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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:00

 

Giuseppe Oddi

1839-1919

 

Giuseppe naquit le 6 juin 1839 à Vallinfreda (Roma, Italie), fils de Vincenzo Oddi et Bernardina Pasquali. Il eut une petite sœur, Mariannina.

Toute la jeunesse de Giuseppe passa dans les travaux des champs et de la ferme. Chaque soir, le garçon avait l’habitude de s’arrêter à l’église, pour adorer le Saint Sacrement, et prier silencieusement le Bon Dieu et la Sainte Vierge Marie, envers laquelle il avait une grande dévotion depuis tout petit.

Vers 1859, la famille aurait bien voulu proposer à Giuseppe d’épouser une certaine Agata, que le jeune homme refusa catégoriquement. C’est que peu de temps auparavant, Giuseppe s’était entendu appeler par trois fois, pendant qu’il travaillait aux champs ; il avait cru que c’était sa mère ou sa sœur, mais ce n’était pas elles. L’appel mystérieux venait d’ailleurs, comme ce fut le cas pour le jeune Samuel (1S 3). 

Désormais, sa prière à l’église était : Seigneur, que veux-tu de moi ?  

Peu après, il visita le couvent de Bellegra. L’endroit fascina le jeune homme de vingt-et-un ans ; il y retourna quatre ans plus tard, dans l’espoir d’y rencontrer un certain Mariano de Roccacasale, dont on parlait beaucoup. Or ce fut justement celui-ci qui lui ouvrit. 

Respectueusement, Giuseppe voulut lui baiser la main, mais le bon Frère retira humblement sa main et lui offrit à baiser le pan de son habit. Puis, invité à parler, le Frère Mariano lui répondit simplement : Sii buono, sii buono, figlio mio ! (Sois bon, sois bon, mon fils !), avant de rentrer dans l’église.

Au retour, Giuseppe méditait ces paroles si simples et si profondes ; l’appel vers Dieu s’intensifiait, tandis qu’il reprenait son travail quotidien. Il donna encore plus de temps à la prière. 

En 1867, mourut sa chère maman, tandis que sa sœur se mariait (1869) et s’installait dans la maison des parents, auprès du vieux papa. Giuseppe se sentait libre du foyer familial : il rejoignit le couvent de Bellegra.

Giuseppe, à presque trente-deux ans, entra donc dans l’Ordre des Frères Mineurs franciscains, comme oblat. Il n’avait fait aucune étude : il savait peut-être un peu écrire et lire. Il travailla humblement au service des révérends pères du couvent. Quatorze ans après (quelle patience !), en 1885, il reçut l’habit de novice, ainsi que le nom de Diego. Un an après, il fit la profession.

On le chargea de recueillir les aumônes, mission qu’il accomplit dans la simplicité franciscaine, répandant partout le sourire, le réconfort, la consolation, et même prodiges manifestes, surtout à l’encontre des pauvres et des déshérités.

Cet illettré passait tout le temps qui lui restait en prière, souvent toute la nuit, restant dans le sanctuaire, et recevant dans la prière la divine sagesse, qui étonna et édifia non seulement ses Confrères, mais aussi les prêtres, les curés, et tant d’autres personnalités, qui venaient le consulter.

Humblement, silencieusement, il priait, il obéissait au Supérieur, il se mortifiait (en l’observant bien, on finissait par découvrir qu’il était très habile à ajouter discrètement un peu de cendre sur ses aliments, pour les rendre moins appétissants) ; il dormait par-terre…

Dieu bénit cette vie de sanctification par des signes prodigieux. Ainsi, frère Diego revenait toujours avec sa tunique toute sèche, même s’il avait plu ou neigé en chemin. On constata qu’il avait parfois parcouru une grande distance en quelques secondes. Il prédit certains événements qui se réalisèrent ; il fit couler le vin et l’huile, quand on en manquait…

Cette vie religieuse emplie de prière et de bonté dura presque un demi-siècle, au terme de laquelle frère Diego s’éteignit le 3 juin 1919, en chantant les louanges de Marie, à trois jours de son quatre-vingtième anniversaire.

Diego de Vallinfreda a été béatifié en 1999, en même temps que son «maître» vénéré, Mariano de Roccacasale (au siècle : Domenico Di Nicolantonio, commémoré le 31 mai).

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