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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 23:00

Maddalena de Canossa

1774-1835

 

Elle naît à Vérone (Italie) le 1er mars 1774, troisième des six enfants de cette famille noble et riche des marquis de Canossa. Le père est Ottavio de Canossa, la mère est la comtesse Teresa Szluha. Les six enfants sont : Carlo Vincenzo (mort-né), Laura Maria, Maddalena, Bonifacio, Rosa et Eleonora.

L’enfance et l’adolescence sont marquées par les douloureuses épreuves de la mort du papa (1779) et du remariage de la maman (1781).

Maddalena et ses sœurs auront pour préceptrice une française sévère et autoritaire, dont l’influence négative sur Maddalena conduira cette dernière à une grave maladie.

A dix-sept ans, Maddalena tente par deux fois d’entrer au Carmel, à Verona puis à Conegliano, mais une intuition intérieure la pousse à se donner davantage au Christ et à Le servir parmi les plus pauvres.

La situation politique de la fin du 18e siècle est agitée, la ville italienne de Vérone passe sous la botte autrichienne puis est conquise par les troupes napoléoniennes et Maddalena remet à plus tard son saint projet, acceptant de rester dans le palais Canossa pour administrer l’important patrimoine familial, d’autant plus que l’évêque n’est pas entièrement d’accord avec le projet qu’elle lui dévoile.

Elle s’efforce malgré tout d’aller trouver les pauvres, ceux qui ont faim de pain, mais aussi faim d’instruction, de compréhension, et surtout faim de la Parole divine. Elle les rencontre aux portes de Vérone, où on ressentait douloureusement le passage des troupes révolutionnaires.

Après avoir regroupé quelques amies qui adhéraient à son idéal, Maddalena quitte définitivement le palais Canossa en 1808 pour s’installer dans le quartier le plus pauvre de Vérone et y servir ceux qui ont le plus besoin du Cœur du Christ.

L’Esprit de Dieu va littéralement enflammer cette humble fondation : en peu de temps, Maddalena ouvre des maisons à Vérone, à Venise, à Milan, à Bergame, à Trento…

Maddalena et ses compagnes sont actives dans cinq domaines bien spécifiques : l’école de la charité pour la promotion intégrale de la personne ; la catéchèse à tous les niveaux, surtout pour ceux qui sont loin ; l’assistance des femmes malades dans les hôpitaux ; maisons de formation pour de jeunes maîtresses dans les campagnes, qui épauleront les curés dans les activités pastorales ; enfin, exercices spirituels annuels pour les dames de la haute noblesse, en vue de les aider spirituellement à s’élever, tout en les insérant dans diverses activités caritatives. Par la suite, ces exercices s’étendront aussi à toutes les catégories sociales.

Autour de la figure et de l’œuvre de Maddalena, gravite toute une armée de témoins de la charité, qui laisseront à leur tour leur nom dans les pages de la vie de l’Eglise : Leopoldina Naudet, Antonio Rosmini, Antonio Provolo, Karl Steeb, Gaspare Bertoni, Teodora Campostrini, Teresa Eustochio Verzeri, Elisabetta Renzi (1).

En 1819-1820, les divers diocèses où sont présentes les communautés, donnent leur approbation. Le pape Léon XII approuve la règle des Filles de la Charité en 1828.

En 1831, voit le jour la branche masculine des Fils de la Charité, que Maddalena projetait depuis 1799. Deux essais, avec Antonio Rosmini puis Antonio Provolo n’avaient pas abouti. Cette fois-ci, l’œuvre est appuyée par un saint prêtre de Venise, Francesco Luzzo, aidé par deux laïcs de Bergame : Giuseppe Carsana et Benedetto Belloni.

Maddalena meurt à soixante-et-un ans, le 10 avril 1835, à Vérone. Elle a été béatifiée en 1941, et canonisée en 1988. Inscrite au Martyrologe au 10 avril, elle est toutefois localement fêtée le 8 mai, en-dehors du temps du Carême.

 

Les Fils et les Filles “Canossiens” sont envoyés vraiment ad gentes, à toutes les nations : les Filles de la Charité sont répandues jusqu’en Extrême-Orient, les Fils de la Charité sont présents en Italie mais aussi outre Océan. 

 

 

 Tous ces noms ont illustré la vie de l’Eglise à Vérone ou dans les environs durant le XIXe siècle : 

La Vénérable Leopoldina Naudet (1773-1834) a fondé les Sœurs de la Sainte Famille de Vérone. 

Le Bienheureux Antonio Rosmini (1797-1855) a été béatifié en 2007 ; il est fêté le 1er juillet.

Le Serviteur de Dieu Antonio Provolo (1801-1842) est un saint prêtre de Vérone, qui voulut promouvoir l’assistance aux sourds-muets par la musique.

Le Bienheureux Karl Steeb (1773-1856) est un prêtre allemand actif à Vérone, fondateur des Sœurs de la Miséricorde de Vérone, béatifié en 1975 et fêté le 15 décembre.

Saint Gaspare Bertoni (1777-1853) fonda à Vérone la Congrégation des Saintes Stigmates de Notre Seigneur, fut béatifié en 1975 et canonisé en 1989 ; il est fêté le 12 juin.

La Servante de Dieu Teodora Campostrini (1788-1860), a donné naissance à Vérone aux Sœurs Minimes de la Charité de Notre-Dame des Douleurs.

Sainte Teresa Eustochio Verzeri (1801-1852) fonda la Congrégation des Filles du Sacré-Cœur de Jésus pour l’éducation des jeunes filles pauvres et fut canonisée en 2001 ; le Martyrologe la commémore le 3 mars.

 

La Bienheureuse Elisabetta Renzi (1786-1859) a fondé la Congrégation des Maîtresses Pies de Notre Dame des Douleurs ; béatifiée en 1989, elle est fêtée le 14 août.

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