Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:00

Geneviève

422-500

 

La vie extraordinaire de sainte Geneviève nous est connue par une excellente relation d’un contemporain de celle-ci. Comme tous les témoignages de ce genre, il n’a pas manqué de critiques qui ont prétendu que ce «contemporain» était un faussaire de deux siècles plus récent qu’il ne le prétend. Une telle sainteté est «gênante», tant de miracles sont «excessifs». Le rationaliste exige toujours «un signe», comme les Juifs du temps de Jésus ; mais quand les signes abondent, le rationalisme les qualifie de suspects.

Geneviève avait pour parents Severus et Gerontia, qui la firent baptiser sans tarder. Le nom de Genovefa fut donné par la marraine, selon une tradition ancienne qui persiste encore dans l’Eglise orthodoxe.

Le village natal de Geneviève, Nanterre, possède encore un puits, dont on va parler plus bas.

Vers 430, passait par là saint Germain d’Auxerre, qui fut divinement inspiré de reconnaître en cette petite fille une âme à la destinée toute spéciale : il la consacra à Dieu et lui remit une petite médaille portant la croix, en lui recommandant de ne rien porter d’autre à la place.

Geneviève intensifia sa vie de prière et de pénitence, qui finit par exaspérer sa mère. Celle-ci un jour lui donna une gifle, et en devint aveugle sur le champ. Geneviève ira un jour à ce puits chercher de l’eau pour sa mère : quand elle s’en fut frotté les yeux, elle recouvra la vue.

A quinze ans, Geneviève se consacra totalement et définitivement à Dieu. Ses parents moururent bientôt et elle se réfugia chez sa marraine à Paris. Geneviève reçut le don de lire dans les âmes, elle eut des extases, mais n’en abandonna pas pour autant sa vie de prière et de pénitence : elle ne mangea que le dimanche et le jeudi, ne prenant que du pain d’orge et des fèves cuites à l’huile, jamais de vin, elle s’enferma longuement dans le silence de sa chambre.

Là encore il ne manqua pas de mauvaises langues ; là encore saint Germain eut l’occasion de passer et de rendre un témoignage éloquent des vertus de «sa» jeune vierge.

La dévotion de Geneviève à saint Denis, premier évêque à Paris, fut à l’origine de la première basilique de Saint-Denis ; son érection s’accompagna de prodiges dûs à la sainteté et à l’esprit de prophétie de Geneviève.

Un autre Saint était l’objet de la dévotion de Geneviève : saint Martin de Tours. Elle se rendit à son tombeau et y opéra encore des prodiges, des guérisons de possédés.

En 451, Attila menaça à nouveau Paris. Geneviève convainquit non sans peine les habitants de ne pas quitter Paris, leur promettant qu’Attila les épargnera, ce qui s’avéra en effet, car Attila dévia sa course et fut battu peu après.

Quand Paris manqua de vivres, Geneviève eut l’inspiration de diriger toute une flottille pour aller chercher des vivres par voie d’eau, qu’elle rapporta aux Parisiens, - non sans d’autres miracles pour protéger les bateaux qui faillirent chavirer.

Elle exerça une influence sur les rois Childéric et Clovis ; de l’un elle obtint un adoucissement envers des condamnés à mort ; de l’autre, des mesures de bonté envers les pauvres.

Geneviève mourut octogénaire, un 3 janvier de 500 environ. 

Le tombeau de sainte Geneviève n’a cessé d’attirer les fidèles. Plusieurs fois on porta en procession ses reliques devant les dangers, pour conjurer l’invasion des Normands, la montée des eaux de la Seine, des épidémies, jusqu’en 1914, quand les troupes françaises barrèrent la route à l’envahisseur, justement au plateau et au village de Sainte-Geneviève, au Grand-Couronné.

Il y eut toujours des miracles, des guérisons, sur le passage de ces reliques. Une des plus célèbres guérisons fut celle d’Erasme en 1496.

En 1793, les ennemis de l’Eglise brûlèrent en Place de Grève les précieuses reliques et en jetèrent les cendres dans la Seine.

 

Le Martyrologe commémore sainte Geneviève le 3 janvier.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens