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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:00

Andrea Corsini

1302-1373

 

Issu de l'illustre famille des Corsini, ce Saint naquit à Florence le 30 novembre 1302, le jour de saint André, dont il reçut le nom. Ses pieux parents, Nicola et Pellegrina (Pèlerine) prièrent longtemps avant de recevoir cette bénédiction ; ils s’engagèrent à consacrer à Dieu cet unique enfant.

La veille de sa naissance, sa mère eut un songe, dans lequel il lui semblait mettre au monde un louveteau qui, entré dans l'église des Carmes, s'y transforma aussitôt en un agneau d'éclatante blancheur. Aussi cette pieuse mère eut-elle soin de vouer son enfant à la Très Sainte Vierge et de lui inspirer l'amour de la piété et de la vertu.

Malgré les exemples édifiants de ses parents et les sages instructions de ses précepteurs, Andrea, entraîné par les mauvaises compagnies dans toute espèce de désordres, ne tarda pas à vérifier la première partie du songe maternel. Nouvelle Monique, la pauvre mère n'avait d'autres ressources que ses larmes et ses prières.

Or un jour, Andrea, mû par un reste de tendresse, demanda à sa mère pourquoi elle pleurait ainsi : "Ah! mon fils, répondit-elle, je pleure sur le louveteau que j'ai mis au monde. Quand donc se changera-t-il en agneau ? Souviens-toi que tu appartiens à la Vierge Marie et que tu dois la servir."

Ces paroles, comme une flèche divine, pénétrèrent le cœur d'Andrea. Le lendemain il entra dans l'église des Carmes et, se prosternant devant l'image de Notre-Dame du Peuple : "Glorieuse Vierge Marie, dit-il, voici le loup dévorant qui vous prie de le rendre désormais un agneau docile ; il veut vous servir dans l'Ordre du Carmel." Aussitôt, il alla prier le supérieur du monastère de l'admettre dans son couvent. Il avait alors seize ans.

Dès le début de son noviciat, sa ferveur étonna les plus parfaits : l'esprit de la pénitence lui faisait accepter avec joie les offices les plus humbles. Il résista aux sollicitations d’un oncle qui le rappelait dans le monde. Ses passions un instant se révoltèrent, mais avec son énergie, l'amour de la prière et de la mortification, il les dompta si bien qu'il en demeura pour jamais vainqueur. Il fut un modèle d'obéissance, de ferveur et d'humilité.

Ordonné prêtre en 1328, il offrit à Dieu les prémices de son sacerdoce dans un petit couvent où il était inconnu et y célébra sa première Messe avec un recueillement et une dévotion extraordinaires. Aussitôt après la communion, la Très Sainte Vierge lui apparut, disant : "Tu es mon serviteur, je t'ai choisi, et je serai glorifiée par toi." Dans la suite Andrea ne voulut plus d'autre titre que celui de serviteur de Marie.

Dieu donna à ses paroles une onction et une force merveilleuse pour convertir les pécheurs et le favorisa du don des miracles. Un de ses parents fut guéri par lui d'un mal de jambe qui lui rongeait les chairs, et il rendit la vue à un aveugle dans la ville d'Avignon où il terminait ses études près du cardinal Corsini, son oncle.

De retour dans sa patrie, élu prieur du couvent de Florence, il devint comme le second apôtre du pays. Dans son admiration pour Andrea, la ville de Fiésole le choisit pour évêque (1360). A cette nouvelle il prit la fuite et se cacha dans un couvent de Chartreux ; mais un  mystérieux petit enfant de trois ans dévoila sa retraite, en même temps qu’il apparaissait à Andrea pour le rassurer.

Son élévation lui fit redoubler ses austérités. Au cilice il joignit une ceinture de fer. Il couchait sur des sarments de vigne étendus à terre. Chaque jour il récitait les sept psaumes de la pénitence et les Litanies des Saints, et se donnait une rude discipline. Sa charité pour les pauvres et surtout pour les pauvres honteux était inépuisable ; Dieu lui accorda un jour de multiplier le pain qu'il distribuait aux indigents.

Il réussit à reporter la paix dans Bologne, sur mission du pape Urbain V.

Il fit aussi rebâtir sa cathédrale qui tombait en ruine.

Pris d'un mal subit le jour de Noël, il reçut de la Vierge Marie l’annonce de son prochain dernier moment. Il mourut dans la soixante-douzième année de son âge et la treizième de son épiscopat, le 6 janvier 1373, après avoir répété le dernier verset du Nunc dimittis : Lumen ad revelationem gentium, et gloriam plebis tuæ Israel (Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël)

 

Canonisé en 1629, Andrea est nommé au Martyrologe le 6 janvier.

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