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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 23:00

 

Alberto Marvelli

1918-1946

 

Alberto naquit le 21 mars 1918 à Ferrare (Italie du nord), second des six enfants de Alfredo Marvelli et Maria Mayr.

Précédemment, les parents étaient à Rovigo, où Alfredo était directeur de la Banque Populaire ; là naquit le frère aîné, Adolfo. A cause de la guerre, la maman alla dans sa famille avec Adolfo, à Ferrare, où naquit bientôt Alberto. Après la guerre, la famille se retrouva à Rovigo, où naîtront Carlo et Raffaello. Puis le travail fit déménager la famille à Rimini, où naquirent Giorgio et Geltrude (dite Gede).

Durant la période fasciste, Alfredo Marvelli ne se plaignit jamais des humiliations que lui réservèrent les fascistes : il pardonnait et restait souriant. On chercha à lui faire perdre son travail, on le mit à la rue malgré ses nombreux enfants… 

Alfredo et Maria donnèrent ainsi à leurs enfants l’exemple d’une vie toute chrétienne et généreuse.

Alberto dut beaucoup à sa chère maman, qui préparait toujours une place pour un pauvre à table. Souvent il se contenta de la moitié de son repas, car, lui expliquait sa mère, «Jésus est venu, et il a faim». 

Enfant vif, en même temps que réservé, souriant, Alberto était sensible aux nécessités des autres.

Alberto apprit ce que signifie le travail, et surtout ce que signifie combattre pour la justice et la vérité évangéliques.

En 1930, la famille s’installa à Rimini, où le jeune adolescent commenàa à fréquenter l’oratoire salésien ainsi que le groupe d’Action catholique de la paroisse. Il comprit de mieux en mieux l’appel à la sainteté : «Mon programme de vie se résume en un mot : saint».

Il pratiqua le sport, qu’il considèra comme un jeu, une détente, dans l’esprit de saint Paul qui écrit :  L’exercice physique est peu utile (1Tm 4:8), mais il affectionna particulièrement sa bicyclette, qui lui sera bientôt d’une grande utilité.

Il fréquenta la Fédération Universitaire Catholique Italienne (FUCI) où son modèle de vie devint Piergiorgio Frassati (voir au 4 juillet).

En 1933, son père décéda prématurément. A partir de ce moment-là, Alberto rédigea un petit journal. L’adolescent de quinze ans écrivit : «Je me lèverai le plus tôt possible, dès que le réveil sonnera, je commencerai par une demi-heure de méditation, chaque jour sauf empêchement majeur, et une demi-heure de lecture spirituelle ; j’assisterai à la messe tous les matins et communierai aussi souvent que possible ; je me confesserai une fois chaque semaine et rencontrerai souvent mon directeur spirituel ; je prierai le chapelet chaque jour, ainsi que l’Angelus (1) à midi.

A dix-huit ans, il fut élu président de sa section d’Action catholique. A l’université de Bologne, il participa activement aussi à l’organisation de l’Action catholique. Chaque semaine, de retour chez lui, il donnait de petites conférences, il visitait les pauvres, qui étaient sa principale préoccupation.

En 1941 il obtint son diplôme d’ingénieur et travailla quelques mois à la FIAT de Turin, puis il partit pour le service militaire, dont il sera exempté peu après car deux de ses frères étaient déjà engagés. A la caserne, il s’efforça de retrouver des camarades de l’Action catholique pour lesquels il obtint la permission d’aller à la messe le dimanche matin. 

Instructeur et responsable des nouvelles recrues, il arriva à éliminer le blasphème des conversations. Il demanda un jour : Tu serais content si j’allais dire à ton père et à ta mère ce que tu dis au Bon Dieu ? Grâce à son exemple, même des officiers vinrent participer à la messe pour y communier.

De retour à Rimini, il fut vice-président diocésain de l’Action catholique. Il commença à enseigner dans une école secondaire, tout en consacrant son temps libre à ses projets ; il priait, particulièrement lors de ses visites au Saint-Sacrement ; il assistait les malades et les pauvres.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la famille dut se réfugier à quelques kilomètres de Rimini, pour éviter les raids aériens incessants. Après chaque bombardement, Alberto toutefois se rendait à Rimini, au risque de sa propre vie, pour aider les blessés, les mourants, les sans-abris.

Tout ce qu’il pouvait récupérer (ou acheter de sa bourse), il le donnait aux pauvres : nourriture, vêtements, matelas, couvertures. Tout cela, il le transportait sur sa bicyclette, et rentrait chez lui, parfois, sans chaussures, ou même sans la bicyclette !

Durant l’occupation allemande, il alla jusqu’à ouvrir des wagons scellés de déportés sur le point de partir de la gare de Santarcangelo, évitant ainsi la déportation à beaucoup d’Italiens.

Au terme de la guerre, la famille retrouva sa maison de Rimini en ruines, sans eau et sans électricité. 

Son dévouement n’échappait à personne, on le chargea du bureau du logement, il fut élu conseiller municipal, il s’occupa du Génie civil, il fut membre du bureau de la Démocratie Chrétienne…

En 1945, il fit partie de l’association Ouvriers de Gethsémani, dont il fonda une branche à Rimini. Il fut élu président des Universitaires Catholiques. Il participa aux Conférences de Saint-Vincent-de-Paul pour s’occuper en premier lieu des pauvres et des abandonnés. Pour eux, il institua la Messe des pauvres laquelle, le dimanche, était suivie par un petit repas fraternel, qu’il organisait personnellement.

Tout le monde n’avait pas son idéal, mais tout le monde le respectait et l’admirait, tant il savait être tout à tous. 

Son ascension vers la sainteté était tout son idéal.

Alberto ne s’est pas marié. Il ressentit un profond amour pour une jeune fille qu’il avait rencontrée quand il préparait son baccalauréat. Cette Marilena cependant ne sut ou ne put correspondre à l’amour si profond et si chrétien d’Alberto. Certains crurent qu’Alberto serait devenu prêtre. Mais Dieu en décida autrement.

Le 5 octobre 1946, alors qu’il se rendait à bicyclette à un comité électoral, il fut renversé par un véhicule militaire et mourut quelques heures après.

Alberto Marvelli a été béatifié en 2004.

 

 

1 L’Angelus est une prière comportant trois versets suivis chacun d’un Ave Maria, et une oraison finale, qui se dit habituellement matin, midi et soir, pour honorer l’Incarnation du Verbe divin et notre salut par sa Mort et sa Résurrection.

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