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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 00:00

Margit de Hongrie

1242-1271

 

Note. Il y trois «Marguerite de Hongrie» :

1. La sainte reine du 11e siècle (cf. 16 novembre), plutôt appelée «Marguerite d’Ecosse».

2. Une princesse (1175-1223), successivement épouse de l’empereur Isaac II, du roi de Thessalonique Boniface, enfin d’un baron croisé Nicolas.

3. La sainte religieuse dominicaine, dont on va parler.

 

Née le 27 janvier 1242 à Buda (Hongrie) de Bela IV, roi de Hongrie, et de Maria Lascaris, une princesse byzantine, Margit fut consacrée à Dieu dès sa naissance, et placée à trois ans dans le monastère dominicain de Veszprem, d’où elle rejoignit à douze ans celui de l’île de Lièvres, fait construire par son père sur le Danube. L’île s’appelle d’ailleurs aujourd’hui Ile Marguerite (Margitsziget).

En consacrant à Dieu leur unique fille, ces pieux parents voulaient accomplir le vœu qu’ils avaient fait pour obtenir la paix dans leur pays, menacé par les terribles invasions mongoles.

Elle eut un saint conseiller qui lui proposa trois règles, qu’il assurait avoir lues lui-même dans un songe : 

aimer Dieu par-dessus toutes choses et son prochain pour Dieu ;

se mépriser soi-même ;

ne mépriser et ne juger personne.

Margit grandissait dans la piété, dans la pénitence et les mortifications, participant aux plus humbles tâches du monastère, malgré son rang princier. Flagellations, cilice, discipline : elle cherchait par tous les moyens à s’associer à la Passion du Christ.

Entendant parler des invasions des barbares, elle soupira : Que je serais heureuse d’être mise en pièces et brûlée pour l’amour de mon Sauveur !

Elles reçut des grâces extraordinaires : miracles, prophéties. 

Dans un louable désir de paix, ses parents pensèrent cependant à la marier, mais elle refusa.

Quand son frère Etienne accéda au pouvoir, il lui fit porter de riches présents, qu’elle distribua largement aux pauvres.

En 1270, elle annonça qu’elle mourrait l’année suivante, et précisa, le 9 janvier 1271, qu’elle mourrait dix jours plus tard, le jour de la sainte Prisque.

Le 15 janvier 1271, elle fut prise de fièvres et reçut les derniers sacrements. Le 18 janvier, elle récita par-cœur le psaume 30, In te Domine speravi, qu’elle interrompit au verset In manus tuas commendo spiritum meum, pour remettre son âme à Dieu.

Margit mourut ainsi le 18 janvier 1271.

 

On l’honora d’un culte ininterrompu, jusqu’à sa canonisation officielle, équipollente, en 1943.

 

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