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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 00:00

Juan del Castillo Rodríguez

1595-1628

 

Il ne faut pas confondre ce Juan del Castillo avec deux autres espagnols de la même époque, un peintre et un ecclésiastique hérétique.

Juan (Jean) était né à Belmonte (Espagne) le jour de la fête de la Croix, 14 septembre 1595 (ou 1596), premier fils de Alonso et de María Rodríguez. Etant l’aîné, il reçut au baptême, huit jours après, le nom du grand-père. Il eut neuf frères et sœurs, trois de ces dernières devinrent Religieuses cloîtrées. Le papa, Alonso, était l’officier de justice de la ville.

Juan étudia dans le collège des Jésuites, et demanda ensuite à être admis comme novice. 

Il entra donc très jeune encore chez les Jésuites de Madrid, en 1614, et fut chargé de la cuisine, du fournil et du jardin. Puis il passa à Huete pour les études de philosophie.

En 1616, enthousiasmé par les récits et l’invitation du Procureur jésuite du Chili, il se proposa pour partir. Il devait aller au Pérou, mais il obtint une destination encore plus difficile : le Chili et le Paraguay. 

Il voyagea avec Alonso Rodríguez Obnel (v. 15 novembre). Ils achevèrent les études de philosophie à Córdoba (d’Argentine). Juan n’était pas très porté pour ces charabias philosophiques, et s’intéressait bien plus aux pauvres qu’il rencontrait dans les rues.

En 1619, on l’envoya à Concepción (Chili), où les Supérieurs le jugeaient tout juste bon à «enseigner la grammaire». Nouveau voyage, long et périlleux, à travers les Andes. 

En 1626, enfin, il fut envoyé rejoindre le père Roque González de Santa Cruz (v. 15 novembre). Cette fois-ci, le jugement du Supérieur est parfait : Juan a une grande ferveur, c’est un parfait Religieux ; son zèle apparaît dans son effort intense pour apprendre la langue guarani. Sa douceur conquiert tous les cœurs ; il est bon, pieux, désintéressé, pur. Il a un grand amour de Dieu et des hommes..

Il travailla dans la réduction de San Nicolás, qui se trouve maintenant en territoire brésilien.

En 1628, il passa à la réduction de Asunción de Yhuí.

C’est là qu’il reçut la palme du martyre, assassiné par des indigènes qui agissaient sur mandat d’un sorcier jaloux du succès des Religieux. 

Il était trois heures de l’après-midi. Un témoin raconta plus tard les faits, confirmés par d’autres témoins :

Il était en train d’écrire. On l’attaqua par derrière, on lui tordit les bras et on le poussa vers le bois. On lui retira presque tous ses vêtements et on le jeta par terre. On lui attacha deux cordes aux poignets et on le traîna dans le bois. Un bras se détacha. On le frappa violemment sur le ventre avec des pierres, on le tira jusqu’à un bourbier. Ce n’était plus qu’une loque ensanglantée. On lui écrasa la tête avec une grosse pierre, on brisa les os et on le laissa là, en pâture aux tigres.

Au moment où Juan fut arrêté, il dit aux hommes : Mes enfants, que se passe-t-il ? Il appela ses amis. Puis, on l’entendit dire des choses en espagnol. Ensuite, les assassins se saisirent des objets du Père.

Ce martyre eut lieu le 17 novembre 1628, deux jours après celui des pères Roque et Alonso.

Le lendemain (le témoin n’était plus présent), on brûla ce qui restait du corps.

Le père Juan fut béatifié en 1934, et canonisé en 1988.

 

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