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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 23:00

  

Constantino Fernández Álvarez

1907-1936

 

Né le 7 novembre 1907 à La Vecilla de Curueño (León, Espagne), Constantino entra à l’école apostolique dominicaine de Solsona (Lérida), sur le conseil et l’exemple de son oncle, le père Ramón Fernández Tascón, et aussi d’un de ses frères, Ramón.

En 1924, il passa au couvent de Valencia, où il montra une grande aptitude à l’étude.

En 1929, il reçut le sacerdoce et fut envoyé à la faculté romaine de l’Angelicum, où il reçut le doctorat en théologie, avant d’y enseigner à son tour.

De retour à Valencia, il y enseigna la théologie morale et écrivit abondamment. Il fut nommé procureur du couvent de Valencia.

Lors de la révolution de 1936, alors qu’il passait quelques jours de vacances dans sa famille, il voulut rejoindre son couvent. Le 19 juillet, il dut quitter le couvent pour se réfugier chez une famille amie. Il fut arrêté au seuil d’une maison où il s’apprêtait à aller célébrer la messe, et incarcéré à la prison Modelo. Il tenta de faire valoir son titre de professeur à Rome pour être libéré ; même l’ambassadeur d’Espagne à Rome reconnut qu’à Valencia, on ne peut rien obtenir. Il tenta cependant d’intervenir, mais ce fut en vain.

Un soir, une étrangère (mais tertiaire dominicaine) vint faire visite aux prisonniers, et leur lut (en latin) cet avis (qui devait passer pour une prière aux yeux des gardiens) : 

Monitum : Si concedetur tibi libertatem tempore nocturno, ne egrediaris continuo ex carcere, sed sub quocumque prætextu exspecta usque ad mane, quia tunc pervenies securius ad domum nec ita facile incurres inimicorum insidias, ce qui signifiait : 

Avis : Si on te met en liberté de nuit, ne sors surtout pas tout de suite, sous aucun prétexte, mais attends le matin, pour rejoindre plus sûrement la maison et éviter de tomber aux mains des persécuteurs.

L’avis fut entendu par les prêtres présents, qui le répétèrent aux autres dès que possible. Mais le père Constantino n’eut pas même le temps d’en tenir compte.

Dans la prison, la bibliothèque était gérée par un prêtre diocésain (qui put échapper à la mort). C’est par lui qu’on apprit qu’il faisait porter au père Constantino des livres de Droit canonique, dans l’un desquels il lui fit passer une Sainte Hostie, au matin du 29 août.

Ce fut son viatique. Le soir même, on l’exécuta, aux environs de Valencia, à Cuart de Poblet ; il n’avait pas même vingt-neuf ans.

Il fut béatifié en 2001.

  

Constantino Fernández Álvarez

1907-1936

 

Né le 7 novembre 1907 à La Vecilla de Curueño (León, Espagne), Constantino entra à l’école apostolique dominicaine de Solsona (Lérida), sur le conseil et l’exemple de son oncle, le père Ramón Fernández Tascón, et aussi d’un de ses frères, Ramón.

En 1924, il passa au couvent de Valencia, où il montra une grande aptitude à l’étude.

En 1929, il reçut le sacerdoce et fut envoyé à la faculté romaine de l’Angelicum, où il reçut le doctorat en théologie, avant d’y enseigner à son tour.

De retour à Valencia, il y enseigna la théologie morale et écrivit abondamment. Il fut nommé procureur du couvent de Valencia.

Lors de la révolution de 1936, alors qu’il passait quelques jours de vacances dans sa famille, il voulut rejoindre son couvent. Le 19 juillet, il dut quitter le couvent pour se réfugier chez une famille amie. Il fut arrêté au seuil d’une maison où il s’apprêtait à aller célébrer la messe, et incarcéré à la prison Modelo. Il tenta de faire valoir son titre de professeur à Rome pour être libéré ; même l’ambassadeur d’Espagne à Rome reconnut qu’à Valencia, on ne peut rien obtenir. Il tenta cependant d’intervenir, mais ce fut en vain.

Un soir, une étrangère (mais tertiaire dominicaine) vint faire visite aux prisonniers, et leur lut (en latin) cet avis (qui devait passer pour une prière aux yeux des gardiens) : 

Monitum : Si concedetur tibi libertatem tempore nocturno, ne egrediaris continuo ex carcere, sed sub quocumque prætextu exspecta usque ad mane, quia tunc pervenies securius ad domum nec ita facile incurres inimicorum insidias, ce qui signifiait : 

Avis : Si on te met en liberté de nuit, ne sors surtout pas tout de suite, sous aucun prétexte, mais attends le matin, pour rejoindre plus sûrement la maison et éviter de tomber aux mains des persécuteurs.

L’avis fut entendu par les prêtres présents, qui le répétèrent aux autres dès que possible. Mais le père Constantino n’eut pas même le temps d’en tenir compte.

Dans la prison, la bibliothèque était gérée par un prêtre diocésain (qui put échapper à la mort). C’est par lui qu’on apprit qu’il faisait porter au père Constantino des livres de Droit canonique, dans l’un desquels il lui fit passer une Sainte Hostie, au matin du 29 août.

Ce fut son viatique. Le soir même, on l’exécuta, aux environs de Valencia, à Cuart de Poblet ; il n’avait pas même vingt-neuf ans.

Il fut béatifié en 2001.

 

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