des Anges, qui lui apportaient l’Eucharistie.

En 1133, le duc Godefroid de Brabant lui offrit un grand terrain pour y construire un prieuré, car les vocations affluaient. Le couvent adopta la règle de Saint-Benoît, mais ne fut effectivement prieuré qu’en 1245, dépendant de l’abbaye d’Affligem.

Wivine en fut la supérieure, bien qu’elle refusât toujours les marques de déférences qu’on lui exprimait.

Les moniales intervinrent vers la fin de sa vie, lui «reprochant» ses austérités trop sévères : quand elle mangeait (ce n’était pas tous les jours), elle ne prenait que du pain d’orge, des herbes sauvages et des racines de la forêt, avec un peu d’eau. Le peu qu’elle prenait lui semblait de la gourmandise, et sa fatigue de la lâcheté. Mais comme les religieuses se laissèrent gagner par la suspicion et accusèrent même leur Mère de manquer de discrétion, au moment de Pâques Wivine obtint le changement de l’eau en un vin excellent, que toutes apprécièrent et qui les convainquit toutes de la sainteté de leur Fondatrice.

Un jour que le Diable avait éteint toutes les lumières pendant l’Office pour troubler la prière des moniales, Wivine - qui avait pressenti l’arrivée de l’Ennemi, les ralluma toutes grâce à une chandelle qu’elle avait dissimulée.

Wivine reçut le don de prophétie, de discernement des esprits, de la lecture des pensées ; elle voyait continuellement tout son monastère et ce qu’il s’y passait.

Wivine s’éteignit le 17 décembre 1170. Une des moniales les plus âgées eut la vision du transport de Wivine au Ciel ; le monastère devint le but d’un pèlerinage très fréquenté, et illustré par une quantité de miracles, conversions, guérisons et délivrances.

Un de ces miracles concerna un protestant, propriétaire terrien qui avait déjà perdu vingt vaches et craignait pour les onze autres. Il fit le pèlerinage dévotement et retrouva toutes ses vaches en parfaite santé ; il se convertit au catholicisme.

Il semble que le culte de sainte Wivine fut autorisé dès 1177. Sainte Wivine fut invoquée contre la peste et la pleurésie, contre la fièvre et le mal de gorge, mais aussi contre les maladies du bétail.

Le monastère fut détruit en 1805 ; les reliques restantes de sainte Wivine se trouvent depuis à Bruxelles.

 

 

Jehan de Mata

1160-1213

 

Il faut tenir compte pour cette notice de récentes découvertes ou mises au point.

Si l’on disait auparavant que Jean de Matha naquit à Faucon-de-Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence),  il semble maintenant plus exact de dire que Jehan de Mata naquit le 23 juin 1160 à La Motte-du-Caire (même département), d’Euphème de Mata et Marthe qui, le faisant baptiser dès le lendemain de sa naissance, lui donnèrent le nom du Saint du jour, Jean-Baptiste.

La maman avait eu une secrète révélation céleste concernant l’avenir de son fils, et le consacra à la Sainte Vierge.

Les parents s’installèrent à Marseille, où l’enfant commencera à étudier, mais aussi, avec sa mère, à rencontrer les pauvres, les malades, les prisonniers, et à leur manifester de la compassion.

Jehan fut ensuite envoyé faire ses études à Aix-en-Provence, où il continua ses pieuses pratiques, puis revint un moment à Faucon, où il vécut dans la solitude, avant de gagner Paris pour y compléter sa formation intellectuelle. Il rencontra à Paris un gentilhomme italien, Lotario de Segni, auquel il prédit qu’il serait pape : ce devait être Innocent III (1198-1216), dont il va être question plus bas.

