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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 00:07

José Olallo Valdés

1820-1889

 

José était, comme on dit aujourd’hui, “né sous X”. On connaît sa date de naissance : 12 février 1820, et il fut confié à la maison Cuna San José (Maison Saint Joseph) à La Havane un mois après, le 15 mars, jour où il reçut le baptême.

Il vécut dans cette maison jusqu’à sept ans, puis dans celle de la Beneficencia (Bienfaisance),  où il se révéla un garçon sérieux et responsable.

A treize-quatorze ans, il entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu, dans la communauté de l’hôpital des Saints Felipe et Santiago (Philippe et Jacques), de La Havane.

Bien des obstacles pouvaient s’opposer à sa vie religieuse. Etant orphelin, on pouvait émettre des réserves sur sa filiation et ses origines, et lui barrer la route, mais il persévéra humblement, se montra constant dans sa volonté de se consacrer à Dieu. Il fit la profession de religieux hospitalier.

En 1835, on l’envoie dans la communauté de Puerto Príncipe (aujourd’hui Camagüey), à l’hôpital de Saint-Jean-de-Dieu. Là, jusqu’à la fin de sa vie, il se consacre au soin des malades. En cinquante quatre années, il ne s’absenta qu’une nuit de cet hôpital, et encore pour raisons extérieures à sa volonté.

A vingt-cinq ans, il passe d’aide-infirmier à Infirmier-Chef de l’hôpital, et même devient Supérieur de la communauté en 1856. Il a trente-six ans.

Il dut affronter bien des difficultés et faire bien des sacrifices, mais il resta toujours droit et courageux. Quand les biens ecclésiastiques furent confisqués par les gouverneurs espagnols libéraux, il poursuivit sa mission consacrée au soin des malades. 

En 1876, mourait le dernier de ses frères de communauté et il restait seul avec lui-même. Malgré tout, il continua jusqu’à la mort de se donner aux autres, fidèle à Dieu, à sa conscience, à sa vocation, à son charisme, humble, obéissant, noble de cœur, respectueux, serviteur, plein d’amour pour les déshérités, pour ses ennemis et ceux qui le jalousaient, sans jamais abandonner ses chers vœux de religion.

Pendant la guerre de Dix ans (1868-1878), il dut céder aux instances des autorités militaires et convertir le centre hospitalier en hôpital pour les soldats, mais il continua énergiquement à accueillir les civils, donnant la préséance aux pauvres et aux faibles, sans aucune distinction de classe sociale ou de race ou d’idéologie ou de religion. Il savait opposer une “douce fermeté” pour venir au secours des blessés de la guerre, quels qu’ils fussent, sans se laisser intimider par les menaces ou les interdictions. Il sut même s’imposer aux autorités militaires en intercédant pour la population de Camagüey qui était en grand danger d’être massacrée.

Il accomplit ainsi jusqu’au bout le quatrième vœu de l’hospitalité, propre aux religieux de Saint-Jean-de-Dieu, assistant les malades et les agonisants, jusqu’au dernier souffle. Son zèle le fit appeler “apôtre de la charité” et “père des pauvres”.

Humblement, il renonça au sacerdoce, même quand l’archevêque le lui proposa, et donna toute sa vie à son ministère de miséricorde. Son zèle le poussa même à devenir à l’occasion médecin et chirurgien, parfaitement autodidacte, sans jamais se départir de son modeste effacement. Tous ceux qui l’ont côtoyé ont pu attester de sa vie parfaitement religieuse, pauvre, chaste et obéissante.

Sa mort, le 7 mars 1889, fut un véritable triomphe de la part de tous ceux qui le connaissaient, et qui l’appelaient tout simplement “Père Olallo”. Sa sainteté fut partout attestée et beaucoup de grâces furent obtenues par son intercession.

L’héroïcité des vertus fut reconnue en 2006, et un miracle étonnant fut retenu, concernant la guérison d’une petite fille de trois ans, Daniela Cabrera Ramos, en 2008.

 

José Olallo Valdés a été béatifié en 2008 à Camagüey même. Depuis, il est commémoré au Martyrologe le jour même de sa mort, le 7 mars.

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