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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 00:00

Margaret d’Ecosse

1045-1093

 

Margaret (Marguerite) était une petite-nièce de saint Etienne de Hongrie.

Elle naquit en 1045 ou 1046 : son grand-père, Edmund avait été assasiné en 1016 et le roi de Danemark, Canut, était monté sur le trône d’Angleterre, tandis que les fils d’Edmund avaient été envoyés en Suède puis en Hongrie, où l’un d’eux, Edward, épousa Agatha, sœur de la reine, la mère de notre Margaret, ainsi que de son frère Edgar et de sa sœur Cristina.

Après la mort de Canut, Edward était revenu en Angleterre en 1054, quand Margaret pouvait avoir neuf ans, mais la famille dut bientôt s’exiler de nouveau en Ecosse, après la mort de leur père ; c’est ainsi que Margaret fut demandée en mariage par le roi d’Ecosse, Malcolm III, qui était veuf. De ce mariage naquirent huit enfants : Edward, Edmund, Ethelred (futur abbé), Edgar, Alexander, Edith (qui s’appela aussi Matilda), Mary, et David. Edmund, Edgar, Alexander et David furent rois d’Ecosse, David fut même «canonisé» par le peuple.

Margaret eut une très bonne influence sur son mari qui, chrétien, était encore assez brutal.  En outre, elle l’instruisait par la lecture car il ne savait pas lire, quoique parlant plusieurs langues. On peut dire qu’elle christianisa la société de son époque, par son action personnelle mais aussi par l’appui qu’elle donnait à l’Eglise romaine.

Elle fit réunir plusieurs conciles pour ramener les Ecossais à la communion pascale et au repos dominical ; elle fit supprimer les usages païens et les mariages entre proches parents.

Elle et son mari firent construire une église en l’honneur de la sainte Trinité, qu’ils dotèrent de riches vases sacrés et ornements. Margaret tint aussi à embellir le palais royal, tout en restant personnellement très humble et exigeant qu’on lui indiquât ses défauts pour s’en corriger mieux.

Elle trouvait le temps de prier beaucoup, d’assister à plusieurs messes, de réciter plusieurs offices et d’assister des pauvres et des orphelins. Le matin, elle lavait les pieds de six pauvres et servait neuf orphelins ; à midi, avec le roi, elle servait trois cents pauvres ; elle en recevait vingt-quatre à sa propre table.

Elle racheta des prisonniers anglais retenus en Ecosse et fit construire des hospices pour les voyageurs.

Margaret connut sa mort à l’avance. Son mari était parti en expédition contre Guillaume le Roux, mais mourut dans le combat, ainsi que son fils. Le 13 novembre 1093, elle en eut le pressentiment et la maladie dont elle souffrait déjà, augmenta et elle s’alita. Arriva son fils Edouard, qui lui annonça symboliquement : Malcolm se porte bien ! Margaret répondit : Il se porte si bien que je vais vite le rejoindre là-haut. Alors elle pria : Dieu tout-puissant, merci de m’avoir envoyé si grand peine, à la fin de ma vie. Puisse-t-elle, avec votre miséricorde, me purifier de mes péchés !

Elle mourut très pieusement le 16 novembre 1093, trois jours après la mort de son mari et de son fils. Son visage devint alors si doucement coloré de rose et de blanc, qu’on n’eût pas dit qu’elle était décédée, mais qu’elle dormait. Elle dormait véritablement.

Sainte Margaret d’Ecosse fut canonisée en 1250. Son dies natalis est au 16 novembre dans le Martyrologe Romain.

 

Elle fut nommée patronne de l’Ecosse en 1673. Au moment de la réforme anglicane, ses restes furent portés secrètement en Espagne, avec ceux de son époux Malcolm ; plus tard ces reliques furent restituées à l’Ecosse, mais auraient disparu au 18e siècle.

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