Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 23:00

  

Jean-Bernard Rousseau

1797-1867

 

Né à Annay-la-Côte (Yonne) le 21 mars 1797, dans une famille qui avait hébergé des prêtres durant la Révolution, Jean-Bernard était le fils d’un tailleur de pierre, Bernard Rousseau, et de Reine Pelletier. 

Jeune homme chrétien actif dans sa paroisse, il y enseignait le catéchisme.

Ayant fait connaissance des Frères des Ecoles Chrétiennes, qui s’étaient établis non loin de chez lui, il entra au noviciat, à Paris en 1822, et prit le nom de Scubilion.

Il fit les vœux perpétuels en 1827.

Après dix années d’enseignement dans les écoles élémentaires de France, frère Scubilion partit en 1833 pour l’île de la Réunion, où pendant trente-quatre années, il se consacra aux esclaves :

De 1833 à 1843, il est à Saint-Benoît et à Saint-Paul.

En 1843, il est à Saint-Leu : c’est là qu’il commence l’école du soir.

Entre 1850 et 1855, il est à La Possession et, de 1856 à 1867, à Sainte-Marie.

En 1866, il se rendra à Madagascar pour y fonder une école, et reviendra vite à Sainte-Marie.

On l’appellera le catéchiste des esclaves. En effet, il organisa pour eux des classes du soir, où les esclaves venaient volontiers, malgré leur journée épuisante, car le frère Scubilion était gentil avec eux ; il savait se mettre à leur niveau et mettait à leur disposition des programmes, des techniques qui les aidaient à retenir l’enseignement, leur racontant des histoires vivantes et leur enseignant des chants.

Il réussit par là à leur inculquer l’essentiel de la foi, de la morale, et à les préparer aux Sacrements de l’Eglise.

Il prendra vaillamment la défense des esclaves contre les maîtres brutaux. Le cas de l’esclave Biney est resté célèbre : ce malgache avait été estropié par son maître, qui fut condamné à la suite de l’intervention du frère Scubilion.

Quand les esclaves auront acquis leur liberté, en 1848, frère Scubilion continuera à les assister, à les guider dans l’organisation de leur nouveau style de vie.

Malgré une santé désormais compromise, il épaula efficacement et délicatement le clergé local dans le travail apostolique, rendant visite aux malades, conduisant les pécheurs à la conversion. On rapporte aussi des cas de miracles qu’il aurait opérés, ou obtenus par son intercession, après sa mort. 

En particulier, un petit sourd-muet, Octave de son prénom, a recouvré l’audition et la parole.

Il mourut au milieu de la vénération unanime, le 13 avril 1867, jour où il est commémoré dans le Martyrologe.

Cette date étant habituellement proche de la semaine de Pâques, le Bienheureux Scubilion est fêté le 27 septembre par les Frères des Ecoles Chrétiennes, et le 20 décembre par les Réunionnais, le jour national commémorant l’abolition de l’esclavage dans l’île.

Frère Scubilion a été béatifié en 1989. 

Jean-Bernard Rousseau

1797-1867

 

Né à Annay-la-Côte (Yonne) le 21 mars 1797, dans une famille qui avait hébergé des prêtres durant la Révolution, Jean-Bernard était le fils d’un tailleur de pierre, Bernard Rousseau, et de Reine Pelletier. 

Jeune homme chrétien actif dans sa paroisse, il y enseignait le catéchisme.

Ayant fait connaissance des Frères des Ecoles Chrétiennes, qui s’étaient établis non loin de chez lui, il entra au noviciat, à Paris en 1822, et prit le nom de Scubilion.

Il fit les vœux perpétuels en 1827.

Après dix années d’enseignement dans les écoles élémentaires de France, frère Scubilion partit en 1833 pour l’île de la Réunion, où pendant trente-quatre années, il se consacra aux esclaves :

De 1833 à 1843, il est à Saint-Benoît et à Saint-Paul.

En 1843, il est à Saint-Leu : c’est là qu’il commence l’école du soir.

Entre 1850 et 1855, il est à La Possession et, de 1856 à 1867, à Sainte-Marie.

En 1866, il se rendra à Madagascar pour y fonder une école, et reviendra vite à Sainte-Marie.

On l’appellera le catéchiste des esclaves. En effet, il organisa pour eux des classes du soir, où les esclaves venaient volontiers, malgré leur journée épuisante, car le frère Scubilion était gentil avec eux ; il savait se mettre à leur niveau et mettait à leur disposition des programmes, des techniques qui les aidaient à retenir l’enseignement, leur racontant des histoires vivantes et leur enseignant des chants.

Il réussit par là à leur inculquer l’essentiel de la foi, de la morale, et à les préparer aux Sacrements de l’Eglise.

Il prendra vaillamment la défense des esclaves contre les maîtres brutaux. Le cas de l’esclave Biney est resté célèbre : ce malgache avait été estropié par son maître, qui fut condamné à la suite de l’intervention du frère Scubilion.

Quand les esclaves auront acquis leur liberté, en 1848, frère Scubilion continuera à les assister, à les guider dans l’organisation de leur nouveau style de vie.

Malgré une santé désormais compromise, il épaula efficacement et délicatement le clergé local dans le travail apostolique, rendant visite aux malades, conduisant les pécheurs à la conversion. On rapporte aussi des cas de miracles qu’il aurait opérés, ou obtenus par son intercession, après sa mort. 

En particulier, un petit sourd-muet, Octave de son prénom, a recouvré l’audition et la parole.

Il mourut au milieu de la vénération unanime, le 13 avril 1867, jour où il est commémoré dans le Martyrologe.

Cette date étant habituellement proche de la semaine de Pâques, le Bienheureux Scubilion est fêté le 27 septembre par les Frères des Ecoles Chrétiennes, et le 20 décembre par les Réunionnais, le jour national commémorant l’abolition de l’esclavage dans l’île.

Frère Scubilion a été béatifié en 1989.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens