Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 00:00

 Nicola 1er

858-867

 

Nicola (on ne met pas d’s en italien) naquit à Rome vers 800, fils d’un «régionnaire», important fonctionnaire de la Ville éternelle, nommé Théodore, qui voulut lui donner la meilleure éducation possible. 

Le résultat fut excellent : Nicolas étudia fort consciencieusement. Entré dans la cléricature, il fut sous-diacre sous Serge II, diacre sous Léon IV, archidiacre sous Benoît III.

A la mort de ce dernier, l’empereur Louis II pressa le clergé d’élire Nicola, qui devint ainsi le cent-cinquième pape (avril 854).

La principale affaire qui occupa le nouveau pape fut le schisme de Photius à Constantinople. Ce personnage, un laïc, venait d’être nommé patriarche de Constantinople par l’empereur, qui avait déposé le patriarche Ignace après l’avoir fait torturer et jeter en prison. Nicola s’imposa avec autorité et sagesse, refusant de reconnaître Photius. Une révolution de palais fit assassiner l’empereur et chasser Photius pour rappeler Ignace. Momentanément, la situation semblait être ramenée à la légitimité, mais le schisme de Photius avait allumé les esprit et perdura longtemps, attaquant les Occidentaux sur le jeûne du samedi, sur le célibat ecclésiastique, le fameux Filioque dans le Credo, tous griefs qui seront sans cesse remis sur le tapis dans les temps postérieurs - et jusqu’à aujourd’hui.

Reste à mentionner que Photius fut plus tard de nouveau installé comme patriarche et sommé de reconnaître l’autorité de Rome.

En Occident, Nicola intervint aussi efficacement à propos de l’empereur Lothaire II, qui avait épousé sa maîtresse pour obtenir un enfant, que son épouse stérile ne pouvait avoir. Un concile à Metz avait même ratifié et le divorce et le remariage, avec même l’appui des légats pontificaux complaisants ; Nicola déposa ses légats et les évêques les plus coupables, cassa le concile, obligeant Lothaire à se soumettre, et l’ «épouse» à se retirer dans un monastère.

Le pape Nicola osa affronter le puissant évêque de Reims, Hincmar, qui commettait parfois quelques erreurs de gouvernement. Il avait par exemple déposé l’évêque de Soissons sans aviser le Saint-Siège à qui l’évêque avait fait appel : Nicola le reçut et le rétablit, obligeant Hincmar à se soumettre. Ou encore, Hincmar avait suspendu tous les clercs ordonnés par son prédécesseur, Ebon, qui avait été chassé par deux fois de son siège sur instance de Louis, dit le Pieux. Le pape Nicola étudia le problème personnellement et rétablit tous ces clercs, obligeant Hincmar et les évêques francs à se réunir en concile pour accepter entièrement les décisions papales (concile de Troyes, 867).

En Italie, l’évêque de Ravenne se signalait pas un comportement quasi tyrannique envers son clergé et ses fidèles ; un concile à Rome n’ayant pas suffi, Nicola alla rencontrer l’évêque, qui s’enfuit, fut déposé et banni.

Nicola ne fut pas seulement combattif, il fut actif. Le Liber pontificalis signale que Nicola «aimait les pauvres d’un amour de prédilection comme les membres souffrants de Jésus-Christ. Il avait fait dresser la liste de tous les aveugles, boiteux, paralytiques auxquels leurs infirmités ne permettaient pas de se rendre aux distributions de vivres, et on leur portait des secours à domicile.»

En outre il fit reconstruire les remparts d’Ostie, avec des tours résistantes ; il fit construire un aqueduc qui amenait l’eau au Vatican pour étancher la soif des miséreux et des pèlerins.

Il ordonna, en quelque neuf ans et demi, cinq évêques, sept prêtres et quatre diacres.

Après plusieurs années de maladie, Nicola 1er le Grand mourut le 13 novembre 867 et fut inhumé devant le grand portail de la basilique Saint-Pierre.

Nicola 1er fut canonisé en 1630 et le Martyrologe le commémore au 13 novembre. 

 

Son successeur devait être Adrien II.

