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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 00:00

Eurosia Fabris Barban

1866-1932

 

Eurosia naquit à Quinto Vicentino (Vicenza, Italie du nord) le 27 septembre 1866, de parents très chrétiens qui la firent baptiser trois jours plus tard. Eurosia n’était pas un nom habituel, et tous l’appelèrent Rosina (petite Rose).

Puis on déménagea à Marola en 1870, qui fut le village d’Eurosia pour toute la vie.

Il y avait bien une école, mais elle n’en fréquenta que les deux premières années, continuer aurait été un luxe excessif. Eurosia aimait lire, surtout l’Ecriture Sainte.

A quinze ans, elle enseignait le catéchisme ; sa méthode était tellement convaincante, douce, claire, que tous en conservaient un souvenir indélébile. A la maison, on lui demandait son avis dans les discussions entre frères et sœurs. 

Belle et gentille, elle fut plusieurs fois demandée en mariage.

Quand le voisin, Carlo Barban, perdit son épouse, il demande à Eurosia de venir travailler pour tenir la maison et s’occuper des deux petites filles : puis il la demanda en mariage. Elle accepta après avoir demandé conseil aux parents et au curé ; elle avait vingt ans (1886).

Carlo était un paysan bien installé, mais il avait hérité des dettes de son père. Eurosia le savait et, sans s’inquiéter, lui redonnait confiance en Dieu.

De cette union naquirent neuf enfants, dont les deux premiers moururent très jeunes. Cela, Eurosia le savait d’avance : la Sainte Vierge le lui avait prédit au sanctuaire de Monte Berico.

Ce n’était pas tout : une de ses nièces, Sabina, mourut pendant que son mari était à la guerre, durant le premier conflit mondial, et Eurosia en adopta les trois enfants. Voilà une maison bien remplie, pleine d’amour, et douze petites bouches à nourrir avec le seul travail du papa.

De ces douze créatures, six se marièrent, deux furent prêtres (Giuseppe et Secondo), deux furent franciscains (Angelo Matteo, qui fut le père Bernardino, et un autre, qui fut le frère Giorgio) ; Chiara Angela, la première adoptée, entrera chez les Sœurs de la Miséricorde à Vérone, et un autre mourut séminariste.

Eurosia, dite Rosina, était devenue… Mamma Rosa. Consciente de sa mission de mère éducatrice, elle priait, donnait l’exemple de la patience et de la douceur. Elle acceptait de vivre dans la pauvreté, dormant peu et se mortifiant pour mieux écouter la voix de Dieu.

Elle priait et faisait prier pour la conversion des pécheurs. A midi, elle versait un bol de soupe aux pauvres qui frappaient chez elle. Durant la guerre, en plus des enfants qu’elle avait adoptés, elle s’occupait autant qu’elle pouvait des veuves et de leurs enfants. Un jour qu’elle et son mari avaient accueilli une petite famille de passage, la mère accoucha et les époux Barban les gardèrent trois jours chez eux.

Toute sa vie, Eurosia fut dévote de l’Esprit Saint, qu’elle invoquait chaque jour pour demander la Lumière, pour vaincre les tentations. L’Eucharistie et la Sainte Vierge étaient ses deux autres références caractéristiques.

Ils étaient pauvres, mais savaient partager les produits du jardin et du poulailler. En outre, Eurosia enseignait la couture aux petites filles, particulièrement les robes de mariage ; en travaillant, on priait, on parlait du Bon Dieu.

Lorsqu’en 1916 se constitua dans la paroisse une communauté du Tiers-Ordre franciscain, Eurosia s’y inscrit, avec son fils Sante Luigi.

Après quarante cinq ans de mariage, veuve à son tour (1930), elle confia à son fils prêtre, don Giuseppe, que Dieu lui avait révélé la date de sa prochaine mort, dans dix-neuf mois.

Dès l’automne 1931, des douleurs rhumatismales attaquèrent les mains et les pieds, puis les épaules et les genoux : elle dut s’aliter. Début janvier, une pneumonie lui rendit la respiration très pénible. Elle s’éteignit le 8 janvier 1932, consciente et souriante.

Béatifiée en 2005, proclamée Patrone des Catéchistes en 2009, Eurosia est fêtée localement le 9 janvier.

Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison inexplicable d’une jeune femme de Vicenza, atteinte d’adénopathie trachéobronchiale. Malgré une importante thoracentèse, du liquide infectieux s’était répandu dans l’abdomen. Jusqu’au 30 novembre 1944, aucune issue n’était plus envisageable. Mais au matin du 1er décembre, l’abdomen était nettement soulagé et, peu de jours après, tout le liquide avait disparu, la fièvre également, sans aucune intervention médicale ; la guérison était totale en quelques jours. On avait prié par l’intercession d’Eurosia : sa présence était manifeste et fut dûment constatée par les autorités médicales et ecclésiastiques.

 

 

 

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