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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 00:00

 

18 DÉCEMBRE

 

-V.

S Malachie, le dernier des “Douze Petits Prophètes” de l'Ancien Testament, contemporain de Néhémie.

II.

SS Namphamo, Miggo, Sanamis et Lucitas, martyrs africains. 

IV.

S Gatianus, premier évêque à Tours ; pour éviter la persécution, il se cacha entre autre dans un antre où sera plus tard construit le monastère de Marmoutiers ; son deuxième successeur, s. Martin, placera ses restes dans une église qu'on appela Notre-Dame-la-Riche, tant le tombeau de s. Gatien fut riche en miracles.

S Auxence, évêque à Mopsueste, ancien soldat qui avait refusé d'offrir des raisins à Bacchus.

VI.

S Flavit (Flavy), ermite à Marcilly-le-Hayer.

VII.

S Désiré, moine à Fontenelle, fils du fondateur de l'abbaye de Fécamp, s. Waning.

S Flannan, premier évêque à Killaloe.

VIII.

S Wynnebald, anglais, abbé à Heidenheim, frère de s. Willibald et de ste Walburge, et compagnon de s. Boniface.

XIX.

SS Phaolô Nguyễn Văn Mȳ, Phêrô Trương Văn Dương et Phêrô Vũ Truật, trois catéchistes tonkinois, martyrs par la strangulation, canonisés en 1988 et fêtés le 24 novembre.

XX.

Bse Giulia Valle (Nemesia, 1847-1916), religieuse italienne des Sœurs de la Charité, béatifiée en 2004.

Bx Miguel San Román Fernández (*1879) et Eugenio Cernuda Febrero (*1900), prêtres augustins espagnols, martyrs en 1936 près de Santander, béatifiés en 2007.

Malachie, prophète
5e siècle avant Jésus-Christ

Le nom de Malachie signifie mon messager, et ne semble pas être à proprement parler une identification précise.
En revanche, le contenu de ce court Livre prophétique - trois chapitres - évoque la reconstruction du Temple de Jérusalem (516), la tiédeur des prêtres et des fidèles, après leur premier enthousiasme, et annonce la venue d’un Envoyé, précédé d’un mystérieux précurseur, dans lesquels on peut discerner la mission de Jean-Baptiste avant la venue du Sauveur, selon d’ailleurs les Evangélistes eux-mêmes (Mt 11:10 ; Lc 7:27 ; Mc 1:2).
De façon spéciale, le Prophète condamne vigoureusement aussi le divorce et les mariages mixtes.
Malachie est le dernier des Prophètes de l’Ancien Testament, séparé du Nouveau Testament - dans le texte de la Vulgate - seulement par le livre historique des Maccabées.
La mention du prophète Malachie dans le Martyrologe évoque l’annonce du sacrifice parfait qui devra être célébré par toutes les nations : 
De l’orient au couchant, mon Nom est grand chez les nations et en tout lieu un sacrifice d’encens est présenté à mon Nom ainsi qu’une offrande pure.
Le Prophète Malachie était fêté le 3 janvier chez les Grecs, le 14 janvier chez les Latins, et se trouve actuellement au 18 décembre dans le Martyrologe Romain, peu avant la fête de Noël, au moment où la liturgie évoque la prochaine naissance du Prêtre parfait, le Christ, et de son Précurseur.


Namphamo, Miggo, Sanames et Lucitas d’Afrique
2. siècle

On ne sait presque rien de ces quatre martyrs africains. Curieusement, on ne les connaît que parce qu’un païen notoire, Maximus de Madaure, par ailleurs ami de s.Augustin (v. 28 août), raillait ce dernier en lui écrivant que ces Martyrs avaient des noms barbares. Et s.Augustin de lui faire remarquer que, pour un Africain, il montrait une évidente ignorance du sens des noms puniques.
Ainsi, Namphamo - il peut y avoir d’autres orthographes - signifie un homme qui vient d’un bon pied c’est-à-dire qui apporte quelque bonne nouvelle. On l’appela archimartyr, car il fut très célèbre par son martyre.
Miggo et Lucitas étaient deux Chrétiens, mais on ne sait s’ils faisaient partie du clergé ; Sanames était une femme, peut-être une vierge, ou l’épouse d’un des Martyrs ?
On a cru pouvoir les situer aux environs de 180.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Namphamo, Miggo, Sanames et Lucitas au 18 décembre.


Gatianus
4e siècle

D’après saint Grégoire de Tours (v. 17 novembre), qui écrivait au 6e siècle, saint Gatien fut le premier évêque à Tours.
Il fut ordonné par le pape saint Fabien, qui mourut en 250. Comme cela arrive souvent dans ces périodes anciennes, il y a un léger flou dans les dates, car on assure aujourd’hui que Gatien fut évêque à Tours de 251 à 304 : il aurait attendu un an, entre son sacre à Rome et son arrivée à Tours. Et si sa mort advint en 304, le siège resta vacant pendant trente-cinq ans environ, car le successeur de Gatien, saint Lidoire, fut sur ce siège de 340 environ à 371.
Grégoire de Tours (qui fut donc un des successeurs de Gatien et mourut en 594), raconte qu’en arrivant au tombeau de saint Gatien, saint Martin aurait ainsi prié : Bénis-moi, homme de Dieu ! et que de son tombeau, saint Gatien aurait répondu : Je t’en prie, bénis-moi, serviteur du Seigneur ! Saint Martin fut le troisième évêque à Tours.
Saint Gatien fut enterré dans le cimetière chrétien en-dehors de la ville.
Il est fêté le 18 décembre.


Flannan de Killaloe
7e siècle

Flannan est traditionnellement présenté comme le fils de Turlough, roi de Thomond (Irlande W), Theodoric, un roi chrétien qui eut d’ailleurs une activité plus missionnaire qu’administrative, et acheva sa vie comme moine à Lismore.
Bon élève, le jeune Flannan aurait étudié les lettres et l’Ecriture sous la direction de s.Blathmet (v. 19 janvier ?), puis de s.Molua (v. 25 juin).
Ce Molua était l’abbé de Clonfert-Mulloe (Osraige) ; il aurait été à l’origine de Killaloe (en irlandais : Cill-da-Lua). Flannan montra beaucoup de zèle à écouter son maître et à étudier. On raconta qu’un jour où il était resté pendant trente-six heures dans un bain d’eau froide, une soudaine lumière céleste transforma sa main gauche en torche lumineuse, lui permettant de continuer à lire l’ouvrage qu’il avait commencé ; apprenant le prodige, Molua décida de donner sa place à Flannan.
La présence de Flannan à Killaloe porta des fruits légendaires : la terre ne fut jamais si fertile, la mer si riche en poissons, le peuple si bien établi dans la paix, et les pauvres si bien reçus à l’hôtellerie du monastère.
La grande sainteté de Flannan fit que tout le peuple, clergé et laïcs, le voulurent comme évêque de Killaloe. Vers 640, il fut un des dix-huit évêques consacrés à Rome par le pape Jean IV.
Son arrivée à Killaloe fut saluée par de grandes manifestations enthousiastes du peuple. Flannan transmit à ses fidèles les habitudes romaines de la célébration de la Messe et des sacrements. Ses dons de prédicateur rencontrèrent un large accueil.
Flannan accomplit de nombreux miracles.
Sentant sa mort prochaine, il réunit des moines et des personnalités, leur recommandant de vivre avec justice et dans la paix, il les bénit et s’endormit pour la vie éternelle.
Saint Flannan de Killaloe est commémoré le 18 décembre dans le Martyrologe Romain.


Wynnebald de Heidenheim
† 761

Né en Angleterre, Wynnebald avait dix-neuf ans lorsqu’il accompagna son père et son frère Willibald (v. 7 juillet) pour un pèlerinage à Rome. Rappelons que sa sœur s’appelait Walburge (v. 25 février).
Leur père mourut à Lucques ; les deux frères poursuivirent leur route, au milieu de grandes difficultés, car ils étaient souvent malades.
A Rome, Wynnebald étudia avec avidité les Ecritures. Son séjour dura sept ans.
Une fois rentré en Angleterre, il persuada Willibald de refaire un pèlerinage à Rome et de se préparer à l’apostolat en Germanie. De fait, il rencontra à Rome s.Boniface (737, v. 5 juin), qui l’ordonna prêtre.
Il reçut d’abord de Boniface la responsabilité de plusieurs églises en Thuringe, et se fixa d’abord à Sulzenbrücken, puis alla fonder un monastère à Heidenheim, dans le diocèse d’Eichstätt, dont Willibald était devenu évêque.
Il fonda également un monastère pour les femmes, dont l’abbesse fut Walburge.
Accablé d’infirmités, il réussit tout de même à se rendre auprès du tombeau de s.Boniface à Fulda ; il voulut encore se rendre au Mont-Cassin, ce que ses proches lui déconseillèrent vivement.
Il fit mettre un autel dans sa cellule pour célébrer la Sainte Messe.
Sentant sa dernière heure arriver, il mourut dans les bras de son frère, le 18 décembre 761.
Parmi les miracles qui se produisirent au  tombeau de Wynnebald, il y eut celui de la conservation totale de son corps, seize années après sa mort.

Phaolô Nguyễn Văn Mȳ

1798-1838

 

Paul était né en 1798 dans le village de Kẻ Non (ou Thanh Lữu, Thanh Liêm, Hà Nan (Vietnam).

Son vrai nom était à l’origine Nguyễn Văn Hữu.

Vers 1811, le jeune garçon fut confié au Vicaire apostolique du Tonkin, Mgr Jacques Benjamin.

En 1817, Paul entra en séminaire de Kẻ Vĩnh (Vĩnh Trị), mais il ne fut pas prêtre.

Catéchiste zélé, il fut envoyé pour collaborer avec le père Cornay (voir au 20 septembre) dans le Shanxi.

Quand la persécution se ralluma, il aida de toutes ses forces les missionnaires, visitait les familles, exhortait les pécheurs à se repentir, baptisait les enfants, faisait la catéchèse.

Le 20 juin 1837, des soldats fouillèrent la région de Shanxi et, après avoir vainement cherché le père Cornay, arrêtèrent trois catéchistes, dont Phaolô. Ils arrêtèrent le missionnaire l’après-midi.

Tous furent conduits à la ville, et furent longuement torturés. Quand on leur apporta la nouvelle que le père Cornay avait été décapité (20 septembre), les catéchistes répondirent qu’ils étaient heureux pour la gloire du prêtre et qu’il priaient pour l’imiter.

En octobre, leur sentence fut annoncée et confirmée. Mais l’exécution fut retardée, car on espérait ainsi parvenir à les faire apostasier. L’attente en prison dura effectivement quatorze mois, mais leur courage, leur vaillance dans l’épreuve ne furent jamais abattus. Ils priaient le chapelet à haute voix, récitaient les prières ouvertement, et partageaient avec les gardiens ce qu’ils pouvaient recevoir comme vêtements, nourriture et boissons.

Ils exhortaient ceux qui leur rendaient visite à persévérer dans la foi, à vivre en harmonie chez eux, à rester fervents en attendant de se retrouver tous dans le Vie éternelle.

Un prêtre put leur porter l’Eucharistie, par quatre fois. Chaque fois c’était pour eux un grand jour, dont ils remerciaient Dieu, en attendant de Le voir face à face au Ciel.

Vint le jour fixé pour l’exécution : Phaolô et ses deux Compagnons furent conduits à Mông Phụ, Sơn Tây (Ha Tay). En chemin, un prêtre put leur donner encore une fois l’absolution. Parvenus à l’endroit, ils eurent les bras attachés derrière le dos, une jambe liée à une colonne ; ils furent étranglés : c’était le 18 décembre 1838.

Après leur mort, on leur appliqua sur la plante des pieds des plaques incandescentes pour s’assurer qu’il étaient bien morts.

Il a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Phêrô Trương Văn Đương

1808-1838

 

Pierre était né en 1808 dans le village de Kẻ Non (Thanh Liêm, Hà Nan (Vietnam).

Sa famille était très pauvre, mais très croyante.

Son père l’encouragea vivement dans ses études, et alors qu’il n’avait que seize ans, il fut admis dans les rangs des plus anciens.

Catéchiste zélé, il fut envoyé pour collaborer avec le père Cornay (voir au 20 septembre) dans le Shanxi.

Le 20 juin 1837, des soldats fouillèrent la région de Shanxi et, après avoir vainement cherché le père Cornay, arrêtèrent trois catéchistes, dont Phêrô. Ils arrêtèrent le missionnaire l’après-midi.

Tous furent conduits à la ville, et furent longuement torturés. Quand on leur apporta la nouvelle que le père Cornay avait été décapité (20 septembre), les catéchistes répondirent qu’ils étaient heureux pour la gloire du prêtre et qu’il priaient pour l’imiter.

En octobre, leur sentence fut annoncée et confirmée. Mais l’exécution fut retardée, car on espérait ainsi parvenir à les faire apostasier. L’attente en prison dura effectivement quatorze mois, mais leur courage, leur vaillance dans l’épreuve ne furent jamais abattus. Ils priaient le chapelet à haute voix, récitaient les prières ouvertement, et partageaient avec les gardiens ce qu’ils pouvaient recevoir comme vêtements, nourriture et boissons.

Ils exhortaient ceux qui leur rendaient visite à persévérer dans la foi, à vivre en harmonie chez eux, à rester fervents en attendant de se retrouver tous dans le Vie éternelle.

Un prêtre put leur porter l’Eucharistie, par quatre fois. Chaque fois c’était pour eux un grand jour, dont ils remerciaient Dieu, en attendant de Le voir face à face au Ciel.

Vint le jour fixé pour l’exécution : Phêrô et ses deux Compagnons furent conduits à Mông Phụ, Sơn Tây (Ha Tay). En chemin, un prêtre put leur donner encore une fois l’absolution. Parvenus à l’endroit, ils eurent les bras attachés derrière le dos, une jambe liée à une colonne ; ils furent étranglés : c’était le 18 décembre 1838.

Après leur mort, on leur appliqua sur la plante des pieds des plaques incandescentes pour s’assurer qu’il étaient bien morts.

Phêrô a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Phêrô Vũ Truật

1817-1838

 

Pierre était né vers 1817 dans le village de Hà Thạch (Kẻ Thiếc, Sơn Vy, Sơn Tây, Vietnam).

Sa famille était très pauvre, et il fut orphelin de son père encore très jeune et la maman continua d’élever courageusement ses trois enfants.

Phêrô avait des difficultés pour l’étude, en raison aussi de sa mauvaise santé. Mais ce qu’il ne pouvait étudier, il l’entendait des autres et le retenait bien, de sorte qu’il pouvait ensuite enseigner aux jeunes enfants.

Le 20 juin 1837, des soldats fouillèrent la région de Shanxi et, après avoir vainement cherché le père Cornay, arrêtèrent trois catéchistes, dont Phêrô. Ils arrêtèrent le missionnaire l’après-midi.

Tous furent conduits à la ville, et furent longuement torturés. Quand on leur apporta la nouvelle que le père Cornay avait été décapité (20 septembre), les catéchistes répondirent qu’ils étaient heureux pour la gloire du prêtre et qu’il priaient pour l’imiter.

En octobre, la sentence fut annoncée et confirmée. Mais l’exécution fut retardée, car on espérait ainsi obtenir l’apostasie des catéchistes. L’attente en prison dura effectivement quatorze mois, mais leur courage, leur vaillance dans l’épreuve ne furent jamais abattus. Ils priaient le chapelet à haute voix, récitaient les prières ouvertement, et partageaient avec les gardiens ce qu’ils pouvaient recevoir comme vêtements, nourriture et boissons.

Ils exhortaient ceux qui leur rendaient visite à persévérer dans la foi, à vivre en harmonie chez eux, à rester fervents en attendant de se retrouver tous dans le Vie éternelle.

Un prêtre put leur porter l’Eucharistie, par quatre fois. Chaque fois c’était pour eux un grand jour, dont ils remerciaient Dieu, en attendant de Le voir face à face au Ciel.

Vint le jour fixé pour l’exécution : Phêrô et ses deux Compagnons furent conduits à Mông Phụ, Sơn Tây (Ha Tay). En chemin, un prêtre put leur donner encore une fois l’absolution. Parvenus à l’endroit, ils eurent les bras attachés derrière le dos, une jambe liée à une colonne ; ils furent étranglés : c’était le 18 décembre 1838. Phêrô avait vingt-et-un ans.

Après leur mort, on leur appliqua sur la plante des pieds des plaques incandescentes pour s’assurer qu’il étaient bien morts.

Phêrô Vũ Trũật a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Giulia Valle

1847-1916

 

Née le 26 juin 1847 à Aoste (Italie nord-ouest), Giulia avait un petit frère (Francesco, ou Vincenzo, suivant les récits). Ses prénoms de baptême étaient Maddalena Teresa Giulia. Les deux frères aînés étaient morts en bas âge. 

Giulia fut orpheline de sa mère à cinq ans, de sorte que les deux petits enfants furent confiés à leurs grands-parents maternels, qui vivaient à Donnaz.

Ensuite, Giulia fut confiée aux Sœurs de la Charité de Sainte Jeanne Antide Thouret, une fondatrice franc-comtoise dont les Religieuses vivaient à Besançon (Doubs) (voir au 24 août). Giulia apprit le français, reçut une bonne formation, et mérita même la récompense d’un voyage à Bordeaux et Paris. Mais elle vivait mal l’éloignement de la famille.

Revenue à la maison avec son frère, elle y trouva son père remarié, avec une femme qui se montra très dure envers les deux adolescents. Ce fut au point que le garçon quitta la maison à seize ans, laissant là Giulia toute seule.

La jeune fille eut un seul recours : la prière confiante devant le tabernacle de l’église paroissiale.

Providentiellement, le ménage s’établit à Pont Saint-Martin, où Giulia retrouva les mêmes Sœurs de la Charité : leur mission était de s’occuper de l’éducation et des soins aux malades. Sa vocation mûrit dans cette ambiance et, quand son père lui proposa un parti, elle répondit fermement qu’elle ne désirait rien d’autre que d’être religieuse et de consacrer sa vie au salut des âmes. Le papa fut contrarié, mais ne mit pas d’opposition.

En 1866, à dix-neuf ans, Giulia entra à la maison provinciale de la congrégation à Vercelli, où son père voulut bien la conduire.

On commença par lui faire passer le diplôme d’enseignante, puis elle devint Sœur Nemesia, en 1867.

On l’envoya à Tortona, où les Sœurs avaient ouvert une école pour orphelines, dont elle s’occupa comme une mère et auxquelles elle enseigna le français.

Une de ses «trouvailles» pour occuper les enfants et faire de l’apostolat, fut de leur faire écrire sur de petits billets des phrases de l’évangile, qu’ils laissaient ensuite dans les endroits plus fréquentés de la ville, où les gens pouvaient les retrouver, et s’en inspirer.

En 1886, elle devint Supérieure : elle le sera pendant trente ans. Elle ne se sentait pas à la hauteur d’une telle mission, mais elle y trouva le moyen d’élargir encore plus l’étendue de ses préoccupations.

Tout Tortona la connaissait ; elle était partout. Nemesia était en effet ouverte à tous : séminaristes et soldats, mendiants, mères, malades… Elle quittait parfois très tôt la maison, pour rester inaperçue dans ses activités débordantes.

Dans le couvent, elle passait à la porterie, au parloir, on la voyait coudre, la nuit elle écrivait ; en ville, elle passait dans toutes les rues et ruelles, semant sourire et réconfort. Durant l’épidémie de choléra de 1890, elle ouvrit même les portes du couvent pour accueillir des malades et elle donna son lit, se contentant d’un divan.

Elle soutint aussi un missionnaire en Erythrée, le nouvel évêque de Ventimiglia (en lui confectionnant ses habits liturgiques), le trépidant don Orione (voir au 12 mars).

En 1901, la maladie la frappa et elle fit la convalescence à Crea et Varallo.

En 1903, habitants furent stupéfaits de la voir partir pour Borgaro Torinese (Turin), où elle fut nommée maîtresse des novices. Pour abréger et adoucir les adieux, elle partit à quatre heures du matin, laissant derrière elle une petite lettre pleine de son amour maternel.

A Borgo Torinese, quelque cinq cents novices passeront par là, qui recevront les exemples de Mère Nemesia. 

Un jour, en cadeau pour sa fête, elle demanda l’exposition du Saint-Sacrement.

Mais l’épreuve devait marquer les dernières années de cette vie si active : Mère Nemesia sera peu à peu oubliée par la nouvelle Supérieure, mise de côté, recluse dans le silence, n’ayant plus d’autre occupation que d’aller péniblement s’asseoir dans un coin de grenier pour méditer et prier.

Elle s’éteignit, suite à une pneumonie, le 18 décembre 1916 : sa chambre se remplit d’un merveilleux parfum de roses et de violettes.

Giulia-Nemesia fut béatifiée en 2004.

 

Une petite prière de cette Sœur extraordinaire va montrer quelle confiance elle avait en la Vierge Marie, et quelle humilité l’envahissait : 

O Vierge toute pure, Mère du Saint Amour, qui dois ta grandeur à ton humilité, je ne trouve pas de plus juste motif pour te supplier de m’aider à vaincre mon orgueil.

O Mère bienheureuse, je ne te demande rien d’autre que de jeter vers moi ton regard : regarde-moi, et s’il te suffit de me voir aussi pauvre, alors moi aussi je me contenterai de rester comme cela.

Miguel San Román Hernández

1878-1936

 

Miguel naquit à Tábara (Zamora) le 11 (ou 12) août 1878 (ou 1879).

Après une enfance heureuse et ses premières études secondaires, il entra au Collège Royal de Saint-Augustin à Valladolid, où il reçut la vêture en 1894, à quatorze ans.

C’est là qu’il fit le noviciat, les études de philosophie, puis la profession solennelle en 1898.

Pour la théologie, il passa au monastère de Notre-Dame de La Vid, où il fut ordonné prêtre en 1902.

Sa première mission fut les Philippines, parmi les peuples Iquitos, une mission fondée l’année précédente, et où les cannibales avaient déjà massacré deux missionnaires et soixante autres chrétiens.

Le père Miguel passa plusieurs années à exercer son travail apostolique chez les Iquitos. Une de ses plus grandes difficultés était la pression que les Blancs exerçaient sur les exploitations indigènes.

Les Religieux organisèrent rapidement une école primaire, y incluant des travaux manuels.

Le travail intense et le climat ébranlèrent la santé du père Miguel, qui dut revenir en Espagne. Il fut professeur au Collège de Valladolid et en d’autres maisons : Neguri (1925), Ucles (1927), Santander enfin, où il enseignait dans les écoles gratuites pour enfants pauvres.

A partir du 18 juillet 1936, le père Miguel se réfugia avec le père Eugenio Cemuda chez Maximina Gutiérrez Bárcena, qui les installa dans la pension Primera Alameda, d’où ils sortaient pour aller célébrer la messe dans des maisons privées. Ce pouvait être dangereux, mais les Religieux préféraient s’exposer pour être présents parmi les familles qui les appelaient.

Le 17 décembre 1936, Miguel fut fait prisonnier avec Eugenio, et l’on ne sut plus rien d’eux ensuite. C’est pourquoi on pense qu’ils furent martyrisés ce jour-là ou le lendemain.

De quelle façon ? Les informations ne sont pas concordantes. Ils ont pu être fusillés dans le cimetière de Cirirego (Santander). Leurs corps, qu’on n’a pas retrouvés, furent peut-être jetés à la mer.

Quelques jours plus tard, on repêcha en effet sur les côtes françaises de Vendée le corps du père Epifanio avec beaucoup d’autres, déjà méconnaissables ; les corps du père Miguel et du père Eugenio pouvaient être de ceux-là ; le père Epifanio avait été jeté à la mer et noyé le 22 décembre (voir la notice).

Les pères Miguel et Eugenio furent donc probablement exécutés le 18 décembre 1936. Ils furent béatifiés en 2007.

 

 

Eugenio Cernuda Febrero

1900-1936

 

Eugenio était né à Zaratán (Valladolid) le 15 novembre 1900 et fut baptisé le 25.

Entré dans l’Ordre augustin, il fit la profession à Valladolid en 1917 et reçut le sacerdoce en 1925.

Il exerça au collège de Santa Isabel de Tapia de Casariego (Asturies) jusqu’à sa fermeture en 1927, puis il passa à celui de l’Incarnation à Llanes (Asturies), pour venir enfin à Santander, où il enseignait aux enfants d’ouvriers dans des écoles gratuites.

Partout, on remarqua et admira sa bonté, son zèle pour l’enseignement.

Le 18 juillet 1936, il fut expulsé de leur maison avec ses Confrères.

Il se réfugia avec le père Miguel San Román Hernández chez Maximina Gutiérrez Bárcena, qui les installa dans la pension Primera Alameda, d’où ils sortaient pour aller célébrer la messe dans des maisons privées. Ce pouvait être dangereux, mais les Religieux préféraient s’exposer pour être présents parmi les familles qui les appelaient.

Le 17 décembre, ils furent tous deux arrêtés et l’on ne sut plus rien d’eux ensuite. C’est pourquoi on pense qu’ils furent martyrisés ce jour-là ou le lendemain.

De quelle façon ? Les informations ne sont pas concordantes. 

Ils ont pu être fusillés le 18 décembre dans le cimetière de Cirirego (Santander), d’où on entendit le père Eugenio crier Vive le Christ Roi !

Mais on n’a pas retrouvé leurs corps. Furent-ils jetés à la mer ?

Quelques jours plus tard, on repêcha en effet sur les côtes françaises de Vendée le corps du père Epifanio avec beaucoup d’autres, déjà méconnaissables ; les corps du père Miguel et du père Eugenio pouvaient être de ceux-là ; le père Epifanio avait été jeté à la mer et noyé le 22 décembre (voir la notice).

Les pères Miguel et Eugenio furent donc probablement exécutés le 18 décembre 1936. Ils ont été béatifiés en 2007.

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