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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 23:00

  

Jacques Retouret

1746-1794

 

Jacques naquit le 15 septembre 1746 à Limoges (Haute-Vienne), fils d’Etienne Retouret, marchand très chrétien qui le fit baptiser le jour-même, et de Marie Theulier, une sainte femme dont la piété lui valut l’autorisation de recevoir l’Eucharistie deux fois par semaine ; elle eut un frère, qui devint abbé bénédictin.

Grâce à ces excellents parents, Jacques apprit à être un garçon sérieux, doux, modeste et prudent, très docile et extrêmement studieux.

Après des études au collège des Jésuites de sa ville, Jacques voulut entrer en religion, mais ni chez les Jésuites, ni chez les Bénédictins : il entra encore adolescent - il avait quinze ans !) chez les Carmes de l’Ancienne Observance, à Limoges, au couvent des Arènes. On rappellera ici qu’il avait aussi un oncle dans cet Ordre.

Il y fit la première profession en 1762. L’année suivante, son frère cadet, François, entrait à son tour, au même âge, dans la même maison.

Après le noviciat et les premiers vœux, Jacques fut envoyé à la Rochefoucauld pour la rhétorique, puis la philosophie et la théologie, et reçut le sacerdoce.

L’évêque qui lui imposa les mains, Mgr Argentré, fut si frappé par la sainte personnalité de ce jeune moine, qu’il le prit en grande amitié, et venait le trouver dans le couvent. Il lui était si attaché que, lorsque le père Jacques fut nommé prieur à La Châtre, il le retint à Limoges, espérant que sa présence aurait permis l’instauration de l’ancienne observance dans ce couvent, mais la Révolution interrompit ces pieux projets.

Dès qu’il eut achevé ses études, le père Jacques fut envoyé prêcher en différents endroits, et même en-dehors du diocèse, mission qu’il accomplit avec autant de zèle, malgré sa mauvaise santé, que de succès.

On l’entendit à Limoges, à Albi, à Toulouse. Il prêchait avec dignité, mais avec profonde conviction, et ce moine, haut de taille et maigrichon à cause de sa santé, savait convaincre son auditoire.

Autant qu’il le pouvait, il participait à tous les exercices de son cloître, mais sa santé s’altéra vraiment. Souvent malade, il reçut le Sacrement des malades : crises de foie, maux de tête, rhumatismes, le tourmentèrent sans cesse, mais il ne s’écoutait pas et travaillait sans relâche.

Il confessait beaucoup.

Ce fut un Religieux humble, pieux, obéissant, fidèle ; il célébrait chaque jour la Sainte Messe, avec profond recueillement.

Dans un premier temps, il refusa de prêter le serment schismatique révolutionnaire, mais ensuite, trompé, il eut la faiblesse de prêter le dernier serment à la Constitution ; toutefois arrêté et mis aux fers, il comprit son erreur et, bien vite, se rétracta courageusement.

En février 1794, il renouvela solennellement cette rétractation, et fut pour cela déporté.

Visité en mars 1794 par un médecin, il était déclaré atteint d’une obstruction au foie, qui n’empêchait pas la déportation.

Le père Jacques fut déporté de la Haute-Vienne et abandonné avec tant d’autres prêtres à bord du Deux-Associés. Il y souffrit beaucoup, en particulier du froid, car il ne portait plus qu’un léger habit de camelot et se vit refuser de récupérer ne fût-ce que le vêtement d’un autre prêtre déjà mort. Il souffrait, surtout la nuit, d’une douloureuse sciatique, qu’il supporta avec patience et sans perdre courage.

Il mourut sur l’Île Madame (rebaptisée Île Citoyenne), où il fut débarqué mourant, le 26 août 1794.

Le père Jacques Retouret est un des soixante-quatre Martyrs de la Révolution française béatifiés en 1995.

  

Jacques Retouret

1746-1794

 

Jacques naquit le 15 septembre 1746 à Limoges (Haute-Vienne), fils d’Etienne Retouret, marchand très chrétien qui le fit baptiser le jour-même, et de Marie Theulier, une sainte femme dont la piété lui valut l’autorisation de recevoir l’Eucharistie deux fois par semaine ; elle eut un frère, qui devint abbé bénédictin.

Grâce à ces excellents parents, Jacques apprit à être un garçon sérieux, doux, modeste et prudent, très docile et extrêmement studieux.

Après des études au collège des Jésuites de sa ville, Jacques voulut entrer en religion, mais ni chez les Jésuites, ni chez les Bénédictins : il entra encore adolescent - il avait quinze ans !) chez les Carmes de l’Ancienne Observance, à Limoges, au couvent des Arènes. On rappellera ici qu’il avait aussi un oncle dans cet Ordre.

Il y fit la première profession en 1762. L’année suivante, son frère cadet, François, entrait à son tour, au même âge, dans la même maison.

Après le noviciat et les premiers vœux, Jacques fut envoyé à la Rochefoucauld pour la rhétorique, puis la philosophie et la théologie, et reçut le sacerdoce.

L’évêque qui lui imposa les mains, Mgr Argentré, fut si frappé par la sainte personnalité de ce jeune moine, qu’il le prit en grande amitié, et venait le trouver dans le couvent. Il lui était si attaché que, lorsque le père Jacques fut nommé prieur à La Châtre, il le retint à Limoges, espérant que sa présence aurait permis l’instauration de l’ancienne observance dans ce couvent, mais la Révolution interrompit ces pieux projets.

Dès qu’il eut achevé ses études, le père Jacques fut envoyé prêcher en différents endroits, et même en-dehors du diocèse, mission qu’il accomplit avec autant de zèle, malgré sa mauvaise santé, que de succès.

On l’entendit à Limoges, à Albi, à Toulouse. Il prêchait avec dignité, mais avec profonde conviction, et ce moine, haut de taille et maigrichon à cause de sa santé, savait convaincre son auditoire.

Autant qu’il le pouvait, il participait à tous les exercices de son cloître, mais sa santé s’altéra vraiment. Souvent malade, il reçut le Sacrement des malades : crises de foie, maux de tête, rhumatismes, le tourmentèrent sans cesse, mais il ne s’écoutait pas et travaillait sans relâche.

Il confessait beaucoup.

Ce fut un Religieux humble, pieux, obéissant, fidèle ; il célébrait chaque jour la Sainte Messe, avec profond recueillement.

Dans un premier temps, il refusa de prêter le serment schismatique révolutionnaire, mais ensuite, trompé, il eut la faiblesse de prêter le dernier serment à la Constitution ; toutefois arrêté et mis aux fers, il comprit son erreur et, bien vite, se rétracta courageusement.

En février 1794, il renouvela solennellement cette rétractation, et fut pour cela déporté.

Visité en mars 1794 par un médecin, il était déclaré atteint d’une obstruction au foie, qui n’empêchait pas la déportation.

Le père Jacques fut déporté de la Haute-Vienne et abandonné avec tant d’autres prêtres à bord du Deux-Associés. Il y souffrit beaucoup, en particulier du froid, car il ne portait plus qu’un léger habit de camelot et se vit refuser de récupérer ne fût-ce que le vêtement d’un autre prêtre déjà mort. Il souffrait, surtout la nuit, d’une douloureuse sciatique, qu’il supporta avec patience et sans perdre courage.

Il mourut sur l’Île Madame (rebaptisée Île Citoyenne), où il fut débarqué mourant, le 26 août 1794.

Le père Jacques Retouret est un des soixante-quatre Martyrs de la Révolution française béatifiés en 1995.

 

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie J
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