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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 23:00

Giuseppe Benedetto Cottolengo

1786-1842

 

Ce géant de la charité a été appelé le Saint Vincent de Paul italien.

Né le 3 mai 1786 à Bra (Piémont, Italie), aîné de douze enfants, Giuseppe n’avait pas une très bonne santé, mais il put faire de solides études classiques, puis au séminaire d’Asti, enfin à la faculté de Turin.

Petit, il se faisait remarquer pour son attention envers les pauvres. Ce trait ira en grandissant tout au long de sa vie.

Entré au séminaire à dix-huit ans, il écrivait : Je veux être un saint. 

Ordonné prêtre en 1811, vicaire à Cornegliano, il se montra zélé auprès des malades. Devenu chanoine et docteur en théologie, il se consacra exclusivement au service des malades et des pauvres, après avoir assisté une pauvre malade qui n’avait pu être hospitalisée.

En 1828, il ouvrit un premier petit établissement à Turin, le Dépôt des Pauvres Infirmes du Corps du Christ. Comme cela arrive toujours, ce fut cette maison qu’on accusa d’être le foyer du choléra qui sévit dans la région et qui fut donc fermée en 1831.

Giuseppe la rouvrit en 1832 sous le vocable de Petite Maison de la Divine Providence, ce qui fut l’origine de ce que les habitants appelèrent toujours Le Cottolengo.

Giuseppe Benedetto se plaçait sous la protection de saint Vincent de Paul. Son premier petit hôpital fut vite doté d’une famille religieuse, les Filles de la Charité ou Vincentines, qu’il envoya secourir ceux qui ne pouvaient se déplacer.

Puis au Valdocco, il établit un nouvel abri pour ses malades, le Petit Asile de la Providence.

Pour aider les religieuses, il fonde les Frères de Saint-Vincent-de-Paul.

En 1840, il fonde le monastère du Suffrage, où toute vincentine, après dix années de service, pourra se livrer à la contemplation et prier spécialement pour les âmes du purgatoire.

Puis ce sont les Filles de la Pitié, au nombre de trente-trois, qui méditeront particulièrement sur la passion du Sauveur et les douleurs de Marie.

Puis les Ermites du très Saint Rosaire, sous la protection de saint Romuald, qui auront une vie solitaire de mortification et de jeûne. 

Puis les Carmélites déchaussées, qui vivront dans la plus stricte abstinence.

Puis les Thaïdines, qui s’occuperont des victimes de la débauche. 

Ce fut ainsi toute une ville de soins pour les plus déshérités, qui s’organisa dans Turin. L’œuvre accueillait tous les types de pathologies, tous ceux que refusaient les autres hôpitaux, les épileptiques, les malades mentaux, les sourd-muets, les jeunes en difficulté.

La réputation de Giuseppe Benedetto s’étendit : le roi lui assura une existence légale ; le pape approuva l’œuvre dans son intégralité.

Giuseppe demeurait dans l’ombre, simple, confiant. Il ne tenait pas de livre de comptes : ce qui lui restait le soir, il le donnait aux pauvres. Quand on lui demandait d’où il tirait l’argent nécessaire, il répondait : La Providence m’envoie tout.

Son enseignement est simple, mais profond et vécu. Quelques citations de lui :  

Ceux que vous devez le plus chérir, ce sont les plus abandonnés, les plus rebutants, les plus importuns. Tous sont des perles précieuses. Si vous compreniez bien quel personnage vous représentent les pauvres, vous les serviriez à genoux.

Ne vous faites jamais appeler deux fois. Interrompez n’importe quelle autre activité, et volez en aide aux pauvres.

Une messe vaut plus qu’une semaine de calculs et de travail. Bienheureux celui qui écoute la messe chaque jour.

Les pauvres nous ouvriront les portes du Ciel.

Sa grande confidente, c’était la très Sainte Vierge, qui le protégea plusieurs fois de façon tout-à-fait miraculeuse. Giuseppe fut aussi favorisé de dons célestes particuliers : il lisait dans les cœurs, il annonça des événements futurs, il fit connaître les circonstances précises de sa mort.

Quand celle-ci approcha, Giuseppe s’empressa de régler des affaires qui ne semblaient pourtant pas si urgentes ; il manda son frère Albert, pour le saluer une dernière fois ; il fit le tour de ses maisons, en insinuant clairement que c’était l’à-Dieu.

Le 21 avril, il se retira à Chieri. Il célébra la Messe, pour la dernière fois et s’installa dans la petite chambre réservée pour ses derniers jours. Il souffrit beaucoup, sans se plaindre, et mourut le 30 avril 1842.

Giuseppe Benedetto Cottolengo a été béatifié en 1917, et canonisé en 1934.

 

L’Œuvre des Cottolenguins s’est répandue à travers le monde, en Suisse, en Afrique (Kenya, Tanzanie), en Amérique (Etats-Unis, Equateur), en Inde.

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