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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 23:00

Carmes martyrs à Cordoue (1936)

 

Il y avait à Cordoue un très ancien couvent de religieux carmes, qui fut supprimé en 1836, en vertu de la loi civile.

En 1934, des Religieux du même ordre ouvrirent un collège, tout en se chargeant de deux paroisses.

En juillet 1936, se trouvaient dans cette petite communauté : 

- le prieur, le père José María Mateos Carballido

- le père Eliseo María Durán Cintas

- le diacre Jaime María Carretero Rojas

- le frère Ramón María Pérez Sousa

- les deux autres frères Romeo Perea et Franco Jiménez.

Ces deux derniers eurent le temps de s’enfuir avant l’assaut du couvent.

Le 19 juillet, le prieur dit à ses Confrères : Nous allons nous présenter devant le Tribunal de Dieu ; préparons-nous ! Il leur laissa le choix du parti à prendre : tous quatre choisirent de rester sur place.

Ils passèrent la nuit en prière devant le Saint-Sacrement, de même la nuit suivante.

Au matin du 21, une bande armée entra et trouva les quatre Religieux à genoux dans la chapelle, les bras en croix.

On les conduisit à la prison de El Charco, d’ailleurs un ancien couvent carme. Il s’y trouvaient une soixantaine de prisonniers, dont le seul crime était d’être chrétiens. On va tous les tuer, dirent ceux de la bande.

Les portes de la prison furent ouvertes : devant, les quatre Carmes, toujours les bras en croix, qui furent immédiatement abattus : c’était le 22 juillet 1936.

Il y avait aussi près de Cordoue un couvent de Carmes de l’Ancienne Observance, à Hinojosa del Duque, la maison provinciale et de formation pour les jeunes novices. Il y vivait une cinquantaine de Religieux, outre une cinquantaine d’élèves, tous en vacances à ce moment-là, fort heureusement.

Le 27 juillet 1936, arrivèrent pas moins de quarante hommes en camions blindés avec armes de guerre. Ils arrêtèrent les Religieux qu’ils trouvèrent là et les conduisirent à Pueblo Nuevo, où se trouvait le Comité révolutionnaire : 

José María González Delgado, le jeune maître des séminaristes, fut cité sur la place centrale, pour subir le jugement du Comité. Refusant d’encourager le communisme, il cria Vive le Christ Roi, et fut immédiatement fusillé. 

Le 14 août, on donna le signal de l’assaut final du couvent. De nouveau se présenta la troupe fdes révolutionnaires ; ils sonnèrent à la porte. Le portier, frère Antonio María Martín Povea, ouvrit. La troupe monta immédiatement et l’on blessa gravement le frère José Ruiz Cardeñosa. Puis ils revinrent sur le frère portier et, le poussant par l’épaule, le firent aller où il y avait de la nourriture… et des armes. Là-haut, ils rencontrèrent le frère Pedro Velasco Narbona, un postulant, qu’ils criblèrent de balles sur place en même temps que le frère portier.

Puis ils mirent le feu à l’église.

Le pauvre frère José Ruiz, très blessé, fut emmené en prison avec le frère Eliseo Camargo.

Ce fut enfin le tour du père Carmelo María Moyano Linares, un Religieux délicat et fragile au physique, mais plein de dons et très pieux. Il fut fait prisonnier le 16 août et subit divers mauvais traitements et tortures pendant plus d’un mois.

Au matin du 18 août, on conduisit les deux frères José Ruiz et Eliseo Camargo avec d’autres personnes catholiques, à La Cruz de la Media Legua, où on les fusilla tous, le frère José Ruiz en dernier.

Au matin du 23 septembre, les mains liées, le père Carmelo fut réuni à une vingtaine d’autres prisonniers qu’on conduisit au lieu-dit La Dehesa, où on les fusilla. Tandis qu’on leur tirait à brûle-pourpoint, ils tombaient en criant Vive le Christ Roi.

 

Ces dix Religieux Carmes furent béatifiés en 2013.

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