Il reçut le doctorat en théologie et l’archevêque Maurice de Sully l’ordonna prêtre. Au moment où le pontife lui imposait les mains, on vit sur la tête de Jehan une colonne de feu. Le jour de sa première Messe, au moment de l’élévation, apparut un jeune homme revêtu d’une robe blanche avec une croix rouge et bleue sur la poitrine ; il avait les bras croisés et les mains posées sur deux captifs, l’un chrétien, l’autre maure. L’évêque conseilla à Jehan d’aller en informer le pape et de lui demander ce qu’il devait faire.

Avant de partir pour Rome, Jehan alla rencontrer un pieux ermite qui vivait près de Gandelu-en-Brie et qui le reçut avec grande bienveillance ; cet ermite «aurait reçu» plus tard le nom de Félix de Valois, dont les historiens mettent en doute l’existence même (v. 4 novembre). Durant leurs conversations, ils aperçurent le long d’une source un cerf blanc qui portait dans ses cornes une croix rouge et bleue. Ce signe, qui confirmait celui de la première Messe de Jehan, précéda une triple apparition d’un ange qui les invitait à rencontrer le pape sans tarder.

Or le pape régnant était justement Innocent III, qui venait d’être élu. Il avait eu la même vision que Jehan. Il reçut Jehan et Félix, approuva leur projet et leur remit lui-même un habit aux couleurs de la vision de Jehan : blanc avec une croix rouge et bleue. L’Ordre qu’ils allaient fonder s’appellerait : Ordre de la Sainte Trinité pour le rachat des captifs et sa mission serait de rassembler des fonds pour racheter la liberté des Chrétiens captifs des Maures, surtout en Espagne et en Afrique du Nord.

De retour à Paris, les deux Fondateurs obtinrent l’approbation de Philippe-Auguste. Un monastère construit près de la source où s’était manifesté le cerf, s’appela Cerfroid (Cerf-froid), et devint le noviciat des nouvelles recrues, préparés par Félix.

Parmi les premiers candidats, il y eut Jean l’Anglais de Londres, William Scot d’Oxford, Pierre Corbellin futur évêque de Sens, Jacques Fournier futur évêque de Todi.

Le même Innocent III approuva bientôt les constitutions et accorda une maison à Rome, sur le Mont Cœlius.

L’œuvre débuta par des opérations encourageantes. Jean l’Anglais et William Scot ramenèrent d’Afrique cent quatre-vingt-six Chrétiens, esclaves des Maures ; Jehan de Mata ramena de Tunis cent-dix esclaves.

Le voyage de retour de Jehan de Tunisie fut tourmenté, mais heureux. Certains Infidèles retirèrent au bateau ses voiles, mais Jehan fixa au mât son propre manteau en guise de voile et pria : le bateau accosta à Ostie.

Un couvent fut fondé en Flandre, un autre en Arles, plusieurs en Espagne. Il y eut deux autres fondations en France, à Planels et Bourg-la-Reine. La maison de Paris s’établit près de la chapelle Saint-Mathurin, ce qui fit appeler en France les Trinitaires : Mathurins.

Des milliers de prisonniers chrétiens furent rachetés aux Musulmans d’Afrique du Nord.

Jehan de Mata passa les deux dernières années de sa vie à Rome, visitant les prisonniers, soulageant les pauvres, prêchant. Il eut une vision de la mort de Félix (4 novembre 1212) et apprit qu’il le rejoindrait un an plus tard. Il mourut en effet le 17 décembre 1213.

Des miracles se produisirent auprès de la dépouille de Jehan : quatre aveugles recouvrèrent la vue.

Une canonisation par oral aurait été prononcée en 1265. Le culte de saint Jehan de Mata fut confirmé en 1666. Le Martyrologe Romain actuel mentionne saint Jean de Matha au 17 décembre.

Emilie d’Oultremont

1818-1878

 

Emilie fut la troisième des quatre enfants d’Emile-Charles d’Oultremont et Marie-Charlotte de Lierneux de Presles, des aristocrates belges très catholiques.

Emilie-Olympe naquit le 11 octobre 1818 au château de Wégimont, et grandira dans celui de Warfusée, où elle reçut son éducation familiale et chrétienne. 

Jeune encore elle obtint de recevoir la communion plus souvent qu’on ne le permettait alors ; plus tard, à Rome, elle obtiendra même de pouvoir le faire presque chaque jour. A douze ans, une lecture de la vie de saint Ignace de Loyola l’impressionne profondément. Un voyage à Rome avec ses parents lui laissera pour toujours un profond attachement à la Ville éternelle.

Emilie a un réel penchant pour la vie religieuse, mais accepte un mariage arrangé avec Victor van der Linden, baron d’Hooghvorst, qui est d’une famille très connue de Louvain. De ce mariage (1837), naquirent quatre enfants : Adrien, Edmond, Olympe et Marguerite.

Son père devenant ambassadeur de Belgique auprès du Saint-Siège, toute la famille vient habiter à Rome, pendant cinq ans (1839-1844). C’est à la fin de cette période que son mari, Victor, contracte des fièvres lors d’une partie de chasse dans les marais pontins.

En 1847, Victor décède, puis la mère d’Emilie en 1850, et aussi son père en 1851. Son frère aîné devenant propriétaire du château, elle le quitte avec ses enfants et s’installe à Liège.

Un père Jésuite l’oriente vers la pensée de la réparation, dans l’œuvre de la Rédemption.

Lors de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, elle est à Paris et se sent envahie du désir d’entrer en religion. Mais elle doit encore s’occuper de ses enfants. Elle s’installe à Paris et réunit autour d’elle des dames pour former une nouvelle communauté religieuse : la Société de Marie Réparatrice.

Elle trouve en l’évêque de Strasbourg, un ami de la famille, un sérieux appui. Celui-ci approuve la nouvelle Famille. En 1857, Emilie prend l’habit avec quelques compagnes, et s’appellera désormais Mère Marie de Jésus ; sa fille Olympe commence le même jour son noviciat (sous le nom de Marie de Saint-Victor). La même année en juillet a lieu une deuxième fondation à Paris.

La Société n’en est qu’à ses débuts, que déjà sept sœurs partent pour l’Inde du Sud à Maduré, où elles secondent le travail des Jésuites.

En 1860, c’est la rupture avec la famille, qui l’accuse de dissiper son patrimoine en fondations pieuses, mais son propre frère Charles d’Oultremont, qui gère sa fortune, la soutient de façon inconditionnelle. Sa fille Marguerite entre à son tour dans la Congrégation.

Les fondations s’ouvrent : Toulouse, Tournai, Londres, Liège, Port-Louis (Ile Maurice), Wexford (Irlande). 

A cette expansion rapide vont s’interposer de graves épreuves.

Marguerite meurt en 1867, Olympe à son tour en 1872. Emilie, qui reste une mère, est douloureusement éprouvée, et son directeur spirituel ne fait que lui reprocher d’être trop attachée à ses enfants. Emilie est dans le désarroi, son âme est dans l’obscurité. Mais elle reste fidèle à ses engagements religieux, elle soutient de son mieux d’autres âmes.

Elle rédige les Constitutions de la Congrégation et se rend plusieurs fois à Rome. En 1878, un malaise lui fait prolonger son séjour chez son fils Adrien, marié et installé à Florence.

C’est là qu’elle meurt le 17 décembre 1878.

Emilie d’Oultremont a été béatifiée en 1997. 

Petite particularité du Martyrologe Romain : alors que le dies natalis de la bienheureuse Emilie est le 17 décembre, le Martyrologe la commémore le 22 février, qui n’est que sa fête liturgique.

 

 

José Manyanet y Vives

1833-1901

 

Dernier des neuf enfants d’une grande famille chrétienne, il naît à Tremp (Lérida, Espagne) le 7 janvier 1833 et reçoit au baptême, le jour-même, les noms de José Joaquín. Ses parents sont Antonio et Buenaventura.