  

Nicola 1er

858-867

 

Nicola (on ne met pas d’s en italien) naquit à Rome vers 800, fils d’un «régionnaire», important fonctionnaire de la Ville éternelle, nommé Théodore, qui voulut lui donner la meilleure éducation possible. 

Le résultat fut excellent : Nicolas étudia fort consciencieusement. Entré dans la cléricature, il fut sous-diacre sous Serge II, diacre sous Léon IV, archidiacre sous Benoît III.

A la mort de ce dernier, l’empereur Louis II pressa le clergé d’élire Nicola, qui devint ainsi le cent-cinquième pape (avril 854).

La principale affaire qui occupa le nouveau pape fut le schisme de Photius à Constantinople. Ce personnage, un laïc, venait d’être nommé patriarche de Constantinople par l’empereur, qui avait déposé le patriarche Ignace après l’avoir fait torturer et jeter en prison. Nicola s’imposa avec autorité et sagesse, refusant de reconnaître Photius. Une révolution de palais fit assassiner l’empereur et chasser Photius pour rappeler Ignace. Momentanément, la situation semblait être ramenée à la légitimité, mais le schisme de Photius avait allumé les esprit et perdura longtemps, attaquant les Occidentaux sur le jeûne du samedi, sur le célibat ecclésiastique, le fameux Filioque dans le Credo, tous griefs qui seront sans cesse remis sur le tapis dans les temps postérieurs - et jusqu’à aujourd’hui.

Reste à mentionner que Photius fut plus tard de nouveau installé comme patriarche et sommé de reconnaître l’autorité de Rome.

En Occident, Nicola intervint aussi efficacement à propos de l’empereur Lothaire II, qui avait épousé sa maîtresse pour obtenir un enfant, que son épouse stérile ne pouvait avoir. Un concile à Metz avait même ratifié et le divorce et le remariage, avec même l’appui des légats pontificaux complaisants ; Nicola déposa ses légats et les évêques les plus coupables, cassa le concile, obligeant Lothaire à se soumettre, et l’ «épouse» à se retirer dans un monastère.

Le pape Nicola osa affronter le puissant évêque de Reims, Hincmar, qui commettait parfois quelques erreurs de gouvernement. Il avait par exemple déposé l’évêque de Soissons sans aviser le Saint-Siège à qui l’évêque avait fait appel : Nicola le reçut et le rétablit, obligeant Hincmar à se soumettre. Ou encore, Hincmar avait suspendu tous les clercs ordonnés par son prédécesseur, Ebon, qui avait été chassé par deux fois de son siège sur instance de Louis, dit le Pieux. Le pape Nicola étudia le problème personnellement et rétablit tous ces clercs, obligeant Hincmar et les évêques francs à se réunir en concile pour accepter entièrement les décisions papales (concile de Troyes, 867).

En Italie, l’évêque de Ravenne se signalait pas un comportement quasi tyrannique envers son clergé et ses fidèles ; un concile à Rome n’ayant pas suffi, Nicola alla rencontrer l’évêque, qui s’enfuit, fut déposé et banni.

Nicola ne fut pas seulement combattif, il fut actif. Le Liber pontificalis signale que Nicola «aimait les pauvres d’un amour de prédilection comme les membres souffrants de Jésus-Christ. Il avait fait dresser la liste de tous les aveugles, boiteux, paralytiques auxquels leurs infirmités ne permettaient pas de se rendre aux distributions de vivres, et on leur portait des secours à domicile.»

En outre il fit reconstruire les remparts d’Ostie, avec des tours résistantes ; il fit construire un aqueduc qui amenait l’eau au Vatican pour étancher la soif des miséreux et des pèlerins.

Il ordonna, en quelque neuf ans et demi, cinq évêques, sept prêtres et quatre diacres.

Après plusieurs années de maladie, Nicola 1er le Grand mourut le 13 novembre 867 et fut inhumé devant le grand portail de la basilique Saint-Pierre.

Nicola 1er fut canonisé en 1630 et le Martyrologe le commémore au 13 novembre. 

Son successeur devait être Adrien II.

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Plus de 9000 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens