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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:00

Juan Grande Román

1546-1600

 

Né le 6 mars 1546 à Carmona (Séville, Andalousie, Espagne sud), Juan reçut une éducation chrétienne de ses parents très croyants, Cristóbal Grande et Isabel Román. 

Le papa mourut en 1547 et Juan fut tisserand.

Attiré par la solitude, il s’isola dans l’ermitage de Santa Olalla, vêtit un habit de toile grossière et se fit appeler Juan Pecador (Jean Pécheur).

Il s’occupa d’un couple âgé et abandonné. Puis à dix-neuf ans, il alla s’établir à Jerez de la Frontera (Cadix), où il se tourna vers les nécessiteux, les prisonniers, les incurables, ceux dont personne ne prenait soin. Pour alimenter cette activité, il se «nourrissait» de la prière dans l’église des pères Franciscains, dont l’un était son conseiller spirituel.

En 1574, lors d’une épidémie, il adressa une requête au conseil municipal pour venir en aide aux malheureux. Devant une telle nécessité, il fonda lui-même un hôpital, qu’il dédia à la Sainte Vierge, Notre-Dame de la Candelaria.

Il fit connaissance des Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu et voulut en appliquer les règles de vie dans son établissement.

Son témoignage et son dévouement exemplaire lui attira des compagnons, qu’il forma à son tour dans l’esprit de saint Jean de Dieu, au point qu’il put ouvrir d’autres centres à Medina Sidonia, Arcos de la Frontera, Puerto Santa María, San Lúcar de Barrameda et Villamartín.

Les autorités prétendirent diminuer le nombre de ces établissements pour apporter plus d’efficacité auprès des malades. Mais cette réduction enlevait du travail aux infirmiers ; aussi Juan présenta un rapport aux autorités, expliquant sa façon de concevoir l’assistance aux malades dans son propre hôpital. Là-dessus, l’archevêque de Séville désigna Juan comme la personne la mieux préparée pour assumer cette mission auprès des malades. De son côté, Juan fit face à la situation avec courage et amour, malgré les nombreux désagréments, montrant toute sa sensibilité, sa capacité, sa bonne humeur et sa grande vertu.

Son hôpital reçut tous les éloges pour la charité avec laquelle les Frères assistaient les malades, par amour de Dieu.

Juan se donna corps et âme à l’assistance physique et spirituelle des plus marginaux : prisonniers, convalescents, incurables, prostituées, soldats invalides, orphelins et enfants abandonnés. Son attitude condamnait les injustices, les abus, les carences de la société. On peut dire qu’il fut un précurseur de l’assistance sanitaire.

Lors d’une autre épidémie, de peste, en 1600, il se porta au secours des malades, et fut à son tour contaminé : il mourut de la maladie le 3 juin 1600.

Juan Grande Román a été béatifié en 1853 et canonisé en 1996.

 

Il a été choisi comme patron de la ville et du diocèse de Jerez de la Frontera.


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