Il n’a pas deux ans, lorsque meurt son papa. A l’âge de cinq ans, il est consacré par sa maman à la Vierge de Valldeflors, patronne de Tremp. Très vite il ressent la vocation religieuse.

Il doit travailler pour payer ses études : d’abord à l’Ecole Pie de Barbastro, puis aux séminaires de Lérida et Urgel. Il est ordonné prêtre en 1859.

Il va être successivement secrétaire de l’évêque et chancelier, bibliothécaire du séminaire.

Peu à peu germe en lui l’appel divin à fonder une double congrégation pour honorer la Sainte Famille et infuser cet esprit dans toutes les familles. Il voulait faire «de chaque foyer un Nazaret».

En 1870, il fait sa première profession avec quelques compagnons. Ainsi vont naître les Fils de la Sainte Famille, et les Filles Missionnaires de la Sainte Famille de Nazareth, pour promouvoir la dévotion envers la Sainte Famille et donner à la jeunesse les principes chrétiens de Nazareth.

Le 19 mars 1874 (fête de saint Joseph), il ouvre le collège Saint-Joseph à Tremp, qu’il fut malheureusement vite contraint de fermer à la proclamation de la première République à Barcelone. Mais il était tenace et persévérant.

A partir de 1876, les statuts furent officiellement approuvés par l’évêque de Urgel, puis par d’autres, jusqu’à l’approbation pontificale en 1901.

Les Règles et Status furent successivement mis à jour selon le nouveau Droit Canon de 1926, et les normes du Concile Vatican II, approuvés par le Saint Siège en 1983.

Ces religieux et religieuses, qu’on appelle aussi les Manyanetiens, ont des orphelinats, des écoles, des lycées en Espagne et en Italie, en Amérique (Etats-Unis, Mexique, Colombie, Vénézuéla, Argentine, Brésil), ainsi qu’une maison au Cameroun. Des nombreux collèges tenus par ces congrégations en Espagne, plusieurs furent fondés par saint José Manyanet lui-même.

Saint José publia plusieurs livres, et fonda la revue «Sagrada Familia». Il inspira à Gaudí la construction du très fameux Temple de la Sainte Famille à Barcelone.

José fut toute sa vie affecté de divers maux physiques et, particulièrement pendant les seize dernières années de sa vie, de deux douloureuses plaies au côté, qu’il appelait les «miséricordes du Seigneur». Il s’éteignit le 17 décembre 1901, après avoir répété la jaculatoire qui lui était familière : Jésus, Marie, Joseph, recevez mon âme à l’heure de ma mort.

Il a été béatifié en 1984, et canonisé en 2004.

Comme, le 17 décembre, commence la neuvaine de préparation à Noël, saint José Manyanet y Vives est fêté dans ses congrégations le 16 décembre.

 

 

Matilde Téllez Robles

1841-1902

 

Elle naît à Robledillo de la Vera (Extremadura) le 30 mai 1841, fête de la Pentecôte, et reçoit le baptême le lendemain. Les parents, Félix Téllez Gómez, un fonctionnaire, et Basilea Robles Ruiz, eurent quatre enfants, Matilde étant la deuxième.

Le père est nommé à Villavieja de Yeltes (Salamanque) puis à Béjar.

Pendant que la maman s’occupe de son éducation aux valeurs chrétiennes, le papa fait des projets d’avenir pour ses filles.

Tout le monde connaît Matilde, on l’admire, on l’aime. On connaît ses penchants : l’amour de Dieu, nos frères les plus pauvres ; elle préside la congrégation des Enfants de Marie, participe aux conférences de Saint-Vincent-de-Paul, enseigne le catéchisme, fréquente l’école du dimanche.

Ce n’est pas pur activisme : elle communie chaque jour, se recueille volontiers devant le Tabernacle, se confie à sa Mère céleste.

Son désir de se consacrer à Dieu est contrecarré par son père ; elle attend et prie en silence, jusqu’à ce que son père soit convaincu de la persévérance de sa vocation.

En 1874 (elle a trente-trois ans), elle écrit ni plus ni moins au pape pour lui proposer la fondation d’une nouvelle congrégation. Là encore, son père lui oppose quelques objections, vu le climat anticlérical de l’époque, mais finit encore une fois par la laisser libre.

Elle prend en location une maison. Huit compagnes veulent la suivre. Nous sommes le 19 mars, fête de saint Joseph. Mais au moment du rendez-vous, seule María Briz se présente (cette dernière avait renoncé à ses fiançailles tout récemment). Matilde persévère cependant, malgré sa totale pauvreté, … et malgré les critiques qui fusent ; d’autres jeunes filles sont attirées par son charisme.

Elles accueillent de petites orphelines, elles rendent visite aux malades. Elles ouvrent une petite école ainsi qu’une école du dimanche pour les jeunes.

En 1876, le nouvel évêque de Plasencia donne une première autorisation écrite aux «Aimantes de Jésus et Filles de Marie Immaculée». Début 1878, Matilde et María prennent leur habit, de couleur bleue. Elles se transfèrent à Don Benito (Badajoz) en 1879.

La Règle sera approuvée en 1884, le 19 mars. Entre temps, l’institut a mûri : les Sœurs auront à cœur d’adorer le Saint-Sacrement, de s’occuper des petits orphelins, des pauvres et des infirmes. Autour du Saint-Sacrement, elles se relaient pour ne jamais Le laisser seul ; parallèlement, elles ont une dévotion toute filiale envers la Mère de Dieu.

Elles font leur profession en juin 1884. Matilde s’appellera Matilde du Sacré-Cœur. Dans son élan, elle priait ainsi : Seigneur, je vais t’apporter tous les cœurs que je pourrai, pour qu’ils t’aiment et t’adorent.

En 1885, une épidémie de choléra emporte María Briz, qui s’était offerte à Dieu à la place de toutes les autres : en effet, aucune autre ne fut touchée. Le dévouement des Sœurs envers les victimes de l’épidémie les fait peu à peu appeler les Sœurs de la charité.

Leur exemple attire d’autres jeunes filles. Des maisons s’ouvrent à Cáceres, Béjar, Villanueva de Córdoba, Almendralejo, Santos de Maimona, Trujillo, Villeverde de Burguillos.

Le miracle permanent de la nouvelle fondation, est l’aide providentielle qu’elles reçoivent régulièrement, alors qu’elles n’ont aucune autre ressource économique. Matilde va de l’avant ; sa devise est Prière, action, sacrifice !

Toutes les visites de Matilde sont occasion de joie pour tous ceux qui la rencontrent : son amour enthousiaste de Jésus Eucharistie, à travers les pauvres et les nécessiteux, est contagieux.

Mais Matilde se fatigue. Le 15 décembre 1902, à Badajoz, elle est prise d’apoplexie à quelques mètres de la maison.

Elle meurt le 17 décembre 1902. Toute la ville la pleure.

Elle est béatifiée en 2004.

En 1941 l’Institut prendra finalement le nom de Filles de Marie, Mère de l’Eglise. Celles-ci sont plusieurs centaines, en Espagne, Portugal, France, Italie, Venezuela, Colombie, Pérou et Mexique.

 

 

Henri Cormier

1832-1916

 

Cette grande figure de l’Ordre dominicain eut le «privilège» de naître le 8 décembre 1832, le jour où l’on fêterait plus tard la fête de l’Immaculée Conception (cette fête fut en effet instituée en 1854, quand en fut proclamé le dogme).

Henri naquit à Orléans (Loiret). Lui et son frère Eugène seront très tôt orphelins de père. Eugène mourra à son tour en 1848.

Après de bonnes études chez les Frères de la Doctrine chrétienne, Henri passera au Grand séminaire d’Orléans.

Durant ses études, Henri manifesta des dons particuliers pour la littérature ; il s’enthousiasma pour Lamartine, dont il apprendra par-cœur des poésies. Mais Il fut aussi un excellent musicien, passionné pour le chant et pour l’orgue : même Liszt l’admirera !

Tout en se préparant au sacerdoce, Henri songeait à l’Ordre dominicain ; un premier avis, nettement négatif, lui vint du père Lacordaire en personne ; mais la rencontre avec un autre Dominicain de Rome aboutit au contraire à un net encouragement.

Aussi, après son ordination sacerdotale, Henri entra en 1856 au noviciat dominicain de Charmille (Flavigny-sur-Ozerain, Côte d’Or), le fameux Saulchoir, y prenant le nom de Hyacinthe-Marie, par référence au grand Dominicain qui prêcha dans l’est de l’Europe (voir au 15 août) et, bien sûr, à la Sainte Vierge.

Le novice était déjà prêtre : il célébrait donc chaque jour la Messe, mais si pieusement que les autres novices voulaient tous la lui servir.

En 1857 se déclara une vilaine laryngite : le fr. Hyacinthe crachait le sang ; il ne pouvait plus chanter, mais surtout on hésita à l’accepter à la profession solennelle. On envisagea de l’envoyer se «refaire» en Orient, sa mère voulut le récupérer : finalement, il fit la profession en juin 1857, pour deux ans.

Cette même année, le Frère Cormier fut invité par le Supérieur général de l’Ordre à l’accompagner à Rome, comme sous-maître des novices et comme secrétaire. A ce moment-là, il fallait redonner vigueur à l’Ordre en lui faisant retrouver son idéal primitif.

La profession solennelle de Hyacinthe aura quelque chose de pathétique : sa mauvaise santé posait un problème. Le pape, interrogé, proposa cette «épreuve» : si Hyacinthe passait un mois sans crise, il pourrait faire la profession. Toute la communauté se mit en prière : au trentième jour, nouveau crachement de sang. Informé, le pape, ému de pitié… accorda la dispense demandée pour la profession solennelle. Celle-ci aura lieu le 23 mai 1859.

Le père Cormier sera d’abord maître des novices et prieur en Corse, puis provincial dans la nouvelle province de Toulouse : à trente-trois ans, il devait diriger trente-six pères et sept convers.

Il sera provincial pour trois mandats et sera vraiment le restaurateur de l’Ordre dominicain en France.

Parmi ses réalisation, il y eut le monastère féminin de Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin (Var), celui de Prouille (Aude, le premier fondé en France par saint Dominique, détruit sous la Révolution).

En 1891, il fut nommé procureur général de l’Ordre (pour les relations avec le Vatican) ; on hésita même à l’élire Maître général.

C’est à ce moment-là que, comme procureur, il fut amené à se créer un blason et une devise, pour respecter la tradition. Il choisit un pélican donnant son sang à ses petits, symbole du Christ qui verse son sang pour nos âmes, avec la devise Caritas veritatis, «la charité de la vérité» : il faut manifester notre charité aux frères en leur donnant la vérité.

Le pape voulut le créer cardinal, mais l’Etat français s’y opposa.

En 1904, on n’hésita plus à le nommer Maître de l’Ordre. Le novice en «mauvaise santé» était désormais un vétéran de soixante-douze ans. Il faillit démissionner en 1906, mais fut reconfirmé.

Supérieur général, il voulut visiter tous les couvents. Il fonda l’université romaine Angelicum. Il soutint le travail du père Lagrange, fondateur de l’Ecole Biblique de Jérusalem.

Son mandat de Supérieur fut agité par la crise moderniste de l’époque. Même au sein de l’Eglise fusaient les accusations, les dénonciations, plus ou moins fondées. Le père Cormier se montra à la fois ferme, lucide, patient et bon envers tous et chacun.

En août 1916, il put enfin céder sa place à un nouveau Maître et se retirer. Il demeura au couvent de Saint-Clément à Rome et s’y éteignit, le 17 décembre 1916.

Henri Cormier - Hyacinthe, fut béatifié en 1994.

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