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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 00:00

Maria Repetto

1809-1890

 

Elle naquit et fut baptisée le 31 octobre 1809 à Voltaggio (Alessandria, Italie nord-ouest), de Giovanni Battista, notaire, et Teresa Gazzale, qui eurent dix enfants après elle.

De ces onze enfants, quatre filles furent Religieuses, dont Maria, et un garçon devint prêtre.

Lors de sa Première communion, en 1819, elle ressentit le désir de rester toujours en union avec Jésus-Christ. Elle aimait lire des livres d’hagiographie (elle aurait sans doute eu du plaisir à consulter notre blog !). Sa mère lui enseigna la broderie.

En 1822, deux de ses petits frères moururent prématurément.

Avec sa sœur Giuseppina, elle rendait visite aux voisins et les deux fillettes s’ingéniaient à rendre de petits services : une aumône par ici, un travail de couture par là, de sorte que peu à peu germa dans le cœur de Maria le réel désir de devenir religieuse. Elle attendit cependant suffisamment pour que son absence ne causât pas de difficultés à la tenue de la maison.

En 1829, elle fréquenta les Sœurs de Notre-Dame du Refuge au Mont-Calvaire (ou Brignoline, car leur couvent se situait sur la place Brignole, du nom du célèbre gênois), et elle fit sa première consécration en 1831. Ces Religieuses étaient vouées à l’assistance des malades principalement.

La dot que Maria apportait était consistante, et elle fut reçue comme sœur de chœur, et pas seulement comme auxiliaire (ou domestique). Elle demanda à rester le plus possible ignorée de tous : elle se montra toujours très simple, joyeuse, passant son temps libre à broder et à coudre, toujours souriante, transmettant sans cesse sa dévotion inconditionnée à saint Joseph. 

En 1835 et 1854, elle se porta volontaire pour aller soigner les victimes des épidémies de choléra. Elle se dépensa tellement que, malgré son effacement et sa petite taille, on se mit à la reconnaître de tous côtés comme la monaca santa (la sainte moniale) ; elle était particulièrement heureuse de rencontrer les pauvres et les malheureux.

En 1868, lors du transfert du couvent à Marassi (on devait construire la fameuse gare de «Brignole», la sœur Repetto fut chargée de l’accueil à la porterie du couvent, car sa vue baissait et elle ne pouvait plus manier l’aiguille. Désormais, elle accueillait tous ceux qui venaient de partout lui demander un sourire, une parole de réconfort, une prière : elle confiait toutes ses intentions à saint Joseph, en distribuait des images et des médailles à droite et à gauche, le Giuseppini, et obtenait réellement des grâces et des guérisons.

Un jour qu’on lui demanda quand, à son avis, leur Fondatrice (Virginia Centurione Bracelli, voir au 15 décembre) serait proclamée bienheureuse, elle répondit que ça n’arriverait pas avant la béatification d’une autre des Religieuses de l’Institut, ignorant tout-à-fait qu’il s’agissait d’elle-même !

Un autre trait de sa pauvreté discrète, était de ne porter que la bure que ne pouvait plus mettre telle autre Consœur : elle récupérait le tissu «possible» et l’ajustait à sa petite taille.

Maria resta à son poste de portière jusqu’en 1889, à quatre-vingts ans, A cet âge, elle se retira désormais à l’infirmerie, jusqu’à sa mort, qui advint le 5 janvier 1890 : en mourant, elle murmura encore les paroles du Regina cæli.

 

Comme elle l’avait prophétisé sans le savoir, Maria Repetto fut béatifiée en 1981, quatre ans avant la Fondatrice (cette dernière ayant été, depuis, canonisée en 2003).


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