Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 00:00

 Felícitas Cendoya Araquistain

1910-1936

 

Felícitas naquit le 10 janvier 1910 à Azpeitia (Guipúzcoa, Espagne), de Antonio et Isabel, des parents très chrétiens.

La maman raconta que sa Felícitas avait quelque chose de «différent» des autres, au point qu’en l’entendant dire qu’elle voulait être religieuse, elle lui répondit : Toi, moniale, avec ton caractère ? Tu vas devoir le corriger, si tu veux être religieuse !

Elle entra en 1930, à vingt ans, au monastère madrilène de la Visitation, récemment fondé dans cette ville, avec le nom de María Cecilia.

Elle était jeune, vive, mais en même temps aimable, humble, serviable. Ses Consœurs la qualifièrent de Ange des petites choses. Elle avait vraiment appris à dominer son caractère revêche.

En 1935, elle fit les vœux solennels.

En 1936, la communauté dut se dissoudre ; un groupe alla se réfugier à Oronoz (Navarre), pour fuir la révolution. Notre María Cecilia fut des sept qui restaient à Madrid. Elle aurait pu rejoindre sa propre famille, mais refusa énergiquement de quitter sa famille religieuse. Basque, elle ne connaissait pas grand monde, et parlait mal l’espagnol. Cela s’ajouta à toutes ses peines et à tous ses sacrifices, qu’elle souffrit plus que toutes les autres, surtout dans son ultime isolement.

(Voir ici d’autres détails sur la vie des sept Religieuses à Madrid, dans la notice de Amparo de Hinojosa). 

Parvenue au lieu du supplice, voyant que sa voisine était tombée morte, Cecilia se mit à courir comme une folle et on la laissa filer. Mais elle tomba un peu plus loin sur un groupe de Gardes et se livra spontanément en leur disant : Je suis une Religieuse.

Arrêtée, on la conduisit le lendemain matin à une des plus sombres prisons, les tristement célèbres tchékas, où on la mit avec une douzaine d’autres femmes. Le sol était mouillé, il n’y avait qu’un sommier pour toutes, il faisait froid.

Cecilia se mit dans un coin, vite approchée par une autre détenue. Elle répondit immédiatement, comme aux Gardes : Je suis une Religieuse, et de lui raconter comment vivaient les Visitandines dans leur cachette, ne pouvant cependant préciser où on les avait emmenées en prison, car elle ne connaissait pas Madrid.

Quand on appela certaines des détenues, Cecilia les encouragea à souffrir pour Dieu. Certaines furent remises en liberté (et purent raconter les détails que leur avait racontés Cecilia), d’autres furent fusillées : à toutes elles promit qu’elle ne cacherait pas sa qualité de religieuse. Cecilia les vit toutes partir et se sentit bien seule, mais on lui fit bientôt signer un papier, sur lequel on traça une croix en rouge, signe de sa condamnation, qu’elle avait déjà remarqué pour les autres.

Au soir du 22 novembre, jour de la fête de sainte Cécile, on la conduisit au cimetière de Vallecas (hors de Madrid), où elle fut fusillée peu après minuit. On retrouva son cadavre au matin du 23 novembre 1936.

Cecilia - Felícitas fut fidèle jusqu’au bout.

 

María Cecilia, avec ses six Compagnes, ont été béatifiées en 1998.

  

Felícitas Cendoya Araquistain

1910-1936

 

Felícitas naquit le 10 janvier 1910 à Azpeitia (Guipúzcoa, Espagne), de Antonio et Isabel, des parents très chrétiens.

La maman raconta que sa Felícitas avait quelque chose de «différent» des autres, au point qu’en l’entendant dire qu’elle voulait être religieuse, elle lui répondit : Toi, moniale, avec ton caractère ? Tu vas devoir le corriger, si tu veux être religieuse !

Elle entra en 1930, à vingt ans, au monastère madrilène de la Visitation, récemment fondé dans cette ville, avec le nom de María Cecilia.

Elle était jeune, vive, mais en même temps aimable, humble, serviable. Ses Consœurs la qualifièrent de Ange des petites choses. Elle avait vraiment appris à dominer son caractère revêche.

En 1935, elle fit les vœux solennels.

En 1936, la communauté dut se dissoudre ; un groupe alla se réfugier à Oronoz (Navarre), pour fuir la révolution. Notre María Cecilia fut des sept qui restaient à Madrid. Elle aurait pu rejoindre sa propre famille, mais refusa énergiquement de quitter sa famille religieuse. Basque, elle ne connaissait pas grand monde, et parlait mal l’espagnol. Cela s’ajouta à toutes ses peines et à tous ses sacrifices, qu’elle souffrit plus que toutes les autres, surtout dans son ultime isolement.

(Voir ici d’autres détails sur la vie des sept Religieuses à Madrid, dans la notice de Amparo de Hinojosa). 

Parvenue au lieu du supplice, voyant que sa voisine était tombée morte, Cecilia se mit à courir comme une folle et on la laissa filer. Mais elle tomba un peu plus loin sur un groupe de Gardes et se livra spontanément en leur disant : Je suis une Religieuse.

Arrêtée, on la conduisit le lendemain matin à une des plus sombres prisons, les tristement célèbres tchékas, où on la mit avec une douzaine d’autres femmes. Le sol était mouillé, il n’y avait qu’un sommier pour toutes, il faisait froid.

Cecilia se mit dans un coin, vite approchée par une autre détenue. Elle répondit immédiatement, comme aux Gardes : Je suis une Religieuse, et de lui raconter comment vivaient les Visitandines dans leur cachette, ne pouvant cependant préciser où on les avait emmenées en prison, car elle ne connaissait pas Madrid.

Quand on appela certaines des détenues, Cecilia les encouragea à souffrir pour Dieu. Certaines furent remises en liberté (et purent raconter les détails que leur avait racontés Cecilia), d’autres furent fusillées : à toutes elles promit qu’elle ne cacherait pas sa qualité de religieuse. Cecilia les vit toutes partir et se sentit bien seule, mais on lui fit bientôt signer un papier, sur lequel on traça une croix en rouge, signe de sa condamnation, qu’elle avait déjà remarqué pour les autres.

Au soir du 22 novembre, jour de la fête de sainte Cécile, on la conduisit au cimetière de Vallecas (hors de Madrid), où elle fut fusillée peu après minuit. On retrouva son cadavre au matin du 23 novembre 1936.

Cecilia - Felícitas fut fidèle jusqu’au bout.

María Cecilia, avec ses six Compagnes, ont été béatifiées en 1998.

Partager cet article

Repost 0
Published by samuelephrem - dans Hagiographie F
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 8000 notices de Bienheureux et Saints. Déjà traités : 1.Personnages bibliques (AT et NT). 2.Papes. 3.Saints du Calendrier Romain. 4. Reconnus aux siècles XII-XXI. 5. Siècles VI-XI. 6 (en cours) : siècles II-V. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens