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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 00:00

Julio Álvarez Mendoza

1866-1927

 

Né le 20 décembre 1866 à Guadalajara (Jalisco, Mexique), le fils de Anastasio Álvarez et de Dolores Mendoza fut baptisé le lendemain et reçut le prénom de Julio. 

Il apprit l’art du tailleur. Son sérieux au travail poussa les patrons de ses parents à l’aider à entrer au collège, puis au séminaire de Guadalajara.

Son bon comportement, son application à l’étude, le firent vite accepter dans la Congrégation Mariale du séminaire.

Ordonné diacre en 1890, prêtre seulement en 1894 (peut-être à cause d’une maladie), il fut curé de Mechoacanejo pendant toute sa vie.

Son arrivée dans cette paroisse fut saluée par les Indiens avec des manifestations de joie et des démonstrations de respect, avec des chants, des danses, de la musique.

Ami de tous les enfants et des pauvres, il s’appliqua à éradiquer les mauvaises habitudes et les superstitions ; Il leur enseigna à faire des vêtements, mais en fit aussi lui-même pour aider les plus nécessiteux.

Il avait bien sûr une grande dévotion à Notre-Dame de Guadalupe, comme tous les Mexicains. Il sentait arriver les temps difficiles et faisait prier les fidèles pour demander à Dieu la force nécessaire à supporter les épreuves.

Sa vieille maman vivait près de l’église. A l’approche de la persécution, l’évêque laissa ses prêtres choisir entre se rapprocher de Guadalajara, ou rester parmi leurs fidèles. Julio préféra rester sur place. Il célébra la messe et les sacrements en cachette, dans les maisons de campagne.

Quand la persécution contre l’Eglise se déchaîna, il fut reconnu comme prêtre par l’armée dans un de ses déplacements de pastorale, le 26 mars 1927. Il était accompagné de deux jeunes, Gregorio et Gil. Un des soldats s’approcha du père Julio et lui baisa la main, disant aux autres qu’il était son parrain.

Interrogé sur son état sacerdotal, Julio ne nia pas.

On l’attacha sur une selle de cheval, on l’emmena à Villa Hidalgo, Aguascalientes, León, San Julián, au milieu de mille épreuves, humiliations et tortures, les mains liées, sans lui donner à manger. Il n’avait pas le droit de s’asseoir : il devait ou rester debout ou se mettre à genoux. A la fin, exténué, il ne pouvait même plus ouvrir les yeux. Aucune plainte ne sortait de sa bouche. On le condamna à mort.

Finalement, on le mit sur un tas d’ordures pour être fusillé. Il demanda simplement au capitaine :  Vous allez vraiment me tuer ? - C’est les ordres, répondit l’autre. - Je vais mourir innocent. Je n’ai rien fait de mal. Le délit que j’ai fait, est d’être ministre de Dieu. Je vous pardonne. Je vous demande seulement de ne pas tuer les garçons qui m’accompagnaient, parce qu’ils sont innocents.

Il mit les bras en croix en attendant le coup fatal.

L’abbé Julio Álvarez Mendoza reçut trois balles dans le corps, avant le coup de grâce dans la tête. 

Il avait été curé à Mechoacanejo pendant trente-trois ans.

C’était le 30 mars 1927. A ce moment-là, s’éleva une tempête qui empêcha toute visibilité à Mechoacanejo. Le cadavre du Martyr fut laissé là, dans les ordures, près de l’église, jusqu’à ce que les villageois, ayant appris ce qui s’était passé, vinrent le prendre pour l’ensevelir.

Julio Álvarez Mendoza fut béatifié en 1992 et canonisé en 2000 parmi vingt-cinq Martyrs mexicains, dont la fête commune est au 21 mai.

Saint Julio Álvarez Mendoza a été proclamé Patron céleste du clergé de son diocèse  (Aguascalientes).

 

 

 

 

 

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