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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 23:00

 

Giacomo Amoroso

1715-1787

Filippo Giacomo (Philippe Jacques) était né le 5 novembre 1715 à Nicosia (Sicile), dans une famille sicilienne, nombreuse et très pauvre, si pauvre qu’il ne fréquenta pas l’école et resta analphabète.

Le père, Filippo, était cordonnier, et envoya son garçon au meilleur atelier de l’endroit pour bien apprendre le métier. Giacomo y semait un esprit de piété, de dévotion, de respect de Dieu. Quand sonnait l’heure de l’office, il invitait les compagnons à prier le chapelet. 

A dix-huit ans il demanda à être admis comme frère au couvent capucin, mais on ne put le recevoir sous le prétexte qu’il ne savait ni lire ni écrire, mais aussi parce qu’il devait soutenir la famille par son travail. 

Il aurait peut-être pu apprendre au moins les rudiments à l’école des braves moines, qui apparemment avaient d’autres soucis à ce moment-là. Mais Giacomo n’avait qu’une idée en tête : vivre dans le recueillement avec Dieu. Il persévéra dans son idée, et sa persévérance porta des fruits.

Au bout de dix ans, après la mort de ses parents, il put entrer chez les Capucins à Mistretta. Il y prit le nom de Felice (Félix). Après une année de noviciat, il fit la profession religieuse et on l’envoya au couvent de Nicosia (Sicile). Il fut quêteur, chargé de demander l’aumône pour ses Confrères religieux, outre que jardinier, cordonnier, infirmier.

Chaque jour, l’âne du couvent, comme il se définissait lui-même, passait de maison en maison, frappant aux palais des riches, leur demandant de partager leurs richesses avec ceux qui avaient moins ; en même temps, il laissait toujours une parole douce, consolante, réconfortante. Chaque fois, il remerciait par ces mots : Que ce soit pour l’amour de Dieu.

Aux enfants, pour leur rappeler les Vérités importantes, il leur donnait qui une noix et trois noisettes pour illustrer le Dieu Un et Trine ; ou cinq fèves, pour les cinq Plaies de Notre-Seigneur, ou dix pour les Dix Commandements…

Au passage, il s’arrêtait pour donner un coup de main pour porter du bois et autre chose. Le dimanche, il visitait les prisonniers. Les malades, il allait les visiter jour et nuit, si nécessaire.

Mais le frère Felice faisait aussi des miracles : des malades guérissaient par sa prière, du grain avarié redevait sain… En outre, on constata son don de bilocation. Lors d’une épidémie à Cerami (1777), il se dépensa sans compter, et sans être contaminé par le mal.

Son supérieur pensait bien faire de lui imposer aussi de sévères humiliations, pour le faire monter encore plus dans la voie de la sainteté. Il le traitait de fra’ Scuntentu, ou hypocrite, ou de saint de la Mecque, à quoi Felice répondait invariablement Que ce soit pour l’amour de Dieu. Felice, de son côté, ne faisait absolument rien sans en demander la permission.

Ainsi se déroula cette vie toute simple, effacée, dans la pauvreté et la joie d’appartenir à Dieu.

Le 31 mai 1787, s’étant sentit bien mal, Felice demanda encore une permission à son supérieur : celle de mourir ! L’ayant obtenue, il s’éteignit ce jour-là, ayant encore une fois répété son Que ce soit pour l’amour de Dieu.

Dès 1828 commençait le procès de béatification. Giacomo - Frère Felice de Nicosia - fut béatifié en 1888, et canonisé en 2005.

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