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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 00:00

  

Jerzy Popieluszko

1947-1984

 

 

Jerzy (Grégoire) est né dans une famille paysanne modeste, à Okopy (Pologne) le 14 septembre 1947, jour où l’on fête la Croix du Christ.

Ce n’est pas un saint ni un enfant prodige : comme les petits garçons de la campagne, il est enfant de chœur dans sa paroisse, puis fait des études très normales au lycée de Suchowola.

Parvenu au baccalauréat, il entend l’appel vers le sacerdoce ; il entre au séminaire de Varsovie et sera ordonné prêtre en 1972. L’évêque consécrateur est le cardinal Wyszynski.

Ses études au séminaire seront interrompues par deux années de service militaire, période durant laquelle il subit au moins une fois des pressions pour abjurer la foi chrétienne. Il est mis au cachot pendant un mois. Jerzy reviendra malade de son service militaire, et le restera toujours. Un jour, en 1979, il s’évanouira en célébrant la messe.

Une fois prêtre, Jerzy est nommé dans la paroisse saint Stanislas Kostka en même temps qu’il est chargé de s’occuper des jeunes et du personnel de la santé. En 1979-1980, il est aumônier de la paroisse universitaire.

Lors des manifestations déclenchées par le syndicat Solidarnosc, le père Jerzy est chargé par le cardinal Wyszynski de célébrer la messe pour les ouvriers en grèves. C’est ainsi que Jerzy sympathise avec Lech Walesa. Mais Jerzy s’inspire surtout de l’attitude et du message du saint Maksymilian Kolbe (v. 14 août), qui vient d’être canonisé.

Quand le gouvernement décrète l’état de siège en Pologne, les seuls rassemblements autorisés restent les messes. Aussi, courageusement, le père Jerzy prend l’habitude de célébrer chaque mois une «Messe pour la Patrie», à l’occasion desquelles il condamne le gouvernement communiste en place. Des milliers de fidèles assistent, parfois provoqués par des policiers en civil pour museler le père Jerzy.

Mais Jerzy continue son message sacerdotal ; il va jusqu’à servir le café chaud aux policiers. La presse communiste le prend en haine, il est surveillé en permanence.

L’archevêque lui propose de partir à Rome, pour y compléter ses études et en même temps pour l’éloigner du danger. Mais le père Jerzy estime qu’il doit mener sa mission jusqu’au bout, là où il est.

En 1983, il est sur une liste de soixante-neuf prêtres «extrémistes», établie par le gouvernement. Il est accusé de détention d’armes et arrêté, mais relâché grâce à l’intervention du clergé. La nuit suivante, Jerzy échappe de justesse à l’explosion d’une grenade chez lui. Peu après, il échappe à un «accident de voiture» où il devait perdre la vie. Finalement, le 19 octobre au soir, une voiture banalisée de la police bloque son véhicule, et Jerzy est enlevé par trois officiers, placé dans le coffre de la voiture et emmené. Son chauffeur, un ancien parachutiste, parvient à échapper aux kidnappeurs et à avertir la population.

On ne sait pas ce qui se passa précisément ensuite. Suite à des aveux des trois policiers en question, on retrouva le corps du père Jerzy, méconnaissable, dans un réservoir d’eau de la Vistule, quelques jours plus tard. Le père Jerzy avait dû être torturé à mort.

Par la suite, pour donner un semblant de légitimité à l’autorité, les trois policiers furent condamnés à différentes peines de prison, puis bénéficièrent d’une importante remise de peine jusqu’à être totalement libérés. L’un des trois vit actuellement en Pologne sous un faux nom. On reste dans l’interrogative sur les réels commanditaires de cette macabre expédition.

Les funérailles du père Jerzy sont suivies par des centaines de milliers de fidèles.

En 1990, c’est Lech Walesa qui devient Président de la République polonaise ; le père Jerzy Popieluzsko a été reconnu martyr, et fut béatifié en 2010. 

On a proposé le 27 octobre pour sa fête, jour où l’on retrouva son corps.

Jerzy Popieluszko

1947-1984

 

Jerzy (Grégoire) est né dans une famille paysanne modeste, à Okopy (Pologne) le 14 septembre 1947, jour où l’on fête la Croix du Christ.

Ce n’est pas un saint ni un enfant prodige : comme les petits garçons de la campagne, il est enfant de chœur dans sa paroisse, puis fait des études très normales au lycée de Suchowola.

Parvenu au baccalauréat, il entend l’appel vers le sacerdoce ; il entre au séminaire de Varsovie et sera ordonné prêtre en 1972. L’évêque consécrateur est le cardinal Wyszynski.

Ses études au séminaire seront interrompues par deux années de service militaire, période durant laquelle il subit au moins une fois des pressions pour abjurer la foi chrétienne. Il est mis au cachot pendant un mois. Jerzy reviendra malade de son service militaire, et le restera toujours. Un jour, en 1979, il s’évanouira en célébrant la messe.

Une fois prêtre, Jerzy est nommé dans la paroisse saint Stanislas Kostka en même temps qu’il est chargé de s’occuper des jeunes et du personnel de la santé. En 1979-1980, il est aumônier de la paroisse universitaire.

Lors des manifestations déclenchées par le syndicat Solidarnosc, le père Jerzy est chargé par le cardinal Wyszynski de célébrer la messe pour les ouvriers en grèves. C’est ainsi que Jerzy sympathise avec Lech Walesa. Mais Jerzy s’inspire surtout de l’attitude et du message du saint Maksymilian Kolbe (voir au 14 août), qui vient d’être canonisé.

Quand le gouvernement décrète l’état de siège en Pologne, les seuls rassemblements autorisés restent les messes. Aussi, courageusement, le père Jerzy prend l’habitude de célébrer chaque mois une «Messe pour la Patrie», à l’occasion desquelles il condamne le gouvernement communiste en place. Des milliers de fidèles assistent, parfois provoqués par des policiers en civil pour museler le père Jerzy.

Mais Jerzy continue son message sacerdotal ; il va jusqu’à servir le café chaud aux policiers. La presse communiste le prend en haine, il est surveillé en permanence.

L’archevêque lui propose de partir à Rome, pour y compléter ses études et en même temps pour l’éloigner du danger. Mais le père Jerzy estime qu’il doit mener sa mission jusqu’au bout, là où il est.

En 1983, il est sur une liste de soixante-neuf prêtres «extrémistes», établie par le gouvernement. Il est accusé de détention d’armes et arrêté, mais relâché grâce à l’intervention du clergé. La nuit suivante, Jerzy échappe de justesse à l’explosion d’une grenade chez lui. Peu après, il échappe à un «accident de voiture» où il devait perdre la vie. Finalement, le 19 octobre au soir, une voiture banalisée de la police bloque son véhicule, et Jerzy est enlevé par trois officiers, placé dans le coffre de la voiture et emmené. Son chauffeur, un ancien parachutiste, parvient à échapper aux kidnappeurs et à avertir la population.

On ne sait pas ce qui se passa précisément ensuite. Suite à des aveux des trois policiers en question, on retrouva le corps du père Jerzy, méconnaissable, dans un réservoir d’eau de la Vistule, quelques jours plus tard. Le père Jerzy avait dû être torturé à mort.

Par la suite, pour donner un semblant de légitimité à l’autorité, les trois policiers furent condamnés à différentes peines de prison, puis bénéficièrent d’une importante remise de peine jusqu’à être totalement libérés. L’un des trois vit actuellement en Pologne sous un faux nom. On reste dans l’interrogative sur les réels commanditaires de cette macabre expédition.

Les funérailles du père Jerzy sont suivies par des centaines de milliers de fidèles.

En 1990, c’est Lech Walesa qui devient Président de la République polonaise ; le père Jerzy Popieluzsko a été reconnu martyr, et fut béatifié en 2010. 

On a proposé le 27 octobre pour sa fête, jour où l’on retrouva son corps.

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