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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 00:00

Aniela Salawa

1881-1922

 

Aniela (Angela, Angèle) naquit à Siepraw, petite bourgade à dix-huit kilomètres de Cracovie, le 9 septembre 1881. Pauvres, les parents étaient cependant très chrétiens. Son père, Bartlomiej, qui était forgeron, avec sa mère, Ewa Bochenek, élevèrent leurs douze enfants dans une foi profonde. Aniela était l’avant-dernière (ou bien, d’après d’autres sources, elle était la dernière de dix enfants).

Elle dut apprendre à dominer son vilain caractère capricieux et désobéissant et fut préparée avec soin par sa mère à la première Communion, à douze ans. Physiquement, elle était faible et maladive, suite à une nourriture trop pauvre en cette région qui était stérile et improductive.

Aniela reçut un peu d’instruction : elle savait lire, mais son orthographe resta toujours médiocre. Elle apprit à être pieuse et, après une période de crise, elle se passionna pour les bons livres. 

A quinze ans, elle fut au service d’une famille de Siepraw, conduisant les vaches au pâturage, fauchant l’herbe, s’amusant avec les enfants et, en hiver, défrichant la terre. Revenue dans sa famille en 1897, elle résista à son père qui voulait la pousser à se marier, et rejoignit sa sœur Teresa à Cracovie, où elle entra au service d’une famille.  

En janvier 1899, elle assista sa grande sœur Teresa qui mourut. La maison était vide, et Aniela sentit intérieurement un appel à une vie plus parfaite, auquel elle répondit avec toute son ardeur. 

Guidée par le père jésuite Stanislaus Mieloch, elle prie longuement à l’église, elle médite ; elle fait le vœu perpétuel de chasteté, et commence un discret mais fructueux apostolat auprès des jeunes filles de Cracovie : elle les rencontre, les instruit, leur donne des conseils, les guide. Tout en accomplissant toutes les charges de son travail, elle s’oublie elle-même pour être aux autres ; malgré sa mauvaise santé, elle est toujours de bonne humeur, très sociable. 

En 1900 elle entre dans l’Association de Sainte Zita, pour se mettre au service des malades. Peu à peu, elle comprend que sa vocation est de souffrir avec le Christ, ce qu’elle accepte résolument, malgré sa faiblesse. On la voit prier des heures devant le Saint Sacrement, elle lit des livres de haute mystique, entre autres sainte Thérèse d’Avila et saint Jean de la Croix, dont elle conserve des notes pratiques dans son petit carnet. 

En 1911 elle tombe gravement malade ; puis sa mère meurt ; elle se voit abandonnée par les jeunes filles qu’elle ne peut plus recevoir chez elle. Mais elle entend un jour le Seigneur lui dire : “Ma fille, pourquoi te faire du souci ? Je ne t’ai pas abandonnée.” 

Sa vie intérieure s’approfondit. Elle vit elle-même des expériences mystiques et son confesseur lui conseille de les rédiger par écrit. En mai 1912, elle prend l’habit de tertiaire franciscaine et fera profession le 6 août 1913, voulant suivre et imiter le Christ pauvre et crucifié.

Durant la première Guerre Mondiale, elle a l’occasion d’assister des prisonniers et des soldats blessés, qu’elle soigne à l’hôpital de Cracovie, sans faire la moindre différence selon leur nationalité ou leur religion. On l’appelle “la sainte femme”.

En 1916, la famille où elle travaillait depuis 1905 la renvoie, pour avoir refusé les avances qu’on lui faisait. Elle se retire donc dans un grenier et vivra ses dernières années dans les plus grandes nécessités, tout en vivant d’autres phénomènes mystiques continuellement ; elle voyait Jésus couronné d’épines. 

Elle est hospitalisée et meurt le 12 mars 1922 dans la plus extrême pauvreté, et la plus grande odeur de sainteté. 

 

Ses restes ont été transférés dans la basilique Saint-François de Cracovie ; elle a été béatifiée en 1991 et le Martyrologe la commémore le 12 mars.

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