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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 00:00

Julien Maunoir

1606-1683

 

Julien naquit le 1er octobre 1606 à Saint-Georges-de-Reintembault (Ille-et-Vilaine), de pieux parents cultivateurs.

A partir de 1621 Il fréquenta le collège des Jésuites à Rennes, où il rencontra le père Pierre Coton, l’illustre confesseur du roi Henri IV. Pour la petite histoire, c’est ce père Coton qui suggéra au roi Henri IV de remplacer son vilain juron Jarnidieu par Jarnicoton.

Julien entra au noviciat des Jésuites à Saint-Germain-des-Prés en 1625 et prononça ses premiers vœux en 1627.

Après avoir étudié la philosophie à La Flèche (1627-1630), où il eut comme compagnon le futur martyr Isaac Jogues (cf. 18 octobre), il enseigna le latin et le grec au collège de Quimper (1630-1633). C’est à cette époque qu’il rencontra le père Michel Le Nobletz, missionnaire des campagnes bretonnes. 

Mais Julien rêvait d’aller au Canada, comme le père Jogues ; il fit toutefois un pèlerinage à Ty Mam Doué (la Maison de la Mère de Dieu) et promit de se vouer à l’apostolat de la Bretagne si ses supérieurs le lui permettaient. Six mois plus tard, le jour de la Pentecôte, ils l’autorisèrent à commencer l’étude du breton, pour mieux toucher les populations paysannes.

Julien écrivit lui-même que c’est la Sainte Vierge qui lui fit la grâce de parler breton quelques jours après avoir commencé de l’apprendre. Les plus chauds partisans de cette langue affirment que Julien reçut d’un ange l’enseignement de cette langue difficile (à Kerfeunteun) et qu’il la possédait bien au bout de deux ans, ce qui lui permit bien vite de catéchiser, de visiter les malades et instruire ainsi quelque trente-mille personnes. Il publiera plus tard un dictionnaire français-breton et breton-français (1659).

Dans un premier temps, Julien, qui n’était pas encore prêtre, restait professeur à Quimper, et ne pouvait aller catéchiser que le dimanche.

Julien sera ensuite envoyé à Tours pour y enseigner pendant un an, et à Bourges pour y compléter sa formation théologique (1634-1638). Il fut ordonné prêtre en 1637, et acheva sa formation à Rouen en 1639.

En 1636, il avait eu une assez grave maladie, dont il guérit, dit-il, miraculeusement, en suite de quoi il s’était voué aux missions en Basse-Bretagne. Il alla retrouver le père Le Nobletz, qui avait appris par une révélation mystérieuse que ce jeune prêtre allait venir le seconder. Il conseilla au jeune prêtre d’être prudent avec sa santé, d’éviter l’ascèse ou le travail excessifs. 

Au début les autorités ecclésiastiques ne voyaient pas d’un bon œil ces missionnaires, mais changèrent d’avis en voyant l’excellent impact qu’ils avaient sur les populations ; de riches chrétiens assurèrent aux deux religieux une pension suffisante pour leur enlever tout souci matériel.

Julien commence à Douarnenez, en compagnie d’un autre religieux, le père Bernard et, successivement, pendant quarante-trois ans, parcourra le Bretagne en prêchant jusqu’à quatre-cent trente-neuf missions.

Durant ces missions, il fit beaucoup usage de dessins préparés déjà par le père Le Nobletz, et composa aussi de nombreux cantiques, en breton ou en français. Les missions s’achevaient par une belle procession, à laquelle participaient volontiers les fidèles. Lui-même nota quelque part qu’en un an il avait parlé à quarante-mille fidèles, dont trois mille s’étaient convertis.

Il y eut jusqu’à quinze éditions du livre de ses cantiques, dont on pourra trouver un exemplaire à la Bibliothèque nationale. La langue de ces cantiques n’est pas du pur breton, mais au moins reflète toute la doctrine chrétienne, que le peuple mémorisait de cette façon.

Le père Maunoir écrivit aussi un mémoire sur Marie-Amice Picard, une mystique stigmatisée de son époque.

Enflammés par son zèle communicatif, plusieurs prêtres vinrent l’aider.

Epuisé de fatigues et d’austérités, le père Julien Maunoir mourut le 28 janvier 1683 à Plévin (Côtes-d’Armor) et fut béatifié en 1951.

 

Il est un des célestes protecteurs de la Bretagne.

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Published by samuelephrem - dans Hagiographie J
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