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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 00:00

Anne-Marie Rivier

1768-1838

 

Anne-Marie naquit le 19 décembre 1768 à Montpezat-sous-Bauzon (Ardèche), troisième des quatre enfants d’un aubergiste, Jean-Baptiste Rivier et de son épouse Anne-Marie Combe. Une des sœurs de Anne-Marie s’appelle Cécile.

A un an et demi, elle tomba de son berceau, de sorte qu’Anne-Marie (Marinette, comme l’appelaient ses parents) ne put marcher ni grandir normalement.

Sa mère, cependant, était une femme pleine de foi et passa avec sa petite fille des heures entières de prière devant une Piéta vénérée dans les environs. 

Le 7 septembre 1774, mourut le papa de Marinette. Le lendemain, 8 septembre 1774, en la fête de la Nativité de Marie, la petite fille se sentit la force de marcher, quoiqu’encore avec les béquilles. Elle n’avait pas pu se mettre sur ses jambes depuis près de cinq années.

Marinette reprit des forces, mais ne jouit jamais vraiment d’une vraie bonne santé. Elle avait promis à la Sainte Vierge que, si elle guérissait, elle s’occuperait de faire l’école aux enfants.

En 1777, nouvel accident : Marinette se casse une jambe dans l’escalier. Sa mère lui frictionne la jambe avec de l’huile de la lampe du sanctuaire de Notre-Dame de Pradelles : Marinette est guérie au bout de quinze jours, en la fête de l’Assomption.

A dix-sept ans, elle demanda son admission chez les Sœurs de Notre-Dame de Pradelles (Haute-Loire), où cependant sa santé trop délicate ne lui permit pas de rester. Cette petite jeune fille d’1 mètre 32 ne se vexe pas : Puisqu’on ne veut pas me laisser entrer au couvent, j’en ferai un moi-même.

Sans perdre courage, elle ouvrit à Montpezat une petite école, s’entoura de compagnes et alla visiter les malades, recevant aussi les jeunes qui ne savaient où aller pour s’occuper.

Survint la Révolution. Entre 1790 et 1792, Anne-Marie alla faire l’instruction et le catéchisme à Saint-Martin-de-Valamas puis revint à Montpezat. Quand le prêtre manquait, Anne-Marie ne se gênait pas pour organiser des moments de prière, pour parler de la Bible et pour raconter les vies des Saints. Si l’église est fermée, elle fait de sa maison un petit couvent.

Elle aurait pu être arrêtée et passer en jugement : à la mort de sa mère (1793), on se «contenta» de lui confisquer sa maison, de sorte qu’elle dut se transférer à Thueyts, à cinq kilomètres de là, chez un prêtre de Saint-Sulpice. Anne-Marie et ses quatre compagnes purent reprendre leur activité et, en 1796, se consacrèrent.

La nouvelle famille religieuse était née : les Sœurs de la Présentation de Marie s’occuperaient désormais de l’enseignement, du soin des orphelins, des malades, mais aussi de l’éducation religieuse pour les adultes. Dès l’année suivante, elles étaient douze.

Pendant le Directoire, de 1797 à 1799, les Sœurs subirent encore des persécutions, en provenance de Privas, mais elles purent résister et tenir. En 1799, le Grand Vicaire de Viviers les prendra sous sa protection. Jusqu’en 1802, l’Oeuvre va rayonner et prospérer : les fidèles veulent réapprendre ce qu’ils ont oublié durant ces dix années de perturbation.

La reconnaissance pontificale tardera, en raison des relations très tendues entre l’empereur et le pape, mais Anne-Marie continuera sur sa lancée. En 1803 fut ouvert un noviciat proprement dit, en 1810 étaient déjà ouvertes quarante-six maisons. Un orphelinat fut ouvert en 1814.

En 1815, la maison-mère se déplaça à Bourg-Saint-Andéol. 

En 1820, la congrégation comptait quatre-vingt huit maisons dans huit diocèses.

En 1830, le roi reconnaîtra légalement la Congrégation.

En 1838, l’année où mourut la Fondatrice, il y avait cent quarante-et-une maison, abritant plus de trois-cents Religieuses dans quinze diocèses. Cette progression est une rareté dans l’histoire de l’Eglise.

Anne-Marie Rivier mourut le 3 février 1838. 

Elle prédit que ses Sœurs auraient traversé les mers : actuellement, elles se trouvent sur tous les continents ; elles sont plus de trois mille.

Anne-Marie Rivier a été béatifiée en 1982.

 

 

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie A
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