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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 00:00

 

22 DÉCEMBRE

 

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S Ariston, martyr à Porto.

S Honorat, évêque à Toulouse.

III.

SS Cheremon, évêque et martyr à Nilopolis ; il fut le dernier martyr d’Egypte durant cette persécution.

IV.

S Flavien, père de ste Bibiane, martyr à Acquapendente.

VI.

S Amaethlu, patron de Llanfaethlu.

IX.

S Hunger, évêque à Utrecht.

X.

S Amaswinthe, abbé à Silva de Malaga.

XI.

Bse Jutta, recluse et religieuse à Disibodenberg, maîtresse de ste Hildegarde (qui lui succédera et en attestera les miracles).

XX.

Ste Francesca-Saveria Cabrini (1850-1917), dernière de treize enfants, fondatrice à Chicago des Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur, vouée aux immigrants italiens aux Etats-Unis (déjà 50.000 à New York) ; elle ouvrit écoles et hôpitaux et, à cause de son succès, subira diffamations et persécutions ; elle est la patronne céleste de tous les émigrants.

 

Cheremon de Nilopolis
† 250

Cheremon était le vieil évêque de Nilopolis (ou Delas, non loin de Memphis, Egypte).
L’évêque Denys d’Alexandrie (v. 8 avril) conclut sa chronique de la persécution de Dèce en mentionnant précisément ce Cheremon : 
Cheremon était très vieux et évêque de la ville appelée Nilopolis. S’étant enfui dans la montagne d’Arabie avec sa compagne, il n’est pas revenu et jamais les frères bien qu’ils aient beaucoup cherché n’ont pu voir ni eux, ni leurs cadavres.
Beaucoup, dans la même montagne d’Arabie, furent réduits en esclavage par les barbares Sarrasins ; certains ont été rachetés à grand-peine, avec beaucoup d’argent, les autres jusqu’à présent ne le sont pas encore.

De ce témoignage on ne peut tirer que des hypothèses. Cheremon était-il marié ? ou vivait-il avec cette compagne comme frère et sœur ? Mourut-il d’épuisement, de froid, de faim, ou dévoré par les bêtes ?
Une certitude : il est considéré comme Martyr, et beaucoup d’autres moururent dans les mêmes conditions atroces.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Cheremon de Nilopolis au 22 décembre.

Hunger d’Utrecht

† 866

 

Hunger est un évêque mal connu.

A la mort de l’évêque Luidger en 854, le choix de son successeur se porta d’abord sur le chanoine Craft, qui préféra renoncer à cette charge pour ne pas avoir à affronter quelque attaque probable des Vikings. Ainsi fut choisi Hunger. Il était le douzième successeur de s.Willibrord (v. 7 novembre).

Ses relations avec ces Vikings furent pacifiques au début, mais quand ils se firent menaçants, tout le clergé d’Utrecht suivit l’évêque au Mont Sainte-Odile (Sint Odiliënberg), proche de Roermond.

En 858, Lothaire II y fit construire pour eux un monastère. Mais Hunger s’installa à Prüm, puis à Deventer.

Hunger se préoccupa de rester un homme de Dieu, et quand Lothaire voulut divorcer parce que son épouse était stérile, Hunger lui rappela le caractère sacré du mariage, fondé sur l’Ecriture et la Théologie ;  Lothaire divorça tout de même, mais Hunger avait su se montrer ferme sur la doctrine.

On trouve sa signature aux conciles de Savonnières et Metz (859 et 863) ; il était déjà malade au cours de ce dernier.

Il mourut à Prüm le 22 décembre 866.

Saint Hunger d’Utrecht est commémoré le 22 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Jutta de Sponheim

1092-1136

 

Cette vierge était la fille des comtes Stephan et Sophia de Sponheim, et naquit vers 1092.

Stephan mourut trois ans après cette naissance et Sophia s’occupa de l’éducation de ses deux enfants, Jutta et son frère Hugo, qui devint archevêque de Cologne.

Jutta (Judith) eut à douze ans une maladie si grave, que sa guérison apparut comme un miracle, et amena Jutta à promettre de consacrer sa vie à Dieu, de sorte qu’elle refusa toutes les propositions de mariage qu’on lui fit par la suite.

A quatorze ans, contre l’avis de ses proches, elle fit sa consécration dans les mains de l’archevêque de Mayence. D’après une relation ancienne, elle reçut d’abord sa formation spirituelle d’une pieuse veuve qui s’appelait Uda de Göllheim ; avec Jutta se trouvaient aussi sa parente, Hildegard de Bingen, alors âgée de huit ans (voir au 17 septembre) et une autre jeune fille.

A la date probable du 1er novembre 1112, quand elle eut vingt ans, elle se retira non loin de l’église du Disibodenberg, où elle s’occupa de l’instruction des enfants. Hildegarde, qui avait alors quatorze ans, la suivit, et deux autres jeunes filles aussi.

Ce fut là le point de départ d’un couvent de religieuses bénédictines qui, avec celui des Bénédictins de l’endroit, forma un double monastère.

Quand Jutta mourut, en 1136, c’est Hildegarde qui lui succéda comme supérieure de cette communauté. Elle en écrivit alors que Dieu l’arrosa de sa grâce comme d’un ruisseau aux eaux abondantes, de sorte qu’elle n’accorda aucun repos à son corps par ses veilles, ses jeûnes et d’autres bonnes œuvres, jusqu’à ce qu’elle achevât d’une digne fin sa vie terrestre.

Parmi ces «bonnes œuvres» sont rapportées celle du changement de l’eau en vin qu’aurait opéré Jutta, ainsi que celle d’avoir traversé à pieds secs le Glan, la rivière locale.

Son frère Hugo mourut l’année suivante (1137).

On parla d’apparitions au tombeau de Jutta. L’Ordre bénédictin la vénère comme bienheureuse, au 22 décembre, mais elle n’a pas été insérée dans le Martyrologe.

 

 

Francesca Saviera Cabrini

1850-1917

 

Née à Sant’Angelo Lodigiano (Lodi, Lombardie, Italie nord), Maria Francesca était la treizième enfant de Agostino et Stella Oldini, des cultivateurs aisés. Elle naquit le 15 juillet 1850.

A treize ans, elle fit le vœu de virginité. A dix-huit ans, elle passa avec succès son examen de maîtresse d’école. A l’école elle se passionnait pour la géographie, feuilletant avidement les pages de son livre, imaginant qu’elle voyageait dans ces contrées lointaines.

En 1870 moururent ses parents.

Institutrice en 1872, elle voulait être missionnaire en Chine, mais sa santé fragile lui barrait l’accès en congrégation. Or en 1874, le curé de Codogno lui confia l’administration d’un orphelinat qui marchait mal. Francesca essaya de triompher du mal par le bien.

En 1877, elle réunit quelques compagnes et émit les premiers vœux de religion, ajoutant à son nom celui de Saviera (Xavière), confiant sa vie à saint François Xavier, ce jésuite missionnaire qui avait marché jusqu’en Chine au 16e siècle (voir au 3 décembre).

En 1880, l’évêque dut résolument fermer cette maison. Francesca lui parla de son attrait pour les missions. L’évêque lui dit : Je sais que tu veux être missionnaire. Je ne connais pas d’institut de ce genre. Fondes-en un.

Elle réunit donc ses amies et, par obéissance à l’évêque, fonda sa propre Congrégation sous le nom de Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur. Leur but : l’éducation des filles dans les pays catholiques, schismatiques ou païens. Les religieuses devaient appuyer leur travail sur le recueillement auquel étaient consacrées quatre heures quotidiennes. Francesca Saviera se levait une heure plus tôt que les autres, pour prier un peu plus. 

Plusieurs maisons s’ouvrirent en Italie et l’institut fut approuvé en 1888. Francesca était toujours fascinée par la Chine, mais plusieurs prélats, et le pape lui-même, lui parlèrent des Italiens, déjà cinquante-mille, émigrés aux Etats-Unis, dont la misère, matérielle et morale, était inquiétante.

Toujours obéissante, elle arriva à New York en 1889. Il n’y avait encore rien de fait, et l’évêque de New York pensa même la renvoyer en Italie. Francesca lui répondit : Monseigneur, nous sommes venues en Amérique par ordre du Saint-Siège, et nous devons y rester.

Bien vite elle ouvrit un orphelinat ; une maison-mère s’éleva à West-Park ; un hôpital à New York en 1892…

Elle entreprit un long périple qui la porta au Nicaragua, au Brésil, à Buenos Aires (Argentine), où elle ouvrit une école supérieure féminine. Elle reviendra en France, en Angleterre. Elle fera vingt-quatre fois la traversée de l’Océan Atlantique.

En 1907, les constitutions furent approuvées, alors que l’institut comptait déjà plus d’un millier de religieuses dans huit pays. La fondatrice ouvrit elle-même plus de cinquante fondations, dont un hôpital à Chicago, un préventorium en Californie. Peu avant sa mort surgira enfin un hôpital à Seattle, après bien des oppositions.

Francesca Saviera fut naturalisée en 1909, et mourut à Chicago le 22 décembre 1917. Celle qui avait une santé si fragile, s’est retrouvée à la tête d’une immense famille religieuse. Elle avait pris pour devise le mot de saint Paul : Je peux tout en Celui qui me rend fort (Ph 4:13).

En France, elle a créé un orphelinat à Noisy-le-Grand, qui est actuellement un lycée, près duquel a été édifiée une maison de retraite.

La Mère des émigrés, béatifiée en 1938 et canonisée en 1946, est la première sainte des Etats-Unis. Son dies natalis est le 22 décembre.

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