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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 23:00

Domingo Iturrate Zubero

1901-1927

 

Domingo, premier-né de onze enfants, naquit dans la bourgade de Biteriño di Dima (Bilbao, Biscaye, province du Pays Basque espagnol) le 11 mai 1901, et reçut une très bonne éducation chrétienne de ses parents, Simone Iturrate et Maria Zubero. Ce sont eux qui lui inculquèrent dès le plus jeune âge une grande dévotion eucharistique et mariale. Quand il fit sa première communion à dix ans, il se confessait déjà chaque mois depuis trois ans. 

Obéissant à ses parents, il allait à l’école du village et participait aux travaux de la maison et des champs. Assidu au catéchisme, il reçut du curé de la paroisse la charge de l’enseigner aux plus petits. Il fut enfant de chœur, et fréquemment assistait à la messe aussi en semaine.

Sensible, il avait quelque inclination à l’emportement, en bon Basque qu’il était. Quand il parla de sa vocation aux parents, sa mère consentit tout de suite, mais pas son père, qui considérait son fils aîné comme l’héritier de l’entreprise familiale ; cependant il finit par céder devant la fermeté de son fils.

Domingo reçut alors la Confirmation (1913), puis entra à Algorta (Cantabria, Biscaye) comme aspirant chez les Pères Trinitaires (fondés par s.Jean de Matha, voir au 17 décembre). On était en 1914 ; après les études, il reçut l’habit en 1917 et commença ainsi le noviciat au couvent de la “Vierge-bien-apparue” (Virgen Bien Aparecida) avec le nom de Domingo du Saint Sacrement.

Son chemin ne fut pas facile ; on apprit par une de ses confidences qu’il vécut alors une longue période de nuit obscure, qui le plongea dans le doute de sa vocation, l’aridité spirituelle, l’insatisfaction de ses actes, la peur, l’amertume, l’angoisse… On aurait pu identifier cet état d’esprit à une crise d’adolescence, mais Domingo passa plutôt par une réelle “nuit de l’esprit”, que beaucoup d’autres Saints et Mystiques vécurent à un moment de leur vie. Il se confia à la Sainte Vierge et finalement fit sa profession le 14 décembre 1918, ayant retrouvé la tranquillité intérieure et la sérénité spirituelle.

Après une année de philosophie, il fut envoyé pour continuer ses études à l’Université Grégorienne de Rome de 1919 à 1926. Il fut reçu Docteur en Philosophie en 1922, fit la même année ses vœux perpétuels, puis fut reçu aussi Docteur en Théologie en 1926. 

C’est en l’an 1924 qu’il fit, en accord avec son directeur spirituel (Antonino de l’Assomption), le vœu de faire ce qu’il reconnaîtra être le plus parfait. Dans son couvent romain, il était “assistant” du père Maître, c’est-à-dire qu’il devait veiller sur l’observance de la sainte discipline. Il reçut le sacerdoce le 8 août 1925 et célébra sa Première Messe le jour de l’Assomption suivant. 

Il exprima au père Provincial son désir d’ouvrir une mission de l’Ordre en Afrique ou en Amérique latine, mais ses supérieurs préférèrent mettre à profit ses excellentes qualités de formateur pour le nommer Maître des étudiants, au Chapitre général de 1926.

Et voilà qu’en juin de la même année il ressentit les premiers symptômes de la tuberculose pulmonaire ; en réalité, le mal était déjà très avancé ; un séjour à Rocca di Papa n’apporta pas d’amélioration et Domingo fut transporté d’urgence à Algorta en Espagne, avec un arrêt devant la grotte de Lourdes. Les médecins l’examinèrent, mais la maladie était incurable. 

Retiré au couvent de Belmonte (Cuenca), il accepta la volonté de Dieu sans se rebeller et abandonna tous ses projets missionnaires. Il mourut à Belmonte à même pas vingt-six ans, le 7 avril 1927 en odeur de sainteté : pour la Cause de sa béatification, on présenta quelque deux mille cinq cents relations de guérisons attribuées à son intercession.

Depuis 1974, ses restes sont dans l’église trinitaire de Algorta et il fut béatifié le 30 octobre 1983.

 

Il avait fait le vœu de faire toujours ce qu’il trouvera de plus parfait et veilla de toutes ses forces à faire progresser le salut des âmes et à étendre la gloire de la Trinité. Trois mois avant sa mort, il écrivait à un ami : Il y en a que le Seigneur prend avec lui à la fleur de l’âge, pour d’autres Il réserve de grandes œuvres et donc beaucoup de mérites. L’important est de faire la volonté de Dieu.

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