Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 23:00

Caterina Cittadini

1801-1857

 

Née le 28 septembre 1801 à Bergamo (Italie du nord), de Giovanni Battista et Margherita Lanzani, Caterina reçut le baptême dès le lendemain. Elle eut une petite sœur, Giuditta.

En 1808 mourut la maman, et le papa les abandonna. Elles furent reçues dans un orphelinat, dont l’aumônier, un saint prêtre, les guida vers une vie profondément chrétienne.

Caterina fit ses études et obtint le diplôme de maîtresse d’école.

En 1823, avec sa sœur, elle s’établit auprès de ses cousins prêtres, Giovanni et Antonio, à Calolzio.

Pendant deux ans, elles y pratiquèrent une vie d’assistance aux activités paroissiales ; Caterina était maîtresse à Somasca (Vercurago), proche de Calolzio.

Malgré leur désir à toutes deux d’entrer dans quelque couvent, leur directeur spirituel leur conseilla de rester à Somasca, pour y prolonger l’œuvre de saint Girolamo Miani (cf. 8 février).

En 1826, le deux sœurs prirent en location une petite maison à Somasca, où, la même année, elles achetèrent un immeuble pour y aménager une école pour filles, et qui deviendra le centre du nouvel institut.

Sur place, elles furent admirablement guidées par les pères de la Congrégation de Somasque, fondés par saint Girolamo Miani ; Caterina se sentait particulièrement «proche» de ce saint Fondateur, qui s’était occupé des orphelins. Elle désirait reprendre son exemple de charité et de pauvreté.

A Somasque, Caterina fut au centre des activités paroissiales et sociales : elle enseigna la Doctrine chrétienne, s’engagea dans plusieurs confraternités, participa à la liturgie, reçut les jeunes filles. Les éloges et l’approbation de la population et des autorités furent unanimes.

Elle s’occupa particulièrement des filles en difficultés : pauvres, orphelines, avec problèmes pour l’étude, ou qui venaient de loin. Bientôt ce fut une école privée «Cittadini» qui s’ouvrit en 1832, et un pensionnat en 1836, qu’elle confia à sa sœur Giuditta.

Cette Œuvre fit «boule de neige», en ce sens que les jeunes filles qui sortaient de Somasca, avaient la capacité d’ouvrir à leur tour d’autres établissements ou d’y collaborer, dans leurs villes d’origine.

Une grosse épreuve s’abattit sur Caterina, lorsque sa sœur Giuditta mourut subitement à trente-sept ans en 1840 ; l’année suivante, c’est son directeur spirituel et son cousin Antonio qui moururent à leur tour.

En 1842, Caterina tomba gravement malade, et guérit miraculeusement sur l’intercession de Notre-Dame de Caravaggio et de saint Girolamo Miani.

En 1845, elle abandonna l’école pour s’occuper exclusivement du pensionnat et des compagnes qui s’étaient agrégées à l’œuvre, et qui désiraient se consacrer à Dieu.

Elles avaient déjà fait le projet d’un tel Institut dès 1844 ; le pape leur accorda le décret d’érection, avec oratoire privé et l’Eucharistie. L’approbation diocésaine se fit attendre cependant, malgré les instantes supplications de Caterina auprès de l’évêque de Bergame. Elle insista encore et présenta son projet d’Ursulines Gerolimiaines (d’après Girolamo Miani). Cette fois-ci l’évêque approuva ad experimentum. Caterina attendit le «jour» avec grande confiance, mais sa santé bien ébranlée déclina peu à peu.

Elle mourut le 5 mai 1857, unanimement pleurée.

Le décret épiscopal sera signé le 14 décembre de la même année, l’institut aura la reconnaissance pontificale en 1927.

Au début, l’Œuvre des deux sœurs Cittadini se concentra à Somasca et Ponte San Pietro (Bergame) ; elle s’étendit ensuite dans toute l’Italie ; actuellement les Religieuses s’occupent des Italiennes émigrées en Suisse, en Belgique ; elles ont des fondations en Amérique latine (Brésil et Bolivie) et en Asie (Inde et Philippines). 

 

Caterina Cittadini a été béatifiée en 2001. Son dies natalis est au 5 mai.


Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens