Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 23:00

Maria Assunta Pallotta

1878-1905

 

Née le 20 août 1878 à Force (Ascoli Piceno, Marches, Italie centrale), aînée des cinq enfants de Luigi et Eufrasia Casali, Maria reçut au baptême les noms de Assunta Maria Liberata, les deux premiers prénoms en honneur de la proche solennité de l’Assomption de Marie, l’autre en l’honneur d’une Sainte locale. Elle fut confirmée en 1880, selon les coutumes du temps.

A cause de la pauvreté de la famille, elle ne fréquenta l’école que deux ans, pour aller travailler sur les chantiers, puis auprès du tailleur de pierre du village.

Au retour de son travail, elle s’arrêtait à l’église devant le Saint Sacrement, restant parfois des heures en prière.

Sa mère découvrit des pierres dans son lit. Maria portait le cilice. Elle jeûnait souvent et partageait son petit repas avec la voisine, une vieille femme malade et pauvre. Elle lisait les vies des Saints et priait le chapelet, dont elle ne se séparait pas.

Le soir du carnaval de 1897, un garçon voulut l’embrasser : cela la décida au contraire à se consacrer totalement à Dieu. 

L’attrait pour la vie religieuse était évident, mais sa pauvreté l’empêchait de préparer le moindre trousseau.

Un ecclésiastique clairvoyant et charitable la recommanda aux Franciscaines missionnaires de Marie, où elle entra en 1898.

Le noviciat se fit à Grottaferrata (Rome) ; on l’employa surtout aux travaux manuels, qu’elle exécutait avec promptitude ; son amour de la règle était déjà légendaire.

En 1900, elle fit les premiers vœux à Rome et, en 1902, fut envoyée à Florence, où elle fut employée aux humbles travaux de la maison : repassage, lessive, jardin, nettoyage, mais aussi à l’infirmerie et au catéchisme.

En 1904, elle se proposa pour aller soigner les lépreux en pays de mission. Elle partit pour la Chine.

La mission de Chine avait connu la persécution en 1900, et sept Religieuses avaient versé leur sang pour leur fidélité au Christ (voir au 9 juillet). Maria Assunta fut envoyée à la maison de Tong-Eul-Keou, où elle fut chargé de la cuisine, en compagnie d’une domestique chinoise qui devait lui apprendre sa langue.

C’était sa préoccupation : la communication ! Elle craignit de ne pouvoir approcher les âmes pour leur parler de Dieu. Elle passa par une période de grandes inquiétudes, de doute même, mais l’épreuve fut de courte durée, dit-on.

En février 1905, une épidémie de typhus se déclara. Maria Assunta fut contaminée le 19 mars et demanda à recevoir le Sacrement des malades. Elle le reçut effectivement, quoique ses proches la vissent déjà sur la voie de la guérison ; les Sœurs plaisantaient même, lui disant que le Bon Dieu n’avait pas besoin d’elle. Mais Maria Assunta «savait» : la fièvre, le délire, les souffrances la frappèrent pendant une longue semaine.

Revenue à elle, elle demanda à se confesser, mais ne put communier, car elle ne pouvait plus rien avaler. Elle répétait en chinois : Eucharistie… Eucharistie…

Dans son agonie, elle ne pouvait plus que sourire. Vers le soir du 7 avril 1905, les assistants sentirent un mystérieux parfum «comme de baume d’encens, de roses et de violettes, écrira la Supérieure. 

La Sœur Maria Assunta expira ; le parfum disparut un moment, mais se fit sentir à nouveau : les Chinois vinrent s’en rendre compte.

L’enterrement fut un triomphe. La petite Sœur effacée devenait illustre. On l’appela la Sainte au parfum.

La mère supérieure demanda alors audience auprès du pape Pie X, qui répondit : Il faut ouvrir la Cause, et tout de suite ! 

Lors de l’examen de son corps en 1913 en vue de la béatification, son corps apparut intact malgré l’humidité et les effets habituels du typhus. Les miracles se multiplièrent immédiatement. 

Maria Assunta Pallotta fut béatifiée en 1954 et le Martyrologe la mentionne le 7 avril.

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens