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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 00:00

Annunciata Cocchetti

1800-1882

 

 Annunciata naquit à Rovato (province de Brescia, nord de l’Italie), le 9 mai 1800 ; elle avait une grande sœur, Giuseppina, et un grand frère, Vincenzo. Elle n’a que sept ans quand  meurent ses parents : ce fut sa grand-mère paternelle qui s’en occupa, mais aussi et surtout elle fut guidée spirituellement par les prêtres de la paroisse, en particulier don Luca dei Conti Passi.

A dix-sept ans, elle inaugura dans sa maison une petite école pour les filles pauvres de son village. A vingt-deux ans, elle se diplôma comme maîtresse et fut la première enseignante de l’école de filles de Rovato. Elle rencontra à cette époque Maddalena di Canossa (voir au 10 avril), laquelle s’apprêtait à ouvrir dans la même province de Brescia une maison de sa propre Congrégation, mais Maddalena comprit qu’Annunciata avait un autre idéal et lui prédit qu’elle suivrait un autre chemin que le sien.

En 1824, nouveau deuil : la grand-mère meurt et l’oncle Carlo, homme d’affaires et politicien, qui s’occupait de ses trois autres frères, l’invita à venir à Milan non pas vraiment pour l’aider, mais pensant l’orienter vers un bonne alliance, un heureux mariage et la sortir de ses pieuses orientations. Mais Annunciata, toujours plus convaincue de sa propre vocation, laissa Milan en 1831 pour rejoindre Cemmo in Valcamonica, un petit village perdu où le bon don Luca Passi lui suggérait de se rendre, car là s’était ouverte une école pour petites filles par les soins de la noble Erminia Panzerini : cette école, depuis 1821, fonctionnait grâce à de pieuses femmes, selon l’esprit de l’Œuvre de sainte Dorothée, mais ne rencontrait pas un franc succès.

Annunciata appuya de toutes ses forces le travail de Erminia, mit à profit son diplôme de maîtresse, promut maintes initiatives au niveau de l’enseignement et de l’assistance aux petites filles. Cette collaboration dura dix années pendant lesquelles, malgré leur profonde diversité de caractère et de mentalité, Annunciata sut montrer envers Erminia de véritables sentiments d’amitié, de respect et d’obéissance. Elle se fit toute à toutes et fut réellement une mère et une maîtresse pour toutes les fillettes de la région, qui ne demandaient qu’à être instruites et formées.

A la mort de Erminia, en 1842, Annunciata se sentit libre de suivre l’appel à la vie religieuse et vint à Venise pour y vêtir l’habit des Sœurs de Sainte Dorothée, que don Luca Passi venait de fonder. Après seulement deux mois de noviciat, on la juge mûre et en octobre, elle revient alors à Cemmo avec deux autres religieuses pour y fonder cet Institut, où elles firent leurs vœux en 1843.

Dès lors, Annunciata devint la véritable apôtre de la Valcamonica ; femme de grande spiritualité, à l’esprit pratique et robuste, elle donna l’exemple d’une vie toute centrée sur la prière, la dévotion eucharistique, un zèle ardent pour le salut de la jeunesse. Chaque dimanche, par tous les temps, elle parcourait à pied les paroisses voisines, où l’attendaient les animatrices de l’Œuvre de Sainte-Dorothée pour collaborer ensemble à l’apostolat dans ces paroisses.

Elle même reste très discrète, très effacée. Elle visite les familles pauvres, donne ici et là un bon conseil. Elle demandera à ses Sœurs de toujours laisser sur le mur un pain bien frais, pour le pauvre qui n’osera pas venir demander.

Tout en développant cette Œuvre, elle donna à son Institut une physionomie particulière, en y instituant dès 1853 son propre noviciat où elle forma alle-même de jeunes religieuses qu’elle put ensuite envoyer en mission à l’étranger. Les vocations sont nombreuses et enthousiastes. Elle leur disait : Aimez-vous comme de vraies sœurs gentilles… devenez saintes, faites beaucoup de bien aux jeunes filles qu’on vous a confiées.

Don Luca meurt en 1866. L’évêque confie alors toute la responsabilité de l’Institut à Annunciata, qui accepte humblement par obéissance. Les difficultés ne manqueront pas. Après avoir dû reconstruire la maison dévastée par un incendie, elle doit affronter les lois de suppression des corporations religieuses ; elle résiste, défend la cause de l’Institut, qui est finalement reconnu en 1871.

En 1876 ses yeus fatigués ne voient plus, mais la lumière intérieure se fait plus intense. En mars 1882, un léger malaise, une petite fièvre : elle s’éteint doucement le 23 mars 1882 ; son corps repose dans la maison de Cemmo.

 

Béatifiée en 1991, elle est inscrite au Martyrologe Romain le 23 mars.

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