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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 23:00

Joseph Gérard

1831-1914

 

Né le 12 mars 1831 à Bouxières-aux-Chênes (Meurthe-et-Moselle), Joseph était le fils de paysans, et reçut ses premières leçons du curé ; ce dernier le fit admettre au séminaire, où les récits concernant les travaux apostoliques des missionnaires lui firent désirer de les rejoindre. Il entra chez les Oblats de Marie Immaculée à vingt ans.

Il n’était pas particulièrement porté pour les études intellectuelles, mais apprenait facilement les langues étrangères. Plus tard, il assimila rapidement les langages zoulou et sesotho, ce qui l’aida beaucoup dans son travail missionnaire.

Ordonné diacre par le fondateur lui-même des OMI, Mgr de Mazenod (voir au 21 mai), il fut envoyé en Sud-Afrique dès 1853 : il ne revint jamais en France.

Ordonné prêtre en 1854 à Pietermaritzburg, il commença un apostolat parmi les Zoulous où, au milieu de grandes difficultés, il n’obtint pas beaucoup de résultats (visibles) ; il rejoignit en 1862 l’évêque de Natal qui lui confia la mission naissante au Lesotho. Plus tard, il put constater que toutefois la semence avait tout de même germé chez les Zoulous.

Il s’y trouvait déjà une mission protestante. Joseph demanda au chef Moshoeshoe I et obtint la permission d’établir une mission à une trentaine de kilomètres de Thaba Bosiu (actuelle Roma, d’après le nom que lui ont donné les Protestants de l’époque), qu’il appela Motse-oa-‘M’a-Jesu (Village de la Mère de Jésus).

Joseph était très respecté du Chef, pour être resté sur place durant la guerre du Basotho contre les Boers et ce serait sur ses conseils que le Chef aurait demandé l’intervention britannique.

Le chef Moshoeshoe Ier ne se convertit jamais, mais plus tard son petit-fils embrassa la foi catholique.

Entre temps, les progrès spirituels avançaient lentement : un catéchumène au bout de deux années d’efforts, quelques centaines de Catholiques en 1879.

En 1875, Joseph fonda la mission Sainte-Monique au nord du Lesotho, ce qui lui permit d’agir chez les Basotho qui vivaient tant au Lesotho que dans les états voisins. 

En 1898, il retourna à sa mission de Roma, et continua de là son travail de missionnaire, malgré son arthrite qui le pliait presque en deux, malgré sa vue quasi éteinte. Il fallait le hisser sur son fidèle cheval, Artaban, sur lequel il se déplaçait encore un mois avant sa mort pour aller aider des gens dans le besoin. Sa vie terrestre s’acheva à quatre-vingt-trois ans, le 29 mai 1914.

Si le Christianisme est actuellement la religion dominante au Lesotho, on le doit au travail patient et humble du père Gérard. Il s’y trouve plusieurs noviciats, une université, de grandes écoles, beaucoup de maisons religieuses, un hôpital - tout cela grâce au premier travail du Père Joseph Gérard.

Il consacra le pays à Marie Immaculée, parcourut d’immenses distances pour visiter la population, pour porter l’Eucharistie. Il était si absorbé par la prière qu’à sa mort quelqu’un dit : Le père Gérard ne mangeait pas de nourriture : il se nourrissait de sa prière. Et si la prière est quelque chose dont on peut nourrir un peuple, il nous a donné à nous, Basotho, de la nourriture pour longtemps.

 

Joseph Gérard a été béatifié en 1988.

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