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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 00:00

Jan van Ruusbroec

1293-1381

 

Jan naquit en 1293 à Ruusbroeck (proche de Bruxelles, Brabant, actuelle Belgique), de famille bourgeoise. Son origine a fait qu’on l’appelle communément Ruysbrœck.

Sa vie admirable, sa renommée, sa sainteté surtout, ont laissé de nombreuses traces et ont donné lieu à beaucoup de fioretti, parfois difficilement vérifiables.

Ainsi, à peine âgé de sept jours, Jan se serait tenu debout tout seul dans le bassin où sa nourrice allait le laver.

Il est vrai qu’enfant, il aima la solitude. A onze ans, il fut inscrit par son oncle dans une école pour y apprendre les lettres, la philosophie et les sciences, humaine et divine.

La pauvreté extrême de son style de vie le fit parfois passer pour illettré, alors qu’il était extrêmement érudit en théologie, en patristique, et dominait parfaitement le latin.

Ordonné prêtre en 1317, il exerça le saint ministère pendant vingt-cinq ans à Bruxelles comme chapelain de Sainte-Gudule, et rédigea alors ses premiers ouvrages.

A la mort de sa mère, celle-ci apparut à son fils, tout jeune prêtre, lui demandant de prier pour son soulagement ; dès la fin de la première messe, Jan eut une vision de sa mère, qui était délivrée de toute peine. En cette même occasion, cette pieuse mère annonça à son fils qu’il mourrait  durant le temps de l’Avent.

En attendant, Jan voulut suivre le Christ dans l’humilité et le détachement, mais il se sentit poussé à combattre des erreurs, et c’est ce qui le fit connaître.

Ainsi, il contribua à anéantir la secte d’une certaine Bloemardinne, qui sévissait à Bruxelles.

En 1343, il se retira avec son oncle dans l’ermitage de Groenendael (Vauvert, la Vallée Verte), où ils adoptèrent en 1350 la règle de saint Augustin et formèrent bientôt une petite communauté. Quand il «sentait» l’inspiration l’envahir, il se retirait dans la forêt, écrivait, et revenait au monastère, où il faisait part aux autres de son inspiration. Il affirma plus tard qu’il n’avait jamais écrit si ce n’est sous l’inspiration du Saint Esprit, et la présence singulière et très douce de la Très Sainte Trinité.

Un jour, on le retrouva au pied d’un arbre, encore ravi en extase, et la cime de l’arbre était comme en feu. On le vit souvent en état de lévitation (transporté en l’air), et l’on sait qu’il fut favorisé de visions du Christ, de la Vierge Marie, des Saints.

Il semblait très souvent averti de l’arrivée de certaines personnes, tant il mettait d’empressement à les recevoir. Il reçut ainsi un très illustre Dominicain, Johannes Tauler, qui fut conduit par le saint moine à une réelle transformation intérieure et n’en devint que plus célèbre.

Le père Jan se déplaçait aussi, toujours à pied, pour visiter des couvents, consoler et encourager des moniales.

Ses écrits reçus par une voie aussi mystique, firent que Jan fut bientôt et généralement surnommé le divin Contemplateur, et surtout Admirable. On vint l’écouter de partout. Par la suite, seul Jean Gerson, le célèbre chancelier de Paris, trouva à critiquer telle ou telle expression de Ruysbroeck, mais il se ravisa, comprenant que la langue de Ruysbroeck pouvait utiliser des formules apparemment différentes des formules théologiques latines habituelles. L’orthodoxie de Ruysbroeck est absolument catholique.

Le père Jan devint prieur de la communauté, et fut aussi appelé le dévôt Prieur.

Il n’eut pas que des visions. Comme tous les mystiques, il eut ses épreuves. Lui-même raconta que le démon se manifestait à lui sous forme de bêtes immondes, et qu’il le combattait par la prière et l’élévation spirituelle.

A la fin de sa vie, il fut presque aveugle, de sorte qu’il emmenait dans le bois un bon frère, chargé d’écrire sous la dictée.

Les écrits de Ruysbroeck sont nombreux. Ils furent rédigés dans le langage courant brabançon, qui contribua beaucoup à former et répandre la langue néerlandaise, en prose et parfois en vers.

En novembre 1381, le père Jan se sentit décliner, souffrant d’une forte fièvre et de dysenterie. Le 2 décembre, donc dans le temps de l’Avent, comme le lui avait prédit sa mère, le père Jan mourut, serein, le visage radieux, au milieu de ses frères.

Des manifestations extraordinaires eurent lieu après cette sainte mort ; cinq ans après, on retrouva le corps dans un état absolument intact, exhalant un parfum suave.

Jan de Ruusbroec fut béatifé en 1908.

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