Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Christina de Bolsena

IVe siècle

 

Sainte Christina avait onze ans et fut martyrisée par son propre père, au temps de l’empereur Dioclétien, donc dans les premières années du IVe siècle, quand cet empereur déclancha une persécution générale contre les Chrétiens.

C’est ce qu’on peut dire de certain à propos de cette Sainte, si connue et si vénérée à Bolsena, petite localité du Latium au nord de Rome.

Il est bien possible que les hagiographes du tardif Moyen-Âge aient quelque peu amplifiés les détails et les événements du long martyre de Christina, mais certains faits semblent bien corroborés même au-delà des diverses versions des récits qui nous sont parvenus.

Le père de Christina, donc, Urbano, un officier de l’empire, voulait faire apostasier sa fille et pour cela, l’enferma avec d’autres jeunes filles qui devaient la convaincre de renier sa foi et de sacrifier à des idoles.

Christina ayant résisté à toutes les propositions, son père la fait flageller et la présente au tribunal. Une série de supplices (fouet, roue, feu) ne peut rien contre la jeune fille, qui au contraire guérit de ses plaies sur intervention des anges.

Obstiné et furieux, Urbano veut la faire noyer dans le lac voisin et lui fait attacher une grosse pierre au cou. Mais cette pierre se met à flotter sur l’eau, et ramène Christina sur le rivage. Ce prodige est peut-être le plus spectaculaire de toute cette histoire, le plus étonnant aussi et le plus difficile à croire, mais c’est justement cette pierre qui deviendra célèbre plus tard, lors du “Miracle de Bolsena”.

Voyant donc sa fille vivante alors qu’il la croyait noyée dans le lac, Urbano est profondément frappé, et meurt subitement.

Son successeur, Dione, voulut se faire un devoir de reprendre les efforts d’Urbano, et se déchaîna encore contre Christina, en vain. Au contraire, la pauvre petite fille devenait de plus en plus célèbre, et à la mort de Dione, un autre magistrat, Iulianus, tenta à son tour de faire apostasier Christina.

Il est dit de Dione qu’il fit jeter Christina dans de l’huile bouillante, qui ne lui fit rien, puis la fit raser et traîner nue par les rues, puis qu’elle fut invitée à adorer la statue d’Apollon, qu’elle réduisit en miettes d’un seul regard.

Iulianus à son tour aurait fait subir à Christina le supplice du feu, dont elle sortit indemne. On conserverait encore maintenant cette chaudière dans les environs de Bolsena. Christina aurait ensuite été douloureusement mutilée, puis transpercée de flèches.

Un récit similaire existe chez les Grecs, qui font de Christina une martyre de Tyr en Phénicie, mais il y aurait là une erreur, une confusion entre la ville de Tyr et les Tirreni, nom donné par les Grecs aux Etrusques, et qu’on abrégeait en Tyr.

Les restes de Christina se conservaient traditionnellement dans un sarcophage à Bolsène ; on en aurait porté une partie en d’autres régions d’Italie, ce qui explique le culte de sainte Christina dans le sud de l’Italie (Campobasso) et jusqu’à Palerme.

A Bolsena, la pierre qui ramena Christina sur le rivage du lac a été utilisée comme pierre d’autel. C’est sur cette pierre qu’advint le non moins fameux “Miracle de Bolsène”, qui sera relaté dans un autre article.

 

Sainte Christine est commémorée au Martyrologe Romain le 24 juillet.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens