Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 23:00

Manuela Torres Acosta

1826-1887

 

Bibiana Antonia Manuela Torres Acosta naquit à Madrid le 2 décembre 1826, de parents peu riches qui tenaient un petit commerce de laiterie dans le quartier pauvre de Chamberí à Madrid. Son père s’appelait Manuel Jiménez Torres, et sa mère Antonia Acosta.

La petite fille fut baptisée avec le nom de sainte Bibiane, qu’on fête justement le 2 décembre.

Elle fréquenta l’école tenue par les Filles de la Charité et aidait aussi celles-ci dans l’hôpital des Incurables. Elle travaillait avec ses parents à la laiterie, et s’occupait des enfants du voisinage, en organisant des jeux pour les occuper.

A vingt-cinq ans, elle songeait à la vie dominicaine, mais elle devait attendre car il n’y avait pas de place. C’est alors qu’un prêtre la conquit : le père Miguel Martinez y Sanz songeait à fonder une société de religieuses gardes-malades, qui s’appelleraient les Servantes de Marie. Elle fut donc du nombre des sept premières siervas, sous le nom de María Soledad, ou Marie Solitude (par allusion à Marie participant à la Passion de son Fils). C’était en 1851 ; deux ans après elles étaient déjà plus de vingt. Mais du premier groupe, deux moururent et quatre partirent : Soledad devint la supérieure. 

Le père Don Miguel Martinez devant partir pour les missions, d’autres abandonnèrent et Soledad se retrouva à la fois supérieure et fondatrice, devant alors diriger douze religieuses réparties en trois maisons à Madrid, Getafe et Ciudad Rodrigo. Un nouveau directeur spirituel crut bon de changer la supérieure et Manuela fut reléguée à Getafe, au sud-ouest de Madrid, tandis que le cardinal de Tolède pensait ni plus ni moins à supprimer les Religieuses. Mais un autre prêtre, Gabino Sanchez Cortez, capucin, rétablit María Soledad dans sa fonction en 1857 et donna aux religieuses une règle bien adaptée. L’appui de la reine Isabel II leur évita la suppression.

La congrégation fut approuvée par Rome en 1876.

Entre temps Mgr Orberá l’appela pour fonder une maison à Cuba (1875) ; en dix ans s’ouvrirent jusqu’à vingt-neuf nouvelles maisons. Du vivant de María Soledad, quarante-six maisons furent fondées. La reine Isabelle II voulut que ces Servantes fussent présentes dans l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu à Madrid. 

En 1867, on avait vu Soledad à Valencia, durant la guerre civile, pour s’occuper des blessés. En 1885, on vit les Servantes se démultiplier au service des victimes de l’épidémie de choléra qui sévit dans la moitié du pays.

Deux ans après, le 11 octobre 1887, María Soledad s’éteignait à Madrid, à soixante ans. Elle a été béatifiée en 1950, et canonisée en 1970.

La congrégation s’est développée en France, en Italie, en Angleterre, et dans les deux Amériques.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens