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28 décembre 2019 6 28 /12 /décembre /2019 00:00

 

28 DÉCEMBRE

 

I.

SS Innocents (cf. Mt 2:12-18).

?

SS Euticus, prêtre, et Domitien, diacre, en Thrace. 

III.

S Theonas, évêque à Alexandrie, 16e patriarche depuis s. Marc ; il fit bâtir une église en l'honneur de Notre Dame à Alexandrie, où les chrétiens célébraient jusque là dans les demeures privées ; il baptisa Botros, qui lui succéda comme patriarche (et mourut martyr), et il condamna la doctrine de Sabellius.

IV.

SS Domna, jeune fille, et Indès, eunuque, martyrs à Nicomédie.

S Domnion, saint homme romain, correspondant de s. Jérôme.

VI.

S Antonius, hongrois, moine à Lérins.

XIV.

Bse Mattia Nazzarei, abbesse clarisse à Ancône ; ou bénédictine (XIII.?).

XVII.

S François de Sales, évêque à Genève, Docteur de l'Eglise, fondateur de la Visitation, patron des villes de Annecy et Chambéry, des salésiens, des journalistes, fêté le 24 janvier.

XIX.

S Gaspare del Bufalo, prêtre romain fondateur des Missionnaires du Précieux-Sang ; il refusa le serment de fidélité à Napoléon.

Ste Caterina Volpicelli, de Naples, fondatrice des Servantes du Sacré-Cœur, béatifiée en 2001, canonisée en 2009.

XX.

B Hyhorji Khomyshyn (1867-1947), évêque gréco-catholique à Stanislavov, deux fois arrêté par les services secrets soviétiques, déporté à Kiev et mort en prison, martyr béatifié en 2001.

Saints Innocents
1er siècle

Peu de temps après la naissance de Jésus-Christ, vinrent à Jérusalem des Mages d’Orient, pour adorer ce nouveau Roi. Le roi Hérode en fut tellement bouleversé qu’il envoya tuer dans tout le territoire de Bethléem, tous les nouveau-nés de deux ans et en-dessous (cf. Mt 2).
L’évangile ne dit pas que cet épisode ait eu lieu au lendemain de la naissance de Jésus. Il se pourrait bien que ces Mages soient arrivés beaucoup plus tard. D’ailleurs, l’évangile de Matthieu ne parle pas de grotte ni de crèche, comme le fait Luc lors de la visite des bergers, mais de maison (domum), montrant clairement par là qu’après ce toit de fortune où Marie avait enfanté, la sainte Famille avait enfin trouvé quelque part un gîte où s’abriter pendant quelque temps : le recensement pour lequel ils étaient venus, était désormais accompli, et les maisons s’étaient vidées des voyageurs.
Il n’est donc pas invraisemblable que se soient passés quelques mois entre la naissance de Jésus et la visite des Mages. C’est pourquoi Hérode, pour être sûr de se débarrasser de son «rival», fait rechercher et éliminer tous les enfants de moins de deux ans.
L’évangile nous explique que saint Joseph fut averti par un ange de vite s’enfuir avec Marie et l’Enfant, avant même la décision d’Hérode ; la sainte Famille était donc en Egypte au moment du massacre.
Combien y eut-il de victimes ? Et comment Hérode réussit-il à les retrouver ? On peut supposer en effet qu’à peine les soldats auraient commencé leur pénible besogne, le bruit se serait répandu et que tous les parents concernés auraient dissimulé leur petit bébé. Hérode recourut sans doute à un stratagème, imaginant par exemple une sorte de fête où l’on aurait récompensé les mamans pour leur maternité. Rien de plus facile pour les avoir toutes en un même lieu et au même moment.
Les commentateurs les plus stricts avancent un nombre de vingt à trente bébés ; saint Jérôme, qui s’était justement retiré à Bethléem, parle de plusieurs milliers (multa parvulorum millia), d’autres montèrent jusqu’à soixante-quatre mille, et même cent-quarante-quatre mille, paraphrasant le nombre des élus de l’Apocalypse (Ap 7:4). Pour approcher un nombre assez probable, il faudrait disposer du recensement de César Auguste (cf. Lc 2:1), de la population de Bethléem en cette période, d’où l’on pourrait déduire le nombre possible de mamans, parmi lesquelles certaines pouvaient bien avoir deux enfants déjà. La bienheureuse Anna Katharina Emmerick qui, rappelons-le, n’a pas l’autorité de l’évangile, parle d’environ sept-cents ; elle «précise» que cet épisode s’est passé quand l’Enfant-Jésus avait déjà dix-huit mois.
La fête des Saints Innocents, très tôt mentionnée en Occident au 28 décembre, avait lieu le 29 décembre à Constantinople, le 8 janvier (deux jours après l’Epiphanie) chez les mozarabes. Longtemps on a appelé ces petits Martyrs les infantes, ceux qui ne parlent pas (encore), mais dont la mort est d’autant plus éloquente. Saint Jérôme parle de pueri ou parvuli, pensant avec raison qu’à deux ans ces petits êtres pouvaient déjà articuler quelques mots et n’étaient plus des «infantes» ; saint Ambroise les appelle bimuli, nourrissons de deux ans.
La liturgie romaine, curieusement, avait accordé à cette fête le rite des jours de Carême, en violet, sans le chant du Gloria ni de l’Alleluia ; mais si la fête tombait un dimanche, la couleur devenait rouge et l’on chantait Gloria et Alleluia. La liturgie mozarabe au contraire tient à préciser que cette solennité ne doit pas être triste. Actuellement, la fête des Saints Innocents, le 28 décembre, est en rouge, et honorée du Gloria comme toutes les fêtes de l’année.
La Prière du jour de la fête dit que ces Martyrs ont témoigné non pas en parlant, mais en mourant (non loquendo sed moriendo). Un esprit rationaliste pourrait bien ici objecter qu’à proprement parler ces Martyrs n’ont pas proclamé volontairement le Christ, ni même consciemment, mais on lui répondra aisément qu’ils ont été réellement massacrés en haine contre le Christ et qu’ils ont vraiment versé leur sang comme des brebis d’abattoir (Ps 43 : 23), préfigurant le Sacrifice du Christ.
En certains monastères, on sert en ce jour aux novices de la bouillie, au dessert de midi. En  certains lieux s’était développée la coutume de «mettre à l’honneur» (?) les enfants, en mettant l’un d’eux sur le siège même de l’évêque dans la cathédrale, avec crosse et mitre, pour présider au chant des Vêpres du jour, jusqu’au verset du Magnificat Deposuit potentes de sede (il renversa les puissants de leur siège), moment où l’on retirait à l’enfant-évêque tous les insignes épiscopaux et le renvoyait à sa place. On peut douter que ce genre de comédie honorait vraiment l’enfance, si elle ne provoquait pas déjà de multiples jalousies entre les autres enfants et leurs familles ; mais elle pouvait bien faire réfléchir les adultes en illustrant devant eux le sort qui peut attendre toute personne investie de quelque pouvoir ou autorité.
Récemment s’est instaurée en revanche une pieuse coutume, consistant à prier à midi pendant quelques instants, le 28 décembre, en mémoire de tous les petits êtres victimes de cette brutale aggression qu’on pratique par l’avortement. Un génocide silencieux sur lequel beaucoup d’autorités ferment les yeux, et dont elles devront un jour répondre.


Theonas d’Alexandrie
† 300

En 282, Theonas fut investi de la charge épiscopale d’Alexandrie (Egypte), pour succéder à Maximos. Il était le seizième successeur de saint Marc (v. 25 avril).
Voici l’éloge qu’un synaxaire fait de lui :
Ce saint était instruit et religieux, plein de  bonté et de prévenance pour les gens. 
La première année de son patriarcat, il baptisa saint Botros (Pierre), qui fut patriarche après lui. La seizième année de son âge, il le consacra comme prêtre. Ajoutons ici que ce Botros était né à la suite d’une bénédiction que Theonas avait donnée à la maman, jusque-là stérile. 
A cette époque apparut en Alexandrie Sabellius l’Infidèle, qui prétendait que le Père, le Fils et le Saint-Esprit étaient une seule hypostase. Ce père l’excommunia et confondit sa doctrine. Une fois prêtre, Botros avait imposé le silence à Sabellius, et ce dernier en était tombé raide mort.
Dans sa bonté, (Theonas) bâtit une église en Alexandrie sous l’invocation de Notre-Dame, car les fidièles, jusqu’au temps de Théonas, priaient et célébraient les saints Mystères dans les maisons et les cavernes, en cachette des infidèles. Ce père ne cessa d’être bon pour eux, en convertit beaucoup et les baptisa.

C’est durant cet épiscopat que le prêtre Achillas devint célèbre en Alexandrie, et fut chargé de l’enseignement de la sainte foi ; il fit une œuvre philosophique très rare et à aucune autre inférieure ; sa conduite était digne de la discipline évangélique.
Theonas désigna Botros pour lui succéder et mourut en 300.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Theonas d’Alexandrie au 28 décembre.


Antonius de Hongrie
† 520

Antonius venait de Pannonie (act. Hongrie), comme s.Martin de Tours (v. 11 nov.).
Son père s’appelait Secundinus, et son oncle Constantius ; ce dernier fut évêque de Lorch.
A huit ans, Antonius fut orphelin de père et recueilli par l’évêque s.Severinus (v. 8 janvier) ; puis il fut à l’école de son oncle Constantius.
Devant l’invasion des barbares, Antonius vint se réfugier près du lac de Côme, auprès d’un prêtre nommé Marius, qui avait regroupé quelques moines. C’est là qu’il se rendit célèbre, malgré lui, en démasquant un intrus malfaiteur qui avait réussi à se faire admettre parmi les moines.
Antonius se retira plus loin encore, là où ses seuls voisins étaient des ours. L’un d’eux lui ayant saccagé son jardin, Antonius le rossa sévèrement.
Des disciples voulaient se mettre sous la conduite d’Antonius, mais il ne le voulait pas. Il se retira à l’abbaye de Lérins. Il était gentil avec les jeunes, grave avec les anciens, docte avec les savants, à la portée des simples.
Au bout de deux années de cette humble vie, il s’endormit dans le Seigneur, vers 520.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Antonius de Hongrie au 28 décembre.

Mattia Nazzarei

1253-1320

 

Mattia serait née vers 1253 à Matelica (Marches, Italie CE), fille unique du comte Gualtiero et de Sibilia Nazzarei (ou Nazzareni).

A dix-huit ans, renonçant à toutes les propositions d’héritage et de mariage, elle alla se présenter à l’abbesse des Clarisses, qui lui suggéra d’attendre un peu, que son père acceptât ce changement d’orientation.

Mattia pénétra dans l’église des Clarisses, se tailla les cheveux et s’enfila une vieille bure pour se consacrer totalement à Dieu. Son père, qui venait la chercher et la vit dans cet état, n’osa plus la contrarier. Difficile, devant une telle résolution, de refuser à la jeune fille d’entrer dans le monastère.

En 1271, par-devant notaire, elle renonça à tout son héritage familial, le partageant entre le monastère et les pauvres.

En 1279, elle y fut élue abbesse, et le resta quarante ans.

Elle était si sensible aux événements douloureux des autres, qu’on l’appela mère de la charité.

Mattia mourut en 1320, le 28 décembre, comme elle l’avait anoncé,. A sa mort, tout le couvent fut envahi d’un céleste parfum et enveloppé d’une grande lumière. Tous les habitants de l’endroit purent le constater.

Depuis 1758, un liquide mystérieux et parfumé s’est dégagé de son corps à chaque fois qu’on procéda à une reconnaissance de ses reliques.

On aurait rouvert le procès de canonisation en 1893.

Le Martyrologe la mentionne au 28 décembre.

 

 

François de Sales

1567-1622

 

François était l’ainé des six enfants de François de Novel, marquis de Sales et Boisy, et de Françoise de Sionnaz, qui avait apporté à la famille la seigneurie de Boisy.

L’enfant naquit le 21 août 1567 au château de Sales (Thorens, Savoie) et reçut le baptême dès le lendemain, avec le nom de Francesco d’Assise.

Il reçut sa première formation de sa propre mère ; quand il avait appris sa leçon d’Histoire Sainte, il allait la raconter aux enfants du village ; puis il étudia au collège ducal du Plain-Château (La Roche-sur-Foron), et au Collège Chappuisien d’Annecy, où il apprit le français.

En 1577, il reçut la Première communion et la Confirmation. L’évêque qui la lui conféra, Mgr Justiniani, prédit alors que l’enfant serait une grande lumière dans l’Eglise de Dieu et la merveille de son temps. 

C’est que François étudiait avec beaucoup de profit. Vers 1580, on l’envoya au Collège parisien de Clermont, chez les Jésuites, où il étudia avec fruit toutes sortes de matières : rhétorique, latin, grec, hébreu, mathématiques, histoire, musique, philosophie, et, à sa demande, la théologie.

C’est ainsi qu’il approfondit saint Augustin et les Pères de l’Eglise, saint Thomas d’Aquin. Durant ces études, à dix-sept ans, il traversa une douloureuse crise de six semaines, se croyant lui-même damné ; le jour où il se sentit délivré de l’épreuve, après avoir prié le Souvenez-vous, il fit le vœu de chasteté.

Après ces études, il rentra chez lui. Son père, qui ne croyait pas encore à sa vocation, l’envoya faire son droit à Padoue ; il prit ses grades en droit canonique et civil en 1591. A cette époque, il se donnait à l’étude du droit quatre heures par jour, et à celle de la théologie, quatre autres heures.

De cette époque date cette maxime qu’il écrivit : La foi doit être la règle de la croyance, mais que l’humilité soit la conclusion de tout.

En 1592, François fit un voyage par Rome et les principales villes d’Italie ; à son retour, son père lui imposa le titre de Seigneur de Villaroget. François fut présenté à l’évêque de Genève, Mgr Granier, qui prophétisa ensuite : Ce jeune homme deviendra un grand personnage, une colonne de l’Eglise ; ce sera mon successeur dans cet évêché.

Cette même année, François, encore une fois pour faire plaisir à son père, fut reçu avocat au Sénat de Savoie. Il parla alors à sa mère de sa vocation intime, espérant qu’elle interviendrait auprès de son père. Mais ce dernier pensait au contraire présenter à François une demoiselle de haut rang. C’est alors que les chanoines de Genève demandèrent la nomination de François comme prévôt (doyen) du Chapitre de la cathédrale. Cette fois-ci, le père de François se rendit, et François porta la soutane.

Installé à Annecy, il fonda une confrérie de la Sainte-Croix, dont fit partie son père. François reçut ensuite les ordres sacrés et fut ordonné prêtre en 1593.

Dès lors, François se confessa chaque jour avant de célébrer la Messe. Lui qui était de nature si vif et même colère, il parvint à dominer complètement son humeur. 

Son apostolat à Annecy fut très fécond. François fut aussi nommé grand pénitencier. En 1594, François fut choisi pour mener une grande mission dans la Chablais, afin de ramener à la foi les nombreuses victimes du protestantisme. La première année fut très difficile et ingrate. Mais entre 1595 et 1598, la douceur patiente de François conquit tout le pays. L’évêque le choisit pour en faire son coadjuteur.

En 1598, François survécut à une mystérieuse maladie qui avait semblé le porter à la mort. Remis, il alla trouver le pape, qui le surnomma apôtre du Chablais, le nomma immédiatement coadjuteur.

Avant le sacre, qui devait avoir lieu en 1603, François administra à son père les derniers sacrements (1601) ; il en apprit la mort au moment où il montait en chaire pour prêcher. François rencontra le roi Henri IV, qui voulait le garder en France, et François lui répondit très poliment : Sire, je suis marié, j’ai épousé une pauvre femme (il entendait l’Eglise de Genève), je ne puis la quitter pour une plus riche. Henri IV disait de lui : Il a toutes les qualités et aucun défaut.

Lors de son sacre, le 8 décembre 1603, François eut une extase et vit la Sainte Trinité, il fit le vœu de se dédier sans réserve au salut des âmes.

Mgr de Sales aida personnellement Madame Acarie à établir la réforme carmélite en France. Mais surtout, il conquit Madame de Chantal, avec laquelle il fonda l’ordre de la Visitation.

En 1610, mourut sa sainte mère. 

Inlassablement il répondit à toutes les invitations de prédication qui lui vinrent de partout : Dijon, Autun, Dole, Besançon, Belley, Paris, Grenoble, Turin, Avignon, Lyon.

C’est à Lyon qu’il s’éteignit à ce monde, le 28 décembre 1622. La nouvelle en parvint mystérieusement tout de suite à son frère Louis, à son neveu, à Madame de Chantal.

Les funérailles solennelles eurent lieu à Annecy, le 29 janvier suivant ; c’est ce jour qui a été choisi pour la fête liturgique de saint François de Sales.

On ne pourra que rappeler l’excellence de la doctrine, mais aussi de la langue et du style de ses écrits, en particulier son Introduction à la vie dévote et le Traité de l’Amour de Dieu.

François de Sales fut béatifié en 1662, canonisé en 1665 et proclamé Docteur de l’Eglise en 1877.

Il est le céleste Patron d’Annecy et de Chambéry, de l’ordre de la Visitation, des Salésiens de saint Giovanni Bosco, mais aussi des journalistes et écrivains, auxquels nous souhaitons de montrer toute la douceur du saint Evêque.

 

 

Gaspare del Bufalo

1786-1837

 

Gaspare naquit à Rome le jour de l’Epiphanie, 6 janvier 1786, ce qui fit qu’il reçut le nom traditionnel d’un des trois Rois Mages (soulignons gentiment ici que Gaspard n’est certainement pas un nom oriental ; les Mages se seraient en fait appelés Theokeno, Mensor et Saïr)

Le père de Gaspare, Antonio, était cuisinier au palais Altieri. Sa mère, Annunziata Quartieroni, lui transmit sa dévotion pour saint François Xavier (voir au 3 décembre).

La famille descendait de la noblesse, mais s’était réduite à une condition très modeste.

Le jeune garçon fréquenta le Collegio Romano, reçut la soutane en 1798 et fut ordonné prêtre en 1808 et fonda très vite un patronage à Santa Maria in Pincis et un autre à l’actuel Foro Romano.

Quand, en 1809, on lui demanda de prêter serment à l’empereur Napoléon, qui déporta de façon si autoritaire et abusive le pape Pie VII, il répondit laconiquement : Non debbo, non posso, non voglio (je ne dois, je ne puis, je ne veux pas), reprenant le mot fameux Non possumus des apôtres Pierre et Jean, cf. Ac 4:20 ). Il fut exilé, et même emprisonné, dans le nord de l’Italie, jusqu’au retour du pape en 1814. 

Il se consacra alors à l’évangélisation des petites gens dans tout le centre de l’Italie. Sur l’invitation du pape, il alla là où aucun prêtre ne serait allé, devenant très connu pour son éloquence, sa foi, son amour des pauvres, et même sa compassion pour les brigands : il leur communiquait sa foi en la miséricorde de Dieu par le Sang rédempteur de Jésus-Christ qui était mort pour tous. Un contemporain romain, saint Vincenzo Maria Strambi (voir au 1er janvier) disait de ses homélies qu’elles étaient comme un tremblement de terre spirituel.

Il fonda ainsi les Missionnaires du Précieux Sang, et fut aussi l’inspirateur de la fondation, par Maria De Mattias (voir au 20 août), des Sœurs Adoratrices du Sang du Christ.

Malgré la maladie, le père del Bufalo revint à Rome en 1837 pour une ultime mission. Il fut assisté aux derniers moments par un autre saint prêtre romain, Vincenzo Pallotti (voir au 22 janvier) et mourut le 28 décembre 1837.

Il fut béatifié en 1904 et canonisé en 1954.

On en a fait le patron des marchands de soie, mais sans expliquer pourquoi. On l’a appelé Ange de la Paix, Tremblement de terre spirituel, Victime de la Charité.

Actuellement, les Missionnaires du Précieux Sang sont aussi présents en Inde et en Tanzanie.

 

 

Caterina Volpicelli

1839-1894

 

Caterina naquit le 21 janvier 1839 à Naples, de Pietro et Teresa de Micheroux, qui appartenaient à la haute bourgeoisie napolitaine.

Après la première éducation domestique, selon les règles traditionnelles, elle fréquenta le Collège Royal.

La vie se passa dans l’aisance et Caterina cultiva le théâtre, la musique, la littérature. Après une forte crise, elle se sentit appelée à la vie religieuse.

Vers quinze ans, elle conçut une spéciale dévotion envers le Sacré-Cœur et entra dans le Tiers-Ordre franciscain.

En 1859, elle tenta la voie contemplative dans la Congrégation des Adoratrices Perpétuelles du Saint-Sacrement, mais dut renoncer à cause de sa santé. Elle continua cependant à consacrer des heures de prière devant le Saint-Sacrement et s’orienta vers un style de vie consacrée tout en travaillant dans le monde. 

Elle travailla d’abord avec d’autres compagnes à la diffusion de l’Apostolat de la Prière : elle en deviendra la première zélatrice à Naples ; puis elle eut l’opportunité de connaître un Institut français, les Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, appelé aussi le Tiers-Ordre du Sacré-Cœur, auquel elle pensa s’associer.

Mais l’archevêque de Naples jugea bon de ne pas mélanger les aspirations de Caterina à celles de cet Institut. En 1874, la fondation de Caterina prit le nom de Ancelles du Sacré-Cœur et reçut l’approbation de l’archevêque. En 1884, le nouvel archevêque consacre le sanctuaire du Sacré-Cœur à Naples.

En 1891, lors du premier Congrès Eucharistique national, c’est à cet Institut naissant que l’on confie l’organisation des tours d’adoration à la cathédrale, des messes, des confessions et des communions.

L’idéal de Caterina était de raviver l’amour de Jésus-Christ dans les cœurs, dans les familles et dans la société. L’institut devait comporter trois branches : une religieuse, et deux laïques, avec l’étude de la théologie.

L’approbation romaine fut autrement difficile : on ne voyait pas comment consilier une vie active dans le monde avec des vœux solennels qu’on n’émettait d’habitude que dans les cloîtres. Le même problème se posa lors de la fondation des Visitandines, deux siècles plus tôt. Tout de même, en 1890, fut approuvé l’Institut des Ancelles du Sacré-Cœur de Jésus.

L’attente, le combat, avaient épuisé Caterina : elle mourut le 28 décembre 1894. Curieusement, le fondateur des Visitandines, saint François de Sales, était mort aussi ce jour-là, deux siècles plus tôt.

Caterina fut béatifiée en 2001 et canonisée en 2009. Les miracles et la canonisation se réalisèrent plus rapidement que l’approbation !

Le miracle retenu fut, en 2002, la guérison inexplicable d’une dame italienne octogénaire, atteinte depuis plus de vingt ans d’un diabète mellitus de type 2, qui avait abouti à un ulcère nécrotique ; l’infection lui causait d’horribles douleurs et l’on prévoyait l’amputation du membre. Après avoir invoqué la bienheureuse Caterina, cette dame se réveilla un matin complètement guérie : les médecins ne purent que constater la parfaite inutilité de l’amputation prévue.

 

 

Hryhorji Khomyshyn

1867-1945

 

Hryhorji (Grégoire) naquit le 25 mars 1867, jour de l’Annonciation, à Hadynkivtsi (Ternopil) en Ukraine.

Très jeune il pensa au sacerdoce. Il fut ordonné prêtre en 1893.

Recteur du séminaire en 1902, il fut bientôt nommé évêque de Stanislaviv (aujourd’hui Ivano-Frankivsk).

Les communistes l’arrêtèrent une première fois en 1939, puis de nouveau en 1945. Ils espéraient l’amener à s’unir à l’unique Eglise reconnue, l’orthodoxe, liée au régime.

Il mourut dans la prison de Kiev, des suites des tortures subies durant les pénibles interrogatoires, le 28 décembre 1945 (telle ou telle source mentionne en revanche le 17 janvier 1947).

Ce saint évêque fut béatifié en 2001 parmi vingt-cinq martyrs ukrainiens ; il est mentionné actuellement au 28 décembre dans le Martyrologe.